26 septembre 2007

ELLE - Envie d'incendie

d382b9734b2c371744e5d20970768e2c.jpgParis au mois de juin.

Il fait beau. Il est tard. Elles ont faim. Elles se lèvent à la va-vite, les cheveux emmêlés dans des bribes de rêves persistants. Elles expédient leur douche en fanfare d'éclaboussures, de rigolade, d'invectives hâbleuses sur la soirée de la veille. Elles sont jeunes encore, en pleine santé. Elles sont trois. Une blonde pulpeuse et callipyge, une rousse petite poupée modelée par Vénus et une brune filiforme et rêveuse. Elles sortent de l'appartement pleine d'entrain. Le sang fouetté par la douche, elles sont prêtes à affronter la beauté de la vie. Vers la rue St Jacques, un grand café, une superbe terrasse. Le soleil fait réverbérer l'aluminium des chaises en reflets argentés. Ca aveugle, ça égaie, ça fait du bien. Le métal est chaud sous les fesses des filles et diffuse dans leur corps une vague de bien-être immédiat. Le serveur arrive  vêtu de noir avec son grand tablier blanc typique des brasseries parisiennes. Elles commandent croissants, tartines, plein de beurre s'il vous plait, des confitures, doubles-expressos tassés pour toutes! Elles rayonnent. Le bonheur tient à bien peu de choses !

Les voilà repues, dorées, heureuses de rien. Elles partent à l'aventure. Celle-ci se trouve à 100 mètres. Plantés au coin de la rue, quatre pompiers pimpants dans leur costume bleu marine. Quatre beaux gars, aux épaules larges et bien dessinées, aux cuisses puissantes qui tendent la toile des pantalons. On devine des abdominaux dignes des classiques grecs. Visages jeunes, presque poupins. Le crâne rasé, la mine enjouée, ils racolent sans complexe ''Dites mesdemoiselles, n'achèteriez-vous pas des billets de tombola ?''

La brune est déjà cinquante mètres devant, elle rêve, elle n'a rien vu. La rousse toujours très vive et délurée la rattrape et la ramène où la blonde babillarde jase avec les pompiers. Une conversation de comptoir tranquillement s'installe. Les pompiers sont bavards et pas farouches. Ils jouent de leur charme, hum, oui ils en ont à revendre, pour vendre leur camelote. Les filles sont tellement prévisibles. Un peu de muscle, un beau sourire, une oeillade et ça y est, un carnet complet placé ! La blonde et la rousse gloussent un peu, se laisse flatter l'échine, la brune rêve. Le 14 juillet, le bal des pompiers ? Pourquoi pas ! Allez, on y va. La brune enfin redescend sur terre, pour un court instant. Elle scrute tout ces mâles souriants prêt à bander la grande échelle vers les cieux pour décrocher le coeur de ces jolies pépés. Le 14, oui pourquoi pas lâche-t-elle, parce qu'elle, le bal, elle connait. Le rendez-vous est pris. Le numéro de la caserne circule, on va bien s'amuser. Les voilà reparties et la brune aussi qui rêve toujours, ailleurs, les pensées dans l'azur. Quoi tu n'as pas remarqué ? Remarqué quoi ? Mais, le pompier, rigolote ! Non, quoi le pompier ? Mais enfin, tu le fais exprès, tu lui plais ! Pourquoi crois-tu qu'il nous a invitées ? Incrédule, la brune chasse d'un geste désabusé de la main cette drôle d'idée. La brune n'aime plus depuis longtemps, la brune n'est plus aimée non plus. Elle s'en fiche, de toutes façons. Quoi de meilleur qu'un expresso dégusté au soleil d'une terrasse quand la ville bourdonne des bruits du marché le samedi matin ?

Paris le soir du 14 juillet.

Les filles sont excitées. La brune s'est prise au jeu ou serait-ce la vie qui enfin l'a reprise ? Elles déplacent du vent dans l'appartement telles des abeilles désorientées. Et à droite et à gauche s'étalent des robes, des jupes, des fanfreluches, des dentelles et des onguents. La plus belle pour aller danser, danséééé ! Une tornade de parfums capiteux tournoie dans toutes les pièces. Quel affairement, c'est effarant ! Les yeux en amande dessinés elles se colorent  en choeur des bouches de bayadères intouchables. A regarder, à convoiter, à désirer mais surtout à ne pas toucher. Excitées elles le sont, exciter elles le veulent. Tour à tour, elles se regardent dans la psyché. Elles se plaisent. Elles dévalent les escaliers glissants incertaines sur les hauts talons mais tellement sûres d'elles. L'équipée sauvage peut commencer. Elles se tassent dans un taxi. Instantanément le chauffeur surchauffe, évidemment, trois belles pépés ! Il tente une conversation que les filles ignorent. Les pompiers, les pompiers, la rousse et la blonde n'ont que ce mot à la bouche, forcément, c'est leur premier bal. La brune, elle, elle a peur. Plus les minutes passent et plus elle a peur. Mais que peut-elle donc redouter ? Que ses amies se soient trompées. Quelle idiote se dit-elle, tu va t'amuser, tu va danser et tout ira bien.

Ils sont là, ils sont à l'heure. Ils les accueillent rayonnants. Ils les toisent, les jaugent et semblent enchanter. Le pompier s'approche de la brune et l'invite à danser. La brune s'effarouche. J'ai soif prétexte-t-elle pour esquiver. Il lui propose un verre. Un rhum-coca ce sera. Il lui faut au moins cela pour se donner un semblant d'assurance. Elle tremble, est-ce bête, devant les yeux désirants de l'inconnu. Car c'est vrai qu'il la désire. Pas besoin de mots, elle le sent. Même cela, ça ne s'oublie pas. Pourtant elle croyait avoir perdu tout instinct pour ces choses là. Et non, la vie est tenace, les gênes nous parlent, nous guident, se rappellent à nous même quand nous le voulons pas. Et là, elle sent les siens parler à son corps défendant.

Ils discutent un moment, il est grand, puissant, animal. Il la couve des yeux et elle a chaud. Il l'invite à nouveau. Elle accepte. Aie, évidemment, un slow. Elle hait les slows mais elle ne peut plus reculer sans vexer. Il l'attire à lui tout doucement. Le contact est foudroyant. Une crampe tord son ventre. Incroyable après tout ce temps. Son ventre palpite, son coeur s'emballe. Elle avale avec difficulté une salive qui s'assèche tant l'anxiété l'étreint. Mon dieu, que se passe-t-il... Quelle drôle de question, elle le sait bien. Mon dieu, vais-je lui plaire ? Ah, voilà la vérité qui point. Elle a peur. Cela fait trop longtemps. Est-elle vraiment attirante, son corps est-il joli, comment la verra-t-il? Elle est assaillie par toutes ces questions qui lui tournent la tête à l'instar du slow.

Il la plaque doucement contre lui. Elle sent son corps se mouler au sien. Il est dur comme la pierre, ses mains fermement s'agrippent à sa taille. Ce sont dix doigts rougeoyants qui brûlent sa peau au travers de l'étoffe. Sa robe est si légère, il doit lui aussi la deviner comme nue contre lui. Viens, lui dit-il après un moment. Elle ne dit rien, se laisse prendre par la main. Il la guide vers la caserne, vers son appartement. Et oui, il est gradé, jeune mais gradé ! Ils ne se parlent pas, elle en est incapable. Que dire de toutes façons. Rien n'est à dire, tout est à vivre.

Ils sont dans l'ascenceur, des miroirs partout. Il l'attrape sans manière, elle ne résiste pas. Elle est déjà vaincue par ses sens ressuscités. Elle fait taire sa conscience et ses foutus scrupules. Ca se fait ou ça se fait pas. Je suis une salope ou je n'en suis pas. Je suis tout simplement une femme submergée par le désir, désirée par un homme comme il y a si longtemps. Il l'embrasse fougueusement. Il embrasse bien. Ses lèvres sont charnues et moelleuses. Sa langue est curieuse avec circonspection. Il sait, il a deviné, il ne la brusque pas trop, juste un peu, sinon elle va s'enfuir. La clé dans la serrure, elle se meurt. Ses tripes se tordent et de plaisir anticipé et de peur. Elle sent son sexe inondé et pourtant il ne l'a même pas caressée. Il l'amène dans la cuisine. Il fait noir et seules les lumières de Paris rentrent par la fenêtre sans rideau. L'air est bleuté. Il la plaque à la gazinière. Il la soulève d'un geste sûr. Il l'assoit sur la vitrocramique glacée qui transperce ses chairs incandescentes. Il relève sa robe jusqu'à la taille. Il décale délicatement le dentelle rose de son sexe trempé. Il plonge le visage entre ses cuisses. Elle ne voit plus, image troublante, que sa nuque entre ses genoux. Une décharge lui ôte le souffle. Il la dévore. Elle ne sait plus. Il est gourmand, il l'aime. Il la lèche, trace avec sa langue aventureuse ses milles replis. Il la cloue là sur la gazinère. Elle gémis, il crogne. De ses deux mains, il attrape ses cuisses et approche violemment le sexe de la belle vers sa bouche avide. Elle défaille. Il cesse.

La bouche barbouillée de sa liqueur il l'embrasse. Elle sent sa propre odeur qui la chavire. Il la prend dans ses bras raide comme un i plaquée contre lui et, bouches toujours scellées, il la porte dans le salon. La lumière de la rue inonde la pièce et projette des ombres fantastiques. Ils sont face à face. Ils ne parlent toujours pas. Leur souffle est court. Leur poitrine se soulève au même rythme. Il saisit sa robe et la remonte le long de ses cuisses, de sa taille, de son buste, de ses épaules. Elle tombe à terre en une flaque de couleur. Plantée sur ses stilettos noirs, fière comme un Walkyrie il la regarde. Elle n'a plus peur. Il a su lui prouver qu'elle vaut encore quelque chose. Elle saisit sa chemise et, un par un, en fait sauter les boutons. Son torse est magnifique. A-t-elle jamais eu dans ses bras un homme si bien bâti ? Elle s'émeut car la beauté physique l'émeut toujours, elle qui se trouve si fade. Elle n'ose aller plus loin. Il en rêve, elle s'effarouche à nouveau. Alors, avec lenteur, il défait sa ceinture et fait glisser à ses pieds le pantalon, barrière symbolique qu'elle ne pouvait casser. Il saisit sa main et la presse sur son sexe. Une chaleur inouie l'envahit. C'est son désir à elle et la chair bouillante de cet homme qui la consument. Elle ne veut pas le caresser, elle a oublié, enfin elle le pense. Elle veut partir. Alors, une fois encore, il l'attire et l'embrasse. Elle sent son ventre dur contre le sien, elle sent son sexe bandé contre le sien, elle sent son torse contre ses seins. Il fait sauter l'agrafe. C'est peau contre peau maintenant. Il fait glisser son string et ôte son dernier vêtement. C'est sexe contre sexe maintenant.

Caresse-moi je t'en prie, supplie-t-il à son oreille. Timide comme une enfant innocente, elle pose sa main sur son sexe et panique. Est-ce possible un tel engin. Elle retient un cri d'effroi. Mais que la Nature est cruelle. Elle veut vraiment s'enfuir. Je sais, lui dit-il, n'aie pas peur, je ne te ferai pas mal. Elle ne veut pas, elle ne veut plus. Elle ramasse sa robe, il la retient. Ne fais pas ça. Si, je ne peux pas, j'ai peur. Je sais, elles disent toutes cela, toutes elles refusent... toujours !

Il y a de la tristesse dans sa voix. Dans le lueur bleutée elle croise son regard de chien battu. Elle a peur de souffrir mais c'est lui qui souffre. Elle se ressaisit. Qu'aurait-elle dit s'il s'était enfui à la vue de ses fesses imparfaites ? S'il te plait, insiste-t-il, tu me plais, vraiment... Alors elle fait confiance à la Nature. Elle revient vers lui et le colle de tout son long. Prêtresse pour lui elle va devenir et adorer cette colonne digne du temple d'Hercule. Elle va lui donner ce que toutes à ce jour lui ont refusé. Elle l'a compris à demi-mots. Ce soir, enfin il connaitra la femme. L'acte de d'amour est don, mais il est "donner" plus que "recevoir" et le femme éternelle en elle parle. La femme réconfort, la femme généreuse, la femme havre de paix et de volupté. Elle glisse sa main sur son sexe magistral et de caresses savantes elle le flatte. Telle la grande échelle son sexe bande de désir pour elle. Il enfouit son visage dans son cou, et elle sent en volutes brûlantes son plaisir monter. Il gémis à son tour, elle en est excitée. Elle cesse.

Il dévoile son visage troublé. Elle va s'allonger sur le canapé, rivée de peur et de désir. Il la redresse, la fait mettre a genoux et la crucifie avec lenteur, de plus en plus profond. Une plainte de plaisir s'élève alors que la douleur la cloue. Il est délicat, il est fébrile. Elle souffre et pourtant dans un ultime élan elle jouit. Et pourtant dans un ultime élan il jouit.


Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés serait fortuite.

07:05 Ecrit par Gicerilla dans Eros | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

Jouir en souffrant ... douleur et bonheur sublime, ces deux mots l'un avec l'autre je trouve ça très cruel. Beaucoup de tristesse dans cette "envie d'incendie" je trouve. Néanmoins, j'ai noté que le bal des pompiers ça pouvait être finalement très intéressant, perso j'en étais restée a la distribution du calendrier ;)

Ecrit par : Bougrenette | 26 septembre 2007

voilà un texte érotique bien pendu, et bien bandant !
Gicerilla j'espère que vos récits sont des mémoires vécues ! si ce n'etaient que des fantasmes mon dieu quel gachis ce serait !!!

Ecrit par : losslaid | 27 septembre 2007

à cette lecture, me voilà ...tout chose ....

bizz
luz

Ecrit par : luz | 27 septembre 2007

Ouch la lecture de votre texte a de biens curieux effet. Me voila obligé de patienter un peu avant de me lever. Je ne viendrai plus vous lire au bureau -rire- Vous serez ainsi punie.

Ecrit par : X-Addict | 27 septembre 2007

Pin pon, Pin pon, y a t il quelqu'un pour éteindre l'incendie qui à pris feu dans mon caleçon à la lecture de ce texte ?
Encore une fois bravo. C'est fort, c'est gorgé de désir et plein de respect de l'un pour l'autre. Même si cela ne dure qu'une nuit, c'est de l'Amour, c'est certain. N'en déplaise aux culs-serrés.
Et à la question "ca se fait ou ca ne se fait pas ?", la réponse est bien évidemment "ca se fait" et ca se fera encore et encore, tant qu'il y aura des hommes, des femmes et de l'amour !!!

Ecrit par : ZORG | 28 septembre 2007

Se faire sodomiser par un pompier inconnu...où est l'amour Zorg ???

Ecrit par : passeakevin | 28 septembre 2007

passeakevin = cul serré ?

Ecrit par : ZORG | 29 septembre 2007

amour, nom masculin

Petite leçon de français pour Zorg:

Amour:

Sens 1 Sentiment d'affection, d'attirance sentimentale et sexuelle entre deux personnes. Synonyme adoration
Sens 2 Sentiment d'attachement, d'affection mutuelle entre amis ou membres d'une même famille. Ex L'amour filial. Synonyme affection
Sens 3 Attachement désintéressé à une valeur, un idéal. Synonyme admiration
Sens 4 Personne aimée.

Ecrit par : passeakevin | 29 septembre 2007

Etrange quand je lis les commentaires je me demande si je ne me suis pas trompée dans ma lecture et ce que j'y ai deviné au delà de la sodomie et de l'acte d'un soir.

Ecrit par : Bougrenette | 29 septembre 2007

Hummm ...Je vois que le Messieurs ont lu dans ce texte ce dont ils rêvent peut-être sans oser ! La Femme quant à elle y a vu l'essentiel !

Et puis Passeakevin, dans la définition du mot ''amour'' que vous brandissez comme un anathème, il y a bien pourtant '' attirance... sexuelle entre deux personnes.''
Il s'agit bien là d'amour il me semble, car entre ces deux êtres de passage don il y eut et, quelle que soit la motivation derrière le don, le don reste ce qu'il est dans toute sa beauté et son désintéressement.

Ecrit par : Gicerilla | 29 septembre 2007

@ Bougrenette : non, croyez votre sensibilité. Plaisir et douleur sont le lot de l'humain et peut-être un peu plus celui de la femme. La douleur est attachée à la femme à chaque stade de sa vie de femme, allez comprendre pourquoi !! Je ne crois pas que ce soit le cas de l'homme sauf dans les tribus qui imposent encore des épreuves douloureuses de passage de la vie de garçon à la vie d'homme !

Serait-ce que peut-être l'homme prend plus souvent qu'il ne donne ? Je me pose la question...

Ecrit par : Gicerilla | 29 septembre 2007

ca fait plusieurs jours que je pense à votre texte et à mes questions face aux commentaires. Ce qu'il raconte je ne pense pas qu'un homme puisse réellement le réaliser, l'imaginer, une femme d'ailleurs ne pourrait demander ce don tel qu'il est raconté. je tic aussi sur le fait de jouir en ayant mal, a moins d'être sm. et pour des raisons personnelles le fait de se faire "femme éternelle" pour reprendre vos mots, je pense que c'est une erreur. bon en fait j'ai été fortement troublé par cette note je le reconnais et plus encore de voir que cela pouvait faire autant d'effet aux hommes, sans qu'aucun ne relève certains détails.

Ecrit par : Bougrenette | 29 septembre 2007

Bougrenette, à vous je peux bien l'avouer : il n'a jamais été question de sodomie ! Et c'est bien pour cela que j'ai écrit plus haut ''...Je vois que les Messieurs ont lu dans ce texte ce dont ils rêvent peut-être sans oser !''
Et la souffrance ici n'est pas un but en soi mais une voie par ou le bonheur arrive parfois de ma manière inattendue (cf mon comm sur votre note) !

Ecrit par : Gicerilla | 29 septembre 2007

Il me semblait bien, non pas que cela soit si important que ca, car je me trompe souvent, mais dans le cas présent j'apprécie la confidence car c'était bien cette recherche du bonheur que j'avais cru y lire, comme une reconstruction, un passage pour autre chose.

Ecrit par : Bougrenette | 29 septembre 2007

C'est exactement cela dont il était question fondamentalement, chere B...

Ecrit par : Gicerilla | 29 septembre 2007

@gicerilla: le "et" entre Sentiment d'affection, d'attirance sentimentale "et" sexuelle entre deux personnes cvous aurait-il échappé ? vous y avez vu un "ou" ? le sexe brut et brutal que vous décrivez n'a rien à voir avec l'amour. Votre blog plonge de jour en jour dans le poncif pseudo-érotique.
@poules de votre (basse) cour: le prestige de l'uniforme vos fait vibrer à ce point là ? que c'est triste.
@coqs: que la moindre érection vous fasse monter au rideau transforme t-il ces textes en textes d'amour ? étiez vous amoureux de la corde quand jeunes pubères vous ressentiez vos premiers émois en cours d'EPS lors des épreuves de monter à la corde ?

Ecrit par : passeakevin | 30 septembre 2007

Vu que j'ai pas d'érection et que je ne suis pas Gicerilla je vais répondre à la question destinée aux poules. C'est triste ? non, moi au moins je vibre et cela ne semble pas être votre cas. Avec votre idée fixe d'amour, le grand, le beau, celui qui dure toujours vous vous masturbez le cerveau.

Ecrit par : Bougrenette | 30 septembre 2007

Après la poule, l'un des coqs: Vous êtes un drôle. Ce n'est même pas masturbatoire, que de dire simplement que ce texte est excitant. Mais finalement le "péroreur" n'est-il pas le coq ?
A defaut de vos saintes "amours" que je mets plurielles pour les rendre un tantinet drôle, sont ennuyeuses. Aimer c'est au départ donner de la joie au corps et à l'esprit dans un ordre absolument indifférent.
Continuez Gicerilla, si les poules et les coqs ne vs ennuient pas de trop.
Quand au paon, je le laisse à ses pensées amoureuses, non masturbatoires, sa corde d'EPS, et ses bonnes morales.
Tristesse qd tu nous tiens ....

Ecrit par : X-Addict | 30 septembre 2007

Merci à vous, XA et à B... La crise existentielle de l'écrivain me guettait !

Bien sûr que je vais continuer, j'ai toujours eu un faible pour les gallinacés. Fréquentez ma basse-cour, je vous en prie et je veillerai toujours à y mettre du bon grain frais et savoureux au palais. Car, comme un chantre au féminin, j'aime chanter la vie et la vie, grâce à Dieu, a de multiples facettes à chanter !

PS culturel : ce qui est amusant c'est que le paon est un grand oiseau de l'ordre des Gallinacés !

Ecrit par : Gicerilla | 30 septembre 2007

Plusieurs réflexions:
-un sapeur pompier qui éteint le feu avec sa lance en dehors des heures, il mérite une décoration!
-je pense que le principe des commentaires sur un blog (espace de liberté et de respect), c'est de s'abstenir ou de passer son chemin quand cela ne plaît pas.
-j'adore lire les récits de Gicerilla, qu'ils soient érotiques, fictions, phantasmes, souvenirs ou simplement expression. Ce n'est pas uniquement le contenu, mais également la forme, la culture, l'écriture... Continuez, Chère Gicerilla. Je ne sais pas si mon plumage fait de moi un gallinacé de basse-cour, mais je m'y sens comme un poisson dans l'eau... euh... vous voyez ce que je veux dire!

Ecrit par : Ex-mot | 30 septembre 2007

Le pompier marchait sur le trottoir,lentement.Que c'était-il passé? Et pourquoi? .Il ne se sentait pas bien,il ne se sentait pas mal,son ésprit était ailleurs...Alors,il se concentra sur tout ce qu'il avait encore à faire en cette journée,et oublia le reste.Le boulot l'attendait...
La fille était debout dans la cuisine.Elle s'était entièrement déshabillée,et avait enfilé un gros pyjama usé qui avait vécu beaucoup d'hivers...Avec le bout de ses pieds,elle rassembla les morceaux de serviettes en papier qui traînaient sur le sol.Elle rangea le désordre,jetta les serviettes dans la poubelle,et s'assit sur une chaise.Elle but un litre de jus d'ananas,coup sur coup.Ensuite,elle prit une couverture,se coucha sur son canapé,se recouvrit jusqu'au cou avec la couverture,et mit la télévision en marche,pour oublier provisoirement...

Ecrit par : guy | 02 octobre 2007

Pourquoi Guy tous vos écrits me portent-ils à la mélancolie ? Et chez vous et chez moi, je sens comme une tristesse et pourtant, ce texte est une porte ouverte sur un avenir qui sourit et non pas sur un passé qui pleure ...

Ecrit par : Gicerilla | 03 octobre 2007

@Gicerilla
C'est peut-être parce que j'éssaye de m'approcher au plus près de ce que j'appelle la "froide réalité",que je ne trouve d'ailleurs pas froide du tout.J'ai lu quantité de textes érotiques,voire porno,et je pense que les auteurs savent très bien ce qui ce passe dans la tête des lecteurs.Comme ces textes sont faits pour rapporter de l'argent,les auteurs font tout pour plaire au lecteur.
Et je me suis amusé à "analyser",immédiatement après avoir des relations sexuelles,ce qui se passait en moi,et j'ai comparé aux textes.Quelle différence!
Je n'ai rien contre les fantasmes et l'érotisme en texte(ou images),mais je pense quand même,qu'à la longue,cela mène les "hommes seuls" (puisque c'est eux la cible principale) sur des chemins un peu éloignés de la réalité et de leur réalité.
Pour donner un exemple,c'est comme si on expliquait à une personne affamée que manger des pommes de terre crues est un délice,cette personne pourrait le croire à la longue,si on l'isole de tout autre aliment.
Quand à l'avenir des personnages,je leur laisse toute liberté...ni joie,ni pleurs,à eux de voir...

Ecrit par : guy | 04 octobre 2007

J'aime assez votre métaphore de la pomme de terre crue !
Quoiqu'il en soit, il ne s'agit pas là de faire de l'argent au détriment de pauvres heres suffisamment crédules pour croire que la vie est comme dans les romans, ni de mettre sous un quelconque joug un lecteur de passage !

C'est une fiction et s'il s'avère que la chair, ses plaisirs et ses douleurs y soient évoqués, cela n'a rien de machiavélique ni de pathétique. C'est un conte à raconter, c'est un conte à lire ou à ignorer.

Merci de m'avoir lue, même si à le faire vous finiriez peut-être par aimer les patates crues...

Ecrit par : Gicerilla | 04 octobre 2007

@ex-mot: je pense au contraire quele vrai espace de liberté consiste à dire ce quon pense et qu'on ne fait pas un blog public si on refuse cette idée. Nous n'avons pas la même idée du mot liberté...

Ecrit par : passeakevin | 05 octobre 2007

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