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jeudi, 10 mai 2007
ELLE - Le Camionneur au lilas
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LA RENCONTRE
Au volant de ma voiture, j'emprunte l'autoroute qui m'amènera à Paris en 5 heures précises. Je suis partie trop tard, tant pis, je ne saurais attendre, je suis trop impatiente. Ma valise bondée de tenues citadines trône sagement dans le coffre, les CD sont à portée de main, je porte une tenue simple mais élégante : jupe droite, petit pull en cachemire, escarpins à la ligne élancée et pourtant confortables pour effectuer la route. Paris, me voilà...
La musique résonne dans l'habitacle, les notes explosent et ricochent contre les vitres. Je fredonne à tue tête les mélodies de ma voix de fausset et je les massacre avec un plaisir de carnassier. Je pars vers ma ville ! Je me réjouis du week-end enchanteur qui m'y attend. Le compteur rivé sur le 130, je roule insouciante lorsque subitement la voiture m'échappe, le volant vire violemment à droite, à gauche. La voiture semble ivre, je ne la guide plus en dépit de mes mains crispées sur le volant. Elle semble suivre les sinueuses d'un parcours de karting improvisé. Je cris, je freine où plutôt tente de freiner. Je panique, j'essaie de redresser la course du véhicule qui semble toujours vouloir braquer vers la gauche, vers la circulation. Je regarde anxieusement les voies de gauche, heureusement assez calmes. Le véhicule n'en fait qu'à sa guise. Je m'arque-boute, je redresse à peine le volant, la voiture accepte enfin de chasser vers la droite, vers la voie d'urgence et continue de glisser doucement sur son erre. Enfin elle s'arrête. Je suis en pleurs, en sueur, le cœur palpitant, un goût de sang dans la bouche, des hoquets à vomir. Je me suis vue mourir. ..
Je fais une pause de quelques instants essayant, sans succès, de reprendre mon souffle. Ma poitrine se soulève à un rythme effréné. Vais-je retrouver mes sens, vais-je me dominer ? Les minutes passent, infinies, et je me calme enfin. Je pleure à gros bouillons, ruissellement de soulagement, torrent d'incompréhension déferlant sur mes joues. Mais que s'est-il passé ? Tout commençait si bien. Je sors, titubante de ma titine, d'habitude si fiable. Le pneu avant gauche a éclaté. Des lambeaux de caoutchouc noirs brûlés traînent lamentablement sur l'essieu échauffé. Que faire ? Je suis au milieu de nulle part. Peu de voitures circulent et restent indifférentes à moi. Mes yeux inondés de larmes piquent affreusement sous l'effet du mascara qui se dilue en poison corrosif. Je les cligne, je les frotte et repère enfin le panneau salvateur : station service à 1 kilomètre.
Avec fébrilité je tente de démarrer. La voiture s'ébranle tout doucement, le bruit du métal sur l'asphalte est effrayant, j'avance lentement et parcours sans encombre le kilomètre me séparant de la planche de salut. J'entre en tremblant, les jambes peu assurées et me précipite à la caisse. Mon visage est défait, mes yeux gonflés et rougis sous l'effet des fards dilués. Personne... je suis désespérée. La station est déserte. Mon regard affolé scrute le magasin, puis la salle de café. Brusquement il s'arrête. Là, debout accoudé à un guéridon, un homme les yeux perdus à l'horizon sirote son café. Il ne m'aperçoit pas en dépit du regard insistant que je pose sur lui. La caissière apparaît enfin. Je raconte mon histoire. La nuit tombe déjà, il me faut un dépanneur à tout prix. Elle contacte tous ceux habilités à travailler sur l'autoroute. Personne ne répond, les garages sont fermés. J'appelle mon assurance. Même constat : les garagistes homologués sont les mêmes que ceux connus de la station. Il faut attendre demain matin...
Je suis affligée. Les larmes reprennent de plus belle. Je suis comme une enfant apeurée, moi la femme entreprenante que rien ne fait reculer. Je me dirige sans but vers la machine à café. Je commande un expresso insipide, une acqua lavata au goût d'eau sucrée payée le prix de l'or. La boisson est chaude et me réconforte. Les soubresauts de désespoir dans ma poitrine diminuent. Je passe une main négligente sur mes joues détrempées. Je me fiche de tout, je me fiche de mon look. Poupée sophistiquée devenue goton. Subitement, je sens posé sur moi un regard intense. Je lève la tête et rencontre les yeux gris-verts de l'homme au café. Il me fixe indécemment. Je dois être ridicule. Son visage est sans expression et pourtant ses yeux me scrutent, me scannent. Je me sens redevenir femme ''Mon dieu, mon maquillage, mon visage barbouillée, je dois être ridicule... '' Mais que viennent faire ces pensées importunes et déplacées. Je me fiche de ce type et tant pis si je suis laide. Je dois trouver une solution, je ne vais pas rester là dans cette station où seuls quelques fauteuils en plastique dur pourraient m'accueillir pour la nuit ! Je fouille pourtant dans mon sac et extirpe un kleenex que je passe hâtivement sur mon visage déguisé. Il me regarde toujours sans parler. C'est agaçant à la fin !
Au bout d'un temps interminable, il s'approche de moi. Je peux le voir enfin car je suis affublée d'une myopie de dingue. Il n'est pas beau. Un mètre quatre-vingt, de beaux yeux tristes d'une couleur indéfini, il est quasiment chauve, le crâne rasé avec soin, les épaules minces et les bras frêles terminés par de belles mains fines et noueuses. Son visage doux pourtant arbore un grand nez et une bouche sensuelle aux lèvres légèrement ourlées, cachées par une barbe de trois jours savamment taillée. Silhouette longiligne, à la démarche féline et élastique de coureur, j'imagine. Rien de remarquable dans cet homme qui n'est plus qu'à deux pas. Je suis troublée malgré moi. Il est là. La voix qui m'interpelle est douce et mélodieuse, un poil haut placée pour un homme de sa taille. Il a tout entendu. Il est camionneur et s'apprête à passer la nuit ici, dans son camion garé sur le parking. Il parle bien. Les mots coulent de sa bouche avec fluidité. Non, il n'est pas camionneur, cela est impossible. Il se joue de moi, divertissement inattendu dans cet endroit sinistre. J'attends qu'il finisse, les yeux grands ouverts en point d'interrogation emplis d'incrédulité. La conclusion arrive, il m'offre, tenez-vous, l'hospitalité de sa cabine ! Il me laissera la couchette, son camion est bien tenu, il dormira sur le siège passager, il y a des rideaux, vous ne craignez rien, je ne suis pas dangereux ! Je ne sais si je dois sourire ou m'offusquer. Rire de la bonne blague ou m'effrayer devant une proposition sérieuse. Pourtant il continue, il veut me rassurer. Je proteste ''non, merci, c'est gentil, ça va aller, je vais me débrouiller...'' Mes protestations peu convaincantes font chou blanc, je le vois bien, mais il n'insiste pas. Il repart dans son coin, finir son café. Je suis perplexe, et s'il était sincère ? Je suis là comme une idiote, épuisée d'émotions, sans endroit confortable où me reposer en toute sécurité. Ma voiture ? Oui, bien sûr mais je ne l'ai jamais fait et la perspective d'un vrai lit me fait terriblement envie. Mon cerveau échafaude tous les scenarii. Et puis merde ! Je m'avance vers lui, il me regarde à nouveau, toujours sans expression, visage impénétrable de l'homme que tout rend blasé. ''J'accepte'' lui dis-je enfin, ''à condition que vous ne dormiez pas dans la cabine mais dans mon véhicule. Il est petit, soit, mais tout siège passager doit être inconfortable''. Il accepte à ma grande surprise.
Nous voilà partis. Après deux cents mètres parcourus quasiment dans le noir, j'aperçois son camion. Il est rutilant. Un Scania gigantesque de trente-six tonnes comme on en voit peu sur les routes françaises. Il ouvre la porte de la cabine et passe en premier. Je dois remonter la jupe étroite qui enserre mes jambes tant les marches sont hautes, mais il est devant moi, ma pudeur reste sauve, et il me tend une main secourable. Première fois de ma vie dans la cabine d'un camion ? C'est immense comparé à ma 206. Tout parait très propre à la lumière blafarde diffusée par le plafonnier. Tiens, il n'y a pas de poster de femmes nues placardé sur les parois, ni d'amulettes autour du rétroviseur. Pas de médaille de St Christophe collée au tableau de bord et pas d'odeur de bière ni de tabac non plus. Tout est très soigné, étonnamment soigné, comme s'il sortait de la chaîne de fabrication. Il y a même, ô surprise improbable, un rameau de lilas tout juste éclos qui exhale ses parfums de printemps nouveau. Je vois sur le siège passager beaucoup d'ouvrages empilés dont je ne peux déchiffrer les titres, mais ce n'est pas OSS 117 ni San Antonio. Quelques Equipes traînent de-ci de-là. Camionneur ? Non décidément, c'est impossible. Un Camionneur avec du lilas cela n'existe pas... Il me montre la couchette. Il faut escalader pour y accéder et la jupe entrave mes mouvements. Pas d'autre solution que de la relever un peu. Ça y est, j'y suis. La couchette est moelleuse, c'est un vrai matelas avec des draps frais. Le lit est bien fait, avec oreiller moelleux de coton fin et une couverture bien tendue. Je n'en crois pas mes yeux. C'est un rêve éveillé post- traumatisme ! Je suis à quatre pattes car le plafond est très bas. Je prends soudain conscience du fait que j'ai la croupe tendue vers lui sous l'étoffe serrée et qu'il a probablement vu mes cuisses à la montée. Je me précipite sur le lit et me retourne pour lui présenter mon visage rougi par la honte. Il sourit à peine, Joconde au masculin au sourire mystérieux. Je ne sais déchiffrer les pensées qui l'animent. Quoiqu'il en soit, il me souhaite bonne nuit et je lui tends dans un geste rapide les clés de ma voiture. Il continue de me regarder pourtant, sans bouger. Je sens mon cœur s'émouvoir, en fait je n'ai pas vraiment envie qu'il s'en aille. Je lui propose de parler. Il n'aime pas cela. ''Alors permettez-moi de le faire...''. Il accepte sans ciller. Je redescends alors et me glisse sur le siège conducteur, tout à côté de lui assis juste au milieu. Je le regarde toujours, je ne peux détacher mes yeux de son visage, toujours imperturbable. Rien ne semble l'étonner. Et comme pour me vider, me voilà racontant dans les moindres détails l'accident survenu.
La relation fait remonter en moi des émotions puissantes, et des larmes de nouveau abreuvent mes yeux secs. Les sanglots me secouent ''j'ai cru mourir vous savez...'' Je me sens ridicule mais les laisse couler, à quoi bon tricher, il n'y a que nous deux. Alors que j'ai fini, il n'a pas prononcé un mot. Il lève doucement une de ses belles mains vers mon visage et avec une douceur inattendue essuie les larmes qui coulent sans vouloir s'arrêter. J'ai le cœur qui repart au rythme d'une samba, le sang boue dans mes veines et vient tambouriner à mes tempes. Je me sens fondre sous les mains douces et bien intentionnées d'un camionneur inconnu. Ses yeux plantés dans les miens, il exécute avec soin la mission entamée. Mes larmes se tarissent enfin, je me mouche bruyamment. Ses caresses ont cessé mais j'en voudrais encore. Je suis saisie d'émotions bouleversantes. Mon corps exprime des sensations que je veux ignorer tant elles me paraissent incongrues. Et pourtant, elles me dominent, me poussent vers lui, me poussent à faire un geste irréversible. Mais il a tout compris, il ouvre doucement ses bras et je vais m'y blottir. C'est incompréhensible. Aucun autre mot depuis moi n'a été prononcé. Je me sens protégée, petite chose fragile contre la poitrine d'un homme pas surhumain mais d'une évidente humanité. Ma joue contre son torse, mes bras autour de son cou, ses mains sur mes hanches sans bouger. Un désir impromptu monte en moi, violent, irrésistible. J'ai envie de lui. Je me tance, je me fais la morale. ''Tu n'y penses pas ma fille, mais qu'est-ce qui te prend ?''. Je me détache doucement et scrute son visage. Y ai-je lu enfin un soupçon de sentiment, un soupçon de trouble. Je décide d'aller m'allonger pour éloigner de moi ce corps d'homme doux qui me tente. Je recommence la gymnastique et en deux mouvements me voilà rendue sur le lit. Je me retourne et plonge mes yeux dans les siens. Je lui tends la main, il la prend. Je la tire doucement vers le haut, il a compris mais va-t-il accepter ?
Je tremble de tout mon être. Je le veux là, maintenant, allongé à côté de moi, contre moi, sur moi... Le voilà qui s'allonge très lentement. La couchette est étroite et nos épaules se touchent. Nos deux corps tels deux gisants n'osent esquisser le moindre mouvement. Les battements de mon cœur soulèvent exagérément ma poitrine. J'essaie de respirer petitement, par minuscules bouffées de peur qu'il ne note l'état de trouble où je suis. Il regarde le plafond. Il a éteint la lumière de l'habitacle. Subitement je vois s'illuminer au plafond des centaines de minuscules étoiles filantes, planètes phosphorescentes ! Il m'offre un ciel de nuit noire étoilée... Je suis émue et sens monter encore en moi des larmes importunes. Encore des larmes, oh non, je suis si fatiguée. Mélange indéchiffrable d'émotions, une journée difficile qui se conclut allongée aux côtés d'un inconnu, camionneur sophistiqué, sous un ciel de conte de fée. Je pleure silencieusement. Il tourne la tête vers moi. Mes yeux embués de larmes lisent dans son regard toute la bonté du monde et toute la douleur aussi. Mais quel est donc son passé. Un homme pareil, fin, cultivé, délicat, naturellement élégant, qui vit dans un camion, sillonnant les routes, seul la plupart du temps et qui accueille dans son camion, avec un parfait savoir vivre, une femme dans le besoin...
Je me tourne vers lui, je veux le rassurer, le cajoler. C'est moi qui pleure mais c'est lui qui souffre. Tout doucement je viens poser ma tête sur son épaule et il m'ouvre les bras pour que je puisse me couler contre lui. Nos corps se touchent enfin. Je sens la chaleur de sa peau au travers de sa chemise, au travers de mon petit pull jusqu'à ma peau. Nous restons pendant des minutes qui me paraissent des heures. Il sent bon. Je glisse irrésistiblement mon visage dans son cou pour le humer. Ses parfums me troublent plus encore. J'ai envie de lui mais ne dis rien. Et nous endormons. Roméo et Juliette des temps modernes sans pourtant le besoin d'une épée entre nous.
Je me réveille en sursaut... Mon Dieu, mais où suis-je ? Je suis collée à un homme que je ne connais pas, étendue sur une couchette plongée dans un noir bleuté de par la lumière de la lune. Les étoiles flamboient pour me rappeler que tout va bien. Le film de la soirée me revient en un flash fulgurant. Le camionneur dort tranquillement. Son visage a acquis une douceur d'enfant et seul la barbe trahit l'homme en lui. Le désir me foudroie à nouveau. Je le veux. Telle une voleuse sur la pointe de pieds, je déboutonne de la pointe des doigts les boutons de sa chemise. Je veux sa peau contre ma peau, sa chaleur mêlée à la mienne. Je veux bouleverser cette homme, le ramener à la vie que de toute évidence il a quitté dans un acte nihiliste. Les boutons cèdent un à un. Il dort toujours. J'écarte les pans de la chemise pour dévoiler à la faible lueur de la cabine un torse musclé et attirant. Je retiens un éclat de rire. Là, tatoué sur son pectoral gauche, juste au niveau du cœur, le prénom d'une femme emmêlé à une rose rouge incarnat aux épines aiguisées. Mais qui peut bien être cette Josette qu'il a voulu graver pour toujours dans sa chair ? Et puis, des arabesques serpentines sinuant sur le bras droit qui lui dévorent la peau du coude jusqu'au poignet ! Quel drôle d'homme, imprévisible, incroyable ! Il est là où on ne l'attend pas...
Le rire ne fait que passer car je le veux toujours, déraisonnablement et mon désir l'emporte sur le sarcasme. Je me penche et le respire profondément. Son odeur chaude fait monter en moi une envie démente. J'ôte prestement mon pull et mon soutien-gorge et je viens tel un papillon me coller à lui. En effleurements imperceptibles, je frotte ma peau contre la sienne. Nos chaleurs se mélangent avec un bonheur ineffable, mon cœur bat à tout rompre et je panique à l'idée de le réveiller. Mais il ne bouge pas. Fait-il semblant, dort-il vraiment ? Je reste là, immobile, submergée d'envies inavouables. Il ouvre enfin les yeux. Il ne semble pas étonner de se trouver à moitié nu avec une femme aux petits seins tendus plaqués contre sa poitrine. Il me scrute, je rougis...encore. Prise en flagrant délit. Il me fait rouler complètement sur lui, nos corps l'un contre l'autre, s'emboîtant parfaitement. Je ferme les yeux espérant follement le baiser qui ne vient pas. Il se contente de glisser ses mains sur mon dos, sur mes reins et recommence de haut en bas. Je n'en peux plus. Des rythmes de marée viennent assaillir mes hanches. Je les retiens tant que je peux. Mon souffle se précipite mais je le retiens aussi. Il le voit, il me sent et enfin il vient poser ses lèvres sur les miennes et ma langue furieuse vient cueillir le baiser que j'attends depuis des heures, des siècles, la nuit des temps. C'est lui, je le sais, l'Homme. Mais lui ne le sait pas, pas encore.
Et nous restons ainsi, jambes et bras mêlés, nos bouches soudées dans un baiser sans fin, tour à tour doux et lent, violent et excitant. Dans un souffle il me dit alors ''l'amour sans amour, plus jamais...'' Je me soulève un peu. Ses mots me font mal, ils viennent se ficher comme un épieu dans mon ventre incandescent. Un froid glacial me gagne. Voilà une façon claire mais pourtant non violente de me dire mon fait. Je me recroqueville, je cherche à tâtons mes vêtements. Je me sens humiliée. Je l'ai bien mérité. Je suis frénétique, je m'agite dans tous les sens, je pleure encore une fois, de honte. Toutes la palette des larmes m'aura été donnée à vivre aujourd'hui. Subitement, alors que je hoquète, je sens ses mains m'agripper, m'attirer à lui et m'enserrer avec force dans ses bras si finement dessinés. Je n'ose le regarder. Une main relève mon menton, m'oblige à montrer mon visage mortifié. Il approche ses lèvres vers ma bouche noyée de larmes salées. Il m'embrasse à nouveau. Son baiser est suave, voluptueux. Il glisse doucement ses lèvres sur mes yeux, sur mon front, sur mon cou et picore amoureusement de baisers mon visage inondé... Il me souffle alors doucement à l'oreille ''et si l'amour c'était vous ...''
... à suivre !
07:15 Publié dans Eros | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
A suivre.
Quel fin calculateur ! « manipulateur », vous dites ?
Un camionneur incapable de changer une roue de 206 Mouais.. ☺ !!!
Un charognard des parkings, oui ! un condor qui guette un animal blessé . Il s’assure quelques minutes que la bête soit bien affaiblie, sans défense et sans chevalier à la rose aux alentours, rôde autour d’elle comme une hyène le ferait d’une jeune gazelle à l’agonie… pfft. Décodé le mec ! petit zizi !!!!
« Tu viens dormir chez moi, je ne te touche pas, promis, et demain je change la roue de ta 206 ». Il pouvait simplement changer la roue et se faire offrir une bière, non ?
Un manipulateur aux Lilas, marqué par Josette, pour la vie ! ;) Même pas fin, le goupil, gros comme un éléphant son truc !
Encore heureux que pour un lourdaud comme lui, il y ait encore des Gazellerilla qui de temps à autre hantent les stations services, des petites bouchées certes bien sensibles, et ouvertes à leur propre animalité ! ;) et des pneus qui crèvent, off course !
Bon, après ce léger défoulement, sur le plan strictement de l’écriture, le texte est bien lié, les détails juste là où il faut. seul le « A suivre » fait un peu grosse ficelle.
Pas de suite. SVP. Laissez- nous, Gicerilla, nos neurones, vos phéromones et nos autres acteurs de notre libido etc faire le travail pour vous ! ☺
Ecrit par : Gilgamesh | samedi, 12 mai 2007
Commentaire sur le commentaire
Gilgamesh, quel esprit mal placé! ;-)), je trouve !!
Pourquoi voir dans une proposition d'hospitalité (d’un homme à Elle), une proposition mal honnête ou une proposition par défaut " de gros zizi " ???
Gilgamesh, êtes vous une femme ou un homme ???
Si vous êtes un homme : vous jugez mal vos congénères, à l’aune, peut être, de votre sens de l'hospitalité envers la gente féminine
Si vous êtes une femme : vous avez là un jugement bien réducteur et primaire de ce que peut offrir un homme, en termes d’hospitalité, bien sûr !!
Commentaire sur le camionneur
Eh bien moi, je le trouve Beau (dans la description et dans l'âme dans tous les sens du terme)
Combien d'hommes peuvent dire : ''l'amour sans amour, plus jamais...''
C’est plutôt très féminin comme dogme, non?
Quelle maitrise de l'instinct animal qui nous habite tous et toutes.
" À suivre "....mais oui !!La suite, moi je l'attends.
Est ce que ces deux mondes (Elle ; la belle et le Camionneur ; le tatoué) vont faire craquer les clivages et faire vaincre l'Amour ??
Est ce que le Camionneur va faire tomber ses défenses et offrir à Elle tous les possibles et les promesses qu'annonce le dernier baiser suave et voluptueux ???
Va -t-il l'envelopper des senteurs enivrantes du lilas?
Elle est belle cette histoire ....à suivre
Ecrit par : doi2fé | dimanche, 20 mai 2007
Gente Doigt de Fée
Désolé, je n’ai aucun esprit. Je ne suis qu’un amas de chairs, d’eau, de sang, d’os et d’humeurs ; Entre mes deux oreilles, rien : le vide, pire : le néant. Je vous vois venir, ☺ Poussière je suis, je reste et resterai. Je suis à la merci du moindre courant d’air. Je vous l’ai dit : Rien, c’est tout. Donc je n’ y ajouterai plus le moindre comme en terre. Mais quand même !
Comment taire votre commentaire ? je ne vois là, en me relisant, aucun esprit mal placé, mais simplement un esprit amusé par une histoire rocambolesque.
Et...
En tant que Femme, j’interroge alors ma part d’Homme.
En tant qu’Homme, j’interrogerai alors ma part de Femme.
Et l’Homme dit à la Femme : Premier réflexe de gentleman, rencontrant une femme se plaignant d’ un pneu crevé à sa 206 : « Ne vous en faites pas, je m’occupe de tout ! je vais changer votre roue, ainsi vous serez à l’heure à votre rendez-vous ». Notez la beauté du geste, gratuit ; Sauf si un matabiche vient tout flanquer à terre ! Le dit rendez - vous est probablement galant, Elle est si belle, si fragile, si désarmée ! Donc, en aidant cette femme, Il s’efface peut être devant un Amour en devenir, mais pas le leur, et ouvre une voie royale à la Vie sans manifester le moindre désir de sa part : soit elle le remercie en reprenant le volant, et en lui demandant au préalable son n° de téléphone et son adresse ; soit elle lui file un patin mega géant, le bouscule dans sa cabine et lui fait son affaire. Cà, c’est surtout du cinéma.
Donc : ne pas lui faire cette proposition de dépannage, (alors qu’ un homme, surtout un camionneur rôdé à tout ce qui touche à la mécanique est plus que jamais à même de la faire ), je considère que c’est carrément de la goujaterie, au moins de la manipulation ! c’est même une manip que ce sent à du 300 à l’heure ! c’est beaucoup, pour un camion ☺
Et la Femme dit à l’Homme :
« L’amour sans amour, plus jamais ! », ??? je ne vois pas en quoi vous devriez approprier ce dogme aux seules femmes !. J’en suis une, et quelques fois dans ma vie j’ai entendu cette phrase. Parfois à mon grand regret. L’Homme d’aujourd’hui semble parfois, à mon goût, trop féminisé. Couche - culotte, vaisselle, repassage, recherche de soi dans la spiritualité, voire fuite de soi, plus rien n’a de secret pour lui. Hélas, trois fois hélas. A opposer à ceci, dont nous nous pâmons, parfois, plus rien n’est l’écho de l’ Homme. Plus d’ Epée pour le combat, la vie active, le courage, rien que des Fleurs pour la poésie, la sensibilité, même pas de Livre pour l’intelligence , l’étude, la quête. Que de Féminité débordante, chez l’homme ! Jean Pic de la Mirandole doit se retourner dans sa tombe, tout autant que notre contemporaine, Jacqueline Kelen se révolte contre ce nouvel homme. ( lire « l’Eternel Masculin, ou traité de chevalerie à l’Usage des Hommes d’ aujourd’hui)
« Tout est à vivre, et tout est à vivre avec grandeur, passion et beauté. C’est la moindre des choses si l’on se dit un Homme ».
Cette histoire de pneu crevé pourrait être vécue par nos deux héros avec grandeur. Dès lors, je suis heureux que vous n’ayez pas écrit ou suggéré la suite de cette histoire. Que vous l’ayez mise en question. Ponctuée d’ une interrogation. Mais je crains fort pour le côté magique et interstellaire du premier feuilleton, parce que les faits divers, la réalité, me donneraient raison dans le deuxième…
Moralité, :
Je vous invite chez moi, quand vous voulez, pneu crevé ou pas. Je vous choierai, vous respecterai. Mon hospitalité envers vous n’aura d’ égal que votre beau mot.
P.S. que pensez vous de « la Belle et la Bête » ?
Ecrit par : Gilgamesh | mardi, 22 mai 2007
24 H plus tard... Et si ?
Et si, en réalité, tout le début n'était que mise en scène ? si en réalité, Elle, avait dégonflé l'un des pneus de sa voiture, histoire de provoquer le Camionneur au Lilas, homme connu , repéréé, suivi, scanné ? Et si, dans le fond, tout ceci était motivé par le désir d'une rencontre "fortuitement provoquée" avec cet homme connu dans une autre vie, lors d' un autre passé ?
le récit prendrait alors un tout autre visage...:)
Ecrit par : Gilgamesh | mercredi, 23 mai 2007
bonjour Elle , bonjour Gilgamesh
1 )voilà un blog fait bien sympathique et léger
2) gilgamesh loin de moi l'idée d'avoir à juger de se que vous avez entre les ....2 zoreilles, je ne me le permettrais pas !
3) néanmoins , je relie votre 1er commentaire et je persiste : vous avez l'esprit mal placé pour affirmer qu'un camionneur qui ne sait ou ne propose pas de remplacer un pneu crévé est , je vous cite :
" calculateur , manipulateur , Un charognard des parkings, un condor .... une hyène … pfft. Décodé le mec ! petit zizi !!!! "
4 ) et voilà catalogué le mec : petit zizi!!
5 ) je ne mets pas en défaut vos qualités d'hôte (esse), j'accepte l'invitation
6 ) j'ai du mal a vous croire femme (ou alors un poil frustrée ;-))) ou chevalier d'Eon peut être ?
7) revenons à nos moutons
j'aime bien votre idée de la mise en scène ,c'est plus soft , moins agressif .En tout cas ce qu'il faut savoir sur ce camionneur, que vous qualifiez de rocambolesque, c'est que c'est une fiction ( je pense ) , tout est une fiction , lui , l'histoire et la suite ..
c'est ça qui fait rêver Elle et Nous ,la rencontre de l'Atypique
alors laissez vous conter fleurette ..si vous vous voulez bien
Ecrit par : doi2fé | dimanche, 27 mai 2007
Contez moi fleurette, Doigt de Fée..:) comptez - moi aussi les 1001 et une nuits, le milliard d'étoiles.. mais:
1a) bien sûr que ce blog est bien fait. Mais il faut en féliciter l' auteur, Elle.. le ton c'est elle qui le donne ...:)
2a) jugez, jugez... à vous de savoir que faire de votre jugement...mais je dois dire que je m'amuse bien ici en votre compagnie et celle d' " Aile"
3a) j'avais des raisons de bouder. .J'ai donc boudé te me suis défoulé, sinon que malgré tout je persiste et signe: je ne sais pas où mon esprit est placé; mais un camionneur qui n'est pas capable de proposer délibérément de remplacer une roue crevée est un camionneur bizarre, et certainement pas un homme digne de ce nom.
4a). La Redoute devrait ouvrir un chapitre de plus à son catalogue.
5a), je vous invite volontiers, mais dépéchez-vous d'accepter mon invitation avant que je ne devienne SDF..! :) çà urge !
6a) Je ne suis pas femme, ni infâme (quoique parfois ;) et il s'est avéré à l'autopsie que le Chevalier d'Eon était un homme. Pour citer aussi je ne sais plus qui, " L"homme est un Etre en devenir".. j'ai encore beaucoup de routes à parcourir. Quelqu'en soit mon sexe, j'ai un homme et une femme intérieurs. Mais je crois que ma première moitié est plus présente que la deuxième.
7a) Que vive la Fleurette, il n'y a qu'ELLE qui conte...:)
Ecrit par : Gilgamesh | lundi, 28 mai 2007
Dieu sait encore l’opinion que vous avez des Suisses !
Alors que je lis assidûment votre blog, je constate que tout se passe systématiquement en France, alors que, permettez-moi de vous le rappeler, vous devez passer 12h par jour où la moitié de votre vie en Suisse et que vous finirez nécessairement, pour ne pas dire mathématiquement, vos jours avec l’un d’eux.
Lucky you (pour le Suisse aussi, pourquoi pas ?). Il me semble donc urgent de corriger le tir et d’impliquer fièrement votre nouvelle patrie non seulement dans le port de T-shirt adéquat, mais aussi et surtout dans les histoires futures destinées à votre blog. Si vous ne voulez pas que je finisse complètement frustré. Mais Achtung, je vous préviens, elles ne risquent pas de finir toutes de la même façon, nous sommes un peuple sérieux !
Tenez, prenez l’histoire du camionneur aux lilas. Admettons que vous tombiez sur un camionneur Vaudois. Sans perdre un mot (vaux peut-être mieux vu l’accent), il vous aurait changé la roue et on n’en parlait plus.
Pour le plus grand bonheur d’ailleurs de « Gilgamesh », qui lui ne supporte pas les camionneurs qui ne savent pas changer une roue de 206 et qui veulent à tous prix profiter de la situation. Et qui n’a pas peur de comparer ceux-ci aux charognards, hyènes et condors.
« Et la poésie dans tous ça, Gilgamesh ? »
Non, non, ça ne passera pas, il reste complètement bloqué, il a du avoir des histoires dans sa jeunesse avec certain d’entre eux. Ça n’as pas du rouler pour lui.
Ce n’est pas fini. Vous auriez pu avoir la chance (de votre vie !) de tomber sur un camionneur Suisse allemand. Alors là rien à voir avec toutes les versions précédentes. Admirez son boulot : D’abord, il aurait commencé par vous prendre dans ses bras noueux, chose que nous faisons très bien, vu que nous l’apprenons déjà à l’école (les cours sont obligatoire), afin de vous calmer et de vous rassurez, en profitant pratiquement rien (lui) et surtout sans jouer les prolongations. Ensuite, il vous aurait changé les 4 pneus, remplacé les ampoules des phares qui étaient mortes depuis des lustres, rajouté 3 litres d’huile moteur, réglé les carburateurs, changé la courroie de l’alternateur et les plaquettes de frein, en finissant par vous donner encore un petit coup sur le pare-brise. Puis il vous aurait réinstallé au volant avec une dernière recommandation du genre : « Ma petite dame, faut faire attention en roulant ». Une heure plus tard vous retrouviez vos amis à Paris et l’affaire était oubliée. Schnell, pratique, efficace, les pieds vissés sur terre, tel est notre devise. Nous ne sommes pas là pour ni rêver, ni rigoler.
Sauf que tout à coup je ne suis plus très sûr laquelle des versions FRANCO-SUISSE vous auriez préférée. Aie !
Mouais, je sens que ce n’est pas demain que vos histoires se passeront en Suisse.
Ecrit par : Corpusdelicti | mercredi, 20 juin 2007
je suis content que vous ayez trouvé ce qui vous plaisait sur mon site bonne continuation pour votre histoire.
Ecrit par : eric | mardi, 24 juillet 2007
Merci à vous !
L' "emprunt" sera visible dans le chapitre 3 du "Camionneur au lilas", à paraitre bientôt !...
Ecrit par : Gicerilla | mardi, 24 juillet 2007
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