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mercredi, 25 juillet 2007

KMO - Comme une tempête de tendre folie !

d07fc4f63f30c0ed621fa57508189ccb.jpgL ‘amour en lettres ! Rien que pour vous Gicerilla !

Je pourrais vous écrire une lettre d’amour, pour moi ! Comme une espèce de masturbation des méninges juste pour me bercer d’illusions, juste pour tordre le cou à ma solitude amoureuse, juste pour un petit plaisir solitaire « qui me rendrait sourd ! ». Egoïstement je vous aimerais, juste pour m’aimer !

Je pourrais radoter comme un compact-disc rayé les chansons d’amour de toujours. Je m’égosillerais sous votre fenêtre… Je vous saoulerais de mes sons prétentieux, tel un conquistador guindé ! Je pourrais aussi vous crayonner que les mots ne sont que des mots, qu’ils sont inutiles ! En revanche les silences seraient des phraseurs bien plus séduisants ! Je pourrais …

« Je vous dirais des mots d’amour, des mots de tout les jours, les mots du pire et du meilleur et puis aussi ceux venu d’ailleurs » en plagiant les célèbres poètes ! Mensonges ou armes de séduction ? Les deux mon capitaine !


Je pourrais broder sur vos sensibles dentelles des mots qui vous délasseraient, qui vous endormiraient dans la volupté tendresse, vous emportant dans l’allégresse d’une infinie jouissance platonique ! Brutalement, je pourrais parodier l’amour, afin que mon sexe mort de faim se délecte de vos chairs roses, ouvertes et salées de vos jus déglacés !

Je pourrais vous émoustiller, émouvoir vos sens, en vous dessinant le léchage de vos pieds jusqu’à votre front, faire hurler mes mains sur votre pulpe, lisser votre robe de frôlements, déposer des baisers là où vous n’en n’avez peut-être jamais reçu. Je pourrais avec mon maigre talent vous faire l’amour avec des termes, avec des allégories insolentes ou détonantes !

Je pourrais souffrir et succomber tel un barbare apprivoisé par vos pléiades d’atouts féminins ! Je pourrais vous aimer comme un cinglé, de près ou de loin, tel le fou que je suis pour vous !

Vous m’avez rendu dément ! Cette griserie pour vous me transporte dans un univers où brillerait une seule étoile « brun d’or » .

Je pourrais tout ou rien ! Rester votre fou ou devenir Chartreux !

J’aimerais vous donner de l’amour, autrement qu’avec des verbes ! J’aimerais plus que tout que vive votre plaisir ! Avec ou sans moi ! Je pourrais pour vous me « suicider » d’amour !

Je pourrais aussi chanter tout cela dans le vide ! Car je pourrais déchanter si vous me choisissiez tel un objet de torture et non pas comme votre aimant ! Si vous me laissiez, car de moi vous seriez lassée ! Je suis si aliéné que je crois que là aussi je pourrais y prendre du plaisir, car il s’agirait encore d’amour pour vous ! Tout simplement !

Le cuir et l’acier lacèrent mon désir de vous, pour le contenir ! Mais en mon âme aucune chasteté possible ! C’est sur ces chemins là que des prophètes amoureux ont célébré des messes pour apaiser les cœurs, car ils souffrent bien plus intensément que les corps !

Je pourrais vous dire je vous aime ! Mais je consigne « je veux vous aimer car déjà je vous chéris» .

Karl le 23 juillet 2007 entre le thé et vos sels qui trottent dans mes songes !

a1e7ddb76f87823b4f3e8a0e150c0775.jpgBlanche et mortelle ! 

Les silences sont parfois plus éloquents que de grands discours, décryptés par les oreilles ou les yeux !

Être là, penser à vous, les ornements rivés dans le vide vertical, sans que vous ne le sachiez vous devenez alors la pause, qui embellit la symphonie !

Dans la transparence des rêves et du ciel d’un bleu léger, votre robe blanche vient émoustiller mes attirances, pareillement à la danse des fines lames de glace haut perchées dans le céleste, vous mutez en femme supérieure de par l’altitude de vos attitudes !

Seriez-vous en négociations avec les planètes de l’univers pour y trouver votre nouvelle chambrée ?

J’ai bien tenté de grimper sur les neiges éternelles afin de percevoir vos éventuelles discussions, mais j’étais encore trop bas et toujours sourd ! J’essayais vainement de m’approcher de votre brillance et
Je me suis éloigné de vous, pour me réaffirmer que vous gisez en moi comme au premier jour !

J’ai joué au yo-yo, avec mes pensées, pris des douches écossaises, et c’est près du four à pain que j’ai mesuré dans quel heureux pétrin vous me réformez en brioche !

Vos membres supérieurs m’ont gentiment roulé dans la farine, vos mains se sont collées au beurre de votre regard, curieux et fondu, vos bijoux de doigts m’ont écorché, faisant de moi une fouace pralinée ! Vous m’avez laissé dans un coin tempéré afin que là, dans ce cachot, je pose et y enfle sous les tortures de votre levure ! Votre absence !

En quelque sorte vous m’avez incité à la « musculation». En me dopant au sucre roux et au rhum. (Merci)

Une fois gonflé par votre savoir-faire, vous m’avez huilé de jaune épais, une sorte de crème bronzante qui, dans l’enfer du fournil, m’a donné de bien belles miches dorées !

Vous, sans appétit, m’avez négligé sur un coin de table, puis tranché au couteau, avant que de jeunes mâchoires me dévorent, ou encore  que des grands mères sans pitié m’imbibent de café brûlant avant de me déguster entre leur palais et leur branlant dentier ! C’est horrible une vie de brioche, surtout sa mort !

Me voilà donc en miettes sous vos yeux affriolants. Je devine déjà votre domestique « Frida » un balai ou un aspirateur à la main, voire pire vos chats et vos chiens me laper voracement !

Pendant que vous, dans un bain de mousse, vous croulez sous le bien être d’avoir régalé vos invités !

Je suis mort malaxé, calciné, éventré, ingurgité ! Je suis mort de vous aimer ! Mais vous, Déesse des fées, d’un coup de baguette magique allez-vous me ressusciter ?  J’en doute !

Dans un coin de la pièce, si une souris affamée ne me surprend, il me restera le pouvoir de vous palper des yeux sous votre robe blanche et l’espoir d’un miracle ! Je prie ! Je vous en prie !
Délivrez moi Gicerilla !

Que ces mots d’humeurs et d’humour ne vous troquent en pâtissière, vous magnifiez la vie comme vous êtes alors ne changez rien. D’autant que mon petit doigt m’a dit que de nouvelles clés seront bientôt à votre disposition ! Votre fragilité non apparente deviendra la tourbe qui nourrit les hortensias afin, qu’entre autre, ils ne souffrent de la sécheresse !!!

Et bien oui, vous attendrissez les séculaires corbeaux dont je fais partis, bien plus que vous ne l’imaginez !


Karl 22 juillet 2007, je vous embrasse à coups de bec !

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Commentaires

ouf...

Ecrit par : passeakevin | mercredi, 25 juillet 2007

Ouf ?!

Voilà un commentaire stimulant qui ouvre directement sur un débat d'une intensité insoutenable ... Ne pouvez-vous développer sinon je vais passer à côté de la profondeur et de la pertinence de votre commentaire ! Ce serait dommage...

Ecrit par : Gicerilla | mercredi, 25 juillet 2007

Cela faisait longtemps: Je ne savais pas où le placer. Finalement, ici c'est pas mal. oui..A propos de poésie, née soit parce que l'on ressent le désir profond de faire du beau, soit par ce qu'elle surgit de vos entrailles, ultime façon, parfois, d'exprimer ( ex-primer = expulser la pression qui est en soi ) certains sentiments ( peur, angoisse, joie ?) qu'avec des mots "normaux", des gestes, des regards "normaux", peu de personnes pourraient peser à leur juste valeur. Ici où l'on parle à juste titre d'esthétisme des mots, de profondeur ou de commentaires stimulants, je voudrais vous livrer 1 texte, écrit par ma soeur, schizophrène, 1 texte parmi 350.. il est choisi parce que soft. Mais je vous assure que vécu de près, il apporte sa dose de signifiants. Gicerilla, cela fait longtemps maintenant que je désirais te les faire lire. Ton regard sur eux, ton "commendire", je les aurais reçus comme on reçoit un jugement de Dieu. ( bon, ok, j'exagère un peu ! ) Et si je le publie ici, lieu de critiques loyales, c'est pour vous faire connaître mon ressentiment: Gicerilla, tu écris de superbes textes. Souvent je t'invite à "descendre" en toi. Tu le peux. Outre ta finesse,tu as le talent. Mais perso, je ne rencontre pas souvent la fibre qui te relie à ton ventre.
Gicerilla,que ce texte puisse éventuellement te servir d'exemple, je l'espère. Car intimement je sens qu'une fois ce lien en pleine vibration, lien qui te relie à "ton toi même à toi toute seule" ilpourrait être libératoire, comme si tu boutais le feu au cordon de la dynamite qui est en toi..:) Tu sais combien et comment je t'apprécie.

VOMIR POUR CA !

Si on voyait toutes les choses exécrables que fait l'être humain consciemment ou sans être averti du danger qui couve, on vomirait.

Laisse ton soupir, ton chagrin
S' échapper de ta poitrine,
Laisse - toi t'enivrer du parfum
De la fleur qui te l'envoie.

Laisse ton respect cultiver la vie
Abandonne - toi dans les plaisirs
Intimes qu'un faisceau
De lumière éclaire

Ne te range jamais dans les idées.
Arrange- toi pour les bousculer !
Arrange - toi pour qu'elles
Ne te ramènent pas à la décadence
D'une fausse vérité.

Devant l'horreur et l'amour
Qu'a produit l' Homme,
Laisse ton soupir, ton chagrin
S'échapper de ta poitrine,
Laisse toi t'énivrer du parfum
De la Fleur qui te l'envoie.

MPR 1993

Ecrit par : Gilgamesh | mercredi, 01 août 2007

vomir pour çà !Je suis désolé mais ce texte ne laisse suinter aucune émotion ! on dirait un sandiwch de mots achetés vite fait au "mac drive" !!! c'est d' un gonflant à deux balles ! Toutes mes excuses à votre soeur !"ben oui fo ête poli!"

Ecrit par : losselaid | dimanche, 05 août 2007

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