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samedi, 16 février 2008
ELLE - Dialogue à 4 voix

... ou un petit drame de la vie ordinaire.
DIALOGUE, subst. masc.
A.− Gén. Communication le plus souvent verbale entre deux personnes...
- "Viens, il faut que je te parle maintenant !"
- "Attends quelques minutes, tu veux, je finis la vaisselle."
- "Non, ça ne peut pas attendre, viens, je suis dans le salon !"
Elle est perplexe. Quelle est donc cette urgence ? Elle fixe, indécise, la mousse sur ses gants de caoutchouc rose. Elle aime faire la vaisselle avec les gants, surtout s'ils sont roses. C'est son côté bonbon-sucré fillette-joueuse, ménagère de 50 ans avant l'heure mais sans le tablier La Redoute ! Il se moque d'elle tout le temps mais n'aime rient tant que de la coincer contre l'évier quand elle à les mains caoutchoutées de rose plongées dans l'eau !
Elle les ôte lentement. Quelque chose dans le ton, l'urgence... Il est assis sur le canapé, droit, le regard froid. Elle s'assoie à côté, sur la pointe des fesses, empruntée. C'est animal ! Elle a senti le feu dans la savane. Elle voit arriver les flammes. En fait, voilà plusieurs semaines déjà que l'aridité est tombée sur leurs relations. Elle a feint de ne pas le sentir, elle a bridé son odorat. Pourtant des fumerolles sentant la cendre parsemaient depuis quelques temps ses caresses. Les frondaisons peu à peu s'étaient asséchées et elle se demandait parfois où la sève vibrante et vigoureuse s'en était allée. Abreuvait-elle maintenant d'autres forêts ?
Elle réalise maintenant que tout est prêt à s'embraser. La moindre étincelle suffira à tout carboniser. Maintenant, elle prend peur. Elle a envie de courir loin pour échapper à ce feu violent qui approche au gré des mots qu'il va souffler.
- "Je vais partir. Je ne peux plus rester !"
Ça coupe comme une guillotine bien aiguisée, ça lacère comme le fouet de cuir mouillé. Ou serait-ce plutôt un coup de poing dans le plexus. Elle ne sait pas, elle imagine, elle n'est jamais montée sur un ring !
- "Mais... pourquoi ?"
(Oh, mon amour, que se passe-t-il, ce n'est pas possible, mais que me dis-tu là ?)
- "Je ne t'aime plus, je crois!"
(Ah, non ne me regarde pas comme ça, c'est assez dur. Ah, non, tu ne vas pas pleurer !)
- "Comment ça, tu crois ? Mais ça ne veut rien dire... Tu en aimes une autre, c'est ça ?"
(Oui, allez, avoue, dis que tu en aimes une autre...)
- "Mais non. Je ne sais pas quoi dire. Je ne veux plus vivre avec toi, je n'en ai plus envie, c'est tout..."
(Que c'est dur ! Et ton beau visage qui se crispe et ces larmes qui t'inondent. Je t'en prie, sois forte, je ne supporte pas ta douleur, je ne supporte pas tes larmes....)
- "Comment ça, tu ne sais pas ! Mais cela n'a aucun sens. On ne part pas sans raisons ! Tu en aimes une autre, allez, dis-le !"
(Oui, dis oui ! Partir sans raisons, sans me blâmer de quoique ce soit, sans un désir pour une autre, je ne résisterai pas ...)
- "Non, je te l'ai dit, ce n'est pas ça. Je n'ai plus envie de toi, je ne t'aime plus. Que dire d'autre ? Je suis désolé !"
(Oh, ma princesse, je suis un monstre d'égoïsme et de couardise. Oui, j'ai envie de baiser ailleurs. Oui, j'en aime une autre que toi, plus jeune, moins forte, pleine de douleurs de son passé. Moi seul peux la sauver. C'est pour cela que je pars. Je pars pour la sauver...)
- "Mais pourquoi tu ne me désires plus ? Pourquoi ? Suis-je devenue vilaine, repoussante ? Quoi ? Dis quelque chose, je t'en supplie. Dis moi le vrai, dis la vérité, merde, assume !"
(Tout sauf ça ! Ne suis-je plus désirable ? Ne suis-je pas la même que celle que tu as aimée ? J'ai grossi, c'est ça ? Mon visage s'est un peu ridé ? Pourtant non, je suis pareille...)
- "Mais il n'y a pas de vérité ! Je ne t'aime plus, je pars ce soir. J'irai à l'hôtel. Tu pourras garder la maison jusqu'à sa vente. Pardonne-moi, je ne peux plus rester, ça m'est intolérable ! Je ne peux pas jouer un rôle..."
(Quel salaud je fais. Regarde-la, elle est anéantie. Comment aurais-je réagis à sa place. Devrais-je lui avouer que j'ai toujours été comme ça, inconstant et changeant ? Qu'il me faut un combat à mener pour aimer ? Qu'il me faut une juste cause à défendre ? Je suis un sauveur, je suis né comme ça. Qu'y puis-je ?)
- "Non, ne pars pas. Reste encore. Explique-moi les choses. J'ai besoin de comprendre..."
(Alors c'est comme ça. L'amour s'en va. C'est possible ça un amour qui meurt sans raisons ? Mais je t'aime encore moi, enfin je crois...)
- "N'insiste pas. Il n'y a rien à expliquer. Je n'ai plus de sentiments. Bien sûr que je t'aime encore, mais plus amoureusement. Mais la tendresse est là..."
(Mais je deviens pitoyable. Je deviens nul. J'arrête là. Il faut que je parte, maintenant...)
- "La tendresse ? Mais c'est pire que tout. Je m'en fous de ta tendresse. Allez, pars, pars, je ne veux plus te voir. Laisse-moi pleurer seule. Pars !"
(Mais quel salaud, quel pleutre. Aucun courage. Et c'est cet homme là que j'ai aimé ? Cet inconnu incapable d'affronter ses propres décisions... Qu'il parte, vite, loin, ne plus le voir, jamais !)
Il évite de rencontrer ses yeux, la paupière lourde et fuyante, coupable jusqu'à son front qui rougit sous le feu de ses regards noyés de larmes et d'incompréhension. Elle le suit dans le couloir et le regarde lacer ses Docs et enfiler son blouson. Il claque la porte d'entrée sans se retourner. Elle s'appuie le dos au mur et lentement, inexorablement, son corps glisse et comme un fœtus la voilà recroquevillée, au pied du mur, secouée de sanglots.
* * *
Ce qu'elle ne savait pas alors, c'est qu'il faisait partie de la caste des "chevaliers à l'armure rouillée". Ils sont nombreux qui combattent les méchants et sauvent les demoiselles en détresse. Ils se croient bons, gentils et pleins d'amour. Ils sont fiers de leur armure brillante qui les enferme pourtant dans leurs illusions et leurs peurs.
Elle a appris depuis à les repérer et surtout à les fuir.
06:25 Publié dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Dans la version sexe opposé, que personnellement je connais mieux, comment appelleriez-vous de la caste de la dame ?
Il suffit de remplacer les gants de vaisselle par des gants de jardinage, mais tout le reste peut être conservé ... :-)
Ecrit par : Quidam LAMBDA | samedi, 16 février 2008
oh comme cela me touche
un peu rapide quand -même
comme départ
mais combien, de temps ont-ils vécu ensemble??
je reviendrai te lire Gicerilla,
bon wikend;
Ecrit par : if6 | samedi, 16 février 2008
ouf libérée d'une vie morne.
cela sent la page qui tourne cette note comme un dernier coup de chiffon sur la poussiere d'une maison avant de la quitter.
un homme qui porte des docs , il la méritait pas.
Ecrit par : waid | samedi, 16 février 2008
Il se fait tard et faut que je me casse, que je quitte, que je m'évaporise loin de ce regard. Fuir. Fuir au loin, loin de l'envahissement, de l'anéantissement, quand le sujet est rongé du désir de l'autre. Possession. Dépossession. Et j'entends La Callas 'strano qui crie son désespoir, aussi profond que son attirance. Prendre et rejeter. Quand l'amour se solidifie en matière inerte, se fige dans ses certitudes, son confort, ses calculs.
L'amour c'est se perdre pour l'autre, se donner totalement, non se déposséder de soi, mais se donner totalement. Ce chevalier là ne dois pas avoir d'armure, si ce n'est celle qui le protège de lui même. Vouloir posséder l'autre n'est pas l'aimer. Je crois. Et puis quoi ? Et puis il se fait tard et j'ai faim.
Ecrit par : il se fait tard | samedi, 16 février 2008
Foi de loup affamé à l'orée de l'hiver ... le torchon brûle.
Terre incendiée.
Dis moi la belle, avec quelle sorte d'animal as tu fricoté pour qu'il te laisse dans ce désert de glace et son blizzard d'incompréhension ?
Laisser une dame femelle ainsi esseulée dans ce monde de fous. Il n'a pas tort l'illuminé du dessus. Mon instinct de bête serait-il plus humain que l'attitude d'un homme qui ferait travailler sa queue sans se soucier de son "coeur". Le coeur saigne, il pompe il s'agite. Seule l'âme l'étreint. Les loups ont-ils une âme ? Ton chevalier porte un armure rouillée ? Un jour il va se retrouver nu et sans fourrure. Moi je ne prends que ce qui m'est nécessaire. Quand on m'attaque je mors. Quand j'aime, je me laisse approcher et m'aventure plus encore, je réchauffe, je protège.
Ma tanière se souvient encore. Quoi ? Un feu de bois quelque part ... des braises. Elles te réchauffent encore la belle et n'auraient pas fini de te brûler ? Ne les perds pas. Je vais hurler pour toi. Ce soir des voisins trop tôt fatigués de leur besogne vont me maudire. Ou m'envier. Sur ce, je vais humer la terre qui devient assez chaude et taquiner les bourgeons.
Ecrit par : ysengrin | samedi, 16 février 2008
A les fameuses castes ... et ces dialogues "le plus souvent verbales" avec leurs parties sous entendues en italique qui rendent la pièce un rien surréaliste.
Toujours vous me touchez, Gi avec Elle.
Ecrit par : Bougrenette | samedi, 16 février 2008
Si je vous disais que je n'ai pas les mots...
Par contre, dans mes parenthèses, en italique, tout se bouscule...
Ecrit par : Fée d'Hiver | samedi, 16 février 2008
Ce texte est d'une extrême justesse (départ rapide certes, mais bien résumé )
Celui qui sait et celle qui se doute à peine, mais qui jamais n'aurait imaginé ce qui lui arrive !
Tous nos hommes ne sont pas des Orphée qui perdent leur belle en enfer pour un regard d'amoureux trop pressé ... Non !! Dans ces moments là ils ne se retournent pas, trop pressés de partir pendant notre désarroi, sans connaitre l'enfer dans le lequel ils nous envoient.
Même si au bout du compte, après quelques années, on se dit : "mais comment avoir duré si longtemps ? C'est tellement mieux ainsi ! "
Peut-être que la caste homologue des dames existe.
Mais il me semble qu'elle est plus humaine et moins expéditive. A vous messieurs de nous le dire !
Ecrit par : Eurydice | samedi, 16 février 2008
Il aurait mieux fait de disparaitre en allant faire pisser le chien.
Dire à une femme qui a les mains dans la vaisselle qu'on la quitte, ça manque de style.
Ecrit par : Nono | samedi, 16 février 2008
J'ai attendu ma seconde visite pour enfin laisser une petite trace de mon passage.
Justesse de ce texte qui m'interpelle. Différence entre ce que l'on dit et ce qu'on pense vraiment ...
Je n'avais jamais remarqué à quel point c'est vrai ! La parole et le petit commentaire qui suit et qui demeure dans notre pensée ...
Vous me faites drôlement réfléchir Gi !
Je vous embrasse.
Ecrit par : Philo | samedi, 16 février 2008
Que nous montre la fameuse expérience de Milgram ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram
Eh ben, probablement avant tout, que les choses moches sont faites généralement plus par lâcheté que par cruauté. Les très méchants (ou fous) étant une minorité qui entraine les mous du caractère.
Mais aussi, faut noter que, souvent, les gens volontaires et francs, on les trouve excessifs, on s'en méfie, ils font peur (on les fuit). Pas facile à tenir comme position, faut décider alors des sujets sur lesquels on choisit la franchise, pour garder son intégrité, c'est une question d'éthique pas si simple. Par exemple, dans un boulot stupide qu'on fait pour gagner sa soupe, ne convient-il pas d'être un brin hypocrite ?
Et en amour ?
Là, je crois qu'il est préférable d'être honnête. Pour séduire on ment toujours un peu, il y a un jeu dans la séduction, de la parade. Mais, ensuite lorqu'on est engagé envers une personne, il me semble qu'il ne faut pas se foutre de sa gueule. Dans l'exemple que donne votre texte, en plus de faire souffrir sa futur ex, le bonhomme l'humilie, ce qui n'est pas à son honneur. Et de toutes façons, l'honneur il ne doit pas trop savoir ce que ça signifie...
Notons avec Quidam Lambda que ce genre de comportement n'est pas le privilèges des messieurs. C'est mixte, comme qui dirait.
Ecrit par : Alex | dimanche, 17 février 2008
Je vous rends votre visite. Heureuse découverte à mon tour. Hasard de ce texte là, parce que c'est le plus récent. J'en lirai d'autres - il y en a beaucoup !.... Bravo pour la forme, c'est joliment écrit et bien mené. Quand au fond ? C'est très triste. Pour la narratrice d'abord, bien sûr ; et aussi, si l'on y songe bien, pour le goujat. Qu'il prenne conscience de son vide moral - ou de son aridité; il ne le supporterait pas.
Ecrit par : imago | dimanche, 17 février 2008
@ Quidam Lambda : on les appelles "les princesses qui croyaient aux contes de fées" mais leur comportement est normalement moins nocif ! Formons un club, Quidam, des adorateurs du gant en caoutchouc :-)
@ If6 : ce sont des expériences dont je n'ai pas le privilège, et tant que l'humain le sera, elles existeront et nous survivrons ! Mais la vie en vaut la peine, n'est-ce pas ? Bienvenu(e) If6, pour le meilleur et pour le pire... mais pour le meilleur j'espère, je suis une indécrottable optimiste !
@ Waid : mais bon sang, vous avez raison ! Je vous assure que l'on ne m'y reprendra plus. Quoi, un indice pareil et l'ignorer... Mais n'apprend-on pas toujours à ses dépends ?
@ Il se fait tard : vous et Ysengrin semblez indissociables ! Je l'avoue, j'ai péché. J'ai cru le connaitre et jusqu'au dernier moment je le croyais loyal et preux ! Que voulez-vous, les contes et leurs chimères ont la peau dure !
@ Bougrenette : laissez vous touchée chère B. Comment faire autrement ? N'est-ce pas là une illustration bien banale de nos médiocrités, nous qui sommes capables parfois du grandiose ?
@ Fée : personne n'est à l'abri. Si seulement nous avions le courage de nos "italiques" alors peut-être que l'issue ne serait pas toujours fatale !
@ Eurydice : cela me fait plaisir de vous voir ici de temps en temps. Vous vous faites trop rare. Et votre intervention, comme un témoignage de ce qui s'est passé, rappelle combien parfois nous pouvons être lâches, homme ou femme...
Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 17 février 2008
@ Nono : voilà un homme pragmatique ! Le problème c'est que de chien, point. Je ne dis pas qu'il n'y ait pas pensé. D'ailleurs, à bien y réfléchir, il a dû regretter de ne pas en avoir...
@ Philo : savoir révèler ces dialogues intimes changerait sûrement bien des choses. Mais il faut du courage car certains de nos discours intérieurs ne sont par glorieux, même s'ils sont une part de nous que nous devrions assumer !
@ Alex : en amour, je crois, il faut dire les choses sans détour et tant pis si cela révèle une facette de nous qui peux sembler mesquine. Mais l'honnêteté me parait un préalable indispensable à une vraie relation. On ne peut toute un vie cacher à l'autre ce que l'on est dans sa totalité, et même dans ses médiocrités. Et oui, Alex, c'est mixte. Aucun privilège de sexe ici. Le malheur a voulu que cela tombe sur Elle !
@ Imago : je suis contente de vous croiser ici, et veux croire que votre visite n'a rien de politesse mais plutôt de curiosité. Et oui, vous voyez juste, il ne sait plus jamais la regarder dans les yeux car ils lui font miroir. Et ce qu'il y voit semble l'indisposer...
Ecrit par : Gicerilla | dimanche, 17 février 2008
Pour quidam LAMBDA (entre autres...) :
Lui : " Tu as vidé le lave-vaisselle?"
Elle : " Non..."
Il enfila ses docs et parti jardiner...
Ecrit par : Arthémisia | mardi, 19 février 2008
Merci Gicerilla, du fonds du coeur Merci. Vous avez parfaitement décrit le mécanisme de l'homme qui brille par son inconstance et son manque de courage et qui, de surcroit donne l'impression de prendre du plaisir à faire souffrir. Mais d'expérience, ce n'est qu'une impression, l'homme souffre aussi.
Merci également à Joel Houghton qui a eu la brillante idée de déposer le brevet du lave vaisselle en 1850...
Ecrit par : reoups | mardi, 19 février 2008
@ Reoups : que voulez-vous, les expériences des uns, résonnent dans le coeur des autres de manière étrangement familière, car nous sommes tous humains et donc en passe d'être confrontés à des situations jumelles. Serait-ce que son histoire à ELLE, qui me ressemble beaucoup, racontée ici, fait écho à la vôtre ? ELLE ne détient pas le privilège de ce genre de mélo ! Hélas ou... heureusement ?
Ecrit par : Gicerilla | mardi, 19 février 2008
Voilà des italiques magnifiquement off qui appuient juste.
Si seulement quand on sent "le feu dans la savane", on avait tout de suite le cran de monter au front.
Mais bien sûr on attend. Des fois on a raison. Des fois non.
Des fois on regarde même l'autre s'enfoncer. Comme si le spectacle de son ultime lâcheté était la récompense d'avoir eu raison.
Mais putain que ça fait mal.
Putains d'italiques !
Ecrit par : Slevtar | vendredi, 22 février 2008
Mais que ce dialogue à 4 voix est vrai!!!!!! Hélas!!!!
Pourquoi faut-il toujours que l'un soit abandonné par l'autre sans explication aucune ? Dt pour aller au-delà de cet abandon, pourquoi celui qui sauve la demoiselle en détresse l'abandonne aussi ensuite ????? Et sans explication non plus ? Est-ce un cercle vicieux ou bien cela peut-il être stoppé par je ne sais quel moyen ?
J'ose espérer que votre dialogue, Gicerilla, soit lu, mais aussi entendu.
Ecrit par : Puce | lundi, 25 février 2008
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