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mardi, 18 décembre 2007

ELLE - Autopsie d'un amour mort

6d79f114cea9768238f53cf60d9cd321.jpgLe bruit régulier des roues qui écrasent les rails de métal me berce doucement.

Je m'avachis sur mon siège de première classe. Le confort en TGV, ça a du bon. J'ai le regard qui se perd au loin, hypnotisé par le paysage qui défile à 300 km/h. Plus je m'approche de Paris, plus le ciel se dégage et les tonalités d'ardoises concassées se diluent peu à peu en un bleu layette timide. Des étendues de barbe-à-papa blanche moutonnent sur fond d'azur, la lumière se révèle plus franche, plus gaie, comme après la tempête.

J'aime ces moments où je suis prisonnière. De l'endroit, de mes pensées. Le train impose à mon corps un repos forcé. Je dois être immobile et non plus dans l'action comme un Zébulon qui sautille. Tournicoti-tournicota c'est plutôt mon style et là, en Marguerite placide je me suis transformée. Je ne mâchonne pas de pâquerette mais c'est tout comme. Je laisse mes pensées errer, je laisse mon imagination vadrouiller. Pas de rendement ici, pas d'efficacité. Non, juste vivre le moment, en jouir simplement parce que cela à une saveur trop peu souvent goûtée. Et alors que tout mon être se met à l'aise, s'abandonne au confort du fauteuil ciglé Christian Lacroix, je remarque à ma droite un couple dans la petite cinquantaine. Je les observe en coin pour ne pas les gêner et je ne sais dire si c'est une cinquantaine débutante ou une quarantaine bien marquée par les méfaits de l'ennuie de la vie.

Monsieur, oreillettes greffées dans ses pavillons rougeauds, regarde un DVD grâce à la console qu'il a placée sur sa tablette. Madame feuillette, sans enthousiasme, un magazine quelconque. Monsieur ignore Madame isolé dans son monde cinématographique. Il ne la regarde jamais, ne la touche pas non plus. Aucune attention à son égard. Il est là, vautré sans élégance, la bedaine de brasseur posée sur ses genoux étirant outrageusement la chemise de coton dont les boutons menacent à chaque instant de partir en fusée. Ses mains boudinées affichent une grosse chevalière dorée, et à son poignet droit une gourmette du même métal cisaille ses chairs. Il boit du Fanta orange.

Elle boit du Coca Cola. Elle est assise à ses côtés, indifférente. Elle aussi a perdu sa silhouette d'antan. Elle est habillée triste, gris et beige. Des souliers noirs de moniale ornent ses pieds habillés de chaussettes noires épaisses. Tout est épais chez elle. Elle n'est pas jolie et aucun vestige de beauté juvénile ne vient agrémenter ses traits. Suisse allemande certainement et lui plutôt descendant de propriétaire terrien du canton de Vaud. Daumier l'aurait sûrement croquée en bouledogue ou en chien de salon avec babines pendantes, museau retroussé et toison choucroutée par le dernier toiletteur à la mode.
 

Ils sont là, côte à côte et je suis effrayée. Voilà deux heures sans même se regarder, sans même croiser un regard de connivence qui dirait "ce n'est plus comme au début mais tu es toujours aussi importante pour moi..." ou quelque chose d'humain dans le genre ! Seraient-ils frère et sœur ? Non, une alliance vient briser ce qui était pour moi un espoir secret. Et dès lors, je m'interroge. Est-ce qu'ils s'aiment ? La question m'investit comme l'envahisseur. J'ai peur de connaitre la réponse qui s'insinue en moi avec la puissance de l'acide qui torture l'estomac vide de l'assiégé.

L'amour a-t-il jamais fait palpiter leur corps ? A-t-elle jamais crié sous ses assauts ? A-t-elle frémis un jour à l'idée de ne plus avoir sa présence à ses côtés ? Ont-ils toujours de ces élans et du cœur et des chairs qui font que là, maintenant, viens embrasse-moi, baise-moi, aime-moi, je te veux ? A-t-elle de ces sursauts qui ôtent le souffle en pensant que demain, peut-être, elle va le perdre parce que c'est dans l'ordre des choses, dans la chronologie de la vie confirmée par les statistiques ? Et lui. Envisage-t-il un seul instant ne plus vivre avec elle ou saute-t-il consciencieusement sa secrétaire pas bégueule, ne désirant plus  jamais empoigner, submergé par un désir bandant, les chairs généreuses et molles de sa femme ?

Ils ont fermé les yeux. A quoi peuvent-ils rêver ? Le sommeil les éloigne-t-il encore plus l'un de l'autre ? Ou bien, je veux le croire, c'est là qu'ils se rejoignent, unis dans un seul rêve ?

Ces questions me harcèlent. Elles m’ôtent la sérénité alors que le ciel devient d’un bleu immaculé. Mes pensées, elles, s’assombrissent et je me demande pourquoi l’amour s’en va ? Pourquoi les élans des premiers moments ne semblent pouvoir perdurer ? Pourquoi l’habitude prendrait-elle systématiquement le pas sur l’amour et la passion ? Moi, la reine des pourquoi, de préférence des pourquoi qui restent sans réponse, oui surtout sans réponse car sans réponse c’est plus drôle, je sens mon humeur se noircir au gré de toutes ces questions ineptes que seule moi pour les autres peux me poser. Et mes questions telles des bistouris en acier glacial tailladent dans les coeurs espérant y trouver les raisons pour lesquels ils sont comme des mollusques posés sur un rocher. Elles taillent des lamelles qui défilent sous mon microscope mental. Elles ont des couleurs d'ennui, de silences lourds, de choses tues, d'habitudes érodantes, de désirs assoupis, de colères étouffées, de reproches décalés...

Et plus le ciel se lave de toutes traces de nuées charbonneuses, plus mon regard noir se fonce au point d’atteindre des couleurs d’ombres abyssales. Et me voila assaillie, inquiète, alors que je voudrais la paix. Les lambeaux de leur vie que j'imagine et que je biopsise m'effraient comme la révélation brutale d'un cancer foudroyant.  Et je m’effarouche à l'idée que peut-être tout simplement l’amour n’est pas fait pour durer.

Et je ne veux pas avec mon homme devenir un vieux couple qui se côtoie comme les résidents polis d’une pension de famille. Je ne veux pas devenir une association d’individus qui restent ensemble simplement pour les enfants, pour sauvegarder les apparences, pour des raisons matériels et qui ne partagent plus qu’un triste bilan comptable
.

Je ne veux pas la raison et le renoncement. Je ne veux pas la tendresse de la résignation. Je veux des frissons, des colères, des réconciliations. Je veux des baisers et des griffes, des caresses et des coups de gueule. Je veux l’admiration et le respect. Je veux l’envie et la gourmandise.

Je veux vivre toujours mes amours comme au premier jour. Mais cela est-il possible ?

Dites-moi "oui", je vous en prie...

 

Trackbacks

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Commentaires

Mais, entre fougue insatiable des débuts et morne description d'helvètes bourgeois vieillissants, toute une gamme d'êtres, d'être, est possible. Et l'on ne devient que ce que l'on est dans un monde de manèges pas très souvent enchantés ... :-)

Ecrit par : Quidam LAMBDA | mardi, 18 décembre 2007

oui ...mais il faut se battre,ne jamais lacher l'affaire et surtout ... il faut être 2 à le vouloir.

luz

Ecrit par : luz | mardi, 18 décembre 2007

Il faut attraper la queue du raton laveur pour gagner des tours gratuits, mais je m'égare sur le manège là.
Faire que chaques jours ressemblent aux instants premiers, une vrai bataille c'est evident. Je me vois très mal répondre "non" c'est impossible ou alors à quoi bon ?

Ecrit par : Bougrenette | mardi, 18 décembre 2007

il faut... changer de partenaire chaque jour...

;-)

ou établir un bail non tacitement renouvellable...
why not ?

Ecrit par : sisco | mardi, 18 décembre 2007

Oui ça existe... à condition d'en avoir envie. Au bout de 13 ans de vie commune, mon chéri et moi sommes certes moins fougueux mais la passion nous prend toujours aux tripes... la passion lorsque nous nous engueulons, la passion lorsque nous faisons l'amour, la passion pour tout.
Je n'ai pas vraiment compris encore quel était la différence entre la passion et la fougue mais si je le sais je reviendrais vous en parler. Je sais qu'il y a une nuance, minime peut-être mais je la sens.
Mon chéri me passionne en tout cas et ce que nous sommes aujourd'hui aussi...
Par contre, lorsque l'amour meurt alors il faut savoir partir... c'est cette lâcheté qui est effrayante car, célibataire ou en couple, la routine et les habitudes font partie de nos vies. Ce qui manque à beaucoup c'est le goût de l'effort je crois car oui vivre à deux ça en demande.

Ecrit par : Nivalane | mardi, 18 décembre 2007

Toujours cette utopie de l'age d'or.
Et s'ils avaient toujours été des moches...
Je concéde qu'avec l'age ça s'arrange pas.
Un cinquante

Ecrit par : richler | mardi, 18 décembre 2007

non, évidemment...

Ecrit par : passeakevin | mardi, 18 décembre 2007

Il est de certains blogs, à la recherche de l'anneau magique de mots, comme de quelque légende mythique. Ils ont leurs elfes, leurs princes, leurs fées, leurs magiciens et magiciennes, mais aussi leur Gollum.

Celui d'ici, se pseudonymant à la troisième personne en une mendicité permanente, ne fait point défaut à la règle. Il jalouse sans cesse, en une quête incessante, un inaccessible réservé à d'autres, déjà perverti qu'il est par le seul regard qu'il a jadis porté à l'anneau ...

Ecrit par : Quidam LAMBDA | mardi, 18 décembre 2007

P'têt ben qu'oui ...
Mais si le temps ne s'en charge pas plus ou moins vite, la mort le fait, c'est fatal. C'est la vie.

Ecrit par : Boris | mardi, 18 décembre 2007

@ Quidam Lambda (1) : je souris à votre formule et je m'effraie aussi car si l'on ne devient que ce que l'on est quel est notre libre-arbitre ? Inexistant... Je panique !!!

@ Luz : il est vrai que lutter seul serait devenir Don Quichotte, mais comment entrainer l'autre dans la lutte pour éviter la chute ?

@ Sisco : tiens, un nouveau plein de trouvailles ! En changer tout les jours, ma foi quelle santé :-)
Un bail non tacitement renouvelable ? Là oui peut-être y a-t-il à creuser. Un jour l'on ma dit que chez certains musulmans l'engagement ferme est de 7 ans... Bienvenu chez moi en tous cas !

@ Bougrenette : vous zêtes une privilégiée vous.. la queue du castor !! Moi je n'ai jamais eu que la jambe de Mickey !! Cela dit effectivement, un non serait un à quoi bon et je ne saurais m'en contenter...

@ Nivalane : je suis éblouis. Quel nombre ! Deux chiffres, plus que ce que je n'ai jamais accompli. Off the records, je suis preneuse de toute recette :-)

@ Richler : l'objet n'est pas de savoir s'ils ont été jeunes et beaux, mais plutôt passionnés et aimants. Pour ma part je suis une rêveuse idéaliste... ça ne facilite pas les choses. "Un cinquante" ? Là il faudra m'expliquer. Revenez donc quand vous voulez.

@ Quidam Lambda (2) : j'aime comme vous savez, à demi-mots, dire des choses et les dire pourtant suffisamment clairement pour que je me sente rassérénée ! Merci

Ecrit par : Gicerilla | mardi, 18 décembre 2007

Mais notre libre-arbitre, Gicerilla, n'est-il pas, justement, ce que l'on est ... :-)

Et merci à vous pour le compliment ...

Ecrit par : Quidam LAMBDA | mercredi, 19 décembre 2007

J'ai vu mes grands-parents atteindre l'âge respectable de 90 ans. Quand mon grand-père est décédé, ma grand-mère disait "Maintenant qu'il n'est plus, je suis heureuse de vivre encore juste pour cette attente de le retrouver". J'essayais de la reconforter en disant que nous étions là, qu'il ne fallait pas baisser les bras. Elle me répondit : "Tu sais, lui, je l'aime pour tout ce qu'il a été. J'ai hâte de le lui dire."

L'amour, avec le temps, change de contenu et crée d'autres désirs que ceux qui enflammèrent le premier jour.

Ecrit par : Ex-mot | mercredi, 19 décembre 2007

J'oserais sans pudeur un oui évidemment.
Cela demande beaucoup de coups de pied au cul, pour porter tjrs attention à l'autre.

Ecrit par : X-Addict | mercredi, 19 décembre 2007

Est-ce que j'ai la réponse ?J'ai autant de certitudes, qui à mon avis tiennent plutôt de la volonté de croire que oui, c'est possible; que d'incertitudes, qui elles, tiennent plutôt du constat.

Sachez juste, chère, douce, "G", que si j'avais La baguette magique, je vous en ferais bénéficier, Vous, et vos amis, et les miens. Peut - être aussi que les cons ne le seraient plus s'ils en bénéficiaient aussi. Mais voilà, je n'ai plus qu' une baguette de pain.

Je pense, (là, çà tient du raisonnement et un peu de la croyance), que Tout est à vivre, et même à deux. Que la voie qui nous mène à un Amour Vivant est une Relation kaléidoscopique, toujours en transformation. Que voulez -vous, si déjà l' humain est un être en devenir, il ne peut en être autrement avec deux Etre en devenir ! un gigantesque double mixer dans la même casserole ! ;)
Et finalement, en vous écrivant, là, je me dis que peut être, baguette ou clé, ce serait là une voie à explorer: est- ce que l'Amour ne s'entretiendrait - il pas, ou ne vivrait-il pas du regard que je porte sur l'évolution de l'Autre et ce sous l'effet de notre relation questionnée de part et d'autre. Souvent les disputes ne naissent - elles pas du constat de ce que l'Autre n'est pas, ou n'est pas devenu ce que nous aurions voulu qu'il soit ?
Souvenez-vous, un jour nous avons parlé de la fidélité: La fidélité n'est pas une obligation, mais un cadeau fait à l'Autre. C'est à l'aune de la possible relation hors couple, à l'instant, qu' irrémédiablement nous nous posons la question; "Est ce que ma relation avec L'autre justifie ( si c'est bien de justice, ou de juste, qu' alors il s'agit ) que je le trompe ? Là,à ce moment nous saurons en un instant, où nous en sommes. Et si nous ne nous posons même pas la question, soit il est déjà trop tard, soit nous ne méritons pas grand chose.( médiocrité ?)

Un exemple de regard porté, menant l' Amour. Regardez- vous, "G". Faites- vous seulement le constat du chemin que vous avez parcouru depuis que je vous connais ? un peu plus d'un an ? Voyez , je vous en prie, la très belle évolution de vos textes, de l'expression de vos pensées et émotions. Il ne vous manque plus grand chose pour être le sujet du désir de tous.Pour être l'étoile qui danse. Et "çà" viendra, à mes yeux "c'est inéluctable...:) Une évidence qui,- je vous entends me l'écrire très nerveusement,- nous sautent à tous ici aux yeux,
"MAIS POURQUOI PAS AUX MIENS !!!!!!! ?????????? "

Et oui, je vous aime à ma manière...:) d'autres ici aussi, à la leur..:)

Baignez - y vous dans cet amour.. c'est doux ...:)

Ecrit par : Gilgamesh | mercredi, 19 décembre 2007

Quels jolis mots d'amour laissés ici...

Je sais qu'il faut se battre pour présever l'Amour ! Alors souvent, je passe outre mes autres envies, mes désirs et j'essaye de me rapprocher de l'autre. Mais il faut être deux. Rien n'est simple, mais parfois les petits bonheurs qui résultent de cet amour vous rechargent les batteries pour des jours et des lunes.

Peut-être fait-il vivre comme si demain était le dernier jour ? Cela est fatiguant, notez bien...
Peut-être faut-il apprivoiser la routine et continuer de surprendre.

Ecrit par : Fée d'Hiver | mercredi, 19 décembre 2007

Bonjour G. Qu'est ce que j'aime ce texte, le coté littéraire est excellent car vous abordez des sujets redondants et de par votre talent vous en faites des nouveautés !
Merci pour l émotion ! le voyage en tgv est d une tendresse infinie et la tendresse rime souvent avec tristesse ! Mais que c'est poignant ! Bravissimo!

Ecrit par : losslaid | mercredi, 19 décembre 2007

Pas de recette... ce qui est mieux non ?... sourire
Maintenant l'amour de toute une vie je n'en sais rien... je me contente de le vivre jusqu'au bout. L'avenir me dira juste où il l'a placé...

Ecrit par : Nivalane | mercredi, 19 décembre 2007

L'amour s'émousse aussi sûrement que la lame de la plus belle des épées forgée dans l'acier le plus noble, il faut l'aiguiser au fur et à mesure et de façon constante, sinon la lame est irrémédiablement hors d'usage et il faut refondre ce beau métal qui faisait à l'époque la fierté du forgeron. Alors à nos pierres à fusil et aiguisons, aiguisons!

Ecrit par : waid | mercredi, 19 décembre 2007

@ Boris : cher Boris, ce que j'aime chez vous c'est votre optimiste ! Vous m'ouvrez des perspectives enchantées...

@ X-Addict : oui, coup de pied au cul, ça me parle. C'est truculent mais vrai :-)

@ Ex-mot : moi la rêveuse indécrottable je me prends à rêver devant cet exemple. Ce témoignage me touche car il n'est pas tiré d'un roman, et il me donne espoir...

@ Gilgamesh : que dire ? Vos réflexions sont pertinentes en tout cas elles me parlent à moi ! Et puis la fin me laisse sans voix ! ben, euh, merci...

@ Fée : oui, pourquoi pas, mais comme vous le dites cela doit être épuisant. Et puis en est-on vraiment capable, la routine de la vie ne prend-elle pas le pas, malgré nous ? Je me vois bien en dompteuse de routine, trouver la voie pour l'apprivoiser avec mon fouet et mes cuissardes ... Euh, pardon, je m'égare :-)

@ Losslaid : tant mieux si cela vous touche, si cela vous interpelle. Ce n'est pas toujours le cas, alors tant mieux, je m'en réjouis autant que j'aime le TGV !

@ Waid : tiens, la métaphore du forgeron (que personnellement j'affectionne, souvenez-vous !) est fort jolie et juste. Dompteuse ou forgeronne, que serai-je ?

Ecrit par : Gicerilla | mercredi, 19 décembre 2007

Votre compassion est belle. Même pour les paresseux.
Car certains sont paresseux. Voilà tout. Ils s'installent dans le confort, ou l'inconfort, de ne pas faire d'effort. De se laisser aller.

Oh, ils ne sont pas forcément coupables. S'aiment-ils encore eux-mêmes, suffisament pour aimer l'autre ? Parfois, on souhaite se rendre laid, pour refuser tout amour de l'autre, des autres. S'emplir pour combler le vide intérieur.

Et surtout, ils ne veulent plus douter. Contrairement à vous qui les regardez. Tant que vous doutez, chère G, tant que vous remettez en question, non pas l'amour, mais la survivance de l'amour... vous l'entretenez.

Comme on entretient la flamme de l'éternel foyer qui ne doit pas s'éteindre. Parfois, il est vif, parfois il couve. Mais il est là. Comme au premier jour où vous (lui et vous) l'avez allumé. L'idée est de ne pas le laisser s'éteindre, par inattention ou paresse. Et d'éviter qu'il ne brûle trop, trop vite, trop fort. Trouver l'équilibre.

Alors oui. La réponse est oui.

B

Ecrit par : Petite fr@nçaise | mercredi, 19 décembre 2007

J'ai eu droit à mon baptême du TGV il n'y a pas si longtemps que ça et j'avoue être resté scotché à ma marraine durant tout le voyage !
A en être indécent pour des vieux comme nous ! :))
Mais il faut dire que ce n'était pas ma femme ...
Alors vous dire oui ... là ... comme ça ... j'aimerais bien, mais ... Pas évident !
Baisers Gi.

Ecrit par : Philo | jeudi, 21 février 2008

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