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vendredi, 04 janvier 2008

ELLE - Envie de bureau

f3c50d39201e078914158ce0ee24ca22.jpgVoilà deux semaines que cela durait !

Elle n'en pouvait plus. Il fallait que cela cesse. Ses nerfs étaient hérissés comme les épingles sur la boule de couturière plantées têtes à l'envers ! Elle ne dormait plus, ne cessait de rêver éveillée. La tension était montée chaque jour un peu plus jusqu'à atteindre des distances plutoniennes. En parlant de Pluton c'est plutôt Vénus qui la poursuivait de ses tentations. Mais ce soir, tout est arrivé !

Mais bien sûr, pour le raconter, il faut d'abord rappeler les faits.

Cela a commencé un lundi par une enveloppe blanche toute simple, scrupuleusement cachetée par une langue consciencieuse, avec les lettres bien connue ANQPD tamponnées comme la lettre écarlate sur la face. Son prénom est écrit de façon manuscrite mais des lettres bâton dignes d'un écolier ne lui révèlent rien sur l'expéditeur. Pas de cachet, c'est donc une personne de sa société. 

Elle est très intriguée et du coup elle s'enferme dans son bureau pour l'ouvrir. Elle trouve à l'intérieur une feuille proprement pliée en quatre qui lui dévoile les mots suivants, comme un soufflet cuisant sur la joue "Chère C. Voilà longtemps que je pense à toi en des termes très éloignés de ceux autorisés. Lorsque je te croise et que je vois onduler ta croupe, je ne cesse de penser quelle somptueuse Salope tu serais. 
Salope, le plus beau de tous les compliments dans ma bouche, ne t'effraie pas. Lis ce message jusqu'au bout, ne le jette pas. Ma salope à moi n’est en rien incompatible avec la femme raffinée que tu es. La vraie salope est noble, c’est la reine des femmes, aucune vulgarité n'émane d'elle. Il ne s’agit pas de la salope de tous les mâles au sens commun, mais de celle qui sait l’être comme elle sait être tant d’autres choses quand elle le décide et pour qui elle le décide, une incomparable qualité.
Troublante, tu l’es assurément et envoûtante, piquante, craquante, excitante, parfois provocante, et j’aime ce mélange de raffinement et de sensualité que je descelle en toi et bien sur tu saurais être salope, même si tu dis que tu ne le sais pas, tu le sais au fond de toi. P"

Elle reste bouche bée, la feuille de papier tremble dans sa main devenue moite. Son cœur fait des bonds, non mais, quelle audace ! Mais qui est ce P. d'un culot jamais vu ? Elle passe en revue tel un ordinateur du FBI tous les hommes de la société dont le prénom commence par la lettre p. Philippe, Pascal, Patrick, Pierre.... ils sont plusieurs, ils sont nombreux. Comment procéder pour arriver à une short list acceptable et coincer le malotru ?

Le lendemain, le manège continue. Une autre enveloppe similaire. Elle se précipite et s'enferme pour la décacheter à l'aise. La même feuille de papier pliée dévoile à ses yeux outrés "Je te sais raffinée, sensuelle, intelligente, cultivée et j’aime le trouble que mes mots font naitre alors que tu t'offusques qu'on puisse t'écrire sur ce ton. Mais je ne vais pas te brusquer, je ne suis pas un homme pressé. J’aime prendre le temps et je voudrais être sûr que tu sois bien celle que j’imagine. Que tu feras une somptueuse salope. Je n'ose pas encore t'écrire des mots crus qui susurreront à ton oreille mes envies de toi, je te réserve cela pour la prochaine fois. Tes pointes érigées et ce désir liquide suintant doucement de ton vallon secret, ce délicat abricot lisse, ce jardin des délices, ta délicieuse petite chatte, cela arrivera, tu verras…
Pour cela il y aura une légère préparation, quelques directives, une mise en condition, es-tu prête à être pour moi celle que tu rêves de devenir et que tu es déjà ? P".

Elle s'est assise. Les jambes amollies et la colère au ventre. Mais quelle outrecuidance ! Elle déchire en mille morceaux le papier et le jette avec rage dans la corbeille. Non mais, pour qui se prend-il ? Mais qui est-il ? Elle passe la journée en divagant scrutant telle une furie le visage de chaque P. qu'elle croise. Ses foudres tombent sur chacun sans discernement, qui la pense mal lunée, ah, les femmes...

Voilà mercredi qui arrive avec sa lettre journalière. Elle veut la jeter, la passer à la déchiqueteuse, bousiller le plan machiavélique du petit rigolo qui joue avec elle. Mais elle ne le peut pas, une curiosité fébrile s'est emparée d'elle et de nouveau dans le calme de son bureau elle la descelle pour y lire "Je veux t'offrir la 
partie de tes fantasmes les plus enfouis, la partie que tu refoules mais qui est là, en toi, la plus troublante. Ne repousse pas ce qui se présente à toi en attendant un éventuel absolu. L’extase, le plaisir, le désir qui coule dans les veines comme un feu trop brûlant, les choses peuvent être si troublantes, si excitantes, si fortes si tu acceptes les règles de mon jeu, J’ai envie que tu sois ma salope, ma chienne, ma muse, mon égérie secrète…"

Elle replie la lettre cette fois là, les mains tremblantes. Elle la déplie et la relie encore et constate à son corps défendant que son cœur bat plus fort que tout à l'heure. Elle ne veut pas se l'avouer mais au creux de ses cuisses est née une palpitation que, honteuse, elle renie. Elle passe la journée pensive, la colère s'atténue sous l'effet d'un désir insinuant qui maintenant la hante. Elle se questionne sur son revirement et vitupère, serait-elle une salope comme ce type vicieux le pense ?

Les jours défilent, les lettres aussi, toujours plus provocantes, toujours plus excitantes car bien qu'elle ne veuille toujours pas se le reconnaitre, elle s'y est habituée et elle en est troublée. Le rédacteur a su pincer en elle une corde inconnue qui vibre depuis avec constance. Les mots de l'inconnu savent l'émoustiller et bien que sa morale réprouve le procédé, bizarrement elle s'en sent flattée, perturbée et elle aime ça. Aurait-il vu juste ?

Voilà 9 jours que cela dure. Les mots crus ne la choquent plus, ils l'ont apprivoisée. Une honte de collégienne qui lit Sade en cachette la fait rougir lorsqu'elle y pense et pourtant elle n'est plus en colère, elle en rougit juste un peu. Comme un poison, le désir qu'ils inoculent dans ses cellules circule et décuple chaque jour. Lorsque jeudi arrive elle se surprend à chercher fiévreusement dans son courrier une enveloppe similaire. Elle y est. Le tampon confidentiel palpite comme le sang bat ses veines. Le rituel mis en place recommence. Elle s'enferme et ouvre cette lettre et la gorge sèche elle y lit "Prochainement tu me rencontreras. Je te dirai où et comment et tu ne te déroberas pas. Je te voudrais alors en jupe, talons hauts et bas, et quinze minutes avant l'heure de notre rendez-vous, je veux que pour moi tu fasses glisser ton string le long de tes jambes et que tu le fasses disparaître dans ton sac. Je veux pouvoir t’imaginer en train de le faire et dès la première seconde sentir monter en toi l'indicible trouble au creux de ton ventre. Savoir ta petite chatte libre de toute entrave pour moi, disponible, prête, offerte, ouverte déjà, et t’emmener doucement au jardin des délices... P."

Elle replie la lettre soigneusement les yeux perdus dans le vide. Il lui propose une rencontre, la botte, soyons clairs et elle ne peut même pas s'insurger devant cette proposition. Elle a dépassé la honte depuis longtemps. La morale, elle s'en fiche, elle veut vibrer. Qui qu'il soit, il a allumé en elle un désir inconnu que pourtant elle ne peut chasser de son cerveau désirant. Aura-t-elle le courage de vivre son fantasme jusqu'au bout sans se juger, se conspuer, se renier, se trahir ? Elle ne veut plus y penser. Elle attend la suite, c'est tout.

Voilà vendredi et la dixième lettre "J’ai envie de te faire mouiller dans ton petit string en dentelles. L’idée de te faire couler en lisant ces mots m’excite au plus haut point. Cela dit ce string n’aurait guère l’occasion d’être plus mouillé, car très vite je t’en débarrasserai, une chatte n’est pas faite pour être prisonnière, elle doit être libre, disponible, prête, sa fonction vitale est de s’ouvrir, de couler, d’être caressée, léchée, enfilée, je suis sûr que tu en seras d’accord avec moi, non ? P." Elle note avec déplaisir la gradation dans ses propos et décidément, plus il est cru, plus elle a envie de lui. Des relents de son éducation catholique remontent dans sa gorge et la brûlent pire que de l'acide. Ne devrait-elle pas cesser immédiatement de lire ces missives et se bassiner ses fesses dans l'eau glacée ? Mais non, elle a beau se tancer, son désir et sa morale s'affrontent comme deux titans et elle sent que le diable va gagner.

Le week-end passe sans qu'elle puisse un seul instant ne plus penser à P. Elle attend lundi qui ne vient pas assez vite. Savoir, elle veut savoir, elle n'en peut plus, devient cingler et le pire c'est qu'elle veut vivre maintenant cette aventure.
Lundi arrive, la lettre est là qui lui dit "Demain soir tu resteras tard. A 20h, lorsque les lumières du bâtiment s'éteignent, tu m'attendras dans le noir. Les lumières des couloirs suffiront à illuminer ton bureau. Tu seras vêtue d'une jupe droite et de bas noirs. Je te veux en hauts talons. Seul un petit pull couvrira ton buste. Je veux tes sous-vêtements noirs pour trancher sur le blanc de ta peau. Tu te muniras d'un foulard de soie suffisamment long pour que je te bande les yeux. Lorsque l'heure sonnera tu tourneras le dos à la porte et tu m'attendras, le foulard en évidence sur ton bureau. Tu fermeras les yeux. Je m'approcherai sans parler. Occulterai tes yeux. Tu ne bougeras pas. Tu ne parleras pas. Tu te laisseras faire. Doucement je poserai mes mains sur tes épaules et je te respirerai. Je te dirigerai vers le bureau et fesses contre le plateau, je relèverai ta jupe. Tes jambes gainées de noir me seront révélées et tu trembleras de désir et de peur. Je te ferai asseoir tout au bord, les jambes écartées. Tu auras retiré comme demandé le string qui couvrait ton sexe. Je m'agenouillerai devant toi tel l'adorateur devant sa déesse. Mon visage entre tes cuisses débarrassées de cette inutile étoffe. Mes doigts écarteront délicatement tes lèvres et ma bouche viendra effleurer ta corolle. Ma langue glissera doucement et je goberai ce petit bouton précieux, fruit défendu avide de caresses. Je le lécherai, le tèterai, le mordillerai, le titillerai, J'aurai des envies de te boire, de sentir couler au fond de ma gorge ta liqueur d’amour… Tu verras, je te ferai jouir puis je baiserai tes lèvres avec ma bouche parfumée de ton miel et sans rien dire je partirai. P."

Le soir venu, elle l'attendit et lui, il accomplit mot pour mot ce qu'il avait prédit...


* * * *


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Commentaires

Je me pose un peu par hasard dans cet espace, mais je pense bien revenir profiter de votre écriture ...

Ecrit par : Philo | vendredi, 04 janvier 2008

Ahhh les histoires de bureau, pas besoin de châteaux, de voitures de sport, de la Riviera, de ses hôtels, arpentés par de divines jeunes femmes couvertes de diamants pour nous faire rêver...

Ecrit par : Pierre-Jean | vendredi, 04 janvier 2008

Merci à Bougrenette grâce à qui je découvre ton blog. Divine écriture, troublants fantasmes...

Ecrit par : macaron | vendredi, 04 janvier 2008

Je me suis délectée de cette lecture, encore et encore, évidemment le fait d’être au bureau avait déjà posé l’ambiance, alors avec en plus ces mots, ce fantasme (ou pas) c’était encore meilleur. Vous avez le chic pour mettre le doigt sur des envies enfouies, les mots d’inconnus qui allument le feu du désir irrésistible, bah c’est justement irrésistible. Merci Gi d’avoir contribué aujourd hui au réchauffement de la planète.

Ecrit par : C'estmoiBougrenette ;-) | vendredi, 04 janvier 2008

M'enfin, non seulement "P" se mêle de tout et veux fourrer son nez... partout ! Mais en plus, il exige, exige... "Penses ceci, fais cela, sens, ressens, plies, redresses, déplies. retires"

Pfft... il n'est même pas fichu de fournir le foulard de soie ! ;)

Alors qu'il y a à peine deux jours je lui annonçais, à ELLE, le retour des princes charmants, voilà qu'un goujat - radin - petit chef - vient tout foutre en l'air !

G. je me suis bien amusé...:)

M.

Ecrit par : Gilgamesh | vendredi, 04 janvier 2008

Merci Gicerilla de dire tout haut ce que je pense tout bas !!
Un glissement de 10 lettres et j'étais aux anges !!!

Ecrit par : ZORG | vendredi, 04 janvier 2008

Que dire...? C'est bon (même plus)

Ecrit par : Alex | samedi, 05 janvier 2008

On connaît la fin dès le début, et la progression est téléphonée ... Je ne sais pas si tu es homme ou femme, mais tu as une écriture d'homme (dans les envies)... mais tu as du style !!!
Travaille sur la surprise, le contre pied... fais la jouir cette nana ... Bref ...

Ecrit par : Onakine | samedi, 05 janvier 2008

Tiens !! Y en a un qui n'a pas bien lu l'avant dernier post.
Gicerilla en homme !!! Evidemment, si ma tante...
Moi j'aurais plutôt écrit "On connaît la faim dès le début, et on en sort rassasié."
Nous n'avons pas les même valeurs cher inconnu !!!

Ecrit par : ZORG | samedi, 05 janvier 2008

Superbe, quelle belle histoire , vous avez une version masculine dans vos tiroirs , je m'en vais immédiatement la distribuer dans les bureaux, le climat social en sera plus chaud.

Et dites va-t-elle arracher le foulard ?

Et voir celui qu'elle n'avait jamais regardé avant .... Hum, l'amour est si près parfois , il faut juste être descillé.

Vous croyez qu'avec W l'histoire aurait été aussi belle ?

Ecrit par : waid | samedi, 05 janvier 2008

W..

XXX XXXX XXX XXX ! être XXX !!

Mais oui, bien sûr, elle aurait même peut être, c'est à dire que. Bon... oui, bien sûr ! W Mieux encore ! ;)

Enfin, je crois. Et si G ( elle passe son WE dans le "laid souk") nous répondais ? Allô ?

Ecrit par : Gilgamesh | samedi, 05 janvier 2008

Ah, mon amie, mon amie ... comme vous savez m'embarquer ... C'est si rare. Ah ma mie, ma mie ... (en deux mots, t'as vu ?)

Ecrit par : Boris | samedi, 05 janvier 2008

Sublime écriture qui transcende cette idée simple. Moment intense. Merci !

B

Ecrit par : petite fr@ncaise | samedi, 05 janvier 2008

Je ne voulais pas que le texte s'arrête...
Je tape du pied, trépigne... Et bien oui, elle a osé... Finir comme ça ! Grrr !!!

Haletante et pleine d'envies !

Ecrit par : Fée d'Hiver | dimanche, 06 janvier 2008

@ Philo : profitez, profitez, l'entrée de mon petit théâtre est gratuite, et l'on peut voir la scène soit du fauteuil d'orchestre, soit des coulisses ! L'éclairage varie au gré de mes envies et met en lumière les bons et les mauvais côtés de la vie, ma vie, notre vie...

@ Pierre-Jean : un rêve peut fleurir partout et nul besoin d'ors et de stucs pour le rendre plus attrayant !

@ Macaron : mon dessert préféré ! Cela dit, votre enthousiasme porte mon écriture aux nues qu'elle ne mérite pas. Divine, j'adorerais mais mon écriture est toute terrienne... Merci et bienvenu.

@ Bougrenette : je vous ai reconnue ! Réchauffement de la planète ? Tant pis, tant mieux, si la douce chaleur envahit aussi ceux qui l'habitent :-)

@ Gilgamesh : je vous sens dépité ! Il y a P et P. Ici ce n'est pas forcément celui qu'on croit... Amusé ? Ah, non, c'était sensé être un texte émoustillant donc seul "émoustillé" était recevable !

@ Zorg : hum, vous me parlez par énigme. 10 lettres, il vous faudra développer n'est-ce pas ?

@ Alex : voilà, cela me suffit largement, je n'en demande pas plus, merci :-)

Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 06 janvier 2008

@ Onakine : mais la vie n'est-elle pas prévisible et les humains aussi ? Cela dit je prends note de votre proposition et vais y réfléchir. Serai-je à la hauteur de votre injonction, je ne sais, nous verrons ! Sachez tout de même Onakine que femme je suis...

@ Zorg : hum, vous aviez un tout petit appétit ce jour là ! :-)

@ Waid : cher Waid (vous permettez n'est-ce pas ?) s'il y avait eu corrélation entre la puissance du plaisir et la place de l'initiale de l'écrivain dans l'alphabet j'aurais sans hésiter choisi le Z ! Mais W aurait été une alternative des plus acceptables :-)

@ Bo : oui et venant de vous j'apprécie !

@ Petitefr@ancaise : j'aime que les moments passés chez moi fassent venir à vos lèvres de tels superlatifs...

@ Fée : je vous savais gourmande, mais là...votre appétit me réjouis !

Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 06 janvier 2008

Encore un texte qui me laisse rêveur (pas seulement) sur les transports de l'érotisme. J'adore cette idée de mener cette personne à des débordements qu'elle n'aurait pu croire exister.
Bravo
Au fait, Gi: Vous nous amenez à l'envie et vous nous laissez là ? Ce n'est pas très gentil !
La suite ! Vite.

Ecrit par : X-Addict | lundi, 07 janvier 2008

Je n'y peux rien, G...:(
Je reste sur ma position; amusé. Pas émoustillé... Peut-être est ce dû à ma libido endormie. Il faudra bien plus pour la réveiller ...:)
Mais cela n'engage bien sûr que mon cas...

Ecrit par : Gilgamesh | lundi, 07 janvier 2008

comme ton héroine, mes crayons frétillent d'avantage à la lecture de chacun de tes billets. Est ce que toi aussi tu seras prete à devenir la muse qui incarnera , le temps d'un dessin, l'actrice de tes romans?

Ecrit par : sandokan | mercredi, 27 février 2008

J'étais arrivé par ici je me souviens mais je n'avais pas encore pris le temps de lire ces lettres dans le détail !
Il m'est déjà arrivé décrire une lettre anonyme de ce type à une collègue il y a longtemps, mais je l'ai déchirée avant de la déposer sur son bureau ...
Je me demande si elle aurait joué le jeu de la même manière :))
Signé P.

Ecrit par : Philo | lundi, 17 mars 2008

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