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samedi, 07 juillet 2007
KMO - Les raisons du fou
Mes mots d'amours pour vous ne sont que l'étui, le sceau, la colle, le tampon !
Tout le contenu du contenant salive en mes entrailles, chante en mon giron, obnubile mon encéphale, tourmente mes sens, tourbillonne mes membres et ne pourrait exister qu'en l'écrin du réel et non point sur l'écran du virtuel ! Que ce soit évident pour vous et tous les éventuels récalcitrants aux missives qui se risquent à exprimer l'Amour d'un fou pour sa reine !
Fou de vous je meurs et je suis. Mais lucide aussi, je vous vis et, en ce corral, j'y demeure ! Vous le dire m'est nécessaire et je n'ai point besoin de votre aval, vous le faire cela je l'avale, mais là j'ai besoin de toutes vos pétales !
Voilà ma première mise au point dans ce châlet esseulé devant le rempart des Aiguilles Croches!
Oublier déjà ce fantôme que j'imagine à l'heure qu'il est, endormi au fond de sa fosse de poussières réchauffées par Lucifer. Dans ses veines aplaties quelques vermines y vadrouillent, sans doutes ses regrets éternels ? Je me surprends à avoir un zeste de tendresse pour un revenant !
Toujours pas le moindre signe de ma princesse ! C'est une femme, une vraie, alors est-ce sans doute un nuage d'inconstance ? C'est pour l'amoureux des punitions, mais pour l'homme des simulacres de séduction. En d'autres termes « elle me cuisine ». C'est aussi terrifiant que vertigineux et, pour tout cela, je lui en veux et je la veux !
Peut-être est elle très occupée et me garde comme un signet au fond de son esprit ou bien se moque-t-elle de mes sentiments ? Elle en a le droit. Elle est libre ! Le respect m'apparaît comme la pierre angulaire de toutes relations humaines ! Je suis gentil avec elle, sans équivoque pour aussi me ménager !
Car je n'oublie pas « Karl je ne suis pas amoureuse de vous !» Cela étant, aucune pointe de rancoeur ne germe en ma "pyramide thoracique", mon coeur d'elle se lamente mais point ne la dément !
J'aime comme elle est ! Troublante, absente, sans écoute parfois, enfermée dans sa bulle, reine ambulante, en proie à ses doutes du passé comme à ses incertitudes à venir, mais toujours fidèle à elle même ! N'est-ce pas là de nobles raisons pour un être que de chercher son Orion ? Sa sensibilité, son aura artistique n'ont rien de flou. C'est le solitaire que cisèlent les orfèvres !
Et bien oui, je suis objectif et ne me mens. Ce portrait robot de Gicerilla serait taillé plus finement si d'avantage près d'elle je stationnais réellement ! Dans le futur immédiat, elle est au firmament de mes désirs et il me plairait ardemment de le lui faire ressentir au-delà des mots, au-delà de l'amour !
Paisiblement installé près d'un feu ouvert et crépitant, je songe à bientôt rejoindre un confort plus en adéquation avec la vie de ce mois de mai 2007.
Des pas sourds écrasent le bois mort qui entoure ce refuge. Des animaux sauvages sans doute?
Ça cogne fort à la porte. Je frémis tout en m'armant d'un bois bien peu décisif en cas de confrontation belliqueuse !
"Qui est-ce ? Qui est-ce s'il vous plait ?" Le silence est édifiant, accablant ! "Oh, vous allez répondre ?"
Toujours pas d'écho ! Qui peut bien venir ici à près de deux mille mètres d'altitude, suite au violent orage qui gronde encore au loin. Des randonneurs ?
Des coups brutaux font trembler la vielle porte de mélèze, la nuit foncée et les trop petits interstices ne me laissent rien entrevoir !
"C'est Blanche neige !"
"Qui ? Quoi, Blanche neige ? Et moi, je suis le monstre du Loch Ness !"
"Ouvre-moi Karl, tu dois te souvenir de moi, tu es l'homme qui m'a ôté ma virginité depuis le pinacle des lances de foudre. Je t'ai enfin retrouvé et tu vas payer pour m'avoir pénétrée !"
J'ouvre non sans appréhension. A la vitesse de la lumière, une tornade de flocons de neige emmêlés étouffe le feu. Je suis plaqué sur le bois dans une atmosphère d'éclipse !
''Écoute-moi ! Et reste en croix, le visage face à ces planches noirâtres. C'était une nuit de l'an 1999, juste après la tempête dévastatrice, tu dois t'en souvenir ? Chut ! Ne dis mots, ois juste ! Tu me berçais d'expressions ''sucre glace''. Tu m'as fait rêver une nuit entière pour, au petit jour, poser une pochette de soie vermeil entre mes sillons de vents , et là tu as glissé la rigidité de ta virilité en moi. J'étais prête à fondre et je me suis en partie évanouie quand, de ton sang, est venue une vague moins blanche que moi, mais si tiède que fiévreusement j'ai déchiré mon voile de vierge immaculée pour que sur mes parois je te sente te liquéfier ! Quelques dorlotements aux creux de tes paumes et tu es parti !"
"Mais Blanche, avant notre partage, ne m'avais-tu pas confié ton départ pour les nuits éternelles et moi, banal mortel je ne pouvais te suivre !"
"Certes, mais je garde en moi cet instant et cela me manque. Mais aux royaumes des Muses perpétuelles une seule jouissance est possible ! Je suis donc morte pour l'amour ! Tu m'as tuée ! Tu dois mordre à ce supplice cinq années sans défaillir sinon, pour l'éternité, de glace tu seras !"
Je suis pétrifié ! Un souffle glacial m'emporte sans un verbe de Blanche Neige! Je me sens à l'étroit et si vulnérable dans mon nouvel accoutrement de « touffe » à la géométrie si proche de la perfection ! Je suis son esclave pour au moins cinq années !
Gicerilla, venez m'arracher de ce cauchemar ! J'hurle et finis par sombrer autour de milliards de détenus eux déjà mortifiés par le gel !
06:50 Publié dans Châsse aux trésors | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Je suis perdu...Karl c'est Lui, Gicerilla c'est Elle...ils passent leurs temps à se manquer. Karl aime Elle, il le crie et le prose. Elle ne pense qu'à Lui mais Elle dit qu'elle ne l'aime pas. Lors de leur rencontre ce 6 janvier, Lui repousse Elle. Elle le pleure. Depuis Lui (Karl au pseudo d'équipe de vélo) essaie de rattaper le coup. . Ses vers envers et contre tout n'y parviennent pas. Elle préfère se donner à un routier suant et repoussant. Puis Elle dit qu'elle tend vers l'abstinence mais continue à s'autoexciter dans des textes pornographiques. Qui sont-ils ? lui un nabot unijambiste repoussée par elle, fée magnifique ? ou Lui Casanova du Web jouant avec un laideron frustré ? où sont-ils les deux à la fois jonglant avec les mots, comme les clowns du cirque du soleil mais incapables de se toucher, s'embrasser et pourquoi pas se lécher comme dans la vraie vie ?
Toi et Lui, Toi et Elle, vous deux, éclairez Passeakevin qui est perdu devant ces deux êtres éperdus...
Ecrit par : passeakevin | samedi, 07 juillet 2007
Cher Passeakevin, si tout était simple comme vous le déduisez alors je serais la plus heureuse des femmes !
LUI c'est celui qui sera mon éternel regret. Le Graal imaginé, rêvé, fantasmé, que j'ai effleuré du doigt mais qui s'est enfui en me voyant le 6 janvier.
KMO est un autre qui dit m'aimer.
LUI et KMO n'ont rien à voir ensemble si ce n'est Gicerilla. L'un l'a repoussée et l'autre la veut, l'un s'est joué d'Elle, l'autre la cajole. Eternel jeu de cache-cache. Peut-être convoite-t-on ce que l'on ne peut avoir ! Voilà pour l'eclaircissement.
En ce qui concerne vos critiques littéraires je crois que vous manquez de mots à votre vocabulaire. Consultez donc Wikipédia et apprenez la différence entre pornographique et érotique !
Et puis mon Blog est un prétexte à fictions et essais dans le domaine de l'écriture. Ils sont a lire comme cela, comme des contes.
Pourquoi les méprisez-vous pour ce qu'ils ne sont pas ?
Ecrit par : Gicerilla | samedi, 07 juillet 2007
La pornographie est la « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique » Source Wikipédia. Donc je confirme.
Je comprends. Gicerilla veut ce qu'elle n'a pas et qu'elle n'aura jamais puisqu'elle ne veut pas ce qu'elle a. Classique.
A moins que...
Lui, s'il redescendait de son piédestal ? ce n'est surement qu'un homme lâche, orgueilleux, égoïste, transpirant et malodorant comme tous les hommes...
N'est-ce pas ?
Ecrit par : passeakevin | samedi, 07 juillet 2007
L'amour et le désir racontés par moi ne sont pas souillés. Rien dans mes textes n'est obscène. Ils ne sont que l'écho au désir de l'Homme tel que, de multiples fois, il me l'a livré ("Ce qui n'arrivera pas"). C'est dommage que vous vous acharniez à penser le contraire, mais rien ne vous oblige à les lire n'est-ce pas.
Que répondre à ce qui semble être un réquisitoire !
Mais qui êtes vous donc ? Un juge des bonnes moeurs écoeuré, un censeur puritain dégoûté ou un lecteur intéressé ? La balance ne cesse de pencher pour les deux premières hypothèses, alors je ne comprends pourquoi vous me lisez...
Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 08 juillet 2007
Je suis probablement un peu des trois. J'ai été intrigué par vos textes, j'essaie de comprendre qui se cache derrière. Je trouve que c'est l'intérêt des blogs. Et puis petit à petit j'ai trouvé le votre à la fois passionnant et excessif. Il me renvoie à ma propre vie, à mes propres expériences, à mes propres doutes. J'ai du mal à supporter l'Homme comme vous le décrivez. J'ai envie de vous crier à la tromperie, à l'escroquerie...l'homme n'est qu'un vil animal !
Ecrit par : Passeakevin | dimanche, 08 juillet 2007
L'Homme n'est sûrement pas aussi magnifique que je le vois. Je ne suis pas dupe. Juste sous l'emprise d'une espèce de filtre, ça passera... Mais à cause de lui j'ai retrouvé le désir perdu et j'ai aimé.
Et puis j'offre à ceux qui me lisent et surtout je m'offre du rêve. Rêve de lui, rêve d'amour, rêve d'absolu, et Khalil Gibran n'a-t-il pas écrit "Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité" (Le Prophète). Pourquoi devrais-je alors m'en priver ?
J'ai envie de vous dire "Lisez moi avec bienveillance". Cela ne veut pas dire complaisance ...
Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 08 juillet 2007
Mais à quoi cela vous sert-il de rêver à l'Homme qui existe et que vous n'aurez jamais ? ne vaut-il pas mieux rêver alors au prince qui n'existe pas, ou sombrer dans les bras de celui qui existe (Karl)...?
Ecrit par : Passeakevin | dimanche, 08 juillet 2007
Tout ce que nous faisons doit-il donc nous servir à quelque chose ?
L'Homme ne m'aimera jamais. Je le sais. Alors la réponse est "à rien". Si ce n'est qu'il m'a permis sans le vouloir de mettre mon désir de vie et mon désir tout court en mots... c'est beaucoup pour moi qui l'avait perdu...
Et puis, je ne saurais composer avec Moi maintenant. Tout ou rien, mais plus de pâles compromis, plus d'illusions confortables. Soit j'aime, soit je n'aime pas.
Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 08 juillet 2007
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