« ELLE - Pump up the volume | Page d'accueil | ELLE - Epitaphe ou prière »

lundi, 25 juin 2007

KMO - Classé surréaliste...

910ad0c6434cc60368465dae0f5569d5.jpg14 JUIN 2007

JE METS LES VOILES !

Si tout va bien, samedi matin ,16 juin je prends la mer.
Oublier durant quelques jours les bruits de la ville et les silences des cimes. Je viens d’avoir la confirmation, tout est ok. C’était prévu de longue date, mais le jour J attendait son instant T.

Avec un ami nous allons défier les éléments neptuniens. Les vents, les brises, et qui sait les tempêtes viendront peut- être à bout de nos forces et surtout de nos capacités réduites de vieux loups des mers, mais sur ma boussole je garderai le cap sur vous « la môme du quatorze ».

Le petit rafiot n’aura rien d’un yacht somptueux. Le confort sera sommaire, l’électronique réduit au minimum, seul le téléphone portable devrait servir de liaisons. Croisant près des côtes françaises lors d’étapes, je pourrai vous envoyer quelques signaux ! Si je peux écrire, vous aurez mes « gentils et jolis » textes par voie postale, ou par mail le web-end prochain.

Je veux aller là où le ciel et l’eau se mélangent .Vous y serez aussi comme le point lumineux de mes pensées.
Je veux aller là où le soleil lustre les vagues, là où j’aurai peur de sombrer. J’aime ces sensations fortes que vous aussi  «la môme du quatorze» vous me procurez !

Je veux aller là ou l’eau est si limpide, qu’elle semble inexistante. Ici je pourrai mieux vous voir. Je veux goûter les sels marins, avec ma langue, en imaginant les vôtres ! Je ne veux pas regarder les couchés de soleil, c’est trop « carte postale jolie gentille ». Je veux rêver de vous, dans le miroir lunaire qui naviguera dans les airs, comme sur notre surface du moment. Je veux que le soleil me brûle, comme vous savez si bien me rôtir. Je veux entendre claquer les voiles, comme fredonne votre voix à mes oreilles. Je veux entendre le clapotis des écumes contre la coque, comme nos mains se conjugueraient.

Entre ciel et mer, je veux voir votre sourire, dessiné par des nuages, porté par la rage des courants aériens. Je demanderais à Éole de vous apporter ce qui pourrait vous manquez ! Je voudrais bien revenir avec mon ami marin, accoster à la fin du voyage « errant » pour vite vous retrouver !

Je n’aime pas le verbe vouloir conjuguer à la première personne, mais vous  "la môme du quatorze" je vous veux tant !  Je veux vous revoir vite ! 

7cf29a2189c17d69bd6cd39528029b2a.jpg23 juin 2007

ENCORE A VOUS !

Sur la mer houleuse à souhait, écrire était impossible. Il me reste donc des souvenirs que je vous divulguerai au gré de mes envies ! Les flots et les brises m’ont bercé, balancé. Votre image m’a fait rêver, plus encore que l’horizon sans fin, c’est tout de même assez incroyable ! Vous raisonnez en moi telle une fable que j'aurais apprise sur les bancs de l’école, et qui me suivrait, portée par Éole !

Je dois vous saouler avec mes flatteries ? Cela m’importe peu. Comme une armée de batteries Vous avez conquis mon esprit ! Et de cela je ne me lasse. Au contraire, de ces plaisirs je m’enlace ! La mer d’huile a lissé un parquet instable,  mais presque onctueux ! Vous dévorez à ma table m’affame d’illusions, et m’assoiffe de liquide liquoreux.

De cette eau docile j’en aurais tissé votre couche,
et les diamants d’écumes auraient désaltéré votre bouche ! Gicerilla vous êtes si différente du commun ! Que vous méritez bien des berceuses ! Malgré vos paradoxes, vous restez ma marée d’équinoxe ! Comme une fable, comme le va-et-vient des vagues, si fort, raisonnent en moi en un seul verbe pour vous nommé « désirs.»   

8a6f87895d70af90a1434681a42a5a85.jpg25 juin 2007

DU REVE A LA REALITE ?


Il y a « juste » un monde ! Je danse sur le noir et le blanc du piano, je danse de l’ivoire de votre bouche aux fils africains de vos cheveux… Je me hisse sur la cime des arbres hurler aux vents "je vous aime" ! Comme un fou, je vomis mes entrailles pour que mes sons raisonnent encore plus fort dans l’espace.

Je mange des kilos de farine et vide ma salive pour coller sur tout les murs des villes du monde votre image, en affiche de 4 par 3, avec mentionné dessus « Ma préférée c’est elle! »

Je ressuscite, Dali, Monet, Van Gogh et Gauguin afin qu’ils vous peignent. Je demande à Pierre Margara de sculpter la félinité et la féminité de vos jambes, de vos hanches à vos orteils ! Que cette gourmandise soit immortalisée !!! Je m’arrache le cerveau afin de ne plus souffrir de votre manque, mais buriné en moi vous persistez à ronger mes os crânien !

Que c'est fou, que c’est bon !

Je ponce mes mains, n'y laissant que mon sang pour vous effleurer ! Je m’arrache les dents pour vous mordre plus farouchement ! Je démolis la muraille de Chine et de ses pierres je construis un pont entre vous et les étoiles. Je mets Paris en bouteille et la glisse dans vos bagages ! Je presse tous les orangers d’Espagne, les mangues africaines et les citrons verts d’Amérique du sud au cas où vous auriez soif ! Je vendange les vignes du monde pour vous offrir un jus que Bacchus ne connaît pas ! Je vous tisse une robe aux dentelles himalayennes ! J'assèche les mers et les océans de leurs meilleurs sels et les porte à dos jusqu'à votre portée de mains !

Vos mains métamorphosent les diamants et tout l’or du monde. Ces trésors se glissent dans les veines de vos bras jusqu’à l'extrémité de vos doigts ! Les fleurs continuent de grandir et d’embaumer l’air pour vous ! Pour vous le Sphinx devient porte-parole des pyramides égyptiennes ! Depuis sa tombe Mozart, compose un nouveau requiem ! Et Victor Hugo laisse tomber ses vingt-huit amantes et vous espère en secret ! Apollon et Venus vous désirent ! Vous plaquez Casanova. Verlaine et Rimbaud abandonnent leur homosexualité et vous courtisent !

Je vous entends : «Arrêtez Karl, vous êtes cinglé.» Trop tard, le flot est si puissant et vous l'excitez tant qu’il se déverse en une petite phrase «Gicerilla, j’aimerais vous faire l’amour comme je vous écris.»

f540e09a9162ed00685f51eea31affae.jpg25 juin 2007 

COUP DE FROID !

Elle m’avait invité à la rejoindre, dans un bel endroit, sur une rive du lac Léman.

J’attendais cette rencontre avec le ventre noué et l ‘esprit embrumé, le sommeil m’avait quitté depuis plusieurs nuits !Torturé par un cocktail d’angoisse et d’espoir, d’envie et de plaisir !

Nous arrivons en même temps, elle, quelques pas devant moi. Elle m’a séduit une fois encore, une fois de plus. Je n‘avais d'yeux que pour elle, palace ou caravane, jardin d'agréments ou buisson, peu importe, mon « paradis » c’était elle. Mon regard buvait avec intensité le moindre de ses détails, tous plus esthétiques les un que les autres. Elle m’attirait, sans le savoir, sans volonté de sa part .

Naturellement elle est belle. Naturellement elle est intelligente et brillante avec une pointe de perfectionnisme et de doutes aussi, ce qui ajoute à son charme une face dévastatrice !
Nous avons déjeuné, puis "siesté", elle sur le turquoise du lac, moi sur l’abricot d’un pot de confiture. Nous avons échangé des idées, des propos.

Le temps passant elle semblait se détendre.
Était-ce un apaisement dû à ma compagnie ou bien le fruit de sa fatigue qui se décomposait ? Je me pose toujours la question ! Allongée côte à côte, les ornements de mon visage se sont régalés. J’avais faim d’elle, trop faim d’elle!

J'ai bloqué les freins de mes souhaits à mort et là, du coup, n’étais-je pas, moi-même, entrain de devenir Mister Ice ? Elle regarde l’heure ! «Karl, il faut que nous rentrions.» Mais je vous en prie « brun d’or.» Là j'ai menti. J ne voulais pas la quitter.

Subitement elle s’est levée de son lit improvisé et d’un pas de cheftaine a rejoint son véhicule, comme si elle rejetait quelque chose ou quelqu’un. Et le quelqu’un c’était moi ! Devant le sas d'entrée du palace, notre au revoir fut bien frisquet et j’ai eu l impression qu’elle devenait fusée et moi technicien, planté devant son ordinateur en faisant le décompte 5, 4, 3, 2, 1,0 .Feu !

Sous la pluie, je devine les étoiles. Sous l’eau du ciel, je sais que c'est une femme hors du commun qui s’ignore, qui m’échappe. Je sais aussi que je ne sais rien vraiment ! Sauf une chose, c’est la seule femme qui me brise à ce point !
Suis-je sans doute trop amoureux d’elle avant son heure à elle ? Suis-je rien pour elle, ou juste quelques mots enlacés les uns aux autres !
Pour l’heure, je me contente de ma panoplie d’ange gardien virtuel, volant fidèlement à ses côtés ! Concrètement, c'est la seule femme qui pourrait remettre tout en cause dans ma vie et cela n’est pas rien !

En rentrant dans « mes montagnes » j'ai médité et je lui confierai le résultat de mon autoréflexion, si sa curiosité lui demande ! Je vous embrasse !  

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://gicerilla.hautetfort.com/trackback/1113458

Ecrire un commentaire