24 novembre 2008
ELLE - Je suis snob, et alors ?
Evidemment, il faudrait être folle pour avouer tout de go "je suis snob !"
Pourquoi affirmerais-je en effet, selon la définition communément acceptée, que je suis une personne "Qui adopte sans discernement et avec ostentation les idées, les goûts, les usages de ceux qui représentent à ses yeux le critère social idéal de la distinction (...) l'adjectif, relevé (1888) au sens de "prétentieux"...". Même si cela était, ou plutôt, surtout si cela était, il serait suicidaire de l'avouer car alors les 3 cohortes et demie de mes lecteurs quitteraient immédiatement le terrain de mon petit théâtre pour aller s'ébattre ailleurs. Pour les ignares, je signale au passage qu'une cohorte est six cents personnes. Cela vous donne alors une idée de l'ampleur du risque que je prends. Oui, je sais, je m'emballe car finalement 3 cohortes et demie c'est peu. A ce propos, je compte sur vous pour pratiquer illico-presto du prosélytisme à outrance pour élever ce blog magistral au rang de primothéos.
Bref, je reprends. Il faudrait être folle, disais-je, ou bien s'appeler Boris Vian pour fanfaronner "J'suis snob, j'suis encore plus snob que tout à l'heure...". A moins que, plus simplement, je n'embrasse l'expression, à défaut d'un beau mâle, dans son acception originelle, à savoir : Sine Nobilitate. S-Nob. Sans noblesse. Alors oui, je l'avoue, je suis snob. Aucune chevalière orgueilleuse n'orne mon annulaire et aucun sceau glorieux ne vient frapper la cire qui cachette mes lettres enflammées.
Je suis donc issue de la plèbe. Aucun sang bleu n'irrigue mes veines, aucune particule accolée à mon nom, aucun ancêtre mort de manière héroïque sur un champ de bataille pour l'honneur d'un royaume. Et puis, si la noblesse est fondée sur la naissance, alors je dois l'admettre je n'en ai pas. Pourtant, je ne me sens pas sans noblesse et je tente à tout moment de me comporter selon des codes que ne renierait pas le meilleur des chevaliers. J'essaie en toute humilité par mes qualités, par mon mérite et par mes valeurs de mériter cette qualification. N'aimerais-je pas, en effet, que l'on dise de moi qu'il y a de la noblesse dans mon comportement, dans ma relation à l'autre, dans mon allure, que sais-je encore. Autre façon de dire que je suis quelqu'un de bien. Que chacun de mes actes est mû par le respect et qu'au-delà de mes aprioris et de mes jugements, je cherche à voir et à promouvoir dans l'autre le meilleur. Que je réforme mon caractère volontiers critique, en me forçant à la pratique de la bienveillance même si trop souvent celle-ci se laisse supplanter comme une jeune fille timide par le cynisme et le jugement hâtif, tellement plus faciles à exprimer.
Alors, si ce qui précède est bien ce que je suis, pourquoi je hais, oui, je hais le tutoiement intempestif ? Pourquoi suis-je capable de m'agacer jusqu'au sang lorsqu'un qu'un inconnu s'adresse à moi, l'air de ne pas y toucher, avec un tu qu'aucun lien intime ne vient justifier ? Hier, à la station Tamoil de mon quartier, le gérant, quarantenaire passe-partout, me tend le ticket de caisse à signer, accompagné d'un improbable "tiens, tu peux le signer s'il te plait !" Imaginez la tête de Gicerilla qui se renfrogne en esquissant un rictus dédaigneux qui tente de ressembler à un sourire accueillant. Imaginez la tempête de mots indignés qui se déclenche dans mon cerveau alors que mes lèvres tentent de retenir le souffle brûlant qui plus sûrement que la lave calcinerait l'impudent. "Nan, mais, v'là qu'il me tutoie celui-là ! D'où ki sort, on n’a pas élevé les cochons ensemble..." Le pire, c'est que cet homme n'y voyant pas le mal, me sourit aimablement et attend que la Gicerilla, rigidifiée par l'audace de l'affront, signe enfin d'une main pétrifiée le morceau de papier. Ma signature, gribouilli hâchuré, est le reflet du conflit qui m'habite et un graphologue y discernerait sûrement toute la palette des colères suscitées par l'outrage qui, selon moi, m'est fait. Me direz-vous enfin d'où vient cette réaction épidermique, pourquoi ne supporté-je pas ce tu comme un outrage à ma majesté ? Moi, issue du peuple ne devrais-je pas me féliciter qu'un inconnu m'octroie, par le tu, le statut d'égale ?
Serait-ce alors que pour de bon, à l'instar de Vian, je suis snob ?
05:04 Ecrit par Gicerilla dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tamoil, je suis snob, boris vian, familiarité, dérision

Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://gicerilla.hautetfort.com/trackback/1909842
Commentaires
Mon grand snobisme à moi, c'est de tutoyer tout le monde. Comme quoi...
Je T'embrasse
Ecrit par : ZORG | 24 novembre 2008
Eh bien je vous trouve très noble au contraire, noble dans vos écrits, noble dans vos échanges, noble dans dans votre talent et votre parole, vos engagements, et noble dans votre charme !
J'ai toujours étét agaçé à la télévision, notamment, de voir un certain animateur que je ne nommerai pas car il ne le mérite pas tutoyer tout le monde (en plus il est vulgaire)...
Vous dites aussi ne pas avoir de sang bleu, oui mais vous avez du sang "Blanc", celui comme le mien un peu plus bas, la-bas, qui a fait trembler la Terreur et la Convention révolutionnaire, sur ses bases excessives et sanguinaires... Et qui a peut-être sauvé la France alors d'un régime stalinien (ce n'est pas moi qui le dit mais les historiens)...
Et qui sait peut-être avez-vous un ou plusieurs ancêtres Chouans morts les armes à la main, en héros ?
Je crois que vous voulez tout simplement et à juste titre être respectée... pour ce que vous êtes, et vous le valez bien.
Je vous embrasse.
Ecrit par : Valmont | 24 novembre 2008
Je suis loin d'être snob, mais cela n'empêche pas le respect de l'autre. Je peux tutoyer ou vouvoyer selon l'occasion et la personne. Dans les rapport amicaux, le vouvoiement est pour moi un barrage à la spontanéité ...
Dans l'écrit cela me gêne moins, cela représente plutôt un exercice de style.
Je me suis souvent demandé à quel moment vous pouviez passer au tutoiement, si c'est envisageable.
Tamoil ... ça existe vraiment ? Mais sur quelle planète vivez-vous ? :)
Je vous bise.
Ecrit par : Philo | 24 novembre 2008
J'ai "attrapé" le vouvoiement à l'armée et j'avoue que c'est assez plaisant. Ceci dit, je ne m'offusque pas d'un tutoiement intempestif, c'est tellement fréquent que cela ne mérite pas de m'irriter. Mais vous, d'où vous vient ce vouvoiement ? Education ? Milieu professionnel ? Goût personnel ?
M.
Ecrit par : M. (30) | 24 novembre 2008
Longtemps, je n'ai pratiqué que le tutoiement. Par ce soucis d'être d'égal à égal, comme vous le dites en conclusion. Pour me sentir plus proche de mon interlocuteur, aussi, créer ainsi une intimité, un cercle au sein duquel toutes les confidences seraient permises. Et puis j'ai révisé mon jugement. Le "vous" et le "tu" ont une signification bien précise chez moi (j'ai écrit sur le sujet) à laquelle je ne me tiens pas, préférant tenir compte des désirs de chacun.
Ainsi je vous vouvoie car je sais l'importance du pronom pour vous, je la comprends même à présent, et c'est vrai, j'avoue, le "vous" vous va bien :-)
Je vous embrasse
Ecrit par : M. | 24 novembre 2008
je dois être snob également car j'avais été ralliée au tutoiement de rigueur quand je travaillais en compagnie aérienne , j'étais immergé dans la grande "fraternité" aéroportuaire .
Je continue, lors d'une rencontre, à tutoyer qui le fait car je n'aime pas froisser les gens, mais j'essaie de revenir désinvoltement vers le vous, juste pour signaler en douceur que je tiens à mon espace personnel , à une certaine distanciation , même si celle ci est , j'espère que l'on s'en rend compte, bienveillante.
Je me suis réapproprié ce vous "familier", utilisé avec bonheur jusqu'à mes 20ans, depuis qu'avec grand peine j'ai cessé de "m'imposer" aux personnes (peu nombreuses je vous rassure) avec lesquelles j'aurais souhaité établir des liens de proximité et qui , souvent par gentillesse, ne m'avaient pas transmis de signal clairement négatif.
Je vous à-vous-rais même , puisque que vous êtes vous, que je prise ces voussoiements feutrés , comme des portes qui s'entrouvrent , en toute discrétion , à pas de loup, craignant d'être intrusifs, ces vous qui prennent le temps de faire conaissance, de se rendre compte si l'autre s'avance ou recule, de découvrir des chemins ou des barrières .
Il est même des proches avec lesquels le partage de ce vous, bien après la rencontre , revêt une valeur symbolique de perpétuelle découverte de la personnalité de l'autre, d'intérêt renouvelé et jamais assouvi.
Alors, Gi , vous tutoyer serait une punition ;-)
Ecrit par : MarieM | 24 novembre 2008
je confirme...
Ecrit par : passeakevin | 24 novembre 2008
Ça se peux-tu ?
Qui vous dit que celui qui distribue l'essence ne peut avoir des lettres, et ne voir en vous une Déesse, qu'il tutoierait avec autant de respect que Voltaire ne le faisait avec Dieu ?
Bon s'il voit une DS, on y peut plus rien...
Ecrit par : Jimi | 24 novembre 2008
Il me semble que chacun a le droit de sentir de ceci ou de cela. Par goût. Par affinités. Par souci de se rassurer et se dire que l'on vaut un peu mieux que le commun des mortels. Par volonté de se distinguer. D'autres diraient par héritage et sentiment d'appartenance.
Prenez moi par exemple. Je suis le roi des cons et Dieu sait si les cons sont nombreux. On l'est tous à un moment donné ou à un autre, ne serait-ce que par intermittence. J'ai donc inévitablement forcément une part de gènes qui m'y prédestine, mais je reconnais ne pas être le seul si l'on en juge par l'état de la planète. Certains échappent à ce méchant réflexe. Mais j'ai décidé que je serai celui là parce qu'il y a une place à prendre et surtout à revendiquer sur ce marché. Un créneau et même oserais-je dire un avenir prometteur au train où vont les choses. Donc con je suis et le revendique haut et fort. Ah mais attention, pas n'importe quel con, non. J'ai décidé que je serai con et altruiste. Donner de la connerie à qui le veut, quand il le veut, comme il le veut. Je suis même disposé à partager mon trône de plein gré, ça évite les déceptions. D'ailleurs, je m'aperçois qu'il faudra que je m'améliore n'est ce pas, car vous n'avez rien demandé de tel et me voici à vous imposer mon credo. C'est con je sais. Mais je vous ai prévenu il y a quelques lignes.
Alors Gi, si t'es snobe (remarquez le tutoiement licencieux) au féminin avec le soin et la finesse qui te caractérisent, moi je suis le roi des cons. Par intermittence et désinvolture. Sur ce, je vais préparer mon intronisation à l'insu de l'humanité ou presque puisque je vous ai mis dans la confidence. J'avais pensé corser le tout en me disant que je pourrais être le roi des cons altruiste et socialiste. Mais là, faut pas exagérer. Je n'ai pas dit que je serai en plus suicidaire, ce qui me prive, j'en conviens, du titre d'empereur des cons. Sine nobilitate.
Non vraiment, Gi. Tu n'as pas à t'en faire. Etre snob n'est pas une tare. Du moins quand cela est servi avec ton talent et les qualités qui te caractérisent.
Etre roi des cons est incontestablement un aveu de mon incapacité à m'élever dans ce cénacle. Ma seule noblesse, s'il en est, est ma propension nouvelle à assumer mon état et à l'élever au rang de distinction. Quoique : con et distingué est-ce antinomique ? Si oui, j'ai peut être encore une chance de m'en sortir et en écrivant cela la conviction de m'enfoncer. Non, non ... je crois bien que je le mérite. Je m'autoproclame roidescons.
Ecrit par : celadon | 24 novembre 2008
Mais non tu n'es pas snob, et on n'est pas des nobles au sens premier du terme, mais quand même du fond de nos tavernes bretonnes nous avons su accéder à la noblesse du coeur, bien plus valeureuse que tout autre titre pompeux...
En ce qui concerne le tutoiement je te comprends mille fois, moi c'est dans les boutiques "fashion", tu sais quand j'accompagne ma soeur essayer un jean "aux temps de sors ton porte-monnaie" et que le vendeur ose un "ouais carrément il te va super trop bien, ca te fait un cul d'enfer!"
Non mais! Sérieusement, comme si on n'avait élevé les cochons ensemble ou coucher ensemble!
Ecrit par : gaius | 24 novembre 2008
Il fallait le pourfendre ce mécréant ! Gi promettez moi que vous ne vous laisserez plus faire.
Ecrit par : Pierre-Jean | 24 novembre 2008
@ Zorg : pour m'embrasser Zorg vous pouvez me tutoyer :-) Espèce de snob, va !!
@ Valmont : oh, là, je vous sens parti-pris, mais j'aime bien vos partis-pris...
@ Philo : Quand je pourrai passer au tutoiement ? Je ne sais pas. L'amour en voussoyant est peut-être encore plus sensuel, non ? Peut-être ne tutoierai-je plus jamais celui que j'aimerai d'ailleurs ? :-)
M (30) : je crois que cela vient d'un vrai goût personnel, nourri par mes lectures des auteurs du XVIIIè français et puis aussi, par réaction à mon milieu professionnel. Le vous permet de dire tant de choses mais autrement...
M : ah, petite M, j'ai tant envie de continuer de vous vouvoyer tout en me sentant si proche de vous. Celui qui a décrété que le vous garde la distance se trompe ou n'y connais rien. Le vous avec vous est bien plus tendre que le tu que je dois partager avec mon patron !
MarieM : vous revoilà ! Sous quels cieux voliez-vous donc ?! Vous avez retranscrit là, quasi dans sa totalité, tout ce qui fait que j'aime le vous et le pratique avec goût... Voussoyons-nous MarieM sans snobisme aucun, en toute simplicité. :-)
@ Passeakevin : et bien alors avec vous, je vais pratiquer le tu, et dorénavant je te tutoierai ! Na !
@ Jimi : le pire c'est que vous avez raison, je crois qu'il me regarde comme si, sous mes pieds, il y avait un piedestal. Serait-ce sa façon maladroite de tenter de se rapprocher de moi ?
@ Celadon : ah, mais Celadon, quel risque vous prenez. Bientôt, je crois, il va falloir vous introniser. Pardon !
@ Gaius : mais te voilà assidue, toi que je tutoie, presque comme une exception ici ! Lis-moi toute, tu as du retard... :-))
@ Pierre-Jean : mais si je le pourfends, ne vais-je pas perdre l'un de me seuls fans ? Euh, je vais réfléchir avant de l'achever !
Ecrit par : Gicerilla | 24 novembre 2008
Heu... Tu danses ?
Ecrit par : 502 | 24 novembre 2008
Ah oui!!! assidue.... Je lis, je lis... j'observe... et on se tutoie! hihihi
J'aime bien ta petite réflexion sur "le vous est avec vous bien plus tendre que le tu que je dois partager avec mon patron"... Peut-être parce que je sais à qui tu fais référence....
Ecrit par : gaius | 25 novembre 2008
Dans your théâtre, les excellents billets sont légion.
Ecrit par : Un mot passant | 25 novembre 2008
C'est donc peine perdue, même pour celui qui partagera votre intimité.
Je continue de penser que c'est une forme de protection, plus que de snobisme. Et il y a forcément un moment où les barrières doivent s'ouvrir à l'Autre, non ?
Ecrit par : Philo | 25 novembre 2008
Vous savez très bien qu'il n'est pas votre seul fan, enfin !
Ecrit par : Pierre-Jean | 25 novembre 2008
Tu? vous? je ne sais plus du tout où nous en sommes...mon "grand" âge me fait tutoyer tout ce qui est plus jeune... ou tout ce qui est collègue de travail.
Ce que je sais c'est que nous partageons Vian avec beaucoup de tendresse.
Ecrit par : muse | 25 novembre 2008
Oh, ben le snobisme n'est pas réservé qu'aux familles de sang bleu sinon ça se la jouerait moins dans les cafés branchés de Paname. Etre snob par parti-pris, c’est d’abord marrant car décalé vis-à-vis d’un snobisme « intégré », et c’est ensuite un moyen de rendre plus gai son goût pour un certain raffinement (j’emploie « certain » avec délectation tant il dispose une part évasive lourde de distinction sociale filigranesque)
C’est drôle comme tout d’un coup, là, les gens se permettent de vous tutoyer à gogo dans les commentaires. Serait-ce qu’une pression trop importante dans la si conviviale atmosphère du kolkhoze cybernétique tendrait à saisir toute opportunité d’exutoire ?
Ecrit par : Alex | 25 novembre 2008
Je trouve que le tutoiement n'a pas grand chose à voir avec le snobisme. Ce qui compte c'est l'intention : il peut être bienveillant comme celui de votre pompiste, bon-enfant comme celui de nos amis belges ou désobligeant comme celui de l'autorité vis à vis des petites gens ou pire délibérément infériorisant. Comme celui du flic par rapport au prévenu, de la prostitué parlant au "micheton", ou pire, du colon à l'indigène. Le poids de l'éducation, fait que même si l'on est pas - vraiment - snob on peut être mal à l'aise vis à vis de la familiarité, même bienveillante. Et c'est dommage.
Pour ce qu'il en est de la noblesse, si on le l'a pas on prétendra bien entendu qu'on s'en fiche et l'on pourra toujours essayer de s'en convaincre avec cette phrase de Cyrano :
"moi, c' est moralement que j' ai mes élégances.
Je ne m' attife pas ainsi qu' un freluquet,
mais je suis plus soigné si je suis moins coquet..."
Ecrit par : imago | 25 novembre 2008
J'aime à vous vouvoyer :-) j'y trouve une différence plaisante, une délicatesse autrement. Snob et pourquoi pas ? ;-) Ceci dit j'ai aimé le tu sur un banc.
Ecrit par : Bougrenette | 25 novembre 2008
mais ... faites, faites, fêtons donc cela
Ecrit par : celadon | 26 novembre 2008
Ce sera le vous pour moi et je n'y dérogerai pas, il instille un charme si particulier à la rencontre que s'en priver serait ne pas la souhaiter parfaite.
Par ailleurs, dans d'autres circonstances, il ne change rien dans les rapports profonds, je crois même qu'il les embellit.
Bises Gi :)
Ecrit par : martin | 26 novembre 2008
@ 502 : j'adore votre impudence, votre imprudence. Je danse ? Chiche...
@ Un mot passant : tiens, vous revoilà ! Vous êtes finaud avec votre touche britannique. Vous évitez tout écueil :-)
@ Philo : ne doutez pas, je suis joueuse, mais je pratique volontiers le tu... Ceci n'est qu'un billet pour sourire.
@ Pierre-Jean : ben, vous aussi j'espère :-)
@ Muse : le tu qui vient spontanément avec les enfants, bien sûr. Sinon écoeurement du tu donner à tu et à toi par n'importe qui qui lui fait perdre souvent sa saveur...
@ Alex : dissertation bien à propos. Quoi, on me tutoie ? Arrgggh
@ Imago : vous avez bien fait d'aller au-delà de vos trois lignes habituelles. J'adhère à votre propos. Le tu peut être si méprisant. C'est presque une trahison de l'utiliser, condescendant.
@ Bougrenette : oui, les deux avec toi, avec vous, sur un banc, dans la rue, n'importe où.
Ecrit par : Gicerilla | 26 novembre 2008
Je dois être un ignare qui ne connaissais pas le sens originel de cohorte, mais en revanche, je sais qu'une abominable faute de grammaire se trouve dans la phrase qui m'éclaire. Hum ! hum !
De mon côté, concernant les échanges internautiques, je suis passé du « tu » systématique du temps du Minitel à un « vous » plus fréquent quoi que non automatique (comme les antibiotiques). En ce qui me concerne, je ne me sens pas snob, c'est juste que je deviens réac avec l'âge :-)
(@ un mot passant » flagorneur, mais très spirituel commentaire !)
Ecrit par : Comme une image | 28 novembre 2008
C'est moi ou personne n'a remarque le prix de l'essence sur la photo ???? je sais que ce n'est pas la France, mais je dirais qu'il faut effectivement avoir une certaine noblesse pour faire le plein a ce pris la...
Ecrit par : Stiggy | 01 décembre 2008
@ Martin : hi, hi, Martin, dans les rapports les plus profonds donc ! Le vous, oui, le vous avec vous aussi Martin, toujours !
@ CUI : réac le vous ? Alors oui, 100 fois oui, le vous j'adooorrre !
@ Stiggy : si ce n'est la noblesse, en tout cas l'épaisseur du portefeuille s'il s'agissait d'€uros ! Mais il s'agit de CFA... Et bienvenu chez moi :-)
Ecrit par : Gicerilla | 01 décembre 2008
Ecrire un commentaire