07 août 2008

ELLE - La femme et ses paysages

paysage.jpg

 
Il m'avait envoyé un simple lien vers son site.

Une ligne de texte énigmatique en guise d'explication accompagnait ce lien "Ma foi, si vous avez pensé que ce post était une invitation, vous avez eu raison ! http://eronaute.canalblog.com/albums/paysages/index.html<..." 

Rien n'était révélé et il me fallait bien vérifier de quoi il s'agissait.  Mieux qu'un long mode d'emploi impénétrable, un clic impatient de ma souris suffit à m'éclairer.

Mes yeux tremblaient de timidité indignée et excitée à la fois devant le défi qui m'était lancé. Oh, bien sûr, aucune obligation d'achat mais sans remboursement non plus en cas d'insatisfaction. La magie d'internet. Mon regard est rivé sur les appâts des belles impudiques étalées en mosaïque noire et blanche ponctuée de quelques couleurs tamisées. Se développe devant moi un étal inédit de beautés interdites.

Un dialogue schizophrène entre ma raison et mon envie débute sans que je sache laquelle des deux l'emportera. Les deux sont du genre féminin, autrement dit tout à tour tenace et enjôleuse. Ma raison me souffle "mais... c'est indécent. Non, tu ne peux pas. Il exagère vraiment celui-là. Après tout, il ne te connaît pas ! Et puis regarde, partout c'est le même paysage ! Quoi, toi, tu accepterais d'exhiber tes mystères au risque de faire du vulgaire, du déjà-vu et de voir se banaliser la photographie de ton paysage devenue simple tesselle d'un grand dessin qui n'est pas le tien ?" Evidemment la pudeur se laisse convaincre et arrive en renfort pour soutenir cette position qui est celle du bien-pensant, du politiquement correct englué de bienséance et de qu'en dira-t-on ! Pourtant mon envie elle aussi m'assène ses raisons qui pour la Raison n'en sont point mais qui sonnent mélodieusement à mes oreilles de femme joueuse. "Vas-y, essaie au moins. Amuse-toi que diable ! Mais ne galvaude pas tes secrets. Non, fais de ton corps la matière première de l'inédit. Impose ton corps comme objet d'art et non pas comme objet de basse luxure..."

Peu à peu mon âme effarouchée se calme pour laisser place à la curiosité créative. Les images à l'écran deviennent floues et mes yeux se perdent dans un monde de peintures possibles, de sculptures vivantes où mes cuisses, mon ventre et mes fesses seraient exposés sans vulgarité, avec la volonté de ne pas susciter de convoitise lubrique. L'exercice est difficile, je le sais et le pratiquer me parait œuvre de funambule qui risque à chaque pas de déraper.

Le parti est pris. Draps blancs. Pas d'artifices ni de retouches. Pas de tricheries par Photoshop orchestrées. Non, que du vrai. Mise en scène sobre de la chair. Cultiver l'ambiguïté. Faire surgir à partir de formes familières d'autres formes inconnues qui dénaturent le sujet tout en l'élevant si possible au rang d'art.  Marcher sur la pointe des pieds pour ne pas se souiller dans la fange des cliché dignes de Clichy ou de Pigalle, que le pauvre Jean-Baptiste, j'en suis sûre, trouverait écœurants.

J'opte pour le noir et le blanc et le sépia qui sûrement transformeront le rosé de la chair en marbre à sculpter, lui ôtant au passage le trop vibrant, le trop palpitant pour ne laisser que la forme nue à redécouvrir.


Les minutes passent, décourageantes. Comme il est ardu de trouver l'angle parfait, le cadre qui mettent en valeur sans trop révéler, qui subliment sans exhiber, qui dessinent enfin d'autres courbes pour s'en étonner.

Et là, enfin, the cliché. Il jaillit sur l'écran dans toute sa sobriété et son impudicité qui bizarrement n'est pas sans pudeur. Son évidence s'impose à mon œil critique comme la seule image de moi que je veuille exposer car elle est dénuée, il me semble, de tout exhibitionnisme et surtout, surtout, le sujet s'est complètement oublié pour devenir chose !

Et voilà le résultat !

Eronaute-Globes.jpg


Si le sujet vous rend cu-rieuses, Mesdames, laissez-vous tenter, relevez le défi !

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://gicerilla.hautetfort.com/trackback/1730069

Commentaires

J'ai failli en renverser mon café ... c'est si, c'est si ... c'est symétrique que c'en est presque parfait. Oui presque car un mystère demeure. Par quelle sorte de miracle de souplesse as tu abouti pour assurer ce cliché inédit, cette vue imprenable dis ?

Ecrit par : celadon | 04 août 2008

Quel plaisir d'être le premier à dire que autant de volupté de bon matin est difficile à apprivoiser.
Si vous chercher un photographe amateur... vous savez où me trouver. @ +++

Ecrit par : Pierre-Jean | 04 août 2008

Une perfection qu'on trouvait déjà dans l'écriture. C'est tout simplement beau !

Ecrit par : macaron | 04 août 2008

Novice, surpris et curieux...

Ecrit par : N | 04 août 2008

Un bien joli cliché. La réflexion qui y a mené n'est pas sans m'évoquer les photos de Waclaw Wantuch. Le résultat est finalement différent de ce que j'imaginais, mais pour le moins réussi. Bravo.

M.

Ecrit par : M. | 04 août 2008

belle symétrie
irrésistiblement envie de s'y frotter
j'y vois même l'esquisse d'un sourire !

Ecrit par : francouas | 04 août 2008

"la volonté de ne pas susciter de convoitise lubrique" est-ce que la convoitise lubrique n'est pas, en définitive, totalement indépendante de la volonté de la ou du convoité(e) ?

Ecrit par : N - complément | 04 août 2008

.. sont -ce vos genoux ? ;)

Ok, belle photo. Classique en somme. Elle me fait penser surtout au nombre extra-ordinaire d'heures de vélo en salle que cela vous aura coûté...;)

Allez,mille bises ! Gi, effacez votre moue et votre pointe de colère !
Si c'est vous même; seule, qui avez réalisé ce "portrait", chapeau. Vous avez dû plus d'une fois remettre sur le métier votre.... ouvrage... et 99 X vous tordre la cheville, redresser les draps chiffonnés, 77 x essayer telle ou telle vesture.

Si quelqu' un d'autre vous a aidé, c'est évidemment moins terrible ! ;)

J'ai une méchante tendance à juger une " oeuvre " à l'aulne du travail réalisé, des heures passées, au nombre de gouttes des sueurs, à la quantité de doutes et de réflexions, de joies éphémères, et à l' intensité du moment ou l'artiste, inévitablement ce sera dit" Cette fois, cétacé, ç' est bon comme çà".

Le résultat est donc encourageant. Je parle tant de celui des heures passées à la salle de gym. que du pictural.:), Continuez, continuez ! vous voyez, vous vous surpassez en originalité et en démarches !

Ecrit par : Gilgamesh | 04 août 2008

Si gainsbourg avait encore ses yeux et sa plume il autait pu écrire :

"et ses fesses 2 sphères
entre lesquelles j'abandonnais 2 mois de salaire
pour y rouler mon pauvre joint"

Ecrit par : francouas | 04 août 2008

perso j'adore vos dialogues avec vous même, connaître le chemin pour enfin découvrir les conclusions, parfaites.

Ecrit par : Bougrenette | 04 août 2008

Bonjour je n'ai pas lu votre texte le Q est trop beau!!!
mille excuses ;=)

Ecrit par : losslaid | 04 août 2008

@ Celadon : je ris, vous êtes si, vous êtes si... Symétrique est le mot mais l'angle y est pour quelque chose. Tellement détachée du sujet que je me demande encore "... sont-ce mes fesses là ou autre chose ?"

@ Pierre-Jean : un photographe, ah mais, bien sûr ! Imaginez les contorsions évitées, les lumbagos, les acrobaties. Mais bon sang, oui ! Seulement, Mr White, il faut inventer un autre défi tel celui de Blacktie si amusant...

@ Macaron : merci, Macaron. L'avantage de la position ? Gommer les imperfections :-)

@ N. : bienvenu ici ! J'espère que pour une première visite je ne vous ai pas effarouché ?

@ M. : décidément j'aime mes lecteurs. Ils me font découvrir des tas de choses nouvelles et me rendent plus savante et curieuse à chaque fois. Je suis allée sur le site de Waclaw Wantuch... Le travail mérite de s'y attarder et j'engage ceux qui nous lisent de le découvrir. Merci de votre venue et votre contribution.

http://www.waclawwantuch.com/

@ Francouas : un sourire ? Moi, je ne vois plus rien car je suis auto-hypnotisée par les globes qui me paraissent étrangers. Drôle de sensation que de ne plus s'appartenir !

@ N. : Vous avez raison, on ne contrôle pas tout, et la convoitise suscitée non plus. Mais tout de même, je ne trouve pas ce cliché suffisamment "sexuel" pour susciter la lubricité. Si ?

@ Gilgamesh : Vélo ? Mais nan ! Squats et fentes à outrance (ben, j'y peux rien, ça s'appelle comme ça). Ah, enfin, je vous surprends. Ouf, il était temps car je ne referai pas cela tous les jours :-)

@ Francouas : tiens, un "second thought" comme ils disent chez la Perfide :-) J'aime beaucoup cette intervention façon Gainsbourg même je ne suis pas certaine qu'elle eut été bien droite et bien tubulaire !

@ Bougrenette : bonjour vous ! Ces dialogues ne sont pas du Audiard mais c'est du vécu. Moi et moi on s'est battue longtemps avant de se décider. Il faut dire, pas évident le défi et, dit en passant, je ne suis pas sûre que l'Eronaute fasse quoique ce soit des autres clichés transmis, car je crains de ne pas être dans le cahier des charges !

@ Losslaid : ah ben, c'est pas d'jeu ! Tout est dans le texte voyons, Losslaid. Allez, revisez votre copie. Recommencez !

Ecrit par : Gicerilla | 04 août 2008

Je laisse les autres défis, c'est suffisament prenant de s'occuper de blacktie, par contre vous prendre en photo, peut être à l'occasion vous ferais je découvrir certaines de mes photos...

@ +++

Ps : j'espère que vous avez bien eu mon mail.

Ecrit par : Pierre-Jean | 04 août 2008

Vous savez que tout peut-être sujet à une lubrique interprétation (j'insiste sur l'aspect lubrique à dessin) d'un fer à repasser à une clé à molette en passant par une lampe de chevet... alors une paire de fesses... Cela étant c'est presque trop évident pour être interprété.

N'ayant crainte on ne m'effarouche pas, on me touche.

Ecrit par : N - Enfin ! | 04 août 2008

Quel ... !

Ecrit par : imago | 04 août 2008

Je pense à 2 belles mangues ...et une gousse de vanille...
"La mangue doit être souple sous la pression du doigt, sa peau lisse, sans meurtrissure; elle doit être parfumée"
Ok , je sors LOL

Ecrit par : MarieM | 05 août 2008

Paysages, paysages ...

En ces temps qui incitent à la villégiature, je vous invite à une petite visite désaltérante

http://www.wat.tv/video/matt-ogb8_ogba_.html

Cela s'appelle voyager léger.

Cela n'a plus (presque) rien à voir avec ton propos initial Gi, mais n'y-t-il pas dans chaque femme un peu de Gaïa, notre Terre nourricière ? Plaisirs de la vue, plaisirs des sens

Ecrit par : celadon | 05 août 2008

Une vue imprenable ... pourtant prise et prenable.

Ecrit par : ppm00 | 05 août 2008

ppm : je vois je vois ... dans ma boule (de cristal je précise), pantelant partenaire masculin pour paire de jumelles 00. Bien vues si l'éprise photogénique.

Ecrit par : celadon | 05 août 2008

Bon, il commence à devenir intéressant votre glob.

Du point de vue photographique, c'est plutôt un beau boulot ; "graphique" comme on dit, et la partie gauche claire en contraste avec la partie droite sombre avec l'éclairage latéral, je trouve ça intéressant (dommage peut-être qu'en bas la scission ne soit pas centrée, mais vu que vous avez fait la prise de vue toute seule si j'ai bien comprendu, c'est plus qu'honorable - d'ailleurs ce genre de détail peut s'arranger avec un logiciel de retouche)

Du point de vue érotique, personnellement, je préfère lorsqu'on voit les reins. Le rapport de proportion taille/hanche contribue beaucoup à l'attrait sexuel des femmes (idéalement < 0.8).

Juste, quand même, faudrait pas oublier de dire : "Merci, Gi !" (Déjà les textes faisaient du bien, mais là on monte sur l'échelle de Richter)

Ecrit par : Alex | 05 août 2008

@ N. : je suis quand même à moitié rassurée car ... euh, la lubricité du pied de lampe, euh, faudra m'expliquer :-)

@ Imago : quel !... mais quel quoi ? Quel texte, c'est ça. Evidemment, mes mots font souvent cet effet là...

@ MarieM : sacré cuisinière :-) Revenez vite, j'aime bien vos interventions fruitières !

@ Celadon : oui, je confirme, vous divaguez... et le type est soit très friqué et en bonne santé, soit expert dans les photos montages. Bon j'avoue, j'ai souri.

@ PPM00 : prenable, prenable ... c'est vite dit ! :-)

Ecrit par : Gicerilla | 05 août 2008

Une évidence en effet. Vous nous avez fait patienter mais l'attente valait la peine !

Ecrit par : kinky | 06 août 2008

Je ne voulais pas apporter une touche de vulgarité dans un blog d'une si bien tenu.
C'était un cri du cœur.Mais vous n'avez pas bien ; lu il y avait trois points avant le point d'exclamation.
Puisque vous m'y forcez, tant pis, vous l'aurez voulu : je n'avais pas oser écrire "Quel cul !..." et je trouvais "Quel c.. !" un peu cul-cul, voire même faux cul. Hum, il me semble que j'élève le niveau de votre blog affolante Gicerilla...

Ecrit par : imago | 06 août 2008

Magnifique !
Je parle de la photo, évidemment... Quoique...
Et je ne regrette pas d'avoir titiller vos envies (artistiques).

Ecrit par : L'Eronaute | 06 août 2008

@ Alex : vous prêtez à la photo plus de qualité qu'elle en a mais je ne vais pas dire le contraire, ce serait de la fausse modestie ! Cela dit pour le la taille, je ne sais pas le rapport qu'avec elle il entretient, mais allez donc voir chez lui si j'y suis :-)

@ Kinky : merci d'avoir été patient et du compliment. J'en infère que vous aviez lu le post "teasing" et je me réjouis de savoir que vous passez silencieusement aussi ici !

@ Imago : oh, vous alors... Quel... culot !

@ Eronaute : ravie que vous m'ayez provoquée ! J'ai mis la mijaurée au placard... Je crois qu'elle en est morte étouffée ! :-)

Ecrit par : Gicerilla | 06 août 2008

Juste Ciel, mais ceci est un site pornographique !

Ecrit par : Cunégonde | 06 août 2008

Ahhhh, Madame, cette croupe... Je bande comme un taureau !

Ecrit par : Henri | 06 août 2008

Imprenable n'est pas français ! Les napoléons n'ont pas l'apanage des formules faciles. Merci Celadon pour les mots d'esprit qui me dépassent toujours un peu. L'éprise photogénique préfère faire bander un régiment que de débander le moindre soldat. C'est un sacrifice digne que je respecte, comme cette Marylin sur le front du Vietnam. La pauvresse aurait donné son âme pour qu'on l'aimât, et tous auraient donné leur vie pour elle. Imprenable n'est pas français, elle est française.

Ecrit par : ppm | 06 août 2008

Je choisirai le vase pour ce dos , pour cette taille , pour ces hanches , ces fesses .....
Pour cette peau que l'on aimerait effleurer du bout des doigts , lentement , très lentement ....Pour cette cambrure que l'on aimerait gouter du bout des lèvres ...

Imprégniez vous de cette musique , je choisirai la suavité d'une contrebasse .

Je choisirai le tricot pour cette pose lascive , ce désir de me placer derrière vous à genou , vos jambes , l'intérieur de cette cheville , fine , que l'on aimerait porter à sa bouche ....

Vous me troublez chère Gicerilla ....

Ecrit par : Babilas | 07 août 2008

Bonjour ppm. De bander point n'est nécessaire pour apprécier le paysage, aussi intense que soit l'émotion. De là à faire débander et à parler de sacrifice ... il aurait suffit à Marylin de livrer son mal être aux troupes, mais elle n'était pas là pour cela. Du moins lui avait-on fait comprendre ce que l'on attendait d'elle en pareille débandade : relever le moral des troupes.
Tant que j'y suis, je vais intenter un procès à l'Académie Française pour faux et usage de faux. Imprenable (soit qui ne peut être prise sauf à être éprise) serait utilisé depuis 1350 dans la langue française (mais laquelle à cette époque je vous le concède ?) et figure dans la plupart des dictionnaires plus ou moins érudits. Alors ppm, quel est votre secret ?

Ecrit par : celadon | 07 août 2008

Je n'ai pas de secret :)
Mais de quoi l'Académie est-elle coupable ?

Ecrit par : ppm00 | 07 août 2008

Bien sûr, je passe bien plus souvent que je ne laisse de traces ;-)

Ecrit par : kinky | 07 août 2008

hummmm , aussi gouteux qu'un chocolat suisse

Ecrit par : waid | 07 août 2008

A ppm et à qui le veut :

Notre chère Académie Française a bel et bien glissé ce terme "imprenable" parmi les éléments de notre vocabulaire (entre "imprégner" et "impréparation"), introduisant par la même la reconnaissance d'un aveu d'impuissance, les napoléon de tout ploi dussent-ils se retourner dans leur tombe. Ou comment, dans la conscience collective, ancrer le sentiment d'échec et de dévalorisation. Les anglais traduisent cela par "impregnable" (imprégnez vous bien de cela) ou par "unspoilable" dès lors qu'on évoque une vue imprenable, inaltérée. Ce qui nous ramène au sujet. Pardon du détour Gi : puissent tes splendides fesses devenir inaltérables et s'ériger tels des étalons de l'esthétique

Ecrit par : celadon | 07 août 2008

Bonjour Gicerilla
Merci pour votre commentaire laissé sur mon blog... Je viens de relire votre article que j'avais déjà lu il y a quelques jours. A force de lire entre les lignes jusqu'à confondre le fond et les formes il m'est revenu en tête un ensemble de connaissances qui bien que matérialisées et vivaces au fil des jours dans ma tête, j'avais un peu oubliées. Il existe dans le cerveau masculin tout un ensemble de groupes neuronaux qui sont là pour faire repérer visuellement aux hommes toute forme d'essence féminine. Point n'était d'ailleurs besoin d'une grande capacité neuronale pour repérer sur votre blog des types géométriques dûment répertoriés par la biologie. Ceci dit le programme fonctionne et ces petites cellules s'animent de potentiels électriques à la moindre détection. Ainsi, tout homme repère avec une vitesse que seule la chimie limite toute forme et donc toute présence féminine. Voilà pour le sensoriel. Quant au sensuel qui se cache (se montre) derrière (j'ai pas fait exprès) je me retranche derrière (encore!) Spinoza. "Je n'attribue à la nature ni beauté, ni laideur, convaincu que je suis que les choses ne sont belles ou laides que par rapport à notre imgination". Rien ne sert de voir, il faut encore imaginer... Tout commence là et n'est jamais fini.
Bonne continuation, à bientôt, mes amitiés

Ecrit par : jlb | 07 août 2008

Chez l'Eronaute, des merveilles, Gi fascinante magicienne, mais vous pensez réellement qu'un choix est possible ?!
(et arrêtez de jouer avec le calendrier, vous me troublez d'autant plus)

Ecrit par : Bougrenette | 07 août 2008

@ Cunégonde : voyons, voyons vous faites votre effarouchée là, mais avec Candide, hum, zêtiez aussi prude et réservée ?

@ Henri : à vous lire je serais tentée de dire que vous avez perdu votre IV au passage et que c'est par le doux nom de Gabrielle que vous devriez m'appeler ...

@ Kinky : tant mieux !

@ PPM00 & Celadon : nulle besoin de réponse à votre échange, mais j'ai tout de même envie de souligner à quel point cela m'agrée que des lecteurs s'interpellent et discutent ensemble, bonnement, faisant montre au passage d'humour, du sens de la répartie et d'un peu d'érudition qui n'est jamais pédante. Merci !

@ Waid : tiens, vous revoilà ! Gourmand, va...

@ jlb : évidemment, je ne suis pas surprise d'apprendre cette programmation. Et j'avoue, j'aime l'idée que l'homme, au vu de nos formes, sera toujours aussi prévisible tant dans ses élans que dans ses envies, sinon, c'en sera fini du jeu troublant du charme et du désir ! Je n'ai jamais pu lire Spinoza, mais cette phrase là, ma foi, remporte ma complète adhésion. Au plaisir.

@ Bougrenouillette : je vois bien que vous avez perdu toute objectivité :-) Mais j'aime votre parti-pris, merci.

Ecrit par : Gicerilla | 07 août 2008

@ Babilas : hum, je vois que vous avez suivi les petits cailloux semés par l'Eronaute ! Que dire. Rien, et accepter votre aveu de trouble comme un compliment, à la lumière de ma profession de foi :
http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/08/13/elle-devoyee.html

Ecrit par : Gicerilla | 07 août 2008

Les hommes se consolent entre eux ... Gicerilla, n'êtes vous pas taraudée par cette angoisse atroce de laisser vos appâts flotter à jamais dans la mer d'indifférence du parcours des tendres ?

Ecrit par : ppm | 07 août 2008

Appâts, appâts comptés ou innombrables. Plutôt que de flotter, ne nous dites pas, non, ne nous dites pas ppm, que vous préférâtes être avalé corps et âme ? Et puis, n'inversons pas les rôles. Gi est l'appât qu'elle consent être. A bonne distance. Se livrant juste ce qu'il faut et semant quelques fausses pistes. Maîtrisant les ardeurs ou au contraire les réveillant en fanfare. Dans son petits théâtre, nous sommes des marionnettes qui nous agitons au gré des vents épistolaires. Au moins, est ce agréable, car l'appat aiguise notre imaginaire. Au passage, merci pour Spinoza jlb.

Ecrit par : celadon | 08 août 2008

Oui, les marionnettes ne sont rien, mais parfois la magie leur permet de prendre vie, certaines ont même coupé leurs fils !

Ecrit par : ppm00 | 08 août 2008

Juste...superbe photo, pure, sobre, belle...

Ecrit par : Orages | 09 août 2008

je reviens juste de vacances et sur quoi je tombe ?
sur votre anatomie postérieure ...

quel régal cette photo ... m'en vais de ce pas voir chez l'Eronaute

bien à vous

luz

Ecrit par : luz | 11 août 2008

Comment dire ...
Je reste coi devant les défis que vous relevez !
Mais jusqu'où irez-vous pour nous agacer ?
Enfin ...
C'est déjà fait !

Ecrit par : Philo | 12 août 2008

@ Orages : tiens, vous la discrète vous êtes passée ! :-) Merci, tout simplement.

@ Luz : .. ne vous blessez pas tout de même en tombant ainsi sur moi ! Quoique là, vues les rondeurs, ça devrait aller !

@ Philo : souvenez-vous Philo, tenter de ne jamais laisser indifférent celui qui passe par ici! Cela dit, l'exercice a des limites que je ne dépasseraient jamais, les miennes. Et il est un prix que je ne paierai jamais pour atteindre mon but, la perte de l'estime de soi !

Ecrit par : Gicerilla | 12 août 2008

Cul maginfique.
Cadrage sobre et efficace (comme en cuisine : il ne faut pas dénaturer la qualité du produit). J'apprécie.

Dommage que la lumière ne soit pas à la hauteur (les ombres et les réhauts, c'est pourtant la base de la picturalité depuis bien avant Renbrandt, et encore plus lointainement la renaissance (XVIe siècle après Jean-Claude).

C'est quand même malheureux de ne pas avoir fait mieux avec tous ces moyens technologiques dont nous disposons aujourd'hui. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Tempera )

Mais vraiment : merci m'dame ! t'as vraiment un cul magnifique !

Ecrit par : Fabien | 17 août 2008

@ Fabien : scusi ma non sono pittore ne fotografo. Dunque ho fatto quel che potevo... Zêtes dur là. Zavez lu le cahier des charges ? Photo brute. Pas de mise en scène favorable. La matière et encore la matière. Parti pris discutable peut-être celui que j'ai choisi ! Merci quand même pour le compliment. Et bienvenu ici. Au plaisir :-)

Ecrit par : Gicerilla | 18 août 2008

Commentaire version longue :
J'en ai la preuve formelle ce soir sur votre blog (et sur celui de l'Eronaute où vous apparaissez également) : Le Seigneur ne me protège pas de la tentation (et ne me délivre pas du mal)... Je n'ai donc d'autre issue que de m'y laisser couler avec volupté. Vous êtes encore plus une usine à fantasme qu'auparavant...

Commentaire version courte :
(supprimé pour outrage excessif à la vertu)

Ecrit par : 502 | 12 septembre 2008

@ 502 : roooo, vous alors vous savez tourner un compliment ! "usine à fantasmes" dites-vous ? Je sens là l'expression d'un authentique enthousiasme alors je ne m'arrêterai pas à la forme mais seulement au fond et n'y verrai qu'un compliment :-) Merci

Ecrit par : Gicerilla | 12 septembre 2008

Magnifique quand je dis que vous avez tous les talents... Bises photographiques...

Ecrit par : Valmont | 15 octobre 2008

@ Valmont : hum, des bises ? Je prends !

Ecrit par : Gicerilla | 15 octobre 2008

Ecrire un commentaire