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lundi, 19 novembre 2007
ELLE - Faux-semblant
Ces derniers temps je suis assaillie par des doutes ! Comment se fait-il qu'une femme comme moi, intelligente, indépendante, riche, gentille et douce, pas trop moche, polyglotte, globe-trotter, rigolote (ben, si !), un peu chiante, ayant du caractère ne trouve pas chaussure à son pied, ou plutôt homme à son cœur, partenaire à son âme ? Je m'interroge et ne trouve pas de réponse, réfutant d'un geste agacé de la main l'hypothèse maternelle "mais ma chérie tu mets la barre trop haut ...".
Alors j'en viens à me demander si un de mes amis n'a pas raison lorsqu'il m'a dit récemment "... mais Gi, tu leur fais peur. Tu ne te rends pas compte. Un homme doit se sentir supérieur sinon il cesse de bander. C’est bien connu que les hommes préfèrent les femmes un peu bébêtes, car nous savons et nous le sentons tout de suite que nous serons performants, que jamais nous serons ridicules, des femmes qui ne nous font pas peur. Dominer nous fait bander, tout le reste nous fait débander et nous laisse avec la peur au ventre. C’est totalement indépendant de notre volonté, c’est le cerveau qui dirige cela d’une manière autonome. L’organe sexuel c’est lui, pas ce que nous avons entre les jambes... "
Serait-il possible que ce soit le cas ? Et s'il disait vrai ? Si l'image inconsciente que je renvoyais était celle d'une femme de tête, inaccessible et impressionnante qui, sans le vouloir, ôte leurs moyens aux hommes par l'idée (fausse) qu'ils se font de moi !
Evidemment, ma plume tremble en écrivant tous ces adjectifs, puissants comme une malédiction qui prendrait corps en les écrivant. Ma gorge se serre à l'idée que, peut-être, moi la toute douce, moi la toute fragile, moi la femme encore enfant émotive, j'aurais bâti au cours de toutes ces batailles où la vie m'a blessée, où l'homme m'a bousculée, une armure d'écailles dures comme la corne du plus coriace des prédateurs du Jurassique ? Armure de plaques articulée faites de mes peurs calcifiées, de mes blessures pétrifiées, de mes cicatrices kératosées. Armure impénétrable et souple pourtant me permettant de me mouvoir avec la fluidité du serpent dans cette société de mâles dominants, sans laisser plus jamais un seul de leur trait m'égratigner la chair de griffures brûlantes.
Aurais-je tissé avec toutes ces expériences douloureuses une cotte de mailles d'un métal plus résistant que l'airain ? Aurais-je dessiné sur mon visage, tel le guerrier maori, des tatouages belliqueux si effrayants que bien qu'invisibles ils repoussent mieux qu'un bouclier tout homme voulant m'aborder ?
Mes doutes seraient-ils devenus arrogance ? Mon manque d'assurance serait-il devenu prétention, mon sens de la répartie une arme redoutable à l'interlocuteur peu habitué aux femmes spirituelles ? Mon humour, tour à tour niais ou caustique, serait-il perçu comme de la suffisance ? Mes traits d'esprit auraient-ils érigé autour de moi une palissade de pieux plus infranchissable que ceux des sièges romains ?
Comment pourrait-il en être autrement si j'en juge par certains commentaires reçus de lecteurs par voie d'emails. En vrac "... Incisive, autoritaire, dominatrice ... il serait dommage de ne pas mettre à profit de telles qualités que je n'apprécie guère par ailleurs...", "Vous ne faites que décrire un ordinaire à des gens ordinaires... Vous me faites penser à ces grandes bourgeoises qui rougissent en disant merde...", "...et je pense que vous devez assez facilement effrayer les hommes...", "...je n'arrive pas à m'ôter de la tête que vous êtes une sorte de mante religieuse et je n'ai pas envie d'être votre prochaine victime."
N'est-ce pas effrayant ? Je m'inquiète, je suis ébranlée. Quoi, mes textes véhiculeraient cela, moi qui les veux le reflet de ma fragilité, de mon émotivité à fleur de peau, de ma curiosité insatiable pour la vie, de ma gourmandise revendiquée pour les plaisir des sens et de mon humanisme enfin !
Mes textes rapporteraient-ils au monde comme des esclaves affranchis mais ingrats à leur maitre des messages différents de ceux que ma confiance aurait remis dans leur mains d'hérauts fidèles ? Les ondes du net auraient-elles déformé à mes dépens le trait de mon pinceau esquissant le portrait de mon âme ?
Alors, dans quel miroir me mirer pour voir avec les yeux des hommes le visage de Gicerilla ? Quel rôle devrais-je composer pour que plus jamais des jugements aussi hâtifs et erronés ne soient à mon endroit prononcés ? Devrais-je endosser l'habit hypocrite de la femme soumise et bête à pleurer, voire, ô malheur, de la barbie blonde comme conseillé par mon ami afin de me rendre abordable ? Et si tout cela était vrai, comment faire pour me dépouiller de cette armure qui me dessert plus qu'elle ne me sert ?
Moi qui ne veux qu'une seule chose, aimer et être aimée, serais-je pour toujours condamnée, inaccessible à l'Amour ? Mais où sont les hommes courageux qui n'ont pas peur des apparences ? Ont-ils disparu de la surface de la terre ? Notre société les a-t-elle émasculés à force de vouloir en faire des hommes au féminin ?
Mais je vous en prie, rassurez-moi. Dites-moi où est planqué le St Georges qui pourfendra ma carapace d'écailles pour libérer de sa gangue cornée, moi, la super nana ?
Dites-moi que je ne suis pas cette tour imprenable ou bien assiégez-moi pour que, consentante, je rende les armes !
06:50 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (37) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Si avec tous vos prétendants, vous ne trouvez pas chaussure à votre pied, c'est que vous préférez marcher pieds nus, faut croire.
Ecrit par : Boris | lundi, 19 novembre 2007
Humpf. Je pourrais presque dire "same here", sauf que moi j'en suis arrivée au point où je me dis "mieux vaut seule que mal accompagnée". Etre intelligente et forte est loin d'être une tare, vous finirez bien par trouver un homme capable de comprendre cela ! ;)
Ecrit par : am I wrong? | lundi, 19 novembre 2007
"une femme comme moi, intelligente, indépendante, riche, gentille et douce, pas trop moche, polyglotte, globe-trotter, rigolote (ben, si !), un peu chiante"
non mais cela existe une telle perle où dites moi où cela existe , parce que cela vaudrait la peine de battre la campagne pour la rencontrer .
mais si la belle me claque la porte au nez en me voyant ?
voila ce qui conduit le monde la trouille de ne pas être à la hauteur , alors quand la barre de l'autre est haute la trouille paralyse plus (rires)
et ceux qui ne sont pas paralysés sont soi pris soit sots.
c'est vrai que le monde est mal fait.
pour les mails d'insultes ils sont hilarants , il faudrait un jour en publier un florilége.
Ecrit par : waid | lundi, 19 novembre 2007
boris n'a pas tort.
am I wrong non vous aussi ! désolé pygmalion est monogame , et le clonage n'est pas encore au point
Ecrit par : pygmalion | lundi, 19 novembre 2007
Il est où, en parlant de votre texte, le faux-semblant?
Ecrit par : Ex-mot | lundi, 19 novembre 2007
ne pas chercher… trouver…
Ecrit par : yoyostereo™ | lundi, 19 novembre 2007
Ces questions de masculinité mise à mal, de femmes castratrices m’interpellent depuis longtemps.
J’ai envie de croire que le discours que l'on vous tient sur le besoin de supériorité de l'homme n’est pas celui de tous les hommes. Mais sans doute dessine-t-il une tendance bien réelle.
Je ne pense vraiment pas être une anomalie de la nature et pourtant je n'ai nul besoin de sentiment de supériorité pour bander. L'intelligence, l'humour, l'esprit... sont pour moi des qualités qui auraient plutôt tendance à aiguiser mon désir.
Et mon dieu comme se serait ennuyeux de partager le lit de quelqu'une (aussi belle soit-elle) qui n'aurait rien à partager intellectuellement !
Ne prenez pas trop au sérieux les remarques de vos lecteurs. Le blog est un miroir déformant…
Ecrit par : Kinky | lundi, 19 novembre 2007
Oh ma belle, celui-là, je sens qu'il est pour toi ...
Ecrit par : Poète naviguant | lundi, 19 novembre 2007
@ pouët navigant :
Ne pas confondre témoignage et candidature ;-)
Ecrit par : kinky | lundi, 19 novembre 2007
Bon, faudrait peut-être voir à remettre les choses à leurs places.
Chère Gicerilla, notons d’abord que vous faites preuve d’une belle générosité ; elle est évidente, elle saute aux yeux. Vos articles sont riches, d’un style impeccable, érudits mais plaisants, sensibles mais drôles, précieux mais humbles, sensuels mais pudiques…
Ce que vous partagez avec nous, vous prenez soin de le disposer avec un raffinement dont les plus ingrats sont positivement indignes. N’est-ce pas la marque d’une grande attention, d’une sincère gentillesse que de donner jour après jour à un public ouvert, indistinct, choisi par le hasard et non par l'intérêt, le fruit de votre travail ? Oui, travail ! Permettez-moi d’insister sur ce terme car s’il existe multitude blogs, beaucoup se cantonnent à l’exercice affligeant du copier-coller ou du dégoulinant blabla sans forme ni fond, au sujet d’on ne sait quelle anecdote qui n’en est finalement pas une. Vous, Gicerilla, vous ne vous foutez pas de la gueule des gens, vous les gâtez les gens, vous êtes plutôt sympa avec eux. Alors faut dire : "merci" !
Notons, ensuite que le mec qui cherche des idiotes, ce qu’il cherche en fait ce sont des faire-valoir. N’est pas très sûr de lui le type, il veut se la jouer De Niro comme sur son plasma, mais il sait bien qu’en fait c’est du cinéma et il oublie que De Niro c’est un homme qui fait un boulot, comme la plupart des gens, qui bosse dur pour jouer au caïd, qui fait sa prestation de comédien à la demande et qui a eu l’intelligence de tourner pour Scorsese à ses débuts (Mean street - 1973) ou Cimino (Voyage au bout de l’enfer - 1978). Et d’ailleurs pourquoi chercher tel un damné à être sûr de soi ? Pourquoi un homme ne pourrait-il s’habiller d’un peu d’hésitation, de quelques tonalités d’autodérision, de jolies touches de sensibilité ?
Notons enfin que le lecteur assez naïf pour s’imaginer saisir la personnalité de l'auteur derrière la mise en scène des mots n’a pas vraiment compris le sens et le but de ce que c’est qu’écrire.
Et que l’on ne s’avise pas de laisser de blessants commentaires à l’avenir sans quoi je risque de m’énerver…
:-)
Ecrit par : Alex | lundi, 19 novembre 2007
Chère Gi, mon coté joueur vous dirait surement : mais il faut oublier les hommes et vous tourner vers les femmes ! ;) ou Du haut de votre tour, une autre solution vous faire pousser les cheveux.
Les commentaires réducteurs, sont surement un signe d'impuissance face à une difficulté, à quelque chose qu'on ne peut comprendre, enfin il me semble que les messieurs avant moi on trouvé de bonnes explications.
Mais surtout il faut oublier cette idée de composer, de jouer un rôle, restez vous même sera le plus beau cadeau que vous pourrez faire, à vous et aux autres.
Ecrit par : Bougrenette | lundi, 19 novembre 2007
moi je trouve cela formidablement excitant les femmes de tête ...même si c'est intimidant ...c'est ça le jeu .
bises à vous
luz
Ecrit par : luz | lundi, 19 novembre 2007
L'intelligence est douloureuse.
En un plus jeune âge, La Nouvelle Grille et L'Éloge de la Fuite, de Henri Laborit, m'ont aidé à voir plus clair, (moins sombre ?), dans les arcanes de la communication entre ces étranges choses que sont les êtres ...
Ecrit par : Quidam LAMBDA | lundi, 19 novembre 2007
@ Boris : si seulement vous aviez raison et que cela n'était qu'une histoire de chausseur ou de cordonnier ...
@ Am I wrong : je suis d'accord, mais le problème reste entier : serai-je un jour accompagnée ou bêtement suis-je "accompagnable" ? :-)
@ Waid : ben c'est ici,ne cherchez plus. Mais vous avez raison, là où je suis c'est la campagne ! Ne craignez point, j'ai de l'éducation et ne claque pas la porte au nez mais... peux raccompagner promptement si jamais! :-)
@ Ex-mot : "FAUX(-)SEMBLANT,subst. masc. Apparence trompeuse"... Il est où le faux-semblant ? Et bien je me suis donc posée la question de savoir si ce n'était pas moi ... Dites-moi que non !
@ Kinky : merci de ce témoignage rassurant (qui ne sera pas pris pour une candicature !)... Et à vous comme à Luz je suis reconnaissante car je sais qu'il a y encore sur terre des mecs qui assument des femmes intelligentes (non, non je ne me gargarise pas, mais enfin je ne suis pas bête :-))
Ecrit par : Gicerilla | lundi, 19 novembre 2007
@ Poète navigant : Merci d'être passé chez moi mais je note que votre perception n'est pas tout à fait fiable. Dommage, je m'étais mise à rêver !
Cela dit, votre URL est erroné. Est-ce exprès ?
@ Pygmalion : alors on débute quand ces essais de reproduction ? Ce n'est pourtant pas la première fois qu'on en parle !
@ Yoyostereo : Trouver ? Voilà un conseil bien étonnant car ne dit-on pas "qui cherche, trouve" ?... Serai-je capable d'appliquer cette équation bancale ? Quoiqu'il en soit, merci d'être passé. Au plaisir de vous revoir.
@ Quidam Lambda : quelle belle affirmation mais je ne sais pas si elle me correspond. Je me pose la question "mon intelligence est-elle source de souffrance ?" Je crois que dans mon cas, la réponse est non. Il s'agit juste peut-être de ne pas douter de soi ?
@ Bougrenette : Les cheveux, savez-vous, j'y avais bien pensé mais cela ne sied pas à mon visage trop fin :-) Donc j'opte pour la deuxième solution : rester moi-même contre vents et marées...
Ecrit par : Gicerilla | lundi, 19 novembre 2007
@ Alex : je vous garde pour la fin, que les autres me pardonnent cette apparente préférence mais enfin... Quelle intervention, je reste rougissante ! Pour un peu, je me retournerais pour m'assurer que tous ces compliments à moi sont bien destinés ! :-)
Et merci de vous faire mon héros. J'accepte volontiers car j'ai oublié de préciser... je ne suis pas assez belliqueuse ou musclée !!!
Ecrit par : Gicerilla | lundi, 19 novembre 2007
Vous n'avez pas envie. c'est tout. Ne projetez pas sur les autres.
Ecrit par : passeakevin | lundi, 19 novembre 2007
@ Passeakevin : mais ne seriez-vous pas hors sujet ? Il vous faut relire l'énoncé. Je parle de faux-semblant, je parle de subjectivité, je parle de ceux qui sont, pour citer Alex (entre autres) "...assez naïf pour s’imaginer saisir la personnalité de l'auteur derrière la mise en scène des mots n’a pas vraiment compris le sens et le but de ce que c’est qu’écrire." Je parle de ceux qui s'octroient le droit de me juger, de m'ébranler...
Et vous, de quoi me parlez-vous ?
Ecrit par : Gicerilla | lundi, 19 novembre 2007
Disons que je ne crois guère à l'incompatibilité Homme-Femme Intelligente.Il me semble que j'aurais pu écrire au masculin, ce que vous évoquez, à ceci près que je ne pense pas que le faux-semblant en soit vraiment l'objet.
Trop de subtilité dans l'usage des mots brouille parfois le message pour qui n'y a accès. Trop d'acuité dans la perception des non-dit peut semer le doute.
A un certain degré, la compatibilité nécessite une certaine ressemblance. Et plus rare est la ressemblance, plus vaste sont les territoire à explorer ...
Ecrit par : Quidam LAMBDA | lundi, 19 novembre 2007
Je vous dis "non"...
(...n'ayant jamais trouvé de faux semblant chez vous. En revanche, de la tendresse, de la fougue, du plaisir de vivre et des questions qui (vous) interpellent, une écriture plaisante et raffinée... sans vouloir déverser dans la flagonerie, c'est pour cette raison que je vous compte parmi mes promenades préférées).
Ecrit par : Ex-mot | mardi, 20 novembre 2007
Vous êtes sensible, douée et rieuse. Mais je ne suis qu'une femme !
C'est toujours une jolie promenade chez vous !
Take care
Ecrit par : Fée d'Hiver | mardi, 20 novembre 2007
Accompagnable ? Bien évidemment ! Et si je peux me permettre un conseil : généralement c'est lorsqu'on ne cherche pas qu'on finit par trouver... ;)
Ecrit par : am I wrong? | mardi, 20 novembre 2007
Bonjour. Suis assez d'accord avec Mr Lambda et suffisamment d'accord pour ne pas en rajouter !
m'en vient une question tout de même :
pourquoi pratique-t- on la sodomie ? (entre hétéro j'entend bien)
cordialement !
Ecrit par : un passant qui passe | mardi, 20 novembre 2007
Rien à voir, juste à dire : qu'est-ce que c'est bon de retrouver une connection internet, absente depuis le 15 septembre !
Méfiez-vous du binôme France telecom / Orange !
A part çà, Gicerilla est le premier siteque j'ai ouvert, je vais pouvoir reprendre mes lectures, encenser, ou incendier ma très chère fougueuse et sensible Gicerilla, ainsi que la femme qui en est l'auteur !
Tout aussi vite : 'Auteur et Gicerilla sont proches l'une de l'autre, rien à voir avec Docteur Jeckill and Mister Hide ! J'écris cela parce que , parcourant à toute vitesse l'écrit de l'auteur ci-dessus, j'y ai relevé certaines médisances juste un petit peu nauséabondes.. ;)
je file, je vais lire mes centaines de mails !
Ecrit par : GILGAMESH | mardi, 20 novembre 2007
@ Ex-mot : merci...
@ Am I wrong : bien sûr mais (oui, je suis casse-pied, toujours des mais !) zavez déjà essayé l'exercice qui consiste à se dire "bon, je n'attends pas, je ne cherche pas, je me persuade que je ne cherche pas, que je n'y pense pas...." et voilà t'y pas qu'à force de penser qu'on n'y pense pas... on y pense !! :-)
@ Gilgamesh : vous revoilà ?? Quel bonheur. Welcome back, surtout si c'est pour prendre pour moi les armes à défaut de me les faire rendre ! :-)
@ Un passant qui passe : hum, suis pas sûre de suivre le fil de vos pensées mais... c'est un espace de libre expression (polie) ici, alors pourquoi pas !
@ Fée : zêtes chou ! C'est bon la solidarité !!
Ecrit par : Gicerilla | mardi, 20 novembre 2007
@Gicerilla: vous n'attendez que des compliments...posez vous vraiment la question. Que méritez vous ?
Ecrit par : passeakevin | mardi, 20 novembre 2007
Et votre ami a tort...je n'aime que les femmes extrêmement brillantes...Ce sont les seules qui fassent bander...
Ecrit par : passeakevin | mardi, 20 novembre 2007
Je ne sais pas ce qui s'est dit dans tous les commentaires mais vous parlez souvent dans votre texte de carapace, d'armure... vous n'êtes pas bête Gicerilla, vous savez d'où vient le "problème"...
Peut-être serait-il temps de ne plus vous cacher...
J'ai rapidement vu que certains vous avaient parlé de l'image renvoyée ici... faussée. Mais ce que vous dites ici n'a rien à voir avec cela...
Ecrit par : Nivalane | mercredi, 21 novembre 2007
> Passeakevin : je vois là une erreur en termes de psychologie. La question n'est jamais tant "qu'est-ce que je mérite ?" mais "qu'est ce que je crois mériter ?". Le mérite étant sans rapport avec le succès en amour. Ainsi, une crapule peut jouir de la plus agréable compagnie pour peu que que la personne qui l'adule soit convaincue de sa propre médiocrité, de façon inconsciente. Tandis que la crapule, pour sa part, aura la conviction d'être quelqu'un d'admirable... Cela remonte en général à une représentation qui s'est construite durant l'enfance.
D'autre part, je crains que vous ne bandiez guère. Moi, voyez, il me suffit d'être assis en face d'une jolie poulette dans le train (quand il fonctionne !)pour qu'un désir prenne vigueur.
Ecrit par : Alex | mercredi, 21 novembre 2007
Bon et pour finir, j'affirme, Gicerilla, qu'à votre manière, vous êtes très sexy !
Ecrit par : Alex | mercredi, 21 novembre 2007
Il est toujours difficile dans ce genre d'introspection d'aller au bout. La perception du soi et du renvoi de celle ci par les autres est de plus fort differente. Certes vous apparaissez par cette fenetre qu'est votre blog, comme quelquun de tout a fait a l'opposé que les babrbies que vous evoquez. Je dirais tant mieux ! Votre esprit, vos rires et vos humeurs forment en mot un tres bel ensemble. Neanmoins pour ce qui est du pourfendeur de carapaces, vous etes vous demandé si vous y étiez reellement prete a accepter que votre ultime protection lache ? Au vu de ma petite experience, je crois que parfois on est pas prét a cela et dans l esprit et par le corps.
A ce propos et si vous l'aviez deja croisé sans que vous le sachiez ....
Ne changez rien Gicerilla ...
Ecrit par : X-Addict | mercredi, 21 novembre 2007
il faut bien distinguer, intelligente et chiante.
Il y a beaucoup d'hommes qui aiment les fortes personnalités et les femmes tres intelligentes.
Ce n'est pas ton intelligence qui fait finir les hommes.
Ecrit par : bababobu | mercredi, 21 novembre 2007
@ Nivalane : le point de départ de cette note, chère Miss, était l'interrogation qui a surgit à la lecture de propos étonnants que certains m'ont écrits en réaction à la lecture de mon blog ! Ce fut un prétexte à billet d'humeur mais aussi à introspection. Y-a-t-il un décalage si grand entre ma propre perception de moi et celles que les autres, hommes en particulier, ont qui expliquerait ces invectives ? Il est bon de se demander parfois pourquoi on récolte telle chose et pas telle autre qu'on voudrait pourtant, car alors on en arrive peut-être à la conclusion que nous ne montrons pas ce que nous sommes et/ou les autres projettent sur nous ce qu'ils ont envie de voir, voire ce qu'ils redoutent ! Les raisons de ce camouflage ? Elles sont multiples, et pour ma part, j'ai suivi la piste de l'armure, de la protection... Comme dit X-Addict, suis-je prête à laisser tomber la carapace si carapace il y a ?
@ Alex : en effet, je pourrais aborder la question sous cet angle ... mais j'ai toujours du mal à associer "mérite" avec "ce que je vis" ou avec "ce que je ne vis pas"... Cela dit je suis heureuse d'apprendre qu'un rien excite votre... curiosité et que tant l'intelligence que la joliesse d'une poulette peut vous émouvoir :-)
@ Bababobu : quelle drôle d'intervention de ta part ! J'imagine que sans l'écrire tu veux dire que je suis chiante et que cela fait "fuir" les hommes... Hum, je ne comprends pas ce pluriel et la question reste de savoir si la fuite n'est pas quelques fois par moi voulue, orchestrée, suscitée ?
@ Tous : Pour finir sur le sujet, je suis enchantée de toutes vos réactions. Je remise dans ma besace pour les temps de disette les compliments, et vais m'atteler à suivre les pistes parsemées de vos mots comme les cailloux du Petit Poucet... Qui sait, peut-être au bout de l'une d'elle y aura-t-il une réponse. Merci.
Ecrit par : Gicerilla | mercredi, 21 novembre 2007
Carapace ? Mais vous l'affirmez dans votre texte il me semble, non ?
Donc vous avez répondu à votre interrogation...
Je vais vous sembler très simplette dans ce raisonnement mais ici je ne vois pas pourquoi il faudrait se torturer l'esprit alors que la réponse est si simple...
Après... le pourquoi de la dite carapace... c'est une autre histoire, nettement plus complexe.
Ecrit par : Nivalane | mercredi, 21 novembre 2007
j'aime le commentaire de nivalane et ne rajouterai rien ! bien à vous Gicerilla !
Ecrit par : losslaid | mercredi, 21 novembre 2007
La référence d'Un passant qui passe à mon propos me dérange un peu au vu de la suite de son post, mais bon, c'est la loi du blog où certains confondent parfois esthétique et vulgarité ...
Dernière remarque concernant le fond du texte, je perçois l'écrit comme un miroir à multiples facettes.
Le commentaire est souvent un écho en provenance du commentateur lui-même. Il renvoie dès lors plus à une image de ce dernier qu'à ce qu'est l'auteur du texte commenté.
Mais immanquablement, la lecture que l'on fait du commentaire nous renvoie elle aussi à nous même.
C'est toute la difficulté de l'échange qui transite par les filtres de l'émetteur comme par ceux du récepteur. Quant aux filtres ... ils font l'objet de nombreux romans ...
Ecrit par : Quidam LAMBDA | mercredi, 21 novembre 2007
Après la pluie, le beau temps... :) Je partage le point de vue de Quidam Lambda. Il est vrai qu' immanquablement, "la lecture que l' on fait du commentaire nous renvoie elle aussi à nous même." C'est quasi une règle, plutôt une habitude. un réflexe ? Je ne suis pas psy, je laisserai à un psy le soin de décrire cela plus justement avec les mots appropriés. Simplement, des textes nous sont agréables, ou ne le sont pas, avec bien sûr une graduation, des nuances. Mais même s'ils nous sont détestables, c'est bien qu'ils nous interpellent. Franchement, qui d'entre nous peut prétendre qu'à la lecture des textes signés Gicerilla, il ou elle n'a pas une seule fois renvoyé leur contenu, (sensualités, émotions etc ) à sa propre histoire, à ses souvenirs, à ce qu'il vit maintenant ou à ce qu'il s'apprête à vivre, à ses désirs ou ses craintes; A sa VRAIE VIE ? " Suis-je aussi sensible qu'elle, ou que lui, , aurais-je été à même dans les mêmes circonstances de la séduire, ou de le séduire ? de passer à l'acte ? etc etc "
Ce sont des textes des mots, et pas des maux. En cela s'ils nous donnent la possibilité (et belle possibilité) de nous introspecter, outre le plaisir d'une lecture agréable et touchante, ils ne sont pas, je pense, des couteaux que l'on nous plante dans le dos ou qui nous éventrent ! Cool. cool. Les relations entre personnes souffrent déjà trop du manque respect, d'empathie, d'amour, etc ... que pour s'auto-flageller avec les mots d'ici et jeter en pâture nos souffrances. Je suis sur ce blog pour mon grand plaisir, et pour lire autant les mots de Gicerilla que ceux, souvent super bien écrits aussi, des intervenants. Pas pour passer de mauvais moments, loin de là. Baignons-nous dans cet univers de douceur, d'amour, de sensualité, mais aussi d' intelligence ( = art de faire des liens ); et que les esprits mauvais, se défoulent ailleurs, svp. Ce blog est le fruit d'un long labeur, et en cela mérite le respect.
Ce qui me plairait, vraiment, c'est pouvoir nous rencontrer tous, un jour, un soir.
PS. Gicerilla, je suis toujours tarabiscoté par la différence manifeste qui existe entre " séduire" et " convaincre".
Ecrit par : Gilgamesh | jeudi, 22 novembre 2007
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