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samedi, 19 janvier 2008

ELLE - L'impuissance

8adedf9a23d9bbb12ded2364d7642d27.jpgJeudi 11 janvier 2008, 21H00.

Envoyé Spécial, "Une jeunesse sans adresse".

Pour une fois, j'ai allumé la télévision que j'exècre. A part quelques programmes qui ont su garder et le ton et le fond du reportage d'information, de l'enquête authentique sans racolage, sans l'obsession du taux d'écoute, je ne supporte plus les programmes des chaines publiques ou privées. Je ne souffre plus  d'entendre les inepties débitées par des animateurs tous plus ignares les uns que les autres, imbus de leur célébrité de pacotille à eux conférée par des masses stupides et éclairées. Car que seraient le terre et le monde de la télévision sans ces masses avisées qui ont le bon goût de plébisciter des émissions qui érigent en référence culturelle la médiocrité des hommes et leurs défauts les plus abjectes tel que le voyeurisme.

Ce soir, la voix mélodieuse de Guilaine Chenu sinue dans mes oreilles qui pour une fois acceptent de se faire attentive : "Ils ont l’âge des possibles, 20 ans, et sont sans domicile fixe. Alors que 47 % des Français craignent de se retrouver un jour à la rue, Envoyé spécial a enquêté sur une catégorie de SDF totalement passée sous silence, les jeunes. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux : plus d'un SDF sur quatre a aujourd’hui moins de 25 ans. Swann passe ses nuits sur une bouche de métro à Lille. Barbara et Bastien s’aiment mais doivent se séparer chaque soir pour ne pas dormir dehors. A Paris, Cindy, 20 ans, connaît par cœur la rue et ses dangers, la violence, les proxénètes et la drogue… Le point commun de tous ces jeunes : ils ont coupé les ponts avec leurs parents. Sans travail, sans logement et sans famille, ils sont la frange la plus précarisée, la plus démunie et la plus fragile de la jeunesse française." Le sujet m'interpelle, et n'ayant pas dîné, je décide de grignoter quelque chose en regardant ce reportage. Déconnectée que je suis parfois de la réalité de la société française, je me dis que je dois savoir. Ne pas faire l'autruche et écouter ce que je ne prends pas le temps de lire dans les journaux et que France Inter ne peut rapporter de façon aussi exhaustive à la radio.

Je m'attable devant un repas frugal. Mon réfrigérateur est aussi désert que mon cœur.

Le reportage démarre et, sans misérabilisme, le journaliste présente en un constat effrayant la situation de quatre jeunes dont le plus âgé n'a que 25 ans ! A peine cinq minutes se sont écoulées que le jambon ne veut plus descendre dans mon estomac tant ma gorge est serrée. J'imagine à chaque déglutition difficile la souffrance de  toutes ces oies et tous ces canards que l'on gave consciencieusement pour que des nantis comme moi en dégustent le foie quand d'autre n'ont rien de rien, même pas un toit. 

La fourchette s'arrête à mi chemin et se repose sans que ma volonté ait décidé quoique ce soit. Automatisme de solidarité involontaire. Sentiment de culpabilité instantanée qui me fait regarder mon assiette, ma salle à manger, et au-delà de mes yeux, toutes les autres pièces de ma grande maison confortable, bien meublée, bien chauffée avec le regard de celle qui réalise à quel point elle est chanceuse d'avoir tout et qui pourtant encore se plaint parfois.

Je ne peux plus manger. Envie idiote de fraterniser avec les démunis, de ressentir la faim de celui qui dort dans le froid tranchant de la nuit lilloise couché sur un pauvre carton obturant une bouche d'aération du métro. Non, ne vous y trompez pas. Je ne ressens pas une culpabilité bourgeoise de circonstance qui passera une fois le téléviseur éteint. Non, je ressens une véritable empathie pour ces jeunes qui n'ont personne pour les soutenir ou qui ont du fuir un foyer hostile.

Et me voilà glissant sur une spirale sans fin qui m'entraîne vers l'enfer des questions éternelles qui ne trouvent pas de réponse en dépit des réflexions approfondies de tous les théoriciens et autres économistes ou politiciens de haut vol. Comment se fait-il que peu ait autant, et tant ait si peu. Comment peut-on laisser des enfants dans la rue sans protection, sans le minimum pour vivre avec dignité ? Où avons-nous péché dans nos raisonnements pour qu'au XXIème siècle il y ait encore des gens qui vivent comme au moyen-âge, de mendicité, de supplications humiliantes auprès de congénères égoïstes et subitement atteints, à leur vue, de cécité ?  Comment accepter que des hommes et des femmes doivent vivre dehors et affronter les dangers de la rue devenue coupe-gorge à la nuit tombée ?

Évidemment je ne suis pas la première à me poser ces questions et je ne prétends pas trouver enfin ici la réponse. Mais je m'insurge car tous ces êtres sont nés d'un père et d'une mère, ont sauté sur les genoux de grands-parents ou d'oncles, se sont chamaillés avec des frères et des sœurs car tous les jeunes à la rue de sont pas des enfants abandonnés refourgués à la DASS.

Cela me dégoûte de penser que telle tante choisit d'ignorer que sa nièce traîne avec pour tout défense un chien malingre pour la protéger dans les méandres souterrains du métro. Que tel frère ne se soucie plus de savoir si son  benjamin a trouvé du travail ou mangera ce soir à sa faim. Et je regarde de plus en plus affectée le reportage qui égrène ses perles de misère en un collier plus noire que la honte. Et je me dis que je devrais faire de ma vie quelque chose d'utile en m'investissant dans une association qui permettrait vraiment la sauvegarde de la dignité de ces êtres en perdition. Car qu'adviendra-t-il de ces enfants ? La mort les attend à coup sur les nuits d'hiver, qu'elle soit assénée par le surin hypocrite d'un compagnon d'infortune ou pour par le gel d'une météo cruelle.

Avec un peu de chance, la prostitution pour elle et lui sur un boulevard périphérique ou dans un bosquet maculé de préservatifs. Suis-je une utopiste lorsque je me dis que si chacun de nous faisait un geste vers un être dans le besoin alors peut-être la donne changerait et cela permettrait de l'aider à s'en sortir pour de bon ?

Je suis comme une idiote impuissante devant mon assiette. Je n'ai plus faim. J'ai des envies d'adoption, de révolution, de protestation, de pétition. J'ai des envies de sièges, de batailles, de rébellions.  Apostropher tous ces politiques qui se prélassent dans des palaces, qui mangent dans les ors, qui abusent du système et dorment à peu de frais dans des appartements de princes. Je ne sais pas par quel bout le prendre. Et quand Medecins du MondeAction contre la faim ou l'Unicef m'écrivent pour soigner, nourrir et éduquer des êtres perdus à l'autre bout du monde, je devrais leur répondre "mais agissez en France, il y a de quoi faire !" Ils le font peut-être déjà mais je ne le vois pas, soit que cela n'est pas assez dramatique ou exotique pour mériter une publicité digne et rassembler des cotisations ou bien leur efficacité laisse à désirer. Le fait est que chez nous, nous avons la même misère qu'ailleurs mais nous nous y habituons si bien que nous oublions, au moment de payer, que le tsunami à fait des centaines de victimes mais que la faim en France tue aussi !

Bref, je pourrais ratiociner pendant des heures sans rien changer au problème. Et c'est bien là mon drame.

Que faire ?

Trackbacks

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Commentaires

Face à cette misère, nos petits jeux sont bien choquants, c'est vrai.

La misère est partout, choquante face à tant d'opulence ailleurs.

Il faudrait une société moins individualiste, plus familiale pour que ces jeunes ne soient pas abandonnés.

L'occident est individualiste, cela a créé la liberté et la démocratie.

Cela crée peut-être l'indifférence.

Je reste sur votre question que faire ?

Ecrit par : waid | samedi, 19 janvier 2008

Partout, tout le temps, sans solutions, les réalités de vies oubliées nous sont offertes. Evidemment cela ne peut durer, malheureusement personne n'a encore trouvé quoi faire.

Ecrit par : Bougrenette | samedi, 19 janvier 2008

C'est un sujet bien difficile, qui me touche particuièrement. J'étais en Inde 3 semaines avant le Tsunami. Et justement sur la côte du Bengale, de Madras à Pondicheri. A la vue des reportages télé, j 'hallucinais. Je venais justement de pendre dans une des pièces de ma maison des agrandissements de photos prises sur ces gigantesques plages. Des enfants, de jeunes mères fières, souriant à n'en plus finir, exhibant leurs nouveaux-nés à leurs amies, à leur famille. Je me disais; la moitié de ces enfants sont morts aujourd'hui... C'était bizarre comme effet. Et puis, en occident, ce raz de marée de charité, les chefs d'état nous exhortant à envoyer nos dons. Le même jour, je suis passé devant les resto du coeur, et j'ai regardé la longue file de personnes attendant leur ration...
J' ai accusé ce jour là nos chefs d'état de profiter de cet événement pour détourner notre attention sur le malheur du style " çà se passe près de chez vous" en nous montrant du doigt cettte région du monde " le malheur, c'est là que çà se passe, tout va bien chez nous". Et qu' on ne se trompe pas. Si l'Inde à refusé l'aide occidentale, c'est simplement parce qu'elle est effectivement capable de gérer ce genre de drame. C'est une nation très très très puissante et tout autant intelligente.
C'est alors que je me suis souvenu de ce vieil adage. " charité bien ordonnée commence par soi -même". Si chacun d'entre nous s'occupait ne fusse qu' un jour par mois d'aider une personne en dificulté, jeunes, bien sûr, mais aussi seniors, de plus en plus nombreux, je suis intimement convaincu que cela se passerait beaucoup mieux, partout, et que les sourires et les coeurs seraient agréables à regarder et à écouter.
Le feriez -vous ? Et pourtant: la semaine dernière j'ai pris un SDF en stop. Il avait passé la nuit dans une cabane " endroit sécurisé, dit - il" Solidarité entre SDF ? " - non, répond -il... seul, tout seul..c'est mieux. Et je l'ai invité à venir passer la semaine chez moi. J'ai de la place. " non, seul, tout seul, m'a t' il répondu....Si à celles que je croise je conseille de regarder les princes charmants qui sont proches d'elles, pas les Princes Charmants qui n'existent que dans leurs rêves.. à tous ici je propose de bien regarder autour de vous. Et de goûter au bonheur créé ne fusse qu'en vous lorsque vous proposez de l'aide à quelqu'un. Une chaleur bien particuiière, appelée chaleur humaine..

Ecrit par : Gilgamesh | samedi, 19 janvier 2008

Oui moi aussi, j'ai été retourné par ce reportage. Parce que ces gens en difficultés nous ressemblent. Ils parlent bien, ne sont pas encore abimés par des années de solitude et de misère. Ils ont simplement eu moins de chance que nous. Bien souvent je me dis que si je vis, dans ces conditions plutot pas si mauvaises, il ne s'agit que de chance. Chance d'avoir eu une "bonne" éducation, d'avoir été entouré, d'avoir fait les bonnes rencontres affectives et professionelles.... Mais il aurait fallu pas grand chose pour que je sois moi aussi un SDF. Oui pourquoi notre monde accepte de courir après le superflu, alors que tant de personnes manquent de l'essentiel. Arretons de consommer ce dont nous n'avions pas besoin la veille. Ce dernier plaisir de posséder assouvi, laissera place à un nouveau désir, et encore un nouveau désir.... Combien de personnes aurais-je pu réellement aider si je n'avais pas acheté cet iPod, ces chaussures, cet écran plat,... Comment peut-on s'estimer heureux quand tant d'autres sont dans le malheur! Oui, je suis d'accord avec Gilgamesh, il faut arrêter de croire que nous ne pouvons rien faire. Ne serait-ce que simplement dans notre vie de tous les jours dans notre manière de vivre, en étant proche de ceux qui ont besoin. Et puis après si on peut faire encore mieux....
Si toug le monde faisait déjà un petit quelque chose pour son voisin, ce pourrait être un bon début.

Ecrit par : ben | dimanche, 20 janvier 2008

« Que faire ? » c’est le titre d’une ouvrage de Lénine paru en 1902 et qui a pour mérite de traiter d’un sujet important qu’est celui de « conscience politique », c'est-à-dire plus particulièrement la prise en considération active par les personnes les plus démunies des éléments susceptibles de les maintenir dans cette situation et des points communs qui les unissent.

Ne craigniez pas que j’entre ici dans des propos théoriques ou systématiques qui pourraient faire peur, suite à la simple évocation d’un nom aujourd’hui synonyme de choses qui font peur. Il est intéressant toutefois de ne pas négliger certains points et idées abordés par auteurs du grand méchant marxisme.

La critique que vous faites des émissions télévisées est globalement assez juste, à mes yeux, et ressentir d’un reportage qu’il nous culpabilise jusqu’au sentiment d’impuissance est le témoignage même de sa médiocrité. Dès lors, le travail de propagande est bien fait : « c’est triste la misère mais c’est comme ça, faut l’accepter comme un machin de Dieu et ne pas ouvrir son esprit à des réflexions prolifiques ».

Sans doute la difficulté progressante d’une frange de plus en plus jeune de la population dans un pays riche recouvre-t-elle des situations assez hétéroclites, de problèmes familiaux graves, à la petite délinquance en passant par la toxicomanie. L’inqualifiable réalité des difficultés de logement n’arrangeant rien. Le clivage entre les plus riches et les plus pauvres progresse hélas dans nombres de pays prospères et la précarité devient un mode d’existence qui doit soulever bien des questions, ainsi bien sûr, que des réponses. Quelques éléments statistiques ici :

http://doc.politiquessociales.net/serv1/INSEE.pdf

Où l’ont voit se profiler une marge de la population jeune particulièrement vulnérable.

On pourrait parler aussi de certaines incompétences des décideurs nommés par l’Etat pour la mise en œuvre de politiques sociales et qui manquent sévèrement d’expérience et de connaissance des terrains sur lesquels ils ont pour mission d’intervenir. La progression d’une pensée économique libérale victorieuse, la pitoyable débâcle des socialismes français et européens qui font bien regretter la verve et l’engagement d’un Jaurès, ne contribuent certainement pas à une volonté d’implication politique chez la plupart des citoyennes et citoyens.

Mais rien n’empêche de penser, s’informer des initiatives fructueuses qui sont lancées çà et là, de choisir sur quel mode opératoire on entend appliquer son engagement humaniste. Ne doutez pas, chère Gicerilla, de la valeur de simples gestes, comme le fait de s’intéresser aux raisons de ces misères qui nous serrent le cœur, se documenter, donner parfois un peu de son temps à quelques initiatives bénéfiques, placer un peu de ses économies dans des produits financiers solidaires, filer quelques vêtements à la Croix-Rouge, etc.

Quelques sites :
http://reseau21.univ-valenciennes.fr/

http://www.inegalites.fr/

http://www.alternatives-economiques.fr/

http://www.france.attac.org/

http://www.francebenevolat.org/

http://www.niputesnisoumises.com/

http://www.finansol.org/

http://www.andines.com/

Ecrit par : Alex | dimanche, 20 janvier 2008

Je suis d'accord avec toi, il faudrait peut être regarder nos problèmes en face, avant d'aller régler ceux des autres, on ne dit pas que charité bien ordonnée commence par soi-même !

Mais c'est aussi simplement humain de s'apitoyer sur son sort et tu ne peux pas culpabiliser pour cà.
@ +++

Ecrit par : Pierre-Jean | dimanche, 20 janvier 2008

Cela ne durera pas ... Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, nos enfants ne pourrons envisager une vie meilleure que la nôtre. Problème de l'emploi qui engendre celui du logement, et c'est la spirale infernale de la précarité. Il n'y a pas non plus d'avenir réjouissant poru ceux qui travaillent. Nos aînés, quoiqu'il arrive savaient qu'ils partiraient en retraite à soixante ans en moyenne, après une vie bien remplie. Aujourd'hui, mes collègues voient déjà cette perpective reculer après 65 ans pour la plupart ...
Ce qui nous attend est bien pire que tout ce que nous pouvons imaginer. Je pense qu'il faudra réagir plus violemment qu'avec un bulletin de vote déposé dans une urne.
Si seulement beaucoup plus de gens pouvaient prendre conscience de tout cela, comme tu l'as fait ...

Ecrit par : Philo | lundi, 21 janvier 2008

Merci Alex, pour tout ces liens très concrets , pourvu que l'article de Gicerilla soit très lu et que tes adresses soient utilisées à bon escient.
Comme vous, je pense que même si à notre niveau , on ne peut pas régler la situation ; Si l'on pouvait , pas "seulement" prendre conscience ou avoir mauvaise conscience, mais aussi humblement, à son échelle personnelle faire des actions simples et solidaires.
Surtout, il me semble, ne pas s'abstenir en se disant que c'est inutile.
J'ai essayé de faire du bénévolat auprès des blouses roses, mais je n'ai pas pu "tenir le choc" ; alors je m'occuppe d'une bibiothèque bénévole et fais quelques heures dans une association qui apporte un soutien scolaire aux gamins , pour repasser leurs leçons et les aider à faire leurs devoirs.
Par contre, je n'arrive pas à passer devant un SDF assis dans la rue ; en général, je les repère discrètement, de très loin , et je traverse sur le trottoir d'en face . Trop con , je vous le fait pas dire ; mais je me sens tellement nulle et inutile quand je passe ; j'arrive pas à les regarder carrément et je pense que c'est pas humain, d'accélerer le pas et de tourner la tête , comme si ils n'étaient pas là.
Quelque fois , de loin, j'admire ces gens, qui viennent exprès les voir , leur amener qq chose et leur parler un moment ; j'aimerais y arriver, mais non .
Et pourtant , le manque de contacts amicaux, la désocialisation , c'est pas les contributions au secours catholique ou aux restos du coeur(même si c utile) qui vont y changer quelque chose.

Bises à Gicerilla ,
merci, ne change pas, continue à t'indigner, surtout pas l'indifférence ou mettre un mouchoir sur ce qui nous dérange.

Ecrit par : MarieM | lundi, 21 janvier 2008

En réalité. le titre "impuissance" , juste dans le propos ici, a des résonnances injustes et presque immorales, indécentes même dans le quotidien.

Je ne suis pas sûr du tout que nos gouvernements soient dans l'impuissance. J' estime qu 'ils sont dans la possibilité de changer les choses, mais pour se faire, il leur faut un courage qu'ils n'ont pas, parce qu'otages non pas de la politique, mais bien de l'économie. Et l'économie.. çà rapporte. A une minorité.
Donc, je suis absolument le propos de Philo "Ce qui nous attend est bien pire que tout ce que nous pouvons imaginer. Je pense qu'il faudra réagir plus violemment qu'avec un bulletin de vote déposé dans une urne." et d'autres, ici.

Ici n'est pas le lieu de débats politiques, économiques. Cependant je sens bien que nous allons vers un mega clash. "çà va gicler!" et ce pendant des années. Mondialisation, social, évanouissement de l' Europe, conflits inter - continentaux, envahissements guerriers, génocides. Rien ne nous sera épargné. Et c'est déjà en marche.
Que faire d'autre alors que de pratiquer la politique de l'autruche et de nous, vous, moi, enfouir la tête dans le sable ? Tout est beau, achetons des lunettes roses !! ;)

Ecrit par : Gilgamesh | lundi, 21 janvier 2008

@ Tous : je ne doutais pas que les interventions ici sur un tel sujet tendraient vers le même constat. Oui, on peut changer les choses si déjà au niveau individuel, chacun de nous fait une petite action. Il y a tant de gestes que nous ne faisons pas pour des tas de mauvaises raisons que nous mettons en avant par manque de temps (?), d'argent (?), de courage. Mais je ne crois pas vain, même si ici n'est qu'une agora et non pas le sénat, de rappeler ce qui se passe chez nous, car les plus grandes évidences sont souvent ignorées parce que justement elles deviennent si évidentes qu'elles peuplent notre quotidien comme un animal familier dont on oublie de s'occuper. Mais vous avez tous donné des pistes... C'est déjà cela. Et oui MarieM, aussi stérile ou puérile cela puisse-t-il paraitre, je continuerai ici à m'indigner, et à mon humble niveau, essayer d'améliorer le monde (minuscule) qui m'entoure.

Ecrit par : Gicerilla | lundi, 21 janvier 2008

Une façon comme une autre d'utiliser le système dominant en le rendant un peu plus solidaire, qui sait ?
Même si comme un goût de ciment dans la bouche.

http://www.veosearch.com/

Et l'amour dans tout ça ?

Ecrit par : celadon | lundi, 28 avril 2008

@ Celadon : j'aime bien quand vous mettez votre casque de spéléologue pour découvrir des textes pas si vieux que cela, mais si anciens pourtant ! Drôle de lien, il va falloir que je creuse le sujet... Continuez Celadon, visitez mes méandres et ressucitez des textes oubliés :-)

Ecrit par : Gicerilla | lundi, 28 avril 2008

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