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jeudi, 22 novembre 2007

ELLE - A la manière de*...

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LA GRENOUILLE ET LE ROSBIF

Une petite grenouille, française de son état
Aimait à voyager, chez la Perfide souvent.
Ses amies effarées, envieuses sûrement
L'agonisaient d'injures. "Que vas-tu faire là bas?

Il n'y a que Rosbifs, traitres à notre nation
Et traitre tu seras, de chez nous mise au ban
Si tu continues à fréquenter ces forbans.
Qui de Napoléon ont ruiné l'ascension
Et qui d'une défaite écrasante ont tiré
Un symbole hypocrite de réconciliation.
N'est-ce pas là que se termine en effet
Le trajet outre-manche du plus fameux des trains ?

Mais que leur trouves-tu donc à ces blanchots rouquins,
Au fair-play oublié, à l'amour pour la bière,
Qui au lit bien souvent, peu doués de leurs mains,
S'effondrent alcoolisés, sensuels comme une pierre ?"

La petite grenouille ne s'effarouchait point
Car, de cette nation qui engendra Shakespeare,
Elle aimait plus que tout leur humour du pire
Et nul dans son pays ne savait la faire rire
Comme ces soudards guindés, drôlatique à mourir !

Alors pas dégonflée, comme une sienne aieule,
Défiant ses consoeurs, en dépit des menaces,
Elle décida un jour de rapprocher les races,
En leur offrant sans frein, en guise d'amuse-gueule,


Le soyeux de sa peau, le moelleux de sa chair,
Et le goût raffiné de ses jolies gambettes.
Chaque été revenant était comme une fête
Car elle partait, fringante  tel le missionnaire,
Convertir ces briscards à la cuisine française.
Et au cours de leçons qu’elle inventait, à l'aise,
Elle savait susciter sans pourtant rien faire pour 
Leur envie de signer un armistice d'amour.



En diplomatie comme en gastronomie, disait le grand Machiavel, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Euh, non ... ça ne doit pas être ça ! Reprenons.

En diplomatie comme en toute chose, il faut savoir payer de sa personne !

* Sachez me pardonner, Jean,  pour l'audace de l'inspiration.

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Commentaires

Qu'importe le flacon ? Oui, l'important n'est il pas dans toutes ces délicieuses liqueurs, tous ces précieux nectars, cet hydromel, divine extase des rois...et des reines....?
Et je t'offre l'ivresse...

Ecrit par : Nowhere man | jeudi, 22 novembre 2007

Une fracassante inspiration, rieuse, joyeuse, pleine d'humour et de véritées, une bien jolie fable, m'est idée que Jean vous pardonnera très facilement. Vous comprendrez Gi que je vous vole cette illustration ;-) que je n'avais pas dans ma collection.

Ecrit par : Bougrenette | jeudi, 22 novembre 2007

j 'adore .........la couisse de grenouille a perdu un pied au profit de gambette , mais aussi sa rime avec ...jouisse !!!
"la grenouille et le rosbif" aurait pu être une fable de jean ( mais il n'y a pas pensé ?! pas de morale a se mettre sous le dent sans doute ...) ou un audacieux plat dans un british menu . Eh ben non , rien de cela .Mais cette union n'a pas échappé à notre biographe qui nous régale d'alexandrins où l'on imagine son ardeur dans "le réchauffement des relations franco-anglaises " au moins à la hauteur de l'imagination de la grenouille.

Ecrit par : arrosé dévian | vendredi, 23 novembre 2007

rires ... vous avez raison ... j'irai bien en rosbif ...position 5... et la fable de la grenouille et la morue vous la connaissez ?

Ecrit par : sans | vendredi, 23 novembre 2007

@ Nowhere man : bienvenu et ma foi, avec un tel programme ...

@ Bougrenette : je n'ai pu résister à l'espièglerie culottée de copier timidement le grand Jean ! mais comment l'aurais-je fais devant une telle illustration. Empruntez ma Belle, sans complexe :-)

@ Arrosé dévian : heureuse que la gambette vous divertisse aussi bien que la cuisse...

@ Sans : hum, food for thought ! la Grenouille et la Morue dites-vous ? Non, je vous en prie initiez-moi !

Ecrit par : Gicerilla | lundi, 26 novembre 2007

j'adore la position 3 en fait ... plus je la regarde plus j'ai le sourire qui grandit, elle a un truc dans le regard cette grenouille qui se pame. j'ai pris et rangé dans ma boite à grenouilles. merci ! et le culot faut pas hésiter pour ma part je trouve que cette fable est à la hauteur de celle de Monsieur Jean pas moins.

Ecrit par : Bougrenette | lundi, 26 novembre 2007

@ Bougrenette : allez, confidence pour confidence, vue que nous sommes toutes seules, je vous l'avoue c'est aussi ma préférée ! Il y a un abandon dans cette position, une extase sous-jacente qui m'attire terriblement ! Et à l'inverse du conte, qu'un prince me baise* pour qu'en grenouille extasiée je puisse me transformer !

* sens premier du terme... bien sûr !

Ecrit par : Gicerilla | lundi, 26 novembre 2007

@gi position 3 votre préférée

hum ... dominatrice

A bon tiens ...

Ecrit par : waid | lundi, 26 novembre 2007

@ Waid : m'enfin, si ça c'est de la domination... je n'y connais rien ! A mon avis il s'agit plutôt d'abandon et de docilité ... intéressé ? :-)

Ecrit par : Gicerilla | lundi, 26 novembre 2007

@surement il ne parle qu'à vous Gi ou alors il vous prend pour un rosbif.
Pour moi c'est juste pamée sans conclusion.
Je vous jure y a des soirs où je ferais mieux d'aller me coucher ou arrêter de plaisanter.
Mais bon je confirme la trois c'est surement la meilleure, ceci dit le rosbif manque d'expressions, faut se fier à la grenouille.

Ecrit par : Bougrenette | lundi, 26 novembre 2007

Quel bon moment passé à te lire !! Cette grenouille me plait, efficace et avec bien de la suite dans ses idées ;-)
Un brin impertinente et délurée, aventurière dans l'âme, pétillante et fort habile... Et pas seulement en diplomatie :))

Alors, dans un tout autre registre aussi "bestial", j'ai envie de t'amuser en partageant avec toi (et peut être d'autres !) un petit texte de Gérard Pasteur...
J'espère qu'il saura te faire au moins sourire à défaut de te séduire Gicerilla, ma Grande Amoureuse de la langue française et de ses mots !

"La langue française est très écologique : les animaux font vraiment partie de notre vie : Myope comme une taupe, rusé comme un renard... Les termes empruntés au monde animal sont partout.
La preuve : Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud comme un lapin ou fine mouche.
Souvenez vous messieurs : un jour ou l'autre, vous êtes devenus chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous êtes alors arrivés frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat !
Vous faites le pied de grue, en espérant que cette bécasse ne vous a pas posé un lapin.
Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié :
"Cette poule a du chien, Une vraie panthère !"
C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour. Mais, tout de même, elle vous traite comme un chien.
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive.
Bon, dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.
Vous restez muet comme une carpe.
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson.
Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme lièvre.
Vous avez beau être doux comme un agneau, faut tout de même pas vous prendre pour un pigeon !"

Ecrit par : Margot | mardi, 27 novembre 2007

@ Margot : vous de nouveau, quel bonheur, cela fait si longtemps que vous ne passiez plus ! Votre texte à tout dit. Zut, que va-t-il me rester à conter sur le monde animal ?? La barre est haut placée, va falloir que je creuse le sujet... à suivre !

PS : allez donc lire "Gorille dans la brume" et "Danse avec les loups"...

Ecrit par : Gicerilla | mardi, 27 novembre 2007

@gicerilla
@bougrenette

vous m'avez convaincu à suivre ....

Ecrit par : waid | mercredi, 28 novembre 2007

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