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mercredi, 27 décembre 2006
ELLE - La convocation
Je viens de rentrer chez moi. Je suis une ombre, les yeux bistrés par toutes ces veilles à vous attendre, vous qui partez dormir sans me baiser pour la nuit ! Je me prépare un bain moussant, bouillant. Je vais m'y plonger, caresser mon corps avec une éponge mousseuse, détendre chaque muscle blessé par la séance de fitness de folie que je me suis imposée ce midi pour évacuer mon stress ... et je vais penser à vous. J'adore vous convoquer à tout moment, car vous venez toujours. Vous êtes plus docile qu'il n'y parait, il suffit juste de vous sussurer les mots qui conviennent...
Vous êtes venu à peine votre prénom prononcé. Je vous raconterai dans un texte séparé. J'ai aimé rêver de vous, vous appeler au moment où un plaisir très fort envahissait mon corps, chaque neurone de mon cerveau. Aucune jouissance ne peut être aussi belle que celle que vous m'avez donnée. Je n'ai pu retenir des gémissements tant mon envie de vous en moi était pressante. Je vous ai appelé plusieurs fois, je vous ai tutoyé, vous m'avez fait pleurer. Je suis une pleureuse. Mon corps relâche toutes ses tensions et les larmes viennent. Larmes de plaisir, larmes de tristesse. Larmes de savoir que cette jouissance que vous m'avez donnée jamais ne sera.... Cela me fait du mal, comme une espèce d'injustice non méritée mais si sévère ! Je désirerai tant ressentir pour de vrai vos mains sur ma taille, votre bouche dans votre cou. Sentir la chaleur de votre torse plaqué à mon dos, inonder tout mon corps et le transformer en braise. Sentir vos mains s'égarer sur mes seins, sur mes tétons, sur mon ventre puis sur mes fesses. Sentir mes bras retournés à l'envers, enserrer maladroitement votre buste pour plaquer plus encore votre sexe contre mes reins. Vous sentir me sentir, me désirer et moi vous désirer plus encore si cela est possible.
La vie est mal faite. Je suis sûre que nous ne sommes pas si étrangers que cela. Je ne crois pas possible que tout cela ne soit que le fruit pur d'un cerveau égaré, fantasmatique, le mien. Je vous kiffe
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ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°8 - 206 bleue
''Je me blottis, secouée toute entière par une tristesse immense. Votre étreinte est douce mais ferme. Vous me réchauffez, vous me calmez. Je ne dis rien, ma respiration se calme. Nous restons enlacés des minutes entières. Je ne sens plus le froid. Je veux me fondre en vous et disparaitre. Que ce moment n'ait jamais de fin...''
Au bout d'un siècle, je sens qu'à votre tour vous frisonnez. J'ai dû prendre toute votre chaleur blottie comme je le suis contre vous, votre manteau me protégeant mais ouvert à tous vents. Tout doucement je me détache de vous. Je ne veux pas vous brusquer de peur que vous ne preniez les choses en mains et partiez sur le champ. Je ne vous dis rien, je vous laisse debout à deux pas de ma voiture, ouvre la portière du conducteur, met le contact, monte le thermostats, enclenche un CD et promptement avance les deux siéges avant. Je ressors et vous attrape par la main. Bizarrement, vous n'opposez aucune résistance. Il me semble lire un peu de curiosité et d'amusement dans vos yeux devant l'abeille affairée que je suis devenue. J'ouvre la porte arrière et vous prie d'un geste de monter dans ma voiture. Vous vous exécutez, plus curieux que jamais. Vous voilà assis derrière, côté gauche. Je file du côté droit et m'assois à vos côtés. Mon coeur bat à tout rompre. Agir dans la précipitation de peur de rompre le charme par une logistique triviale....
Ouf, je me détends enfin un peu. La musique égraine vos mélodies. Je me sens à nouveau en terrain ami. Vous êtes légèrement tounée vers moi, de trois quart vers la droite. L'habitacle ainsi aménagé laisse suffisemment de place pour que votre grande carcasse soit à peu près à l'aise. Je vous regarde dans les yeux, l'amusement y est toujours mais je ne vois pas trace d'envie ou d'un quelconque désir. Toujours la même impassibilité qui m'est si douloureuse. Tant pis, je vais au bout de mon rêve, au bout de ma provocation. Un par un j'ôte mes escapins qui tombent avec un bruit mat sur la moquette, je relève franchement ma jupe, j' en dessere la fermuture pour qu'elle ne soit plus une entrave. L'étoffe est roulée autour de ma taille. Je me suis tournée vers vous, le dos appuyé à la portière droite, verrouillée par sécurité. Je replis les jambes et me voilà face à vous, les jambes allongées sur la banquette, légèrement repliées. La vision est indécente. Les jambes gainées de noir, à peine écartées, la pointe des pieds effleurant votre cuisse droite. Je vois votre regard. Il suit la ligne de mes jambes comme le géomètre vérifierait une perspective. Vos yeux partent des orteils, remontent le long des mollets, des genoux, s'arrêtent un instant sur la magnifique dentelle qui orne le haut des bas. Votre regard n'est plus curieux mais troublé. Je le vois convoiter la paleur de ma peau tranchant avec le noir de la dentelle, puis votre regard arrive en haut de mes cuisses. La voiture est à peine éclairée par les diodes du tableau de bord. Une lumière bleutée et diffuse accuse les reliefs et les ombres. Votre regard s'arrête sur la zone qui ombre mon pubis. Un petit triangle de dentelle prune orne ce triangle noir minuscule. Subitement, la surprise saisit vos traits. Je viens de glisser ma main sur mon sexe, décalant la légère dentelle, obstacle inexistant devant l'envie impérieuse de ma main. Vous observez mes doigts commencer doucement à caresser mon sexe. Je glisse un peu sur l'avant, ma tête peut s'appuyer avec abandon sur la portière et soutenir la faiblesse qui m'inonde. Je vois votre regard fasciné par le jeu de mes doigts sur mon sexe tout entier, tantot caressant les alentours si sensibles et gorgés de sang, tantot caressant le petit bouton de nacre qui me cloue de plaisir. Je tente désespèrement de vous fixer toujours mais les sensations générées par mes caresses m'en empêchent. Je dois fermer les yeux, je me laisse aller à mon plaisir, des gémissements s'échappent de moi. Je vais jouir si je continue mais je ne le veux pas. J'ouvre grand les yeux. Je croise les vôtres. Je crois y voire du trouble. Je cesse mes caresses et approche ma main de ma bouche. Je ferme les yeux et hume mes parfums. Lentement je me redresse et vous offre ma main comme on remettrait une aumone. Vous la regardez, vous me regardez. Vous semblez hésiter, toujours de marbre apparemment. Votre indifférrence me blesse mais vous m'aviez prévenue. Finalement, vous saisissez ma main droite et tout doucement vous la porter à vos narines. Vous fermez les yeux et inspirez profondément. Votre souffle chaud sur mon poignet m'excite encore plus. Je ne bouge pas, désirante comme une folle. Quelques secondes s'écoulent avant que vous ne rouvriez les yeux et me rendiez ma main. Par défit je suce mes doigts, et je dessine le contour de mes lèvres avec le miel de mon désir. Enfin, n'y tenant plus je recommence mes caresses. Le plaisir est là, imminent, violent, prêt à exploser. Il suffirait une simple pression pour que le plaisir m'emporte. Subitement, vous agrippez mon poignet, vous éloigez ma main, vous m'empêchez de terminer mon ouvrage. Ma poitrine bat la chamade, mes seins se soulèvent au rythme précipité de ma respiration affolée. Je vous regarde incrédule, vous avez l'air fâché. Vous vous saisissez de moi, vous m'attirez à vous, vous me faites pivotez. Mon dos est contre votre flanc droit. Sans ménagement, vous faites basculer ma tete sur votre épaule gauche et mes épaules se trouvent entourées par votre bras gauche qui me sert de berceau. Ma petite taille vous permet de me soutenir d'un seul bras. Mes jambes dans la pagaille se retrouvent allongées sur la banquette faisant face à la portière droite. Vous m'avez fait faire dextrement un demi-tour. Mes reins sont calés contre votre cuisse droite. Je suis lovée dans vos bras comme le serait un petit enfant. Mon visage peut s'enfouir dans votre cou et respirer votre peau. Mon coeur bat à tout rompre. Je n'ai jamais été si proche de vous. Le choc est énorme car inattendu. Je vous respire, je sens votre chaleur, je sens votre sang battre dans la carotide à un rythme qui trahit enfin, oh merci mon Dieu, une certaine excitation. Ainsi abandonnée dans vos bras, je sens votre main droite flatter le galbe de mes jambes, de mes cuisses. Votre main droite joue avec la dentelle, suit son contour, la dessine en superposition. Votre main s'approche trop doucement, oh trop doucement de la peau laissée libre par les bas. Enfin, votre main brûlante touche ma peau, une décharge remonte vers mon sexe. Je suis au bord de la rupture. Je gémis dans votre cou, je m'accroche de mes deux bras à votre torse. Votre main arrive lentement vers mon sexe. Vos doigts légers comme des papillons vont en reconnaissance de terrain. Longent les lèvres frémissantes et douces, si douces car tres habilement épilées. Cette peau si douce se plie avec bonheur à votre fouille et me renvoie en de milliers de frissonnements le plaisir que ce repèrage déclenche. Je n'en peux plus, je voudrais votre main audacieuse, curieuse. Que vos doigts souples dessinent chaque ligne de mon sillon inondé, qu'ils flattent chaque relief et s'attardent enfin sur le bouton de tous les délices. Vos doigts m'ont entendue, vous faites tout ce que silencieusement j'ai crié. Le plaisir monte tel une fusée. Les sensations sont démentielles. Je gémis toujours plus, je plonge ma tete dans votre cou pour étouffer les cris qui montent de ma gorge submergée de plaisir. Je soulève la tête avant de sombrer dans le gouffre qui m'attire, et je cherche désespérement vos lèvres que vous m'offrez enfin. Vos lèvres goutent ma bouche, goûte les saveurs de mon sexe si vives encore qui trainent sur mes lèvres. Nos bouches sont soudées en un baiser chavirant. Et au moment ultime, vos doigts me pénètrent avec délicatesse et force, libérant l'orgasme merveilleux attendu depuis des mois, et votre main reçoit en offrande mon plaisir en mille contractions et secousses mouillées aux parfums si puissants....
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mardi, 26 décembre 2006
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°6 - La résistance
19:00 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
LUI - Ce qui n'arrivera pas N°7 - La chambre vide
16:25 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LUI - Ce qui n'arrivera pas N°6 - Résistance
La journée a été médiocre. Vous ne le vouliez pas, je m'y attendais. A force de vous mettre des évidences en tête, vous les avez intégrées et finalement constatées.
Bon, cela n'a pas été ennuyeux. Nous nous sommes rappelés nos mails enflammés avec sourire. Quel décalage entre les désirs virtuels et la plate réalité !Je vous ai observée pendant tout le repas. Pour moi, il n'y a pas de surprise. Je me connais, je connais ma vie et mon serment. Mais c'est étrange de vous voir, là, en face de moi. mon imagination a tellement vagabondé grâce à vous...j'ai adoré ces moments à jouter avec vous, à aimer vous faire envie, à aimer me faire envie aussi !Le soir est avancé. Je vous raccompagne à votre voiture. C'est la fin. une fin que j'avais imaginée et que vous redoutiez. Vous semblez soulagée. Vous avez enfin compris que je n'étais rien, et encore moins à vos yeux. Vous riez et êtes insouciante. Vous allez passer à autre chose.Cette légèreté me choque. Est-ce mon ego qui est atteint ?Je ne sais pas, je ne suis pas sûr.Nous arrivons à votre voiture. vous actionnez le déverouillage des portes. des clignotants flashent la nuit...Et je pense...si elle met ses clignotants, c'est qu'elle n'est pas foncièrement mauvaise...elle est peut-être bonne, même...Un désir innatendu, fulgurant me traverse...Au moment de vous embrasser pour vous dire au revoir, j'enfouis mon visage dans votre cou, vous respire brutalement. Vous me repoussez tout aussi violemment.Je vous attire contre moi. Vous vous débattez. Vous êtes tout contre moi, vous détournez votre visage. Je suis surpris. J'ai vu votre indifférence, j'ai sousestimé votre dédain.Je parviens à vous embrasser, juste entre le cou et l'épaule. Je sens votre corps, vos jambes contre moi. Pourquoi ai-je envie de vous, vous qui n'avez pas envie de moi ? ou ai-je envie de vous parce que vous n'avez pas envie de moi ?Vos yeux me transpercent.Je sens votre coeur battre. Vous luttez, mais vous êtes prise au piège.Ma main se glisse sous votre jupe. je sens la chaleur de votre peau, là, juste au dessus de vos bas, là où la peau est si fine...Vous avez abandonné. je suis plus fort, vous avez froid. Ma main flirte avec votre peau. je vous embrasse à petites lappées, à la naissance de vos seins...Vos yeux sont fermés. Vous attendez que ça passe. Vous ne savez pas ce qui va se passer. Ma main joue avec votre bas...mon autre main saisit vos fesses, s'insinue entre elles...Ma langue remonte le long de votre cou. J'ai envie de la votre aussi, de votre bouche, de vos lèvres. Je les rencontre, impassibles. Je vous lèche ainsi...Mes mains se rejoignent enfin. Je sens votre sexe, j'aime votre nudité sous votre jupe...bizarrement je sens une douceur humide...mes doigts jouent doucement avec votre sexe..votre bouche s'entrouvre...vos yeux s'entrouvrent...J'aime la forme et la fermeté de vos jambes. Mon corps est contre vous...mon ventre contre le votre...je vous soulève ainsi, vous enserrez ma taille de vos cuisses ouvertes...mon sexe me semble immense, comme il ne l'a jamais plus été depuis si longtemps...j'entre en vous, tout en vous respirant profondément...je sens votre désir, enfin. Votre corps n'est que soubressauts et spasmes incontrôlées.Je vous maintiens ainsi, moi au plus profond de vous...ma bouche dans la votre, mon corps contre le votre...Vos yeux sont ouverts. J'aime votre plaisir...Et nous jouissons à l'unisson...
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dimanche, 24 décembre 2006
LUI - Ce qui n'arrivera pas N° 5 - jouissance automobile
14:50 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 23 décembre 2006
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°4 - Baiser dans le cou
Nous avons terminé le déjeuner. Nous sommes les derniers dans le restaurant. Je fais trainer les choses, commande un deuxième café, grignote lentement la fin de mon dessert. Je vous dévore des yeux. Je ne suis pas lassée. Je sais que nous allons devoir partir. L'après-midi est déjà bien avancée. Le brouillard qui ne s'est pas levé assombrit encore plus le jour finissant. Le début de nuit me fait penser que jamais nous n'en partagerons une, que jamais je ne dormirai pelotonnée contre votre douce chaleur, votre bras autour de ma taille. Des milliers d'idées m'assaillent. Je sais qu'une fois refermée la porte du restaurant, il ne me restera que les quelques secondes qui nous séparent de notre parking. Je frémis à l'intérieur mais veille à ne pas montrer l'égarement dans lequel cette pensée me plonge. Je sens mon ventre se tordre à l'idée de votre éloignement. Mais je sais aussi, vu la force de votre détermination, que rien ne vous fera fléchir. L'addition est prestement apportée par la serveuse qui de toute évidence a hâte de rentrer. Ces formalités désagréables sont vite terminées. Nous nous levons et vous m'aidez à passer mon manteau. La suffragette en moi apprécie. Il reste quand même quelques hommes qui sacrifient à la courtoisie. Je marche tout doucement, car les talons de mes escarpins me paressent maintenant d'une hauteur vertigineuse. La tristesse des adieux anticipés et le bourgogne magnifique dégusté rendent mes pas incertains. Je ne veux pas le montrer non plus. Impossible à la brune sophistiquée d'afficher ce type de faiblesse, ce ne serait pas bienséant. Je suis tentée de m'aggriper à votre bras, pas tant pour assurer mes pas mais pour enfin vous sentir contre mon corps. Piètre compensation en comparaison des envies de vous toucher qui m'ont harcelée pendant tout le repas. Je ne le fais pas. Nous sortons, et le vent froid et humide nous saisit. Je resserre le col de mon manteau. J'ai froid mais ce n'est pas le fait du vent. Nous nous dirigeons vers le parking. Nous sommes arrivés à ma voiture. Je déclenche à distance l'ouverture automatique des portières. Les feux clignotent dans la nuit un instant. Le parking est desert, tout proche d'un parc dont les grands arbres sombres projettent des ombres inquiétantes sur le parking. Je ne sais pas quoi faire pour faire durer encore un instant, un tout petit instant notre rencontre. Je me retourne et vous regarde. Vous semblez impassible. Mes yeux vous implorent silencieusement. Je ne lis rien dans vos yeux, pas de tristesse, pas d'envie, pas de sentiments. Rien. Vous ouvrez la portière du conducteur, je fais un pas vers vous, je soulève très lentement mes cheveux pour dégager mon cou que je tends vers vous comme une vierge sacrificielle le ferait devant son bourreau. Je ferme les yeux, le vent glacé me fait frissonner. Je prie de toute mes forces pour que vous fléchissiez. Et soudainement, je sens votre souffle tout proche me brûler le cou. Le contraste est tranchant. Votre souffle se fait plus dense, plus chaud. Vos lèvres enfin se posent sur mon cou. Mes genoux fléchissent tant la sensation est puissante. Je suis submergée. Des larmes coulent silencieusement de mes yeux, je retiens des sanglots. La tension de tout mon être accumulée depuis des mois se donne libre cours. Je sanglote et me penche vers vous cherchant désespérement un appui contre votre épaule. Vous ne vous dérobez pas, vous me prenez dans vos bras. Je me blottis, secouée toute entière par une tristesse immense. Votre étreinte est douce mais ferme. Vous me réchauffez, vous me calmez. Je ne dis rien, ma respiration se calme. Nous restons enlacés des minutes entières. Je ne sens plus le froid. Je veux me fondre en vous et disparaitre. Que ce moment n'ait jamais de fin...
07:20 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N° 3 -la suite
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Titubant je me lève et vois une forme inconnue dans le lit. Que diable fais-je sur un fauteuil...? je soulève la couette. Je vous vois, vous êtes sur le dos. Nue. Vous semblez dormir profondément. La vue de votre corps inattendu provoque en moi une bouffée d'envie. Je me déshabille aussi et me glisse doucement contre vous. Je commence à lécher vos épaules. Vous dormez et moi je rêve. Ma langue vous absorbe en entier. Chaque cm² de votre peau est humé, sucé, embrassé...
Vous ne bougez pas. Votre corps est ouvert, vos bras et vos jambes en croix, prête au supplice... Mon désir est fou. Je me serre contre vous...sur vous. Je me sens vous pénétrer doucement. Je vous fait l'amour ainsi, vous belle dormant, moi prince charmant...
Je garde les yeux fermés, je n'esquisse pas un mouvement, j'ai trop peur de rompre le charme, de vous reveiller, de vous faire fuire. Je sens mon coeur s'emballer, je crains que ses battements accélérés soient perceptibles tant ma poitrine se gonfle. Pourvu qu'ils ne me trahissent pas. Je fais semblant de dormir mais je sens entre mes jambes la traduction fluide du désir que vos caresses ont fait jaillir. Vous me respirez, votre langue courre doucement le long de mon cou, titille au passage le pointe de mes seins qui se dressent contre ma volonté et envoient des salves électriques au creux de mon sexe. Ma respiration devient plus profonde et mon coeur continue de battre la chamade. Votre langue descend le long de mon plexus, le long de la ligne médiane de mon ventre, tout doucement, accompagnée de votre souffle bouillant. Le ru initial déborde en rivière et je sens mon sexe se gorger d'envie. Votre langue continue sa descente vers mes cuisses. Vous vous arrêter un instant et respirez mon intimité. Je n'y tiens plus. Des élans incontrôlables me saisissent et je brûle de sentir votre langue sur mon sexe, explorer le sillon inondé de mon désir de vous. Vous vous contentez de me humer jusqu'au moment ou tranquillement vous reprenez votre voyage en sens inverse. Délicatement vous vous étendez sur moi et je sens le poids de votre corps qui épouse le mien. Votre visage vient se nicher dans mon cou. Votre respiration est précipitée, votre souffle toujours plus incandescent. Mes hanches imperceptiblement se soulèvent, viennent à votre rencontre. Votre sexe tendu et dur glisse entre mes jambes sans peine. La riviere vous acceuille et vous montre le chemin. Vous remonter le courant centimètre par centimètre et me mettez au supplice. Je veux que vous me crucifiez de plaisir et que vous meurtrissiez ma chair d'assauts violents et répétés. Mais non, vous vous faites plaisir, pensant que je dors toujours et votre va-et-vient est lent, consciencieux, doux. Je n'y tiens plus mais retiens l'élan qui voudrait que je cambre mes reins d'un seul coup, que j'entoure votre taille de mes jambes puissantes, que mes bras s'emparent de votre torse pour me plaquer à vous et obtenir enfin l'apaisement du feu qui me consume. Mais je reste impassible. Vos mouvements s'amplifient enfin. Vos mouvements deviennent vifs, brusques. Votre respiration au creux de mon cou me brûle. Je ne peux retenir la mienne plus longtemps sous peine de défaillir. Je ne résiste plus et subitement mon bassin accompagnent votre va-et-vient intense maintenant. Vous soulevez votre visage, je sens votre regard interrogateur sur le mien. Le peu de lumière de la chambre vous révèle mes yeux grands ouverts, perdus dans le plaisir que vous me donnez. Nos regards se croisent au moment ou une décharge impétueuse saisit nos deux corps simultanément. Vous lisez un plaisir insensé dans mon regard égaré et je lis avec reconnaissance le vôtre dans vos yeux. Et nous jouissons à l'unisson...
10:25 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 10 décembre 2006
LUI - Ce qui n'arrivera pas N°3 - L'hôtel
18:50 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 09 décembre 2006
LUI - Ce qui n'arrivera pas N°2 - Au restaurant
Le restaurant est grand et clair. Pas vraiment le cadre intimiste que vous imaginiez. Je vous écoute parler et me délecte de votre voix. Votre jambe effleure la mienne. Je sens votre chaleur sous la table et cela me trouble.
10:40 Publié dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note