11 août 2008
ELLE - Petit conte olfactif d'un après-midi d'été
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Elle rêve...
Nous étions convenus de nous rencontrer à la campagne, dans un bosquet de votre connaissance, suffisamment touffu pour abriter un secret, mais suffisamment aéré pour que le soleil, la lumière et la brise puissent passer. Le choix de ce lieu était le vôtre car vous en connaissiez le potentiel de mystère et de tranquillité. Vous aviez donné comme point de rendez-vous un gros chêne centenaire, paraît-il vous ne pourrez pas le manquer. J’avais été étonnée de ce choix, mais vous connaissant un peu alors, rien ne venant ne devait m'étonner.
Je devais vous attendre sagement à son pied, profitant ainsi de l’ombrage de ses branches puissantes et vigoureuses. Je devais aussi tourner le dos à la sente que j’allais inévitablement emprunter. J’arrivai à l’heure dite et vous j’attendis. Je m’assis au pied de l’arbre, aux aguets. Je commençais à perdre ma sérénité à mesure que les secondes s’écoulaient. Je me disais quelle odieuse torture de me faire attendre ainsi, seule à milieu d’une forêt inconnue…’.Alors que peu de minutes ne s’étaient écoulées, j’entendis un bruit de moteur lointain, puis le froissement des herbes sèches de la sente. Je savais que quelqu’un approchait et ne devait pas céder à la panique qui m’aurait poussée à me retourner. Je priais que ce soit vous, car sinon aucun moyen d’anticiper quoique ce soit, j’aurais été piégée.
Les pas se rapprochaient, mon cœur battait plus vite. Puis les pas cessèrent. J'étais tétanisée, je ne devais pas parler. Vous ne deviez pas parler non plus. Je me relevai lentement, le dos tourné à l’arrivant. Les jambes me défaillaient un peu. Je restais les pieds fermement plantés dans la terre, cherchant en vain une espèce d'équilibre, un semblant d’assurance.
Après ce qui me parut un siècle, les pas reprirent leur approche tout doucement et subitement je sentis une présence tout près de moi, j’imaginais à quelques millimètres.
Ce moment semblait ne pas vouloir finir jusqu’au moment ou une main délicate souleva les mèches de cheveux de mon cou le libérant ainsi de leur chaleur et laissant passer un souffle de brise tiède sur ma nuque. Puis la brise sembla s’amplifier et de tiède elle devint chaude, brûlante. Votre souffle alors au creux de ma nuque m’inonda de sa chaleur, s’accompagnant d’un effluve ténu de parfum discret et pétillant. Je sentis vos lèvres effleurer la peau à la base de mes cheveux, je vous entendis me humer toute, avec puissance. J’imaginais que vous alliez aspirer toutes les essences que mon cou fin et gracieux vous révélait. Le long de ma colonne vertébrale votre souffle déclencha des ondes de frissons incessants. Je me raidis sur mes jambes qui avaient plus de mal encore à me soutenir. Et vous continuiez à me respirer, à m’aspirer, le long de mon cou, et à droite et à gauche, dans le creux de l’épaule que l’étoffe de ma robe légère occultait. Mon cœur battait toujours trop vite et je craignais que vous n’entendiez ses soubresauts dans ma poitrine. N’étais-je pas une grande fille blasée que rien ne pouvait déstabiliser, et surtout pas un quasi inconnu qui me frôlait présentement les cheveux, la nuque, un quasi inconnu qui m’avait imposé de ne pas le regarder, sinon je repartirais tout de suite…
Après quelques minutes de ce qui m’apparaissait un rituel de reconnaissance, vous me saisîtes par les épaules tout doucement et de manière tellement inattendue que je faillis tomber. Vos mains que j'imaginais solides et musculeuses me retinrent et je me retrouvais face à vous, je le sentais, je vous sentais. Certainement que votre taille vous obligeait à vous penchez un peu, enfin encore une fois je ne pouvais que l’imaginer. De nouveau les effleurages de mon cou, de mon visage avec votre souffle chaud reprirent. Une alternance régulière d'inspiration et d’expiration, de frissons et de craintes. Je ne pensais alors qu'à une chose ‘reste debout, ne tremble pas, les jambes fermes et les muscles bandés, ne rien montrer, ne rien laisser deviner’. Pas de regards échangés, pas de paroles non plus, juste le silence de la brise dans les feuilles, quelques chants d’oiseaux au dessus et surtout le sang, mon sang qui bat à mes oreilles, un bruit de tambour assourdissant, pourvu qu’il n’entende pas cette cavalcade ! Combien de temps va-t-il faire durer ce prélude, est-ce un prélude ou sera-ce tout. Insoutenable attente, attente de quoi, surtout pas d’attente bien sûr. Vos mains agrippèrent délicatement le col de ma robe chemisier en cotonnade blanche, oui le blanc c’est bien, c’est virginal, oui il te faut porter cette robe… irrésistible. Les boutons couraient tout le long du devant, et un par un vos mains commencèrent à les déboutonner. Que pense-t-il, que va-t-il faire, va-t-il seulement faire quelque chose. Peur du doute, peur de tout, peur du rien ! Le déboutonnage s’arrêta enfin, au niveau de la taille, juste au niveau de la ceinture. Vos mains dégagèrent lentement le col de la robe, dégagèrent mes épaules hâlées et firent glisser le haut jusqu’à la mi-temps de mes bras.
Il rêve aussi ...
...vous semblez surprise de vous retrouver ainsi emprisonnée dans un carcan imprévu. Vous ne pouvez plus bouger, et vous m'êtes ainsi livrée, désirable et tremblante.
Je recule doucement pour mieux vous regarder dans cette pénombre qui marque chacun de vos reliefs. Vos épaules sont délicieusement menues, le mouvement de chaque tendon de votre cou agite la naissance de vos seins...
Je vous fixe, vos yeux sont baissés, comme ceux d'une petite fille coupable d'une bêtise. J'ai envie de m'approcher de vous, de vous toucher, de glisser mes doigts le long de votre dos, sentir l'origine de vos creux, douce tentation. Mais je ne le fais pas, tétanisé moi aussi. Je suis si près et si loin de vous. Vous ne me regardez pas, comme si le croisement de nos regards pouvait enflammer nos ardeurs. A nouveau je respire vos épaules, doux parfum boisé qui emplit mes poumons d'une envie irrésistible. Vous êtes si fragile que je me sens fondre. Mes mains prennent votre taille. Vous tremblez. Ma langue court sur votre poitrine. C'est étrange de vous sentir si immobile et pourtant offerte à Toutes mes caresses.
Elle
Immobile je le reste de peur de faire cesser brusquement le sortilège. Car je suis envoutée, je le sais, tout cela n'a pas de sens, je ne le connais pas, d'ou vient cet engouement, cette fragilité, ce désir si puissant. Vos mains sur ma taille m'obligent à me tourner et vous présenter mon dos. Va-t-il se rapprocher ? Mon corps vous appelle de toutes ses forces.
Et pourtant, aucun autre stimulus que l'idée de vous me humant... enfin vous m'attirer à vous les mains fermement accrochés à mes bras maintenant. Je suis doublement maintenue et ce soutien involontaire est bienvenu vu la défaillance que je ressens à l'intérieur. De nouveau vous vous penchez et plaquez mon corps contre votre torse pour mieux continuer l'exploration olfactive de ma nuque, de mon dos. Je me cambre insensiblement car je ne souhaite rien d'autre que de sentir votre corps épouser le mien, de toute sa hauteur, de toute sa largeur.
Je veux me fondre dans votre moule, sentir contre mon dos, contre mes fesses la preuve que je ne vous laisse pas indifférent, sentir que mes fragrances ont grâce à votre nez, à vos papilles....que vous êtes saisi comme moi d'émotions intenses et incontrôlables ! Je n'ose pourtant bouger alors que je sens monter en moi des rythmes ancestraux, des vagues irrésistibles qui veulent vous entrainer dans une danse ondulante que je réprime de peur que vous ne la refusiez.
Je ne suis plus moi, je n'ai plus de conscience, je ne suis plus que chair et que sang, le sang bouillonnant dans mes veines, je suis vos lèvres et votre haleine, je suis le désir incarné, je suis l'eau, l'humus, le soleil, je suis comme une rivière musquée qui s'écoulerait sans commencement, sans fin ! J'ai peur que mon corps ne trahit trop de fragrances révélatrices et en même temps je souhaite qu'elles vous enivrent au point de vous faire perdre la tête.
Enfin vos mains glissent de mes bras à mon ventre, une simple pression qui rampe de ma taille à mon nombril, je tremble encore plus, des spasmes parcourent mes reins, mon sexe. Vos mains s'arrêtent pourtant trop vite et dénouent prestement la ceinture de ma robe et, le dos toujours plaqué à votre corps, votre visage lové dans mon cou, elles entreprennent de déboutonner rapidement les quelques boutons qui le restent et libèrent enfin la robe qui chute silencieusement à mes pieds.
Je sens que vous reculez d'un pas, peut être de deux, je frisonne, je sais que vos yeux scrutateurs sont braqués sur moi, observent avec gourmandise la finesse des muscles de mon dos, la cambrure de mes reins. La rondeur de mes hanches et de mes fesses que seul un petit triangle de dentèle chocolat orne. Je sens vos regards filer le long de mes cuisses longues et fuselées, sur le creux des genoux et descendre le long de mes mollets. Ces regards me brulent délicieusement car j'anticipe l'approbation de vos regards. Je sais que vous fondez, vous êtes sous le charme de ma silhouette d'adolescente.
Vous revenez et cette fois sans ménagement vous m'attirez violemment à vous, il n'y a plus de doute vous vivez les mêmes affres que moi, vos mains sont sur mes hanches, sur mes fesses, votre bouche chaude de nouveau dans le creux de mon épaule. Je prie, je crie silencieusement pour qu'une de vos mains s'affranchisse de votre volonté, reprenne l'exploration de mon ventre, que sans hésitation elle se pose sur mon sexe, qu'elle s'immisce sous la dentèle, fragile obstacle. De nouveau je me cambre, je ne sais résister aux mouvements que mes hanches déclenchent. Je n'ai plus de volonté, si ce n'est celle de vous faire succomber. Votre main droite enfin, ô mon Dieu, cède à mes suppliques silencieuses et me caresse, découvre l'émoi dans lequel je suis, s'émeut elle aussi je le sens. Votre main s'agace avec douceur, votre corps se tend, les muscles de vos jambes et de vos fesses sont bandés, je le sens aussi à la pression intense de votre corps contre le mien. Moi, je ne suis plus rien, je suis votre main, je suis mon sexe inondé, je suis tous ces effluves qui montent de moi, je n'ai plus de tabou, je n'ai plus peur de rien, mes hanches bougent irrésistiblement, j'accompagne votre main, de plus en plus intensément, en mouvements profonds et lents... et alors subitement une chaleur volcanique m'envahit, un flux et un reflux de vagues intenses me submergent. Je ne suis plus qu'ondulation, contractions, je suis un souffle, un gémissement, un cri, des larmes !
Je ne me soutiens plus, je suis une poupée de chiffon, des larmes de plaisir coulent doucement le long de mes joues. Je suis appuyée logement contre vous maintenant, et vous m'accueillez délicatement. Je reprends doucement des forces, mes jambes se raffermissent, je me redresse un peu et vous vous éloignez alors. Je ne vous vois pas mais je sais que vous ramassez ma robe pour la poser sur mes épaules. Pas une parole n'a été échangée, je ne vous ai pas vu mais vos yeux m'ont dévorée, je le sais. Je sais aussi que vous allez repartir. Vos pas font crisser l'herbe séchée, le bruit lointain d'une portière claquée, d'un moteur. Je suis seule, j'ai un peu froid, je souris, je suis bien, je me sens comblée, pleine... heureuse ? Je sais que vous reviendrez.
Lui
Brusquement le grondement sourd du ciel en colère fend mon rêve en deux...je ne sais pas où je suis ni qui je suis...mon corps est endolori comme après un match de squash forcené. Quelle sensation étrange ! Dehors la lourdeur du temps a défait le port altier du liquidambar. Je regarde le bel arbre qui, lui, semble connaître la vérité.
Que m'est-il arrivé, je tremble encore dans la moiteur de cet été sans air. Je ne sens plus mes membres, mon corps est rigide, mon cœur égrène ses extrasystoles, signe d'un émoi incomparable...
L'arbre est crevassé, torturé aussi...mais il me sourit avec ses mille feuilles dentelées. Un mouvement involontaire de mon biceps droit, celui que le squash a développé sans respecter une symétrie essentielle à l'harmonie, fait grincer un des multiples ressorts de mon lit. J'aime ce bruit, j'aime la maitrise absolue de mon corps sur l'équilibre des forces qui maintiennent ma couche en suspension. Une contraction de mon ventre musclé déclenche l'ire d'une autre spirale métallique...Petit à petit, je sors de cette léthargie étrange et un peu inquiétante...
Je me souviens petit à petit de ce rêve impossible. Elle, blanche et pure, Elle, fine et tendre, Elle qui m'inspirait un désir pourtant impossible...
Comment un simple délire nocturne pouvait tendre à ce point chaque muscle de mon corps ? Comment cette balade du crépuscule à l'aube avait pu tromper mon esprit rarement embué par les dérives amoureuses...
Chaque ressort, signe du réveil de mon corps endormi, ponctue d'un petit cri le retour à la réalité... Elle n'est pas là, elle n'a jamais été là...existe-t-elle au moins ?
Le liquidambar lui, connait la vérité... A ses pieds traîne un morceau d'étoffe blanc, transparent comme l'eau pure...
05:14 Ecrit par Gicerilla dans Eros | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, impossible, désir

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Commentaires
Mon premier commentaire n'est pas passé
"Petit conte olfactif", voilà qui fait rêver
Ecrit par : fbd | 29 juillet 2008
J'ai décidé de vous tutoyer dès aujourd’hui, j’ai rêvé de vous.;)
A lire ton blog, et à en relire certains passages, je découvre une femme cristalline, dans laquelle vivent une pléiade d’émotions.. Ton côté bourgeois de bon ton s’allège pour te présenter sous un jour bien plus léger, “elfique”... J’aime beaucoup cette vision que j’ai de toi. Et ne crois pas surtout que ce sont des ( beaux ) textes érotiques, et certains fantasmes qui pourraient en naître. Hélas, non, ce n’est pas le cas. Mais simplement, je me suis réveillé en me disant que tant de sensualité, de sensibilité pouvait certainement être vivants pour d’autres applications. Pourrais –tu écrire d’autres sujets ? Te fondre dans la description d’un voyage en Asie au milieu du XVème siècle ? Laisser couler une larme spectatrice d ‘une scène de film particulièrement émouvante, ou, témoin discret, à l’écoute d’une belle déclaration d’amour entre deux personnes ? A la vue d’un paysage extra-ordinaire ? Franchement, çà me plaît beaucoup de t’imaginer ainsi... merci à tes textes... puisses tu les dépasser ! ;)
Ecrit par : GILGAMESH | 29 juillet 2008
Tout est suggéré et pourtant si évoquateur ! Magnifique texte.
Thierry
Ecrit par : The Boy Next Door | 29 juillet 2008
Transformisme. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme avait dit ... Lavoisier je crois. De la métamorphose d'un rêve en suspension, dont les traces subsistent entre réalité et fiction, au gré de caractères par vous assemblés, conjugués, entremêlés. Vos désirs, vos pulsions, vos mouvements retranscrits jusqu'aux extrémités de votre imagination et de vos doigts pour nous être livrés et attiser notre propre imaginaire, qui plus est lorsque ce dernier s'alimente de quelques souvenirs opiniatres. Un vent léger agite les frondaisons. Le silence apparent est interrompu par les pérégrinations entomologistes. Et vous, plantée là. Telle une fleur sur son parterre. Lui, il se demande, un peu troublé, mais solidement crampé sur ses interminables racines. Il sent votre présence. Vous ne vous en apercevez pas, mais ça lui provoque comme une franche montée de sève. Pourtant, il en a ressenti des vertes et des pas mûres durant ces derniers siècles depuis sa sortie de terre. Mais là ... Comment une créature humaine peut elle à ce point perturber l'ordre végétal mmmhhhh ???? Une sorte de symbiose dopée aux phéromones ? Enfin, voilà. Cet automne il y aura un peu plus de glands que d'ordinaire. Et lui, le vieux chêne se demande encore comment, oui comment, dans l'intervalle d'un rêve, il a pu se muter en liquidambar. Végétalement parlant, c'est troublant. Mais ce n'était qu'un rêve n'est ce pas ?
Ecrit par : celadon | 29 juillet 2008
Superbe texte. Un jour j'espère vous publierez. Merci pour cette écriture si fine et si vive.
B
Ecrit par : petite francaise | 11 août 2008
C'est à deux mains (c'est toujours plus simple) que j'applaudis pour avoir réussi à placer "liquidambar".
Bravo
Ecrit par : Nico - Merveilleux | 11 août 2008
Moi; à sa place, celle de "Lui", je serais repartie en sifflotant, votre robe négligemment jetée sur l'épaule, une fleur aux lèvres..:)
Ecrit par : GILGAMESH | 11 août 2008
Apparemment LUI est cardiaque...Il va finir par nous péter une durite en live !
Ecrit par : passeakevin | 11 août 2008
:-) sont mignons ...
Moi je suis fan de vos préliminaires Gi
Du torride suspense qui monte
Vous tournez souvent le dos aux hommes, non ? je me trompe ?
Et je vous embrasse
Ecrit par : Bougrenette | 11 août 2008
Wouahou ! Grand moment...
J'ai fini par souhaiter que ce ne soit pas un rêve...
Ecrit par : L'Eronaute | 11 août 2008
"Extrasystole" n'est pas non plus. Qui disait "le cœur est un organe qui sert à aimer" ?...
Style impeccable comme d'hab.Voilà encore beaucoup de sensations et d'émotions, quel dommage que ce ne soit qu'un rêve !...
Ecrit par : imago | 12 août 2008
Même remarque que Bougrenette !
Cela devient une charmante évidence ...
Ecrit par : Philo | 12 août 2008
Et si, par jeu, curiosité, volonté d'expérience, esprit de nouveauté, désir du contre-pied, questionnement sensé, "on" renommait chacun des paragraphes. Si les nommés "elle" étaient renommés "lui" et réciproquement les "lui devenaient "elle". Sans rien changé au texte à quelques détails prés (anatomiquement près). N'apprendrions-nous pas quelque chose sur ce féminin et ce masculin qui ne cessent de nous interroger? A bientôt
Ecrit par : jlb | 12 août 2008
Je me faisais la même remarque que Bougrenette quant au positionnement réciproque des corps (restons dans la physique, la dynamique des fluides, avec un brin de biologie, bien sûr)
C'est très intime je trouve de soulever délicatement les cheveux d'une femme pour découvrir sa nuque, puis la couvrir de mille attentions, avant que d'explorer doucement les vallons de la belle.
Une petite touche de fantastique dans ce texte, finalement en contraste avec la force brute qui se dégage de la présentation masculine. Fréquenteriez-vous trop les salles de sports ?
Ecrit par : Alex | 12 août 2008
@ the Boy Next Door : c'est toujours en funambule que j'avance sur cette trame là. La vulgarité n'est jamais loin de la sensualité, et un faux pas est si vite fait !
@ Celadon : et si vous disiez vrai ? Et si la nature jouissait elle aussi par ceux qu'elle côtoie sans le décider ? J'irai voir cette hiver ce qu'il en est des glands.
@ Petite Française : merci, Petit Française. Non, sûrement jamais car le niveau n'y est pas mais j'engrange vos encouragements...
@ Nico : Oui, placer liquidambar était une gageure mais Lui est à ce jeu bien plus doué que moi.
@ Gilgamesh : que ne futes-vous Lui ?
@ Passeakevin : oui, vous avez sans doute raison. Je me suis laissée dire qu'il vieillissait. Ce ne doit pas aller en s'améliorant !
@ Bougrenette : mignons ? Vous voulez dire "gentillets, mièvres" voire "gnagnan" ? Mais, Grenouillette, qui vous dit que le je du texte est mon je et non pas un jeu avec le je pour vous perdre mieux encore en rêveries et autres extropolations ?
@ Imago : c'était un rêve, mais puisqu'il vous a fait rêver un instant, c'est bien aussi, non ?
@ L'Eronaute : moi aussi j'y ai rêvé, que c'en ne soit pas un. D'ailleurs, n'en rêvé-je pas encore parfois ?
@ Philo : welcome back ! Chuuuttt, rien n'est sûr. Est-ce ELLE ou moi ?
@ Jlb : moi qui aime les jeux, celui-là me tente. Tentation pourtant que je regarde de loin, intouchable, n'ayant pas encore eu le courage de me mettre au défi de parler par la voix d'un Lui... En serai-je un jour capable ? J'aimerais.
@ Alex : ça sûrement et autre chose ! :-)
Ecrit par : Gicerilla | 12 août 2008
En fait je ne sais plus à quoi je pensais, mais c'était lié aux commentaires, je crois, et bien loin de "gentillets, mièvres" voire "gnagnan", je visais plus charmants et plaisants :-) mais ceci dit me perdre en rêveries ? vous y arrivez si bien déjà, ne me poussez pas trop, un jour j'y serai réellement perdue :-)
Ecrit par : Bougrenette | 13 août 2008
C'est étonnant, la lecture de votre texte m'a parue au moins autant kinesthésique qu'olfactive, question de perception sans doute...
M. qui trouve qu'il est fort agréable de voir certains dos se tourner...
Ecrit par : M. | 24 août 2008
M. : vous revoila ! Je souris quand je lis que M parle de lui à la troisième personne. Serait-ce trop audacieux pour vous d'affirmer que vous aimez parfois certains dos se tourner ? :-)
Ecrit par : Gicerilla | 26 août 2008
Oh que non, mais dans une signature ça me semble naturel.
Ceci dit, j'assume tout à fait mon goût pour les dos féminins, de la nuque aux fesses :-) et certains me font moi-même me retourner !!!
M. qui ne parle de lui-même à la 3ème personne que quand il signe ;)
Ecrit par : M. | 26 août 2008
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