30 novembre 2008

ELLE - Mauvais genre

Trans-logo.jpgTous les soirs, Josette était là, fidèle, postée sur le trottoir d'en face.

Ma mère avait sympathisé avec elle car elle était fin stratège. Je ne l'ai compris que plus tard mais elle avait su trouver en cette femme un appui sûr en cas de mauvais grain. Mère guerrière avant tout pour protéger sa progéniture, elle avait fait de Josette la gardienne de notre sécurité au retour de l'école, dans un quartier à l'époque malfamé.

Nous habitions Pigalle, coincés entre Michou et Madame Arthur, du temps où le boulevard accueillait en fin d'années des cabarets aux néons racoleurs en guise de décorations de Noël. Pas de sapins, pas de guirlandes chatoyantes, non, mais des théâtres de boules ambulants en chapelet. Point de Cigale et de Fourmi à cette époque là. Juste des mâles en mal de femmes. Des femmes, c'est ce que je croyais. Josette parlait d'une drôle de voix grave, rocailleuse et gouailleuse, qui m'inquiétait. Perchée sur ses talons sans fin elle dépassait les chalands d'une tête et les toisait alors qu'intimidés ils lui demandaient le prix de ses câlins. Son visage aux pommettes mongoles trônait sur un corps aux proportions d'armoire normande. Elle se maquillait comme au théâtre et chaque soir, dans la rue, elle était en représentation. Mère poule affectueuse avec nous, sa voix de stentor lorsqu'elle tranchait l'air de la rue de son "bonsoir ma colombe !" rappelait à chacun que sous ces airs féminins se cachait un débardeur des halles d'origine italienne reconverti en consolatrice des cœurs perdus du quartier.

Mon enfance fut baignée par l'odeur du macadam que j'arpentais sans fin et les accointances de ma mère avec les copines de chez Michou, et quelques travestis qui avaient encore le droit de cité dans le quartier. Et ma mère, ainsi, nous enseigna en des leçons de choses illustrées par Josette, certains mystères de la vie et des êtres. Leur ambigüité et leurs souffrances. Leur passage d'un corps à l'autre. La transformation magique de leur genre par l'intercession divine de l'Etat Civil qui, par un prénom transposé aux registres, les faisait passer d'homme à femme.

Grâce aux progrès de la médecine Josette était devenue femme, une vraie. Une dont le ventre frémissait sous la main de l'homme et qui suppliait "prends-moi". Car Josette avait tout fait pour rejoindre la communauté tant convoitée des femmes. Elle avait souffert mille morts sous le scalpel du chirurgien. Tout, oui, tout subir pour enfin accueillir entre ses cuisses l'hommage d'un homme qu'elle, elle n'aurait jamais dû être. J'ai souvent pensé à ses douleurs de l'âme qu'elle devait affronter, la nuit venue, de savoir qu'elle n'était pas encore née au monde en tant que femme, alors que son corps par étape se transformait. Quelles douleurs, quelles convictions vit-on quand on est Jean-Pierre au point de vouloir renaitre sous les traits de Josette ? Quels tourments souffre-t-on au point de vouloir se transformer radicalement, en dépit des jugements hâtifs et moralisateurs de notre société ?

Et voilà que l'actualité rattrape ces pensées qui en moi hibernaient, car il y a bien longtemps que je ne vois plus Josette, partie au pré jouir, enfin, d'une retraite méritée à l'instar de la jument qu'on aura bien assez montée. Voilà que Thomas Beatie réitère et s'affiche. Le premier homme enceint. Je lis l'entrefilet, incrédule. Je crois à un canular. Je n'y crois pas. Je cherche sur Internet et je découvre toute son histoire.

Thomas beatie.jpgCet "homme" il n'y a pas si longtemps encore était une femme. Thomas Beatie est un transgenre, l'antonyme de Josette. Jean-Pierre est devenu Yin, elle est devenue Yang. Elle, Tracy LaGondino, ex reine de beauté est devenue Thomas Beatie. A l'instar de Josette, elle a sculpté sa chair au bistouri pour mettre fin au conflit qu'elle vivait avec son sexe biologique. Elle a modelé sa silhouette à coups de testostérone pour incarner enfin Thomas, le mari de Nancy. Mais Thomas Beatie n'est pas allé jusqu'à s'imposer des tortures insoutenables pour que son ventre soit horné (réservé aux anglophones) par un phallus lui octroyant incontestablement le statut de mâle. Non, il a conservé son appareil reproducteur et, devant la stérilité de sa femme, a accepté de se faire féconder.

Et me voilà à contempler, sans dégoût aucun, les photos de cet homme improbable qui va devenir maman ! Je ne sais que pregnant_man_Thomas_Beatie.jpgpenser. Je suis assaillie par des clichés qui s'expriment en des mots qui je répudie d'un geste agacé de la main. Pourtant n'a-t-on pas atteint là le comble ? Le comble de quoi ? Je ne sais pas. Aucune condamnation de ma part, juste tant d'interrogations qui ne trouveront pas leur réponse. Et puis bêtement, que diront-ils à l'enfant. Ton père est ta mère ? La science au service de l'Homme ou au service de sa folie ? La médecine complice de nos pires errements ou au contraire soutien indispensable à l'être en souffrance ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

 

Trackbacks

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Commentaires

C'est vrai je suis d'accord avec vous, je ressens la même chose, pas de pudibonderie, pas de rejet, et finalement qu'un geste d'amour de sa part dans le désir de porter cet enfant.
Et pourtant je m'égare, moins dans le fait qu'un homme devienne femme, ou qu'une femme devienne homme, moi-même étant fasciné par les très belles (beaux) transexuel(le)s... Et ayant eu l'occasion dirons nous d'en goûter les délices...
Mais je crois le "problème" est ailleurs, hormis les "dédales" de la nature réparés obligatoirement quelquefois, si la personne le désire, pour des goûts personnels,
faut-il jouer ensuite avec la mise au monde d'enfant dont la modification biologique et physique du père (de la mère) va peut-être avoir des incidences sur lui ? Je n'en suis pas sûr... En tout cas il vaudrait mieux y penser avant... Je vous embrasse.

Ecrit par : Valmont | 30 novembre 2008

Juste pour info, Josette va bien et est toujours fidèle aux rdv nocturnes, si si elle est toujours en service...
Pour ma part, sur le sujet de Thomas Beatie je dirai que ce n'est pas souhaitable... Les hommes et femmes sont libres de faire ce qu'ils souhaitent, mais "la liberté des uns s'arrêtent là où commencent celles des autres". Il est évident pour moi, que leur décision porte gravement atteinte à la liberté de l'enfant à naître.

On peut faire ce qu'on veut oui, mais pas au détriment des autres, surtout pas un innocent qui n'a même pas demandé à naitre, et qui risque de souffrir de terribles conflits psychologiques internes par la suite....

Ecrit par : gaius | 30 novembre 2008

Pas de dégout non plus, étonnée, surprise aussi.
Je me dis que l'enfant sera surement aimé, beaucoup, autrement plus désiré, que tous ceux qui souffrent quelque part, nés de parents "normaux" qui dans leur bon droit, au regard des lois, mettent au monde de futurs adultes qui auront trop soufferts de vies difficiles.

Ecrit par : Bougrenette | 30 novembre 2008

Personnellement, je compte bien faire pareil !

Ecrit par : 502 | 30 novembre 2008

Je suis comme tous les gens, je porte aussi des jugements furtifs sur les êtres qui m'entourent mais j'ai appris à ne pas les condamner. Je trouve telle chose bien, celle là moins bien, d'autres détestables mais je garde mes convictions et mes certitudes dans les tréfonds de la palette de ma mémoire; et ce n'est pas à moi de condamner, de porter le jugement dernier. La chose que j'ai apprise ces cinquante dernières années, c'est qu'un acte, quel qui soit, entraîne une conséquence plus ou moins importante à assumer: Le fameux «Effet papillon « . Un acte, une conséquence, une addition à payer. On trompe sa femme, on attaque une banque, on vole dans un magasin, on fume, on roule vite, etc ... Au bout de l'acte, quelqu'un ( appelez le, Dieu ou Mahomet, même Hasard, ça n'a pas beaucoup d'importance.) vous tend l'addition. Je ne critique pas ceux qui agissent – en bien comme en mal – j'attends simplement d'eux qu'ils assument leurs actes sans fuir leurs responsabilités, sans pleurer et surtout sans trouver d'excuses superfétatoires à leur sort, parce qu'ils (elles) ne pensaient pas, en toute sincérité, que de leur acte découlerait cette détresse . Au plus profond de nous, on connait le prix, le montant de notre addition à payer avant même de prendre cette décision. Il n'existe pas de Morale Universelle régie par une élite religieuse, politique ou intellectuelle capable de nous offrir une explication logique au fait qu'un homme-femme ait pris la décision de porter un enfant au monde. Il a sa morale, et lui seul assumera cette responsabilité jusqu'à la fin de ses jours...

Le peintre au cou de taureau

Ecrit par : Castan | 30 novembre 2008

S'il s'agissait d'un homme et du résultat d'expérimentations, cela me poserait peut-être un problème ou une réflexion particulière. Mais malgré les apparences et sa petite barbichette, nous avons affaire à une femme, biologiquement parlant.
Alors la nature demeure dans son périmètre normal.
Restent les progénitures et leur devenir psychologique, qu'ils soient de mères porteuses ou tirés d'éprouvettes.
J'espère que nous aurons dans quelques temps un retour sur tout cela ...

Ecrit par : Philo | 30 novembre 2008

Je ne vois aucun problème, ni éthique, ni scientifique, ni moral, ni autre... Que dire aux enfants ? Mais comme toujours, la vérité, c'est aussi simple que ça :)

M.

Ecrit par : M. (30) | 30 novembre 2008

Que dire aux enfants? Mais comme toujours la vérité....

Non je ne pense pas M. que ce soit aussi simple... On voit déjà assez bien la détresse des enfants qui apprennent qu'ils ont été adoptés alors que cette situation est communément admise dans nos sociétés et ce depuis les sociétés primitives...

En revanche, expliqué à son enfant que son père est une femme qui ne se sentait pas capable de rester femme.. ça risque de plonger le gamin dans de sérieux problèmes identitaires...

Pourquoi avoir un sexe, être blond, grand, petit, noir, chauve, indien, blanc, si la science peut désormais tout changer?
Où sont nos repères identitaires?

Demain, grâce à la science, je serai le sosie d'une grande star, je pourrai changer de sexe, devenir Mickael Jackson et changer de couleur et puis quoi d'autres encore?

Il faut accepter la donne, c'est comme cela que ça a été distribué disait Jean Anouilh.

Aller contre nature ne me semble pas souhaitable, parce que justement c'est contre la nature et l'ordre des choses.

Ecrit par : gaius | 30 novembre 2008

Grave sujet. Je suis d'accord avec tout ce qui a été dit, mais je retiens surtout la question que pose Castan : Qui paiera l'addition ? Et comme le suggère Philo : quel sera le coût psychologique ? pour les différents protagonistes de cette belle et triste histoire ; mais je pense surtout à l'enfant qui lui n'aura rien demandé.

Ecrit par : imago | 30 novembre 2008

Bonjour Gicerilla,

Esthétiquement, un homme enceint, c'est pas top à regarder !!!!

Bonne continuation

Ecrit par : Gilles | 01 décembre 2008

Bien d'accord avec Imago et Castan, qui paiera l'addition? Et quel sera le coût psychologique pour l'enfant qui n'a pas demandé à naître dans ces conditions?

Ecrit par : gaius | 01 décembre 2008

étrange
et à la fois un peu dérangeant

Ecrit par : dan | 01 décembre 2008

Sans doute faudrait-il évoquer l'incapacité physique de Nancy à mener à terme une fécondation plus ou moins assistée, plutôt que sa stérilité. Car si j'ai bien suivi, il ne pouvait y avoir de père biologique dans le couple ; premier sujet qu'il faudra bien aborder un jour avec l'enfant (à qui l'on souhaite de devenir grand).
Et il lui en faudra beaucoup de grandeur pour supporter l'histoire dans laquelle il a été embarquée. Quels efforts lui faudra-t-il déployer pour y voir lui-même, et défendre plus tard devant les autres, l'amour d'un couple et le désir d'enfant, la primauté de l'âme, face à l'apparente monstruosité de la créature qui le porta, à la "mécanisation" du corps que l'opération impliqua.
Et quel désordre peut-il y avoir aujourd'hui dans la tête de Thomas ? Jusqu'où son identité en construction ne sera-t-elle pas bousculée par cette étape ?
Père moi-même, sans que nous ayons eu à subir aucun des affres possibles de la procréation, je suis parmi les plus mal placés pour juger des voies empruntées par ceux qui les subissent. Plus que jamais, je m'abstiens.
De cette histoire complexe pourtant, j'ai peur que la plupart ne retienne qu'une idée, qui demain pourrait de nous tous faire des monstres : dans la femme, seule la matrice importe, le reste n'est qu'accessoire.

Ecrit par : Jimi | 01 décembre 2008

Pour aller plus loin, l'inter fécondité qui pourtant définit les espèces n'est pas une science exacte. De tout temps des monstres ont existé, croisements d'espèces imprévus pas la mécanique des corps et la morale chrétienne. Car la génétique n'est que statistique, la probabilité tend vers zéro, mais la chose est possible. Aujourd'hui il y a des magasins spécialisés pour les urgences sexuelles, et de son côté la médecine moderne compense la disparition des monstres zoophiles par de nouvelles inventions ...

La volonté de changer de sexe exprime une souffrance encore plus grande que celle de l'opération et de la prostitution, une souffrance réelle de vivre, comme d'autres souffrent de manger ou de dormir.

Ecrit par : ppm00 | 01 décembre 2008

Vous ouvrez à nouveau la porte pour que je puisse écrire un article ?!

Je vais livrer mon humble avis avec une simplicité enfantine : un homme ça a une bite et une femme ça n'en a pas mais ça fait des bébés. Donc machin truc est une femme, enceinte, avec des poils parce qu'il se gave d'hormone. Les raisons qui l'ont poussé à se gaver d'hormone lui appartiennent mais il reste une femme (la preuve : pas de bite mais un bébé).

Après ce que j'en pense tout le monde s'en fout !

Ecrit par : Nicolas | 01 décembre 2008

Un jour, un embryon humain sera conçu et grandira in vitro - ni de mère ni de père porteurs - pour devenir être humain. Ce sera la seule façon qui permettra à l'humanité de survivre lorsque l'histoire de la planète terre touchera à sa fin.

Le cas de Mme Beatie devenue Mr en apparence, ne sera plus qu'une anecdote. La vie cherchera toujours une voie pour accéder à la vie quelque soit notre opinion ou jugement.

(En vous avouant que je préférais la première partie de votre billet par la beauté et l'efficacité de votre écriture qui donne envie de découvrir le personnage de Josette).

Ecrit par : Un mot passant | 01 décembre 2008

Je me pose la question de savoir lorsque la décision est prise que devient-il des enfants déjà nés? Que devient il des enfants qui apprennent l'homosexualité d'un de leur parent? Que pensent les enfants d'un couple homosexuel? Vous nous ouvrez là un vaste débat Gicerilla.

Ecrit par : muse | 01 décembre 2008

@ Valmont : il ne s'agit pas en effet d'aimer ou de ne pas aimer les transsexuels ou l'idée que maintenant, grâce à la médecine, on peut rectifier la "mal-donne" de la nature ou ce qui est en tout cas vécu comme telle par l'individu concerné. Il s'agit de savoir les méfaits ultérieurs potentiels à tous les niveaux que ces prestidigitations peuvent avoir.

@ Gaius : quoi ? Josette bosse encore ! Increvable. Cela dit, ton point de vue se défend. Qu'en est-il en effet des répercutions tant sur les parents que sur les enfants ? Dommage que nous n'ayons pas de socio-ethno-psychologue pour nous éclairer.

@ Bougrenette : éternelle question de savoir si la légitimité vient aux parents hétéros qui se tapent dessus ou, pire encore, qui maltraitent leurs enfants ou loge plutôt chez des parents hors normes qui aiment vraiment ? Mais l'autre question, en pendant de celle-ci, est de savoir si, malgré leur amour infini, ils arrivent à transmettre à leurs enfants l'équilibre qu'un couple dit "normal" est censé biologiquement-sociologiquement-psychologiquement etc. leur transmettre naturellement ?

@ 502 : mais alors vous seriez le héros jumeau de Mastroiani dans le film de Demy "l'événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune...."
Je veux voir ça dans votre Musée d'Orcel !

@ Castan : merci pour cette intervention qui souligne l'importance de nos choix dans ce qu'ils impliquent de responsabilités. Etre responsable, littéralement, c'est répondre de ses actes. Et même si Beatie assume, saurons-nous jamais si l'enfant en aura souffert ou non ? Cela dit, ici vous êtes connu maintenant, alors je vous en prie, signez CASTAN tout simplement.

@ Philo : oui, Philo, comme d'autres l'ont souligné, il reste femme, naturellement, au niveau de son appareil reproducteur, mais tout dans son attitude, dans son positionnement social, dans sa transformation médicale prouve qu'il se vit homme. Il est homme et s'affiche et s'affirme comme tel. Quel drôle d'être n'est-il pas qui revendique sa masculinité mais accepte sa féminité, pourtant rejetée officiellement, pour des besoins pratiques de maternité ! Drôle d'être paradoxal, véritablement.

@ M (30) : si c'était aussi simple et naturel que cela, aurait-on besoin de légiférer sur le droit ou non d'avoir des enfants pour ces couples hors normes ?

Ecrit par : Gicerilla | 01 décembre 2008

@ Imago : comment ne pas rejoindre dans leur questionnement Gaius, Philo, Castan et les autres qui suivent, lorsqu'il s'agit du bien être des enfants ?

@ Gilles : c'est un point de vue. Cela ne me choque pas tant physiquement. Moralement, éthiquement je n'en suis pas si sûre.

@ Dan : étrange, forcément. Dérangeant, oui, aussi, car hors de la norme. Question annexe : est-ce qu'en cette matière la norme est souhaitable, recommandable ?

@ Jimi : ce que je retiens de différent dans votre intervention, c'est votre question sur l'identité en construction de Thomas et sur les répercutions sur celle-ci par ce retour en arrière en quelque sorte. Oui, vous avez raison.

@ PPM00 : j'en conviens moi-même dans mon texte PPM00, la souffrance de l'être qui veut se transformer est certainement immense pour s'imposer d'autres souffrances encore. Cela dit, une fois "stabilisé" dans sa nouvelle identité, le parent ne doit-il pas à son tour se demander si pour son enfant à venir il ne va pas occasionner d'autres souffrances à l'instar de celles qu'il a voulu dépasser ?

@ Nicolas : vous vous trompez Nicolas, ce que vous pensez m'intéresse mais c'est à la condition évidemment que vous en pensiez quelque chose et que vous le disiez avec la volonté de partager vos réflexions. Ici, vous trouvez un prétexte à étaler une désinvolture qui ce soir m'agace. L'impertinence peut être amusante mais il faut en connaitre les limites. Dommage, vous valez mieux que ce que vous nous montrez ces derniers temps !
Ah, vous plaisantiez ! HUUUUMMM

@ Un mot passant : vous avez raison mais je le savais. En finissant sur le cas Beatie, je faisais sciemment de l'ombre à ma note que je voulais quand même divertissante et savoureuse. Merci de ne pas l'avoir oubliée !

@ Muse : aurais-je été trop ambitieuse en voulant aborder un tel sujet dans ce blog qui reste un blog ? J'espère que non et je me dis, en vous lisant tous, que j'ai eu raison. Des choses intéressantes sont dites et personne ne reste indifférent.

Ecrit par : Gicerilla | 01 décembre 2008

Bien entendu qu'il s'agit de plaisanteries !

Néanmoins il y a une couche de vérité en cela que je ne pense pas que (en fait je le pense et ne le pense pas) quelqu'un sur ce blog et même sur cette planète puisse avoir un avis, comment dire, un avis "valable". Ce que je veux dire c'est que la "question" est tellement large et adresse tellement de sujets et de disciplines différents qu'il est bien vain de chercher un avis. Je dis bien vain et non pas futile ou inintéressant. Je ne sais pas si je suis bien clair; vous me direz ?

Ecrit par : Nicolas | 02 décembre 2008

Ah Gicerilla !! Que serais je sans toi ? Ce post et ses com est génial !
J'avais repéré cette histoire incroyable sur le net et en avaisparlé autour de moi. Merci de la mettre au débat. Et je suis heureux d'arriver un peu en retard pour découvrir la palette des réactions. Ainsi et fait notre monde. Comme l’arc en ciel, il est fait de multiples couleurs qui lui donne sa beauté. La preuve en est encore une fois faite.

Quant à moi, je trouve une fois de plus ma place à l’extrême bout de la tolérance. Comme M(30) et Bougrenette. Cette histoire me ravit. A tout les points. Je suis ravi pour eux, pour l’enfant désiré à venir, pour la joie qu’il aura à vivre avec une histoire différente qui fera sa force autant que sa faiblesse. Ravi de voir que rien n’est jamais figé. Ravi de voir ma joie à ta lecture.

Décidemment, Gi, tu me ravis !!!

Ecrit par : ZORG | 02 décembre 2008

J'aime bien Zorg ravi ;-)

Je crois que la question est énorme, définir la normalité déjà de nos jours ce n'est pas gagné d'avance, pour vivre quelque chose d'"anormal" avec mon enfant je peux juste dire que certains équilibres sont bien loin de ce que l'on peut en penser ou croire, l'enfant est surement bien plus fort qu'on le pense, et l'amour fait beaucoup.

ps : sacré boulot pour vous Gi de répondre à vos commentateurs Gi ;-)

Ecrit par : Bougrenette | 02 décembre 2008

@ Nicolas : oui vous êtes clair, et j'avoue que ce ton là me plait car il débouche sur des réflexions qui ne sont pas stériles. Elles apportent de l'eau au moulin. Il ne s'agissait pas ici de déterminer "L'AVIS" valable. Valable par rapport à quoi ? Un dogme du bien pensant ? Non, bien sûr mais de confronter des idées car n'estce pas par la confrontation de nos convictions à celles des autres que notre champ de réflexions s'agrandit au profit de plus de tolérance, in fine ?

@ Zorg : heureusement que vous êtes là. Je crois bien que vous êtes le premier homme que je ravis. Encore !! :-)

@ Bougrenette : je n'ai jamais été fumiste, et moins là qu'ailleurs qui plus est car tout cela me touche et me donne envie de donner la réplique avec qualité si je peux !

Ecrit par : Gicerilla | 03 décembre 2008

faut faire confiance aux humains ,à l'amour, à l'intelligence, combien d'enfants mal eduqués,mal élevés, mal aimés,mal nés? personne n'a demandé à vivre et pourtant on y arrive tous avec plus ou moins de difficulté, en prenant des chemins de traverse qqfois,et au bout du compte nous sommes tous content de l'avoir vécue notre vie!

Ecrit par : kriss007 | 07 décembre 2008

@ Kriss007 : oui, faire confiance. Depuis que Cyrulnik a conceptualisé la résilience, je veux croire que, quoiqu'il ait pu vivre de douleurs, chez l'humain la vie l'emporte toujours et pour le meilleur. Merci d'être passé me voir.

Ecrit par : Gicerilla | 08 décembre 2008

Je me suis demandé, suite à l'annonce dans les journaux et à la télévision, comment cela pouvait être possible qu'un homme soit enceint(e) ? Quand on sait après que c'est une femme, on est, au fond de soi-même, rassuré de le savoir.
J'essaie de comprendre, pas de condamner...

Ecrit par : elisabeth | 17 décembre 2008

@ Elisabeth : j'ai eu une inquiétude aussi lorsque, pour la première fois, j'ai lu un entrefilet sur le sujet, comme un mouvement de recul incrédule ! Et puis tout s'est éclairé. Evidemment, même en sachant, on reste troublé... Au plaisir.

Ecrit par : Gicerilla | 18 décembre 2008

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