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dimanche, 29 juillet 2007

ELLE - Vive la petro-chimie !

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 Polyurèthane ... polyextase !

Regardez cette photo : n'est-elle pas magnifique ! Essence même du Ying et du Yang, le Féminin et le Masculin intimement mêlés. Si bien mêlés que l'oeil cherche qui est l'homme, qui est la femme, qui protège, qui est protégé ? Qui prend, qui est pris. Qui possède, qui est possédé ?

Mieux que du Rodin, ce cliché m'émeut car l'image qu'il véhicule est pour moi celle de la fusion totale, de l'unicité biblique retrouvée, de l'Un que je voudrais faire à mon tour avec l'Homme.

De chairs marscecibles, le photographe a construit avec ces corps fort beaux un être hybride, dans lequel bizarrement rien n'est redondant. Les bras dédoublés enserrent l'autre sans l'étouffer. L'un agrippe, l'autre ceint. Les jambes musculeuses de l'homme étreignent avec puissance celles lisses et douces de la femme tel un étau sans pourtant l'écraser, et sa puissance protectrice accueille la femme qui le chevauche sans violence et le domine pourtant.

Un jour de ma vie verra-t-il naitre une fusion pareille des âmes et des corps, des désirs et des rêves. Je contemple et je rêve encore et toujours de l'Homme !

Cliché fabuleux, oui digne d’une fable. Que ne pourrions-nous imaginer autour de cette image ! Un bien joli conte, certainement, sensuel, voluptueux, vibrant... Je serais presque tentée de vous le raconter mais je n’oserai pas de crainte de limiter votre imaginaire, le mien étant finalement assez monomaniaque.

Mais quelle ingéniosité, quelle créativité et tout cela pour quoi, je vous le demande ? Si je vous dis DUREX, si, si les préservatifs !

Et si la volupté à en attendre est aussi puissante que la beauté de cette sculpture vivante, alors sans hésiter précipitons-nous sur ces petites boites en carton au contenu miraculeux et, sans rougir, exigeons de notre pharmacien le dernier cri en matière de prophylaxie …

Je vous souhaite bien du plaisir !

http://fr.f280.mail.yahoo.com/ym/ShowLetter /

http://www.aufeminin.com/m/couple/kamasutra.html

mercredi, 25 juillet 2007

ELLE - Escort girl

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LE CONTRAT

Je déambule dans Paris lorsque mes yeux sont arrêtés par les titres d'un magazine dans un kiosque.

Le plus gros ''Salariées le jour, escort-girls la nuit'' m'intrigue instantanément. Je le cherche dans le fatras de journaux accumulés dans ce petit kiosque des Grands Boulevards mais ne le trouve pas. La vendeuse me voyant dépitée vient à mon secours et sort d'une pile bralante l'hebdomadaire convoité. ''C'est sérieux ''Choc'' comme magazine ou bien est-ce du type de Détective ?''. Elle fronce les sourcils et ne semble pas sûre de vouloir prendre position ''heu, je crois que c'est un peu plus sérieux, oui, ils ont des articles de fond.'' Alors j'achète, et puis pour deux euros je ne risque pas grand chose.

Je suis toute excitée. Encore un domaine où je vais pouvoir enquêter. Et puis, qui sont donc ces femmes qui accompagnent des hommes inconnus le temps d'une soirée ? Je découvre l'article. Je pousse un ''oh'' déçu. Escort-girls ? Hum, prostituées plutôt ! Naïve que je suis, je pensais qu'une escort-girl accompagnait littéralement. Faut-il être stupide. L'article n'est pas très intéressant, il me faut l'avouer. Un prétexte pour exposer les photos de femmes plus ou moins belles, plus ou moins fraiches, dans des pauses lascives. C'est vendeur mais en termes d'enquête, je reste sur ma faim !

Que faire ? Une idée démente me vient. Et si je contactais une agence d'escorts. Me faire passer pour une femme mûre en mal de complément de salaire. J'en parle à un homme de mes connaissances. Il me traite de dingue. ''Tu sais, c'est la mafia derrière tout cela !''. ''Mais non'' lui dis-je incrédule. Je jubile, je trépigne. Je me prends pour Mata Hari. Remarquez elle à mal fini... Je vais exécuter mon plan machiavélique.

Je cherche sur le net. Pléthore de sites. C'est incroyable ce que Genève recèle d'agences de ce type. J'en sélectionne deux au hasard, plus pour l'élégance de leur site et pour le crédo affiché que pour autre chose car, il faut bien le dire, une escort apparemment ça couche toujours ! Tant pis, j'y vais. Telle une journaliste de "Elle" embusquée, sans caméra cachée pourtant, je vais tout dévoiler. Je prépare un email truffé d'arguments gourmands que j'espère irrésistibles, avec pour intitulé ''je suis intéressée par vos opportunités.'' J'annonce la couleur : âge, mensurations, disponibilité, motivations. J'explique que je ne veux pas créer mon propre site car j'aurais peur de ne pas savoir repérer les énergumènes des clients sérieux et ... bon payeurs.

L'une des agences me répond sans détour que je suis trop âgée. Leur pool regroupe des jeunes-femmes de 18 à 30 ans ! Evidemment nous ne jouons pas dans la même cour. En revanche la seconde est intéressée. Elle m'annonce que sa clientèle masculine est diversifiée avec des attentes variées et que ma candidature présente à priori un intérêt. Mon cœur bat la chamade lorsque je lis cette réponse. Il ne va pas falloir me dégonfler. Je dois prendre rendez-vous par téléphone. Préparer mon discours. Ne pas être prise au dépourvu. Etre crédible à tout prix pour pouvoir passer à l'étape suivante, celle de la rencontre. Armée d'une feuille et d'un crayon je griffonne une histoire. Secrétaire de direction, cultivée, polyglotte, divorcée avec deux enfants à charge et un ex-mari qui paie difficilement la pension alimentaire. Des goûts de luxe et de raffinement. Un budget serré comme ma taille fille et une réelle motivation de satisfaire une clientèle difficile mais qui ne saurait être déçue par mes prestations. Une sensualité à fleur de peau qui ne demande qu'à s'exprimer dans un cadre sophistiqué et sécurisé. Une disponibilité quasi constante vue l'âge de mes enfants. Ca y est, je suis prête. L'appel ne dure que quelques minutes. J'ai été convaincante car le rendez-vous est rapidement pris. La femme qui m'a parlée n'est pas la gérante mais juste son assistante. Un sbire au féminin rôdée à l'exercice. Décryptée au delà des mots par celle qui questionne et qui valide ou non le sérieux de la candidature ! Je suis fébrile. Je n'en parle à personne de peur d'être jugée, censurée et... découragée.

Dans une semaine exactement, sept petits jours trop courts, je vais rencontrer la responsable. Celle par qui tout sera décidé. La veille du rendez-vous, je sors toute l'artillerie. J'ai posé une journée de congé dédiée à la préparation. Rien ne sera laissé au hasard. Epilation, coiffeur, séance UV, massage, pédicure et manucure. Je ne mange que des protéines pour avoir une silhouette de sylphide et surtout ne pas arriver, affublée d'un ventre gonflé et disgracieux. Il faut que je sois resplendissante et à la hauteur du boniment que j'ai fait sur mon compte. Elégante naturellement, classe sans ostentation, intelligente et vive. Cultivée et diserte. Souriante à l'humour aiguisé, qui sait mettre en avant avec finesse et une authenticité apparente l'esprit de l'homme du moment. J'ai investit dans des robes Karen Millen toujours si bien coupées et qui mettent en valeur discrètement mais avec justesse les avantages de ma plastique pas si parfaite que cela. Toute cette journée je suis l'objet d'un stress équivalent à celui qui précède un entretien d'embauche car si je veux vraiment vous relater comment cela se passe en vrai il faut je réussisse l'examen de passage.

J'arrive à l'adresse convenue. C'est un immeuble en pierres de taille tout se qu'il y a de plus passe-partout dans une rue perpendiculaire au lac. Discrète en laiton gravé, la plaque indique le nom de l'agence en lettres élégantes. Les portes magistrales qui scellent le bâtiment aux yeux des curieux sont en bois vernis, rutilantes. La porte cède à la pression de la sonnette. J'entre dans un hall tout de marbre tendu. L'escalier qui se livre à mes pas est en pierre blanche recouvert d'un tapis rouge carmin. Mes pas sont absorbés par l'épaisseur laineuse et j'avance tremblante sur mes jambes amollies. J'ai le trac comme une jeune première qui passe une audition. J'ai peur de bégayer alors que je dois me présenter avec assurance pour emporter l'affaire. Je suis accueillie au premier étage par un cerbère. Sûrement le sbire au féminin de l'autre jour. Elle est jolie mais bien trop sérieuse. Difficile de lui donner un âge, une petite trentaine peut-être. Type working girl, elle porte des talons hauts, un tailleur cintré comme il faut. Panoplie attendue dans une multinationale mais pas dans une agence d'escorts. Rien de racoleur dans sa tenue, dans son comportement. Efficace et rapide elle me dirige dans une salle d'attente. Je m'attends à voir débarquer une horde de jeunes filles venant se faire booker. Me serais-je tromper d'agence. S'agit-il de mannequinat ? Je m'assieds le cœur au bord des lèvres, des tremblements dans le ventre. Je veux repartir en courant. Suis-je assez folle pour être là. Nom de dieu, ne suis-je pas déjà dans l'antre du Diable, dans l'antichambre de ma déchéance, de mon aliénation.

Pas le temps de fuir pourtant car une des portes donnant sur le salon s'ouvre subitement et dans l'encadrement à contre-jour apparait la silhouette dodue d'une femme de cinquante ans. Elle s'avance vers moi la main tendue et se saisit de la mienne avec une force inattendue. La main petite qui étreint le mienne est puissant, lisse, chaude sans être moite. Elle me fixe de son regard si bleu, si intense. Deux lapis lazuli d'un bleu invraisemblable chez un être humain. Porte-t-elle des lentilles ? Elle aussi est vêtue très business-like. La marque de fabrique de la maison sans doute, gage de sérieux, crédibilité vestimentaire pour une activité lucrative qui n'assume pas l'objet de son commerce ? En tout cas son regard tel un scanner dessine les contours de ma plastique et me met mal à l'aise. Je suis déjà l'insecte sous le microscope de l'entomologiste. Cataloguée, catégorisée, épinglée je vais être sans appel selon des critères définis au scalpel. Ce qui est surprenant, à part sa mise très comme-il-faut, c'est le fait qu'au lieu d'une Madame Claude que j'aurais imaginée grande, svelte, chic, beauté légèrement passée mais toujours flamboyante, j'ai en face de moi un petite personne rondouillarde à qui l'on confierait sans broncher ses enfants tant elle est bonhomme et surtout bienveillante en apparence. Elle se présente Madame X. Evidemment, pour ma couverture je ne peux révéler le nom, pas même l'initiale du nom de cette personne. Non, je n'en fait pas trop croyez-moi !

Elle me fait entrer dans son bureau. Il est magnifiquement meublé, l'escort ça rapporte ! Le mobilier est contemporain tout de verre dépoli et de bois blond mêlés. Il tranche suffisamment avec les moulures du plafond et le parquet miroir foncé en chêne massif, mais pas trop pour être de bon ton. Chic sans doute, cher extrêmement. Du Putmann à la sauce Guerlain revisité mais sans les dorures qui pourtant me plaisent bien. Quelques peintures banales d'art contemporain ornent les murs blancs immaculés et des fenêtres décorées de tentures épaisses dans les tons clairs achèvent le décor. Un miroir à l'ancienne dans une cage de bois sculpté aux dimensions gigantesques accroché sur le mur gauche, perpendiculaire au bureau, élargit incroyablement cette pièce qui n'est qu'un ancien salon dans un appartement bourgeois du XIXe siècle. Je réprime un sourire, j'ai l'impression d'être revenue à Paris dans le cabinet de consultation de mon gynécologue dans le 16ème, mais nulle part je ne vois la table d'auscultation avec les étriers ! Tant mieux...

Pourtant dans le fond toujours sur le mur gauche dans le prolongement du miroir, je vois une petite porte. Tiens donc, à quoi donne-t-elle accès ? Elle me parle, je cesse ma contemplation des lieux pour me concentrer sur l'entretien décisif sûrement. Elle me scrute toujours, je me sens mise à nue. Ses yeux transpercent jusque mes vêtements. Je me sens à la foire, vache à l'étalage ou jument de concours. Elle me questionne sur mes motivations. Je débite à nouveau mon texte avec naturel, retenant sans cesse un chevrotement de la voix. Je prends de l'assurance et rentre dans mon rôle. Je me sens prête absolument à me prostituer. "Vous savez ces Messieurs, si vous leur plaisez, en voudront toujours plus. Notre contrat de base est fondé sur une fonction escort littéralement. La seule façon de vivre avec la loi. En revanche il est clair que vous ne sauriez refuser sans crainte de fâcher des avances qu'on vous ferait. Vous en rendez-vous bien compte ? ". "Oui, je crois" est tout ce que je peux balbutier. Elle me dévisage toujours, dubitative. J'enchaine en lui disant que, bien que débutante, je me sens prête et qu'il ne me faudrait qu'un rendez-vous pour l'en persuader.

Elle semble avaler mon boniment et sans préavis aucun elle me demande de me diriger avec elle vers la porte dans le mur. Elle ouvre sur un petit cabinet... la table d'auscultation n'est pas très loin. La pièce devant mes yeux me laisse bouche bée et me ferait presque cligner des yeux tant elle est illuminée. C'est en fait un studio de photographie avec l'attirail impressionnant d'un professionnel. Un fond d'écran tendu, un jeu de spots recouverts de parapluies argentés reflétant la lumière, un appareil trônant sur un trépied au centre de la piste délimité par toute une panoplie de valises, de spots et autres matériels. Un type était là qui nous observe rentrer. Je me sens subitement mal à l'aise et comme projetée dans une mauvaise série B. Grand, la trentaine, plutôt joli garçon mais du côté haricot plutôt que fort des halles. Le cheveux noir peigné en arrière et long sur la nuque. Des yeux très noirs qui vous transpercent comme une dague d'onyx. Une bouche mince et un nez long mais fin donne à son profil un aspect aiguisé. Il a le visage hâlé de quelqu'un qui voyage. Il est photographe !

Tous les deux sont maintenant plantés devant moi. Serais-je au marché jaugée par deux maquignons. Ne vont-ils pas dans quelques secondes dégager mes babines et vérifier l'état de ma denture, palper la fermeté de ma croupe et vérifier la nervosité de mon jarret ? Je frémis imperceptiblement et je ne suis que trouille liquéfiée qui siphonne dans mes entrailles. Que va-t-il se passer ? A ce moment précis, je regrette ma folie et ma témérité. ''Il va falloir vous déshabiller'' me dit Madame X avec une douceur inattendue vu ses regards d'aigle qui un instant plus tôt me dépeçaient. ''Il faut que nous voyons votre plastique et si votre physique nu est aussi agréable que ce qu’il parait, nous ferons un premier jeu de photos pour voir quel parti nous pourrions tirer.'' Je me doutais bien que quelque chose comme cela me serait demandé mais c'est une chose de l'envisager et c'en est une autre de l'exécuter. Je suis à l'agonie car ils ne sont pas médecins, non maintenant, ils sont mes clients. Ils vont me calibrer, me jauger, me critiquer. Et leur sentence quelle qu'elle soit sera pour moi une humiliation ! Je ne peux plus reculer.

J’ôte la robe avec autant de tranquillité que possible, réprimant un tremblement de la main qui en descend le zip et me retrouve perchée sur mes talons en sous-vêtements. "Il vous faut tout ôter" assène-t-elle sans agressivité. Je dégrafe mon soutien-gorge qui libère mes deux petits seins timides et blanc comme du lait. La trouille fait pointer mes deux tétons rosés de femme prépubère. Le string glisse à mes pieds. Je suis nue, vraiment nue, rien à leur regard n'est occulté. Elle me toise et ses yeux font pendant quelques secondes un ballet incessant entre mes épaules et mes orteils. « Tournez vous » me commande-t-elle. Au point où j’en suis je m’en fous. Avec une lenteur d'automate j'exécute une pirouette de ballerine de boites à musique. Il ne manquerait plus que je lève les bras au-dessus de la tête avec grâce pour que le ridicule soit à son comble...

Le tour complet achevé, elle entame sans façon un état des lieux impitoyable : la silhouette est globalement agréable, vu mon âge, la chair tonique, la ligne svelte. Un peu de cellulite enrobe des fesses à la rotondité acceptable mais il serait préférable de l'atténuer. Un peu de botox pour atténuer la ride du lion et le tour sera joué. Pour la taille des seins, ce n'est pas un problème, certains clients stipulent que l'excès de seins les freine dans leur élan et un bon push-up comme celui que je portais devrait faire l'affaire. Un joli sourire, des yeux qui retiennent l'attention devraient pallier le manque de perfection de mes attraits. La pastille est amère, elle reste coincée au creux de ma gorge. De la chair à l'étalage c'est tout ce que je suis, heureuse encore qu’ils ne m’aient pas renvoyée sur le champ avec perte et fracas. Je suis vraiment cinglée. Et tout cela pour quoi ? Pour un article de blog. Je suis bonne pour un traitement de psychiatrie intensif.

L'homme ouvre la bouche à son tour pour me proposer d'aller m'asseoir sur le tabouret qui littéralement trône au milieu de la scène. Je vous épargnerai la séance photos car que dire d'un homme qui vous demande d'être la plus aguicheuse possible, la plus provocatrice possible alors qu'il est vêtu entièrement, l'œil rivé à son appareil photo dont l'objectif cyclopéen vous dissèque sous des lumières qui ne vous épargnent rien ! La séance est vite torchée. Le but n'est pas de faire de vraies photos mais de savoir si je suis assez photogénique et si avec le décorum qui convient, une de mes photos pourrait figurer sur le site... ou bien serai-je relayée dans la liste standard des femmes au pseudo racoleur sur lequel seul le clic volontaire d'un client curieux déclinera les photos disponibles !

De retour dans le bureau, Madame X me fixe de nouveau, un sourire léger aux lèvres. Cela me rassérène, tout cela n'aura peut-être pas été subi pour rien. "Florent vous recontactera la semaine prochaine pour faire une séance de photos sérieuses. En ce qui me concerne, je veux bien essayer une collaboration avec vous. Indéniablement, vous pouvez plaire et la pratique des langues étrangères que vous connaissez sera un atout supplémentaire. Je vous remets un exemplaire du contrat que vous allez signer et qui vous engage de manière exclusive vis-à-vis de notre agence. Vous devez le lire maintenant et si les conditions qui y sont stipulées vous agréent alors nous le signerons aujourd'hui même. J'imagine qu'il n'est pas nécessaire de souligner l'importance de la confidentialité de cet accord. Passez à côté et lorsque vous aurez terminé, faites-le moi savoir".

De retour dans le salon d'attente toujours vide, je prends connaissance des conditions du contrat. Officiellement, je suis engagée comme "accompagnatrice" sorte de Geisha moderne. Je ne peux refuser une proposition d'accompagnement, quelque soit les caractérisques du client. Ce que le client peut me demander, une fois la mission d'accompagnement accomplie, reste mon choix plein et entier. Il est recommandé de satisfaire aux demandes des clients si celles-ci n'enfreignent pas la loi, auquel cas je devrai les prévenir immédiatement. Il est dit que la rémunération est négociée par l'agence en direct ainsi que les conditions de la mission qui sont acceptées ou refusées à la seule discrétion de la direction. Ma rémunération sera de 50 % du coût négocié ! Je m'engage pour une période de trois mois pendant lesquels la direction peut à tout moment décider de rompre le contrat. En revanche, la rupture de contrat de mon fait est impossible. A l'expiration de cette première période, les parties décideront d'un commun accord de poursuivre la collaboration ou pas.

Voici à grands traits les points clé de mon engagement. Beaucoup d'obligations pour moi, très peu pour eux. Normal, j'imagine. Le fait que soit souligné dans le contrat que ma mission officielle est l'accompagnement me rassure. Je resterai quoiqu'il arrive maitresse de mes choix. Je vais signer. Je ne suis pas allée aussi loin pour abandonner maintenant. Et puis, je suis excitée par une curiosité que d'aucun traiterait de malsaine. Mais quelle excitation, vous ne pouvez l'imaginer, de penser que je vais enquêter pour de vrai ! Pouvoir rapporter en tant qu'actrice, celle qui fait, une soirée comme celle que l'on en voit dans les films fait bouillonner mes cellules grise et ma plume frétille d'avance à l'idée de tout vous narrer.

A suivre ...

http://blog.choc.fr/index.php/?fr=yhs-choc&q=escort+g...

http://www.karenmillen.com/2006/lookBook/springSummer07.htm

KMO - Comme une tempête de tendre folie !

d07fc4f63f30c0ed621fa57508189ccb.jpgL ‘amour en lettres ! Rien que pour vous Gicerilla !

Je pourrais vous écrire une lettre d’amour, pour moi ! Comme une espèce de masturbation des méninges juste pour me bercer d’illusions, juste pour tordre le cou à ma solitude amoureuse, juste pour un petit plaisir solitaire « qui me rendrait sourd ! ». Egoïstement je vous aimerais, juste pour m’aimer !

Je pourrais radoter comme un compact-disc rayé les chansons d’amour de toujours. Je m’égosillerais sous votre fenêtre… Je vous saoulerais de mes sons prétentieux, tel un conquistador guindé ! Je pourrais aussi vous crayonner que les mots ne sont que des mots, qu’ils sont inutiles ! En revanche les silences seraient des phraseurs bien plus séduisants ! Je pourrais …

« Je vous dirais des mots d’amour, des mots de tout les jours, les mots du pire et du meilleur et puis aussi ceux venu d’ailleurs » en plagiant les célèbres poètes ! Mensonges ou armes de séduction ? Les deux mon capitaine !


Je pourrais broder sur vos sensibles dentelles des mots qui vous délasseraient, qui vous endormiraient dans la volupté tendresse, vous emportant dans l’allégresse d’une infinie jouissance platonique ! Brutalement, je pourrais parodier l’amour, afin que mon sexe mort de faim se délecte de vos chairs roses, ouvertes et salées de vos jus déglacés !

Je pourrais vous émoustiller, émouvoir vos sens, en vous dessinant le léchage de vos pieds jusqu’à votre front, faire hurler mes mains sur votre pulpe, lisser votre robe de frôlements, déposer des baisers là où vous n’en n’avez peut-être jamais reçu. Je pourrais avec mon maigre talent vous faire l’amour avec des termes, avec des allégories insolentes ou détonantes !

Je pourrais souffrir et succomber tel un barbare apprivoisé par vos pléiades d’atouts féminins ! Je pourrais vous aimer comme un cinglé, de près ou de loin, tel le fou que je suis pour vous !

Vous m’avez rendu dément ! Cette griserie pour vous me transporte dans un univers où brillerait une seule étoile « brun d’or » .

Je pourrais tout ou rien ! Rester votre fou ou devenir Chartreux !

J’aimerais vous donner de l’amour, autrement qu’avec des verbes ! J’aimerais plus que tout que vive votre plaisir ! Avec ou sans moi ! Je pourrais pour vous me « suicider » d’amour !

Je pourrais aussi chanter tout cela dans le vide ! Car je pourrais déchanter si vous me choisissiez tel un objet de torture et non pas comme votre aimant ! Si vous me laissiez, car de moi vous seriez lassée ! Je suis si aliéné que je crois que là aussi je pourrais y prendre du plaisir, car il s’agirait encore d’amour pour vous ! Tout simplement !

Le cuir et l’acier lacèrent mon désir de vous, pour le contenir ! Mais en mon âme aucune chasteté possible ! C’est sur ces chemins là que des prophètes amoureux ont célébré des messes pour apaiser les cœurs, car ils souffrent bien plus intensément que les corps !

Je pourrais vous dire je vous aime ! Mais je consigne « je veux vous aimer car déjà je vous chéris» .

Karl le 23 juillet 2007 entre le thé et vos sels qui trottent dans mes songes !

a1e7ddb76f87823b4f3e8a0e150c0775.jpgBlanche et mortelle ! 

Les silences sont parfois plus éloquents que de grands discours, décryptés par les oreilles ou les yeux !

Être là, penser à vous, les ornements rivés dans le vide vertical, sans que vous ne le sachiez vous devenez alors la pause, qui embellit la symphonie !

Dans la transparence des rêves et du ciel d’un bleu léger, votre robe blanche vient émoustiller mes attirances, pareillement à la danse des fines lames de glace haut perchées dans le céleste, vous mutez en femme supérieure de par l’altitude de vos attitudes !

Seriez-vous en négociations avec les planètes de l’univers pour y trouver votre nouvelle chambrée ?

J’ai bien tenté de grimper sur les neiges éternelles afin de percevoir vos éventuelles discussions, mais j’étais encore trop bas et toujours sourd ! J’essayais vainement de m’approcher de votre brillance et
Je me suis éloigné de vous, pour me réaffirmer que vous gisez en moi comme au premier jour !

J’ai joué au yo-yo, avec mes pensées, pris des douches écossaises, et c’est près du four à pain que j’ai mesuré dans quel heureux pétrin vous me réformez en brioche !

Vos membres supérieurs m’ont gentiment roulé dans la farine, vos mains se sont collées au beurre de votre regard, curieux et fondu, vos bijoux de doigts m’ont écorché, faisant de moi une fouace pralinée ! Vous m’avez laissé dans un coin tempéré afin que là, dans ce cachot, je pose et y enfle sous les tortures de votre levure ! Votre absence !

En quelque sorte vous m’avez incité à la « musculation». En me dopant au sucre roux et au rhum. (Merci)

Une fois gonflé par votre savoir-faire, vous m’avez huilé de jaune épais, une sorte de crème bronzante qui, dans l’enfer du fournil, m’a donné de bien belles miches dorées !

Vous, sans appétit, m’avez négligé sur un coin de table, puis tranché au couteau, avant que de jeunes mâchoires me dévorent, ou encore  que des grands mères sans pitié m’imbibent de café brûlant avant de me déguster entre leur palais et leur branlant dentier ! C’est horrible une vie de brioche, surtout sa mort !

Me voilà donc en miettes sous vos yeux affriolants. Je devine déjà votre domestique « Frida » un balai ou un aspirateur à la main, voire pire vos chats et vos chiens me laper voracement !

Pendant que vous, dans un bain de mousse, vous croulez sous le bien être d’avoir régalé vos invités !

Je suis mort malaxé, calciné, éventré, ingurgité ! Je suis mort de vous aimer ! Mais vous, Déesse des fées, d’un coup de baguette magique allez-vous me ressusciter ?  J’en doute !

Dans un coin de la pièce, si une souris affamée ne me surprend, il me restera le pouvoir de vous palper des yeux sous votre robe blanche et l’espoir d’un miracle ! Je prie ! Je vous en prie !
Délivrez moi Gicerilla !

Que ces mots d’humeurs et d’humour ne vous troquent en pâtissière, vous magnifiez la vie comme vous êtes alors ne changez rien. D’autant que mon petit doigt m’a dit que de nouvelles clés seront bientôt à votre disposition ! Votre fragilité non apparente deviendra la tourbe qui nourrit les hortensias afin, qu’entre autre, ils ne souffrent de la sécheresse !!!

Et bien oui, vous attendrissez les séculaires corbeaux dont je fais partis, bien plus que vous ne l’imaginez !


Karl 22 juillet 2007, je vous embrasse à coups de bec !

samedi, 21 juillet 2007

ELLE - Qui suis-je ?

f490cd260f936c8232c906cdd097e6ab.jpgMagazine ''Psychologies'' N° 261 - mars 2007

Cet exemplaire déjà ancien me tombe récemment dans les mains par hasard (mais le hasard existe-t-il ?) grâce à Air France qui me l'offre au salon.

Je ne sais pas si je dois lire ce type de magazine avec confiance ou avec défiance.

En effet, sous des dehors de sérieux thérapeutique, les "Santé Magazine" et autres "Votre Santé" nous abreuvent quelques fois il me semble d'informations sujettes à caution. Ce propos n'engage que moi évidemment et je reste perplexe parfois devant certains articles. 

Psychologies, lui, annonce la couleur. Voyez un peu la promesse : ''mieux se connaitre pour mieux vivre sa vie (couple, sexualité, thérapies, enfants, bien-être)''... Je veux croire que la motivation première de la famille, qui a repris le magazine en 1997, est de soulager son prochain et de ne pas tirer partie de la quête permanente de mieux-être de l'homme en souffrance. Je veux croire qu'ils ne se servent pas du magazine comme d'une vitrine pour vanter les mérites de tel membre du clan ou de telle thérapie développée par l'un d'eux. J'espère qu'ils sont d'authentiques philanthropes mus par l'envie unique d'aider tout être humain à progresser sur le chemin de la connaissance de soi !

Bref, cette profession de foi faite, je dois avouer que j'aime bien feuilleter ce mensuel car s'y trouvent, drapés dans des voiles de respectabilité, des articles tout aussi racoleurs que dans "ELLE" ou "Marie-Claire". On y parle de sexe, des relations homme/femme, de mode, de technologie et même de cuisine !

Mais quelle différence de dire lors d'un diner mondain ''tiens, j'ai lu dans Psychologies Magazine que les hommes préfèrent les gros seins'' que de dire ''tiens, j'ai lu une enquête dans Paris Match qui affirme que les hommes préfèrent les gros seins''.... Psychologie donne de la crédibilité, un cachet de sérieux aux écrits qu'il contient et l'interlocuteur, sans nul doute, ne sera plus dubitatif mais forcément impressionné devant cette information quasi scientifique ! Mais ne soyons pas dupes...

En tout cas, l'édition de mars 2007 est un trésor d'informations, croustillantes comme je les aime car je suis une dévoyée et tout ce qui touche à l'amour excite ma curiosité !

Je vous livre en vrac les articles qui ont retenu avec une gourmandise bavante mon attention de femme luxuriante. En effet, je ne saurais vous laisser vivre sans vous donner à connaitre ce qui suit !

Et puis, vous allez enfin mesurer la personnalité de la femme que je suis et qui nourrit ce blog avec délectation de toutes ses déviances, ses névroses et ses perversions ... Vous m'avez lue jusque là ? Vous êtes bien patients ! Ou serait-ce simplement que vous avez perçu derrière ces mots évidemment provocateurs une femme sensible et intelligente, curieuse et brillante, cocasse et extravagante, imaginative et cultivée, et surtout qui ne se prend pas au sérieux ?

"Les femmes plus sexy au moment de l'ovulation" : Messieurs attention danger !

''On savait déjà que les femmes ont davantage envie de faire l'amour au moment de leur période d'ovulation. On sait désormais qu'en plus, elles font tout pour paraître plus séduisantes à ce moment-là ! Des chercheurs américains ont photographié trente femmes entre 18 et 37 ans juste avant leur période de fertilité. Puis ils ont montré à des volontaires (des deux sexes) ces photos et leur ont demandé de désigner pour chaque femme la photo où elle paraissait la plus attirante, uniquement en fonction de sa tenue, le visage étant masqué. Le cliché pris au moment où ces jeunes femmes étaient les plus fécondes a été privilégié dans 60 % des cas. Les chercheurs en concluent que, comme les primates, les femmes émettent instinctivement, à la période de fertilité du cycle, certains signaux pour attirer les mâles alentour. Notez que toutes celles qui ont posé devant l'objectif vivaient en couple. Ce qui fait dire aux chercheurs que les femmes pourraient être attirées par d'autres hommes que leur compagnon durant cette période-là ...''
A bon entendeur !


"Pourquoi les hommes aiment la sodomie" : Mesdames attention danger ?

''Pourquoi aimez-vous sodomiser vos compagnes ? La question n’est ni évidente à poser, ni simple à entendre. Pourtant, des hommes ont accepté de jouer le jeu, et leurs réponses sont assez surprenantes. Au lieu d’évoquer des sensations ou des fantasmes débridés, ils saluent, avec une belle unanimité, le « don total » de la femme en cette circonstance.

Certains parlent même d’absolu : une femme qui parvient à surmonter sa douleur, son appréhension et, bien souvent, ses préjugés donne le sentiment de se livrer tout entière. Et cet abandon, cette confiance semblent donner tout son prix à cette pratique.

Selon une récente enquête(1), les femmes sont nombreuses à avouer leur réticence pour la sodomie : parmi les 8,7 % qui reconnaissent la pratiquer (60,1 % ne la pratiquent pas et 31,2 % ne se prononcent pas !), 52,9 % affirment « ne pas apprécier ».

Pour les hommes qui ont témoigné, la résistance féminine semble être la clé de leur désir. Sans doute pour avoir le plaisir de la vaincre. « Peut-être, mais pas seulement, tempère la psychanalyste Sophie Cadalen(2). Les femmes aussi veulent arracher de l’autre une jouissance qu’il ne connaîtra qu’avec elle. La sexualité est toujours une petite bataille. Les jeux du désir et de la sexualité sont des jeux de pouvoir. Il y a toujours l’idée d’aller là où je ne suis pas invité à aller. On veut sonder la partie de l’autre qu’il ne nous ouvre pas et que, bien souvent, il ne nous autorise pas à pénétrer. C’est cette profondeur de l’autre qui nous attire. » Tant il est vrai que, ici comme ailleurs, le désir se nourrit toujours de ce qui lui échappe.

1. Sondage CSA pour Biba, novembre 2006.
2. Auteure, entre autres, d’Inventer son couple (Eyrolles, 2006) et de Rêves de femmes, faut-il oser les fantasmes ? (Leduc.s éditions, 2005).



http://www.psychologies.com/article.cfm/article/6326/cahi...


Enfin, je n'ai su résister au plaisir de découvrir qui je suis. Qui suis-je effectivement à part cette femme fantasque qui, au fil de ses textes sur un blog exhibés, court après l'amour impossible ? Et bien figurez-vous que mes pleins et mes déliés l'ont révélé et le plus troublant dans tout cela c'est que beaucoup de ce qui suit est vrai. Pourtant, n'ai-je pas déguisé mon écriture au gré des trépidations du TGV qui m'emmenait à Paris ? Il semblerait que l'on ne puisse travestir ce que notre lettre veut confesser. Lisez plutôt :

''Mon attention s'est trouvée immédiatement attirée par l'ensemble de votre script qui démontre un rattachement aux valeurs du passé (forte moralité, sens des conventions). Vous possédez certainement une intelligence analytique, méthodique, minutieuse et ordonnée.
Vous craignez souvent de vous livrer, de montrer qui vous êtes. Vous redoutez souvent le regard des autres. Vous aimez les situations fixes et vous pouvez souvent avoir la crainte de ne pas réussir. Dans votre personnalité, divers dualités provoquent des désaccords intérieurs (...)

L'orientation de vos lettres, à elle seule, suffit à démontrer votre potentiel créatif et votre capacité à faire des efforts. Vous avez des difficultés à vous détacher du passé. Vous vous assumez donc mal et vous hésitez à prendre des initiatives (...)

Votre écriture est dite 'acérée', c'est le signe d'une intelligence fine et perspicace, qui dénote aussi une grande curiosité d'esprit, tout semble avoir un intérêt pour vous dans un premier temps. Mais c'est aussi le signe d'un esprit critique qui peut souvent être virulent.

Votre présence est souvent appréciée pour votre sens de l'humour et de le répartie. Vous aimez disséquer, analyser et rechercher le pourquoi du comment ! Vous avez le goût des situations qui vous permettent de combattre, ne reculant jamais devant l'obstacle, votre vie peut être considérée comme un combat.  Ce qui ne vous empêche pas d'avoir une sensibilité et une émotivité à fleur de peau.

Votre écriture se 'lie' par la présence de traits qui unissent vos lettres à l'intérieur des mots par des liaisons agiles. C'est là généralement un signe d'altruisme. Votre personnalité est exceptionnelle par ses qualités intellectuelles. Vous ne laissez personne indifférent tant vous possédez un esprit supérieur fait de clairvoyance, d'extrême logique et de suivi dans ses raisonnements. Vous avez beaucoup de résistance à l'effort. Vos inquiétudes et vos émotions semblent vivre en bonne harmonie avec votre esprit décisionnaire. Vous avez tellement d'assurance dans vos raisonnements qu'il peut même vous arriver parfois de vous montrer intransigeant vis-à-vis de votre entourage.
Vous avez besoin d'assouvir vos besoins intellectuels.''


Pour en savoir plus, il me faudrait payer... Evidemment, comme moi, vous allez penser que le graphologue, fin commercial, a surtout mis en avant des qualités plutôt que des défauts, c'est plus vendeur ! Mais au fond, tout ce qui précède est si proche de la réalité que je ne cesse d'être bluffée...

Allez, lancez-vous, voici leur site. Et vous, qui êtes-vous ?

http://www.institutdph.com/

mardi, 17 juillet 2007

ELLE - Les hommes ... j'aime !

a3d41e26ca128e2715876d605fc2650d.jpg Mes parents ont toujours été des gens avant-gardistes, soucieux de transmettre à leurs enfants un maximum de connaissances indispensables sur lemonde qui nous entoure.

Ma mère a toujours eu à cœur de nous déniaiser en nous donnant à connaitre les réalités de la vie, ses trivialités, ses surprises, ses pièges. Mon père, quant à lui, évoluait dans d’autres sphères où la réflexion, la pensée, la capacité d’analyse des faits étaient mises en avant. La terrienne et le penseur. L’instinctive et le réfléchis. L’intuitive et le cartésien. Le ressenti et les faits. Jolie association, paradoxale et pourtant si complémentaire. Ils se rejoignaient finalement sur bien des points car les deux mondes qu’ils incarnent sont finalement intimement mêlés.

Cela s’est traduit un jour par l’achat d’une encyclopédie en 3 volumes sur le "qu’est-ce" de la sexualité. Trois ouvrages progressifs, découpés en tranche d’âge, répondant aux questions des enfants en fonction de leur âge, de leur évolution physique et de leurs connaissances des choses de la vie. Il y avait un livre 7/9 ans, 10/13 ans et 14/18 ans. A l’âge de 8 ans, j’ai eu dans les mains pour la première fois le premier tome de cette saga prometteuse, avec interdiction formelle de reluquer les tomes suivants avant l'âge souhaité.

Vous pensez bien qu’en cachette nous nous sommes jetées, ma sœur et moi, sur le dernier volume ! Et là, une horreur terminale nous a saisies. En pleine face, en noir et blanc, s’étalait la nudité crue d’un homme déjà adulte. La photo peu flatteuse, type anthropométrique, révélait à nos yeux écarquillés l’anatomie dégoûtante de l’homme et de son sexe au repos. Appendice rabougri aux trois pièces incertaines, fixé de manière incongrue entre ses cuisses, noyé dans une masse de poils noirs et drus !

Evidemment, la stature athlétique du modèle à la musculature découplée, aux belles proportions, nous échappa complètement à l’époque. Seul nous assaillit comme la chose la plus vilaine du monde la vue de ce sexe en gros plan que l’on n’osait nommer.

Je souris maintenant car je conserve enfouies en moi des sensations vivaces, mélanges de franche curiosité, de niaiserie pouffante, d’effarement et d’incrédulité. Quoi, nous allions devoir affronter plus tard cet engin là ?

Les années ont passé et me voilà contemplant avec émerveillement et une pointe d’envie la photo ci-dessus de cet athlète superbe. La petite fille qui ricanait se souvient mais la femme a appris à apprécier depuis la plastique de l’homme, qu’il soit au repos où sous l’emprise d’un désir troublant. Sa beauté me chavire quand elle arbore ces proportions là.

Quoi de plus beau qu’un homme au physique sportif, aux muscles dessinés avec grâce et symétrie, sculpture vivante à l’image des éphèbes encensés par les Grecs, esthètes s’il en est.

L’idée de caresser des reliefs lisses et toniques, de lover mon visage dans une nuque robuste, de caler ma tête sur une épaule ronde et rassurante, de frôler de mes lèvres avides un ventre plat et dur, de palper avec force des fesses fermes et cambrées me bouleverse au plus haut point.

J’aime les hommes… et plus encore lorsqu’ils cultivent leur corps, capital magnifique à l’entretien facile et au pouvoir érotique puissant !

Allez, Messieurs, un petit effort. Prenez soin de votre corps à l'instar de ce sportif, sans pour autant chercher à atteindre sa perfection, car alors une femme amoureuse ira à son assaut avec plus de gourmandise encore et de dévotion…

http://www.myfreesport.fr/

http://www.hachette.com/les-livres/catalogue.html#top

lundi, 16 juillet 2007

KMO - De rien !

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DE RIEN !



Il est des pierres précieuses qui ornent le cou suspendues sur les maillons d’une chaîne.

Il est des parfums que les rayons du soleil amplifient.

Il est des alcools qui vous offrent une vie meilleure quelques heures durant.

Il est des chairs et des saveurs qui affolent les papilles gustatives.

Il est des attitudes qui s’exhibent comme un défilé de classe naturelle !

Il est des sourires qui pimentent vos pincements au cœur !

Il est des mystères enfouis en elle, comme les glaciers emprisonnent leur aurore Boréale !

Il est des désirs attisés par la seule vision d’une femme !

Il est une femme qui véhicule tout cela ! C‘est vous !

Il y a mille et une manières de complimenter une femme, mille et une nuits pour l’aimer,

Mais un seul verbe qui pourra donner vie à cela : partager !


J’aime les flatteries posées de cet homme qui vous imagine en vert, vous, la source de vers.

Vous la maîtresse infidèle des mots, altruiste sans pareil vous tenter de n’en oublier aucun, afin de narrer ce qui germe en votre giron, en votre esprit. Des mots, vous vous en servez comme d’un médiator sur des cordes pour qu’ils fassent vibrer le plus juste des sons !

Il est des personnes à qui les compliments montent à la tête ou descendent le long du corps, pour qu’en œdème disgracieux ils déforment les chevilles ! Vous ? Non ! J’écrirais même plus encore, vous n’êtes pas facile à « rouler dans la farine » et laisseriez quelques confiseurs et pâtissiers englués dans leurs pétrins bien trop pleins de sucre coulant pareillement à du goudron chaud.

C’est bien pour toutes ces raisons qu’il m’est plaisant de vous célébrer, d’autant que les critiques légitimes, vous les acceptez sans rechigner, et vous méritez il est vrai d’être parfois griffée, ce que je ne manque pas de faire (ne serait-ce que pour vous approcher de plus près) !

Il n’y a plus de sucre dans l’écuelle de Nestor ! Ce brave chiot flaire à présent les sels et les épices ! Sa rose langue bordée de salive semble comme arrachée de sa gueule. Elle pend au coin de ses babines! Ses naseaux ont sentis le meilleur ! La sueur qui perle sur votre pulpe, décorée par un épiderme qui fait de l’ombre aux soies de chine !


Nestor sue lui aussi engoncé par son collier de cuir épais ! Le long de son cou, des odeurs "teintées" au pelage d’étalon sécrètent des désirs innommables ! Ces piments n’ont que bien peu de mots pour les exprimer (pour moi en tout cas) !

En réalité, il est des délices qui se dévoilent, sous les voiles, en catimini, afin qu’aucune infime particule de ce nectar ne se perde dans l’imaginaire ! Nestor, ce gentil dogue, ravale sa langue et trempe ses pattes dans l’encrier de vos émotions !

Il vous a donc accompagné avec fierté et plaisir. De temps en temps, il a aboyé comme pour vous faire chanter des chansons tristes afin de vous les faire en mots vomir ! Il ne cherchait point à vous déstabiliser mais essayait de vous guider sur les chemins ardus ! "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage!" dixit Monsieur Jean de la Fontaine et c’est toujours d’actualité. Toutefois la persévérance à ses limites car le bonheur fonce à toute allure en nous laissant derrière lui !


Allons guerroyer contre ces douleurs. Si vous le souhaitiez, j’en serais votre plus fidèle écuyer !

Je ne vous quitterai pas sans vous faire une confidence, et tant pis pour les stratagèmes que d‘ailleurs je dédaigne plus que tout ! Donc voilà mon aveu : vous n’êtes pas lassante du tout. Vous êtes, j’en ai bien peur, plus attachante que tout ! Mille mercis, vous rayonnez en moi ! C’est diablement agréable, mais cela rend le fou que je suis encore plus dément !

Vous avez donc pour l’instant perdu, car de vous, encore plus, je suis éperdu et tant pis pour vous !

jeudi, 12 juillet 2007

ELLE - Ce qui aurait pu arriver N°1 - Regardez-moi !

25f7bd89f450c861a2df9918ef5f1299.jpgPeut-on refaire l'histoire  (**) ? Je ne sais pas. Mais pour le plaisir, je peux bien essayer...


Nous arrivons au restaurant. Il est entièrement vide. Le serveur nous demande de choisir notre table. Je repère rapidement une table rectangulaire dans un coin de la salle. Je m'amuse à l'idée que l'on puisse choisir sa table dans une grande salle si vide ! Et si nous les essayions toutes ? Une table pour l'entrée, une autre pour le plat de résistance... J'aime le terme "plat de résistance" ! Allons-nous résister mais résister à quoi ? Et enfin une autre pour le dessert, si dessert il y a. Nous nous asseyons. Je suis très nerveuse mais je prends soin de le cacher. Imaginez un peu que se tient assis en face de moi ?! Celui que je convoite depuis six mois, six longs mois, six mois incandescents. Celui qui a alimenté mon désir de ses mots si habilement choisis, de ses mots qui m'ont caressée, qui m'ont titillée, qui m'ont faite chavirer. Celui qui, par sa verve, m'a faite jouir devant l'écran de mon ordinateur, exploit inédit, moi froide comme la glace.

Le serveur vient prendre la commande. Je n'ai pas faim. C'est à peine si je comprends les mots couchés sur le menu tant mon cerveau est envahi par des images de lui qui la morale bien pensante réprouverait. Je gomme comme je peux ces images qui s'imposent et qui me troublent tant et commande au hasard. Peu m'importe ces nourritures là, la seule qui pourrait aiguiser mon appétit, c'est lui.

Rapidement j'échafaude un scénario sans pour autant le décider. Me reviennent en mémoire les mots d'un de ses textes récents dans lequel il avait rêvé de cette rencontre et immédiatement je décide de l'exécuter. Je vais devoir en changer certains aspects car il faudrait qu'il soit consentant et ses dispositions d'esprit m'ont montrée qu'il ne l'était pas.

Je me lève sous prétexte de me repoudrer le nez. Je trouve le serveur affairé dans la salle d'à côté, préparant les boissons. Je m'approche de lui en douce et lui demande de ne plus venir nous voir une fois servi le plat principal. Nul n'est besoin d'épiloguer. Il acquiesce tout de suite. Décelé-je un air complice dans ses yeux ? Suis-je à ce point évidente ? Je repère les toilettes. Rien de bien folichon. D'une couleur mauve indécise elles sont bien trop étroites et manquent du minimum de luxe que mon plan nécessite. Non, décidément elles ne sauraient être le théâtre du traquenard que je lui prépare. Tant pis, je vais adapter le scénario au décor de fortune qui s'offre à moi. Les bons stratèges ne sont-ils pas ceux qui s'accommodent au débotter du terrain quel qu'il soit ?

J'en profite tout de même pour vérifier dans le miroir si je suis assez jolie, si je pourrais lui plaire. J'ai peur. Et s'il ne me trouvait pas attirante du tout ? Je secoue mes cheveux comme pour chasser cette idée importune. Non, je vais lui plaire, il le faut sinon... Je lui plais déjà, j'essaie de m'en persuader. Ne me l'a-t-il pas écris de multiples fois ?

Tentant de me rassurer avec ces pensées là, je retourne dans la salle. Il est assis de trois-quarts. Je le regarde sans qu'il le sache. J'avance très lentement, mes pas glissent sur la moquette, silencieux. Je veux l'observer tant que je peux sans qu'il puisse à son tour m'observer. Silhouette plutôt mince, les épaules moins larges que dans mes fantasmes. Le visage légèrement hâlé pour un mois de janvier, signe qu'il doit passer du temps à l'extérieur. Il a les jambes croisées en une attitude bizarrement féminine. Une de ses mains est négligemment posée sur la nappe immaculée. Il les a belles. Petites finalement alors que je les rêvais immenses pour me saisir à toute force. Petites mais biens dessinées, les doigts fins et, soulagement, point trop velus ! Je scrute son profil. Il porte la tête haute et sa calvitie ajoute de la prestance à son port de tête. Pas de cheveux tout fous partant dans tous les sens ! Le nez assez long, irrégulier mais fin donne du caractère à ce visage somme toute banal mais loin d'être vilain. Je ne suis plus qu'à deux pas.

Il tourne la tête et nos regards se rencontrent. Mes yeux plantés dans les siens, je crains qu'il n'y voie la malice qui y couve. Il ne sourit pas. Il a l'air grave mais semble serein. Qu'elles sont donc ses pensées à cet instant là ? S'il savait les miennes, il s'enfuirait sûrement ! "Notre rencontre ne sera pas catalyseur de chaos..." avait-il affirmé comme condition sine qua non de notre rencontre. Mais ce n'est pas le chaos que je lui offrir. C'est un maëlstrom, un tsunami que je veux déclencher dans toutes les cellules de son corps. Le ramener à la vie de manière violente et irrésistible. Un lavage de cerveau, une apothéose des sens, voilà ce que je veux lui donner en cadeau... le lui imposer peut-être, s'il ne veut pas de l'offrande. Lui faire se rappeler contre sa volonté enchaînée comme il est bon de vivre et de laisser son corps exulter car sinon autant renoncer à la vie puisque ne pas vivre cela c'est s'enterrer vivant !

Je m'assieds sagement, tentant vainement il me semble d'avoir l'air à mon aise alors que tout en moi est déjà liquéfié par l'envie. Il n'est pas très disert, parcimonieux dans ses gestes comme dans ses paroles. Serait-il mal à l'aise lui aussi, bousculé je l'espère par des pensées similaires aux miennes ? Soudain le doute m'étreint. Et si son mal être était la traduction muette que je ne lui plais pas ? L'effort qu'il fait pour ne pas partir tant sa déception est grande ? Après tout, les mots qu'il m'a écrits étaient peut-être destinés à une autre que moi ! Une moi imaginée à travers ses envies, ses frustrations, ses fantasmes mais finalement une autre... Et tellement plus intelligente et jolie. Je détourne mes yeux tant je suis secouée par toutes ces questions sûrement sans fondement mais si insupportables.

Alors que je réponds tant bien que mal à ses questions - comment paraître brillante et spirituelle quand mon corps m'envahit de sensations déplacées - le serveur sert discrètement les entrées. Je n'ai toujours pas faim. Je ne cesse de contempler ses mains qui vont de ses couverts à sa bouche. Sa bouche rosée au contour délicat et aux lèvres peu charnues mais que je baiserais bien, là, sur le champ ! Tiendrais-je encore longtemps ?

Une conversation banale s'installe, digne d'un comptoir de café, et cela me convient. Tant pis si je ne l'éblouis pas, il sera bientôt subjugué mais il ne le sait pas. Enfin, les plats de résistance arrivent sur la table, comme par miracle. Le serveur est plus que discret ou bien serais-je étourdie ? Oui, étourdie je le suis, par sa vue, par ses mains, par ses yeux, par mon désir vibrant. Le serveur s'en va. Il a fermé la porte, complice jusqu'au bout de la Salomé que je vais devenir. Sans prévenir, je me lève. Il me regarde, étonné, mais il ne me dit rien. J'avance vers les fenêtres et d'un geste preste libère de leurs embrases les rideaux aux ramages fuchsia. La salle subitement est plongée dans la pénombre. Le soleil au travers de l'étoffe projette dans la pièce une lumière rosée digne d'un lupanar. L'homme se retourne brusquement. Il ne comprend rien évidemment. Je me plante à côté de lui, fermement campée sur mes jambes. Telles les branches d'un compas, mes jambes bien droites enfoncent la pointe des talons dans la moquette épaisse, me donnant un semblant d'assurance. Il pivote pour me faire face, tentant désespérément de déchiffrer sur mon visage la nature de mes intentions.

Il se trouble, je le vois. A-t-il peur de la suite ou bien le dégoûté-je ? Je tremble terriblement. Mon cœur bat la chamade. Le plus dur reste à faire. Je fais mine d'être sûre de moi, les deux mains sur les hanches mais rien n'est plus fragile que moi à ce moment là ! Je veux qu'il me jauge, qu'il me toise, qu'il scanne de ses yeux sombres ma silhouette qui n'est pas si vilaine. Pourtant il n'en fait rien. Je suis au supplice. Il reste les yeux rivés dans les miens. Alors provocatrice, je saisis des deux mains l'étoffe de ma jupe et doucement entame la remontée de la toile le long de mes jambes en lui intimant brusquement "regardez-moi !".

Lentement, le tissu glisse sur mes cuisses. Il baisse enfin le regard et considère le spectacle offert par l'ascension hypnotique du tissu sur mes bas. La jupe est maintenant roulée autour de ma taille et révèle à ses yeux incrédules une paire de jambes galbées ceintes de jarretières de dentelle noire et la peau pâle du haut de la cuisse dévoilée. Je reste comme cela un court instant, le défiant du regard. Puis lestement j'ôte la jupe et l'envoie valdinguer.

Je me sens si fragile devant son indifférence apparente, lui caparaçonné  dans sa chemise et son jeans, lui en position de force devant ma semi-nudité, mais n'ai-je pas aperçu, fugace, un voile pourpre colorer ses joues. N'ai-je pas entendu le souffle d'une respiration plus lourde et plus courte ? Tant pis, je continue. Mon pull hâtivement enlevé suit le même chemin que la jupe. Je suis quasi nue devant lui. Ma peau satinée n'est plus recouverte que de dentelle ivoire. Un minuscule triangle cache à ses regards mon sexe palpitant déjà et mes deux petits seins trichent sous le balconnet. Il ne me touche pas, n'esquisse aucun geste mais il lève ses yeux vers moi et j'y lis sans aucun doute maintenant de la tristesse, de l'envie et tant d'autres sentiments contradictoires. Agir avant qu'il ne remporte la lutte contre ses démons... J'avance d'un pas jusqu'à ce que mes jambes soient entre les siennes. J'attrape ses deux mains bouillantes crispées sur ses genoux et les plaque sur mes fesses. Il ne résiste pas.   Je me penche doucement et ma bouche vient frôler la sienne. Mon cœur fait un tambour dans mes tempes et tant pis s'il l'entend, il connaîtra mon trouble. Il ne se dérobe pas mais la partie n'est pas gagnée pour autant. Je pose mes lèvres sur les siennes et je baise sa bouche d'abord timidement, ne pas l'effaroucher ! Ma langue s'immisce entre ses lèvres qui se laissent faire. Je l'embrasse passionnément. Il répond à mon baiser. Il m'attire à lui, les mains agrippées à mes fesses, et me plaque contre lui. Mon ventre touche son torse et il enserre ma taille fortement dans ses bras. Mon souffle est court, je manque d'étouffer tant des émotions vives me saisissent. Je m'éloigne un instant. La tête me tourne. Je défais son étreinte et m'assieds à califourchon sur ses cuisses. Je n'ose approcher mon bassin de son ventre mais il empoigne à nouveaux mes fesses et presse mon bas ventre contre son sexe dressé. La couture de son jeans me fait mal et en même temps imprime sur mon sexe une pression excitante. Il a saisi ma bouche et m'embrasse à nouveau.

Irrésistiblement je bouge mon bassin et me frotte contre lui. Je sens mon sexe inonder la dentelle aérienne. J'ai envie de sentir son sexe en moi, là, tout de suite. Précipitamment je recule et tombe à genoux devant lui. Rien ne saurait plus me retenir. Il me laisse faire, il a capitulé. J'ouvre sa braguette et libère en mouvements brusques, affamés, son sexe brandit tel un mât de cocagne.  Je le regarde dans les yeux avant de happer de mes lèvres charnues son sexe dans ma bouche. En légers va-et-vient, je flatte de ma langue la douceur indicible de la peau de son gland. Il gémit, il soupire. Il est abandonné. Lui donner un cataclysme de sensations, voilà ce que je veux et je suce avec gourmandise et dévotion sa verge magnifique qui me sera bientôt l'instrument d'une douce torture. Il laisse échapper un râle qui m'indique que sa jouissance est proche !

Surtout arrêter tout de suite. Aller cueillir sa jouissance avec la mienne. Je me relève et sans façon le chevauche. Mon string minuscule n'est même pas ôté, si maigre est l'obstacle qu'il représente devant ma volonté ! Je me saisis sans façon de sa verge si dure, si conquérante et la glisse entre mes lèvres humides et gonflées qui l'accueillent goulûment. Je me laisse tomber sur son sexe qui m'empale et déclenche au passage un déchainement de sensations intenses. Mon cœur explose, je deviens effrénée. Je mords sa bouche, ses lèvres. Nos langues se mélangent avec frénésie. Il a retrouvé ses sens, et avec une dextérité inattendue, il fait sauter l'agraffe de mon soutien-gorge, maigre protection de mes deux petits seins dressés. Il abandonne ma bouche et s'empare de mes seins. Il les mordille, il les suce. Il joue avec et chaque coup de langue déclenche en ruissellement le long de mon ventre des ondes de plaisirs. Il cajole de ses lèvres mes tétons érigés qui ne veulent qu'une chose, être dévorés. Je n'en peux plus, mon désir par lui devient fou. Je suis galvanisée. J'appuie sur mes talons afin de trouver la force nécessaire pour assurer le va-et-vient divin qui nous mènera sûrement au paradis. Mon vagin se contracte, de mon sexe coule des ruisseaux de miel musqué. L'odeur de nos sexes mélangés vient flatter nos narines et contribue à mon excitation. Je m'appuis des deux mains sur ses épaules et il soulève au même rythme mes fesses pour soulager l'effort. Il cesse de mignoter mes seins. Il étouffe à son tour, il cherche son souffle. De ma bouche ardente je lui insuffle la vie et continue ma danse folle le long de son sexe. Il vibre, il frisonne, le mien lui répond. Nos sexes se parlent en toutes les langues. Ils se flattent, s'inspirent, s'électrisent. Le plaisir est là, si proche. "Non, pas encore. J'ai attendu si longtemps, je t'en prie..." Je cesse un instant, un bref instant. Je n'en  peux vraiment plus, je suis au bord du gouffre. Mes cuisses brûlent sous l'effort. Il soulève alors mes fesses un peu plus haut et dans un ultime effort je me laisse retomber sur sa hampe mouillée de mes sucs onctueux. La fulgurance qui me foudroie est inouïe. Des milliers de frémissements s’emparent de mon sexe brûlant et des contractions venues du fond des âges déchaînent le plaisir de l'homme qui ne peut plus le contenir et au même instant nos regards complices se croisent et décuplent notre plaisir... Et nous jouissons à l'unisson !

(**) (http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/06/12/elle-la-...)

mercredi, 11 juillet 2007

KMO - A vous mon sel !

94dc7df69cf3e179a76dcbe165e8bf85.jpgSeul au pied de mon arbre !

Ma belle, je suis attaché à vous pour de multiples raisons.

D’abord vous m’avez foudroyé ! Puis vous m’avez séduit sans commune mesure !

Je suis attendris par votre personnalité donc je pourrais être votre amant, votre confident ,votre ami, vous aimer fraternellement, votre thérapeute, n’ai-je pas soulagé des personnes dont l’affectif était très intense : mon père, ma mère, ma fille, mon fils et une amante (certes je n’éprouvais pas pour elle ce que vous me faites vivre!).

Je pourrais aussi nettoyer votre voiture, repriser vos bas, préparer un repas, faire les courses, être attentif à tout ce qui vous entoure. Faire une banque en cas de besoin, allumer une bougie ou la cheminée, vous couvrir si le froid vous menaçait, vous sortir, vous coacher physiquement, mentalement, cirer vos escarpins, remplir votre bain, vous passer l’éponge dans le dos, vous limer les ongles, vous masser les pieds ou toute autre partie de votre corps si alléchant.

Je vous dirais de changer de lunettes de soleil, celles que je connais ne vous vont pas (j‘ai remarqué cela dans votre rétroviseur lors de notre retour d‘Evian) ! Vous complimenter sur vos toilettes avec une impartialité totale. Je pourrais aussi laver vos carreaux, tondre la pelouse, faire les niveaux d’huile, vous emmener faire le tour du monde ou au cinéma, faire exploser vos talents artistiques, vous aimer tendrement ou plus follement ! Vous sourire !

Vous soutirer l’acide de votre âme, l‘amer de vos veines, me faire curé ou tout au moins pasteur etc...

Mais le plus important ma Divine c’est ce que vous, vous accepteriez de moi !

Je ne veux pas de réponse ! Pourquoi ? Parce qu’avec vous, je ne calcule pas !

Je suis patient et l’analgésique d’étalon, administré ce matin, me noie déjà entre coma et hébètement ! Seule, vous seule, avez les clés pour ouvrir le grenier et choisir !

Soyez en paix car je vous aime comme je vous l’ai écrit. Prenez donc de moi ce qu’il vous plaira, si vous le voulez. Seul au pied de mon arbre j’ai pensé à vous !

Je vous embrasse Gicerilla ! L’inimitable !
Karl

 

samedi, 07 juillet 2007

ELLE - Emotions à vif


7817aabafba767e5617767ef02057c04.jpgWeek-end à Paris. Je ne me lasse jamais de retourner dans ma ville.

Elle a pour moi des attraits constamment renouvelés. Et puis, surtout, elle offre tellement d'événements culturels que je ne peux rester éloignée d'elle très longtemps.

Dimanche 1er juillet, 13H00

Le nouveau spectacle du Cirque du Soleil le bien nommé ''Alegria''. Je suis excitée comme une enfant à qui l'on a promis Disneyland. Je sais, pour avoir assisté à leurs deux précédents spectacles, que pendant une parenthèse féérique de deux heures je vais partir dans un monde de rêveries qui me comble. Celui ou celle qui n'a jamais vu un de leur spectacle aura du mal à concevoir à quel point la simple perspective d'y retourner peut redonner un cœur d'enfant. Car c'est un spectacle pour oublier pendant cent vingt minutes trop courtes les médiocrités du monde, ses horreurs, ses bassesses, ses duretés et ses injustices.

Le chapiteau, défiant les cieux gris de Paris de ses pointes coniques d'un blanc éclatant, est érigé fièrement à côté du Stade de France. Aperçu à l'horizon, il me rappelle sans pourtant les avoir connues les tentes multicolores dressées lors des joutes chevaleresques dans un passé lointain. Le ton pour moi est donné et mon imagination sans borne est en branle. Plus je m'approche et plus je me sens partir vers une autre dimension, conditionnement involontaire de la rêveuse que je suis. Nous entrons dans le noir, presque à tâtons, pénombre déjà intense favorisant dès l'entrée l'onirisme. Scène circulaire immense coiffée des cônes blancs, piliers de soutient métalliques telles les pattes d'un insecte inconnu, décorés de torchères créant une ambiance de mystère et malgré le brouhaha des centaines de gens qui arrivent en flots soutenus, les sons sont comme étouffés et comme impressionnés par cette atmosphère de confessionnal. Sans un accroc, sans heurt aucun les gens sont prestement installés, pour une fois bien disciplinés, plèbe sage attendant le miracle promis.

Ils sont Canadiens, ils pourraient être Suisses. Précision chronomètre, à 13H00 exactement des protagonistes muets déambulent sur la scène. Silencieux, vêtus de costumes improbables, créations magnifiques d'un costumier de génie qui croit sûrement aux elfes et aux fées. Ils nous toisent, ils nous lorgnent, ils nous scrutent, ils installent de leur silence impérieux l'ambiance du spectacle. Les Musiciens arrivent tout droit sortis d'un conte à la Lewis Carroll. Sont-ce vraiment des hommes et des femmes ou bien des êtres merveilleux venus d'un autre univers ?

Les premiers sons retentissent et s'élèvent aux cieux si hauts sous ce chapiteau les notes célestes d'une mélodie reprise à plein poumons par une ballerine virginale rappelant Blanche Neige. Les notes résonnent dans mon ventre, ''Alegria'' sur tous les tons. Les cordes des violons vibrent sur ma peau, je résonne comme un tambour à chaque frôlement des archets et immédiatement des flots de larmes muettes viennent ruisseler doucement le long de mes deux joues. Je suis palpitante. Je ne comprends pas. Mais qu'est-ce qui me prend ? D'où viennent ces larmes incongrues ? D'où vient cette eau salée que je ne peux endiguer ? Je me raisonne mais venue du fond de mon être submergé d'émotions l'eau déborde toujours. Je me tance, la honte au front. "Pourvu qu'on ne me voie pas. Cela n'a aucun sens. Cela ne rime à rien. Reprends-toi nom d’une pipe. Tu es folle ma pauvre fille !" Mais les larmes coulent toujours, rien ne peut les calmer.

Je regarde les yeux embués de larmes le spectacle d'une troupe d'hommes au port altier qui court au début dans tous les sens, comme déboussolée, puis comme par miracle, la main de Dieu sans doute, la scène s'éventre et de danseurs affolés les hommes deviennent des jongleurs mettant en scène leur propre corps. Ils jonglent entre eux en parfaite synchronie. Un ballet incroyable se met en place et c'est une féérie de corps qui volent, qui se croisent, qui virevoltent, qui voltigent. Des pirouettes inédites se combinent en une chorégraphie époustouflante. Je suis subjuguée. Je retiens mon souffle mais l'eau de mes yeux ne cesse de tomber. Je suis bouleversée par tant de beauté. Conjugaison magique de la voix de la femme, ménestrel inspirée par Polymnie et des corps musculeux qui sautent en des vrilles surnaturelles. Lumières fantasmagoriques, faisceaux enchanteurs semblant porter aux cieux ces saltimbanques égarés dans les siècles. Des émotions violentes torturent mes entrailles, mon cœur s'emballe un peu et me fais paniquer. Mais d'où viennent donc ces affres douloureux et pourtant si jouissifs ? Comment peut-on être moi ? Comment faire pour accepter ce que je suis ? Femme-enfant à la sensibilité exacerbée, capable de sentir dans ses tripes toute la Beauté du monde au point d'en pleurer quand d'autres, impassibles, se réjouissent simplement, sans vagues, sans remous, uniment ? Comment faire pour gérer une passionnée qui pleure comme elle rit, qui vit tout exagérément ? Qui ne s'appartient plus quand les émotions prennent son empire et la dominent au point de la faire sangloter sans raisons apparentes.

Je continue à regarder, les yeux hagards cette création fabuleuse, oui digne d'une fable ! J'essaie d'être présente à ce qui ce passe sous mes yeux. Les acrobates sont partis remplacés par un ange venu sûrement de la Baltique ou des profondeurs de Sibérie. Ange blond aux traits si fins qu'à le regarder Narcisse sangloterait. Il est torse nu, la perfection faite homme, statue grecque incarnée. Il approche de deux tiges de métal couronnées de socles minuscules. Il tend les bras, pose ses mains sur chacun des supports et le voilà qui décolle de terre comme si le souffle d'Hercule le portait. Le voilà sur ses bras tendus, tête en bas et son corps magnifique exécute, défiant la pesanteur, des figures impossibles. Tout en souplesse, sans que l'ombre d'un effort ne vienne faire grimacer son visage séraphique. Comment est-ce donc possible ? Et mes larmes toujours glissent insonores le long de mes joues. Je n'ai plus de kleenex pour éponger toute cette eau, essence de mon être qui s'enfuit. Il est toujours devant moi et telle une noyée je regarde au travers d'un voile aqueux ce corps irréprochable qui me fait croire à Dieu.

Je cesse de lutter. Je coule, totalement immergée dans mon exaltation. S'imposent à moi des pensées dispersées. Je m'étonne de ce monde grouillant en mon sein. La beauté, la douleur, les peines, les joies, les blessures jamais refermées. L'aspiration à l'Amour jamais satisfaite, l'amour universel dégoûté par la violence du monde. L'écœurement de savoir que l'homme est capable de tant de merveilles et de tant de vilénies. Je suis présente au spectacle et pourtant au fond de moi, pieds et poings liés au fond de la rivière. Toutes mes perceptions sont exaspérées et je n'en peux plus.

Comment expliquer l'empire de ma sensibilité inhumaine sans qu'elle soit taxée de sensiblerie larmoyante. Comment vous faire sentir sans être grandiloquente à quel point il est douloureux d'être moi. Car être moi c'est un être en constante quête, c'est être douée d'une empathie cosmique qui ne sait plus faire la part des choses. Je suis toutes les douleurs du monde, toutes les beautés du monde. Je ne sais pas vivre tièdement. Je voudrais le repos des émotions quelques fois. Vivre tièdement chaque chose comme le font tant de gens. Mais cela m'est irréalisable. Comment vous faire sentir la force des sensations qui se saisissent de moi devant un tel spectacle, devant un paysage grandiose, devant la laideur des hommes, devant leur bassesse et leur férocité. Je regarde cet homme qui défie toujours plus le monde qui nous entoure de ses muscles ciselés par Vulcain et je repense à un article de journal révélant au monde répugné l'existence d'un orphelinat en Irak où ont été retrouvés des enfants mourant dans leurs excréments. S'imposent à moi en surimpression ces images choquantes alors qu'évolue toujours plus fabuleux cet artiste aérien. Si j'étais née croyante je dirais que je suis née sous le signe de Marie tant l'eau est mon élément, petit Poissons noyé dans son monde de fluidité.

Les numéros s'enchainent sans rupture, ne laissant pas de place pour reprendre son souffle. Doucement mes larmes se tarissent enfin. Comme si j'avais finalement intégrer ce monde mythologique et qu'en en faisant partie  je ne souffrais plus du contraste violent d'avec le monde réel. Enfin, je peux jouir pleinement, les yeux secs, émerveillée par les contorsionnistes, la danse de feu, les clowns et les trapèzistes... Légère à nouveau comme les hommes volants qui flottent, irréels, au-dessus de nos têtes. Mes émotions sont domptées, un sourire béat flirte avec mes lèvres, je pétille !

Qu'il est fatigant d'être moi et pourtant, oui pourtant, je ne voudrais pas être différente finalement. Car moi, c'est un parmi des millions et chaque palpitation de mon âme justifie à elle seule que je vive.


Et vous qui me lisez, perplexes sans doute, oubliez mes divagations et ne retenez qu'une seule chose : si vous le pouvez,  allez rêver comme moi devant ce spectacle extraordinaire, accompagné de tous ceux que vous aimez  !!

http://www.cirquedusoleil.com/CirqueDuSoleil/fr/showstick...

http://www.rtlinfo.be/news/article/8767/--Des+enfants+ira...

KMO - Les raisons du fou

0bfc4994c6e8ebd2efb344225d3e06c4.jpgMes mots d'amours pour vous ne sont que l'étui, le sceau, la colle, le tampon !

Tout le contenu du contenant salive en mes entrailles, chante en mon giron, obnubile mon encéphale, tourmente mes sens, tourbillonne mes membres et ne pourrait exister qu'en l'écrin du réel et non point sur l'écran du virtuel ! Que ce soit évident pour vous et tous les éventuels récalcitrants aux missives qui se risquent à exprimer l'Amour d'un fou pour sa reine !

Fou de vous je meurs et je suis. Mais lucide aussi, je vous vis et, en ce corral, j'y demeure ! Vous le dire m'est nécessaire et je n'ai point besoin de votre aval, vous le faire cela je l'avale, mais là j'ai besoin de toutes vos pétales !

Voilà ma première mise au point dans ce châlet esseulé devant le rempart des Aiguilles Croches!

Oublier déjà ce fantôme que j'imagine à l'heure qu'il est, endormi au fond de sa fosse de poussières réchauffées par Lucifer. Dans ses veines aplaties quelques vermines y vadrouillent, sans doutes ses regrets éternels ? Je me surprends à avoir un zeste de tendresse pour un revenant !

Toujours pas le moindre signe de ma princesse ! C'est une femme, une vraie, alors est-ce sans doute un nuage d'inconstance ? C'est pour l'amoureux des punitions, mais pour l'homme des simulacres de séduction. En d'autres termes « elle me cuisine ». C'est aussi terrifiant que vertigineux et, pour tout cela, je lui en veux et je la veux !

Peut-être est elle très occupée et me garde comme un signet au fond de son esprit ou bien se moque-t-elle de mes sentiments ? Elle en a le droit. Elle est libre ! Le respect m'apparaît comme la pierre angulaire de toutes relations humaines ! Je suis gentil avec elle, sans équivoque pour aussi me ménager !

Car je n'oublie pas « Karl je ne suis pas amoureuse de vous !» Cela étant, aucune pointe de rancoeur ne germe en ma "pyramide thoracique", mon coeur d'elle se lamente mais point ne la dément !

J'aime comme elle est ! Troublante, absente, sans écoute parfois, enfermée dans sa bulle, reine ambulante, en proie à ses doutes du passé comme à  ses incertitudes à venir, mais toujours fidèle à elle même ! N'est-ce pas là de nobles raisons pour un être que de chercher son Orion ? Sa sensibilité, son aura artistique n'ont rien de flou. C'est le solitaire que cisèlent les orfèvres !

Et bien oui, je suis objectif et ne me mens. Ce portrait robot de Gicerilla serait taillé plus finement si d'avantage près d'elle je stationnais réellement ! Dans le futur immédiat, elle est au firmament de mes désirs et il me plairait ardemment de le lui faire ressentir au-delà des mots, au-delà de l'amour !

Paisiblement installé près d'un feu ouvert et crépitant, je songe à bientôt rejoindre un confort plus en adéquation avec la vie de ce mois de mai 2007.

Des pas sourds écrasent le bois mort qui entoure ce refuge. Des animaux sauvages sans doute?

Ça cogne fort à la porte. Je frémis tout en m'armant d'un bois bien peu décisif en cas de confrontation belliqueuse !

"Qui est-ce ? Qui est-ce s'il vous plait ?" Le silence est édifiant, accablant ! "Oh, vous allez répondre ?"

Toujours pas d'écho ! Qui peut bien venir ici à près de deux mille  mètres d'altitude, suite au violent orage qui gronde encore au loin. Des randonneurs ?

Des coups brutaux font trembler la vielle porte de  mélèze, la nuit foncée et les trop petits interstices ne me laissent rien entrevoir !

"C'est Blanche neige !"

"Qui ? Quoi, Blanche neige ? Et moi, je suis le monstre du Loch Ness !"

"Ouvre-moi Karl, tu dois te souvenir de moi, tu es l'homme qui m'a ôté ma virginité depuis le pinacle des lances de foudre. Je t'ai enfin retrouvé et tu vas payer pour m'avoir pénétrée !"

J'ouvre non sans appréhension. A la vitesse de la lumière, une tornade de flocons de neige emmêlés étouffe le feu. Je suis plaqué sur  le bois dans une atmosphère d'éclipse !

''Écoute-moi ! Et reste en croix, le visage face à ces planches noirâtres. C'était une nuit de l'an 1999, juste après la tempête dévastatrice, tu dois t'en souvenir ? Chut ! Ne dis mots, ois juste ! Tu me berçais d'expressions ''sucre glace''. Tu m'as fait rêver une nuit entière pour, au petit jour, poser une pochette de soie vermeil entre mes sillons de vents , et là tu as glissé la rigidité de ta virilité en moi. J'étais prête à fondre et je me suis en partie évanouie quand, de ton sang, est venue une vague moins blanche que moi, mais si tiède que fiévreusement j'ai déchiré mon voile de vierge immaculée pour que sur mes parois je te sente te liquéfier ! Quelques dorlotements aux creux de tes paumes et tu es parti !"

"Mais Blanche, avant notre partage, ne m'avais-tu pas confié ton départ pour les nuits éternelles et moi, banal mortel je ne pouvais te suivre !"

"Certes, mais je garde en moi cet instant et cela me manque. Mais aux royaumes des Muses perpétuelles une seule jouissance est possible ! Je suis donc morte pour l'amour ! Tu m'as tuée ! Tu dois mordre à ce supplice cinq années sans défaillir sinon, pour l'éternité, de glace tu seras !"

Je suis pétrifié ! Un souffle glacial m'emporte sans un verbe de Blanche Neige! Je me sens à l'étroit et si vulnérable dans mon nouvel a