06 mars 2009
ELLE - J'aime les queues
J'ai toujours eu un problème avec les files d'attente.
Il faut dire que je ne suis pas de celles qui, instinctivement, savent choisir la bonne. J'ai toujours la prétention de croire que, mieux qu'un autre, je choisirai celle qui s'écoulera le plus rapidement, méprisant au passage les faits arithmétiques, les éléments statistiques ou, simplement, le facteur chance. Ainsi donc, couramment, comme un défi lancé aux lois des queues savamment mises en équation par des génies du chiffre tel Poisson, j'élis la queue la plus longue (since size does matter) persuadée qu'elle se résorbera plus vite que la file d'à côté, pourtant plus courte de moitié. Inévitablement, je ressors perdante de ce choix inconsidéré, me disant in petto "la prochaine fois je prendrai la moins longue..." Et là encore, pied de nez de la loi, celle de Murphy n'est-ce pas, ladite courte queue bloque pour une raison quelconque me laissant dépitée.
Aujourd'hui, le problème ne se pose pas. La queue est unique et d'une longueur infinie au regard du temps qui me reste. Je me dirige vers la fin, policée comme ma mère m'a enseigné à l'être, tentée pourtant de m'introduire illicitement en son milieu pour gagner du temps. Mais enfin, m'introduire dans la queue a quelque chose de contre-nature et du coup docilement je vais au bout.
La queue semble figée dans l'immobilité et je m'inquiète car les minutes filent. Je piétine le stress de mes deux pieds mais rien ne me tranquillise, c'est sûr je vais louper mon vol ! Je tente de détourner mon inquiétude en me focalisant sur l'observation de cette théorie qui ne cesse de se densifier. Que des hommes d'affaire en costumes sombres, les traits tirés en cette fin de journée, comme s'ils sortaient d'un ring. De femmes, très peu. Ce constat devrait m'égayer mais la crainte de ne pouvoir partir gâche mon plaisir. Un flot incessant de voyageurs vient toujours grossir la file.
Soudain, au loin, je vois arriver un type au pas décidé. La cinquantaine bedonnante, les cheveux poivre et sel d'un professeur en chaire, il se greffe à la procession par le côté, cinq mètres devant moi, avec le naturel du tricheur aguerri. La colère me prend "nan mais, t'es qui toi pour shunter la queue !" Et oui, elle me fait tutoyer silencieusement l'impudent, signe extrême de mon agacement. Je ravale mes élans de justicier masqué alors qu'un "Zut, je vais le louper !" prononcé à haute voix jaillit de ma bouche. L'homme qui me précède se retourne, un air amusé sur le visage et, plantant ses beaux yeux bleus dans les miens, me dit sur un ton rassurant "Mais non, ne vous inquiétez pas, c'est toujours comme ça. Il ne partiront pas sans nous !" Je le remercie en souriant et me dis que, finalement, être coincée par une queue à du bon.
Enfin, un autre portail de sécurité est mis en fonction. La queue devient bifide, et une nouvelle fois m'assaille le problème du choix. Connaissant ma propension à me tromper, j'interroge mon voisin qui me dit sans ciller "assurément, prenez la voie de gauche. Suivez-moi !" Comment résister à cette invitation ? Je lui emboîte donc le pas en constatant que le tricheur ventru prend celle de droite.
La voie de gauche s'avère la plus expéditive et me voilà en deux temps, trois mouvements confortablement assise dans l'avion, me félicitant pour une fois d'avoir, grâce aux yeux bleus, fait le bon choix. Et alors que je feuillette nonchalamment le magazine Air-France, ne voilà pas que se présente le gros grisonnant visiblement contrarié et stressé ! Je jubile en réprimant un sourire vainqueur. "Ah, t'as voulu tricher ! Ben, bien fait pour toi, t'as pas gagné..."
Finalement, y aurait-il une justice des queues ?
06:00 Publié dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires
Oups : votre titre m'a surpris d'un coup Gi ! Et puis je me suis glissé dans vos mots comme on se glisse dans une queue. Je ne sais pas s'il y a une justice des queues, oui comme vous dite "être coincée par une queue a du bon",
on peut tout à loisirs alors pour profiter du mouvement et de l'avancée de cette queue, parfois même être obligé(e) de reculer aussi, bref profiter de ses mouvements de va-et-vient, pour jouir tout à loisirs de la chaleur aussi que procure le fait de devoir rester planter dans une queue,
où finalement on finit par se sentir bien et on n'a même de la peine à en sortir. Bises à vous.
Écrit par : Valmont | 06 mars 2009
bien enlevè!
moi meme j ai une sainte horreur de la queue
Par exemple
Si devant mon boulanger prefere la queue s allonge je passe mon chemin et cours mettre ma machine a pain en route.
Écrit par : no | 06 mars 2009
Moi j'ai beaucoup aimé le titre et j'ai noté avec surprise que vous préfériez les queues plutôt courtes et rapides. ceci dit, n'oubliez pas qu'il n'y a pas que la taille qui compte ;)
M.
Écrit par : M. | 06 mars 2009
:-) c'est doux, c'est vous, ça se mange sans fin.
Écrit par : Bougrenette | 06 mars 2009
cela me rappelle cette pub (trouvée chez CUI) pour une chaine de supermarchés et dont le slogan était "Marre de me taper des queues"...
Écrit par : columbine | 06 mars 2009
Evidemment le titre « j’aime les files d’attente » aurait eu un peu moins d’impact.
Une justice des queues ? Pourquoi pas ? Mais alors laquelle ?
Si elle existe, je la verrai plus transcendante qu’immanente.
Une version divinisée des lois du hasard en quelque sorte. Celui qui fait bien les choses.
Je verrais même Zeus, qui ne rechignait pas à intervenir sur terre, et savait goûter aux plaisirs charnels, avoir un avis sur l’évolution d’une queue à laquelle une belle jeune femme se trouve attachée, la laisser enfler alors que la nymphe s’y frotte déjà, accorder une faveur libératoire en la faisant s’accélérer sous les yeux ravis de la belle.
Cette idée me plaît.
Peut-être que la prochaine fois où tu te trouveras à l’enregistrement d’un vol (tiens vers Athènes par exemple) auras-tu un petit regard reconnaissant en direction du ciel quand tu verras la queue étrangement s’activer et te propulser en tête, toute ébahie devant un steward au beau profil grec et aux yeux couleur de mer Egée qui te dira un grand sourire aux lèvres « bienvenue sur notre vol ».
Baiser justicier.
L
Écrit par : Libertin_123 | 06 mars 2009
On s'imagine toujours que la queue voisine est plus courte… Que tout cela est une histoire de courte paille… Au niveau des probabilités, cela semble impossible de toujours choisir les plus longues, non?
Écrit par : fbd | 06 mars 2009
mouais, j'ai la même mauvaise idée que vous à me tromper de queue quand je fais mes achats ... et depuis peu ça m'arrive aussi en rêvant ,-) mais chuttt n'en dite mots à personne !
Écrit par : Isis | 06 mars 2009
Je ne connais pas ce Murphy dont tu parles ... La longueur de l'attente serait donc proportionnelle à celle de la queue ? Ben quoi Gi, il faut prendre son mâle en patience. Je constate aussi que lorsque ladite queue se bloque ou se fige, le propos se veut rassurant (mais non, il ne partira pas sans vous). Quant à se retrouver coincée ou à emboiter le pas, c'est tout l'art de jouer entre la soumission ou la domination. Partir et revenir, c'est toujours une histoire de queue, fut-elle aéroportuaire. Mais on ne va pas en faire une querelle.
Écrit par : celadon | 06 mars 2009
Je vous trouve très en verve, Gi :)
Écrit par : martin | 06 mars 2009
Ainsi donc, Chère Gicérilla, à gauche les queues sont plus rapides...J'aime à vous voir les mettre en équations, à les faire enfler au gré de flots incessants et constater que de se faire coincer par une queue a du bon... Vous êtes je le présume montée au septième ciel avec ce vol là!
Écrit par : muse | 06 mars 2009
Et dire que nous aurions pu nous voir ce week-end ! En tout cas je penserais à vous dimanche.
Écrit par : Monsieur | 07 mars 2009
Un texte rudement bien enlevé ! pfiouu en lisant le titre j'ai cru un instant ... que ... :)
Écrit par : X-Addict | 07 mars 2009
Puisque tout le monde se laisse aller au jeu de mot, je me permettrais moi aussi de proposer l'érection de ce texte en fable, une lecture à double sens, au repos, souriante pour les jeunes, morale des files d'attentes, avec la sincère, le tricheur et l'amoureux, et puis une version plus exitante, donc plus dure, disons plus pénétrante, pour les plus grands !
Le drôle c'est que pour les deux versions, la morale de La Fontaine marche : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point"
Écrit par : Simon | 07 mars 2009
@ Valmont : ah cher Valmont, je crains que vous n'ayez ouvert le bal aux jeux de mots et autres calembours de plus ou moins bon aloi !
@ No : Ah mais, No, voilà la boulangère dans le petrin ! Serait-ce qu'elle ne vaut même pas une queue ?
@ M (30) : désolée de vous contredire et peut-être même de détruire vos illusions mais... size does matter ! :-)
@ Bougrenette : ainsi donc, La Boug', comme le Doubitchou ou était-ce le Kloug, la queue vous en mangez sans fin ??
@ Columbine : quoi, je serais passée à côté de cet article-là ? Vite, svp, le lien !
@ Libertin_123 : j'aime vos digressions olympiennes ! Olympiques ? Même s'il m'a fallu le dictionnaire, vu la richesse de votre vocabulaire !
@ FBD : pas besoin de statistiques, je vous assure. Soit vous choisissez la plus longue numériquement et là c'est facile. Soit vous choisissez la plus courte mais alors il y aura un problème qui enrayera sa fluidité et plus lente, à défaut de plus longue, elle se révélera. En tout cas, faites la queue avec moi et vous verrez !
@ Isis : quoi, vous vous trompez de queue en rêvant ! Ah, mon dieu, quel effroi. Et que dit le mari dans tout ça ?
@ Celadon : ah, je retrouve bien là votre finesse d'esprit et je crois que mon truc à moi, c'est bien la soumission :-)
@ Martin : ouf, j'ai eu peur un instant que vous ne confondiez le V et le G !
@ Muse : hélas non, Muse, de 7ème ciel point. Sitôt ouvert le deuxième portique la queue s'est dégonflée ...
@ Monsieur : ouh la la. Je vous parle de queue, vous parlez de me voir. Quel sera donc le lien de cause à effet ?
@ X-Addict : que... j'aimais les files d'attente ! Et bien oui, depuis ce jour là j'avoue, je ne suis plus impatiente.
@ Simon : une fable ? Tiens, tiens, mais ma foi oui, cela pourrait en être une puisque morale il y a à la fin. J'aime bien la relecture par vous de mon billet :-)
Écrit par : Gicerilla | 07 mars 2009
comment dire..oui, il y a des queues justes. Merci pour la minute de rigolade
Écrit par : caro | 07 mars 2009
Heu... C'est vrai que le prochaine fois vous prendrez la moins longue ?"
Écrit par : 502 | 07 mars 2009
Bien fait pour le gros !
bon dimanche...
Écrit par : le Pierrot | 08 mars 2009
Pardonnez moi Gi je n'ai pu résister à rebondir,
il faut dire que ça n'est pas méchant et que ça pouvait permettre de prolonger votre post avec un peu d'humour encore (sourire)...
Je crois qu'en lisant en fait ça m'a rappelé un reportage à la télé sur la fabrication des pipes à Saint-Claude. Un direct où LA journaliste s'est lancée dans une pléiade de belles questions toutes plus ambigües les unes que les autres : "combien de temps faut-il pour faire une pipe", et que je te demande " si les pipes de telle ou telle qualité tenaient bien en bouche", et autres "combien de temps on peut tirer sur une pipe", etc, etc...
La pauvre journaliste a vu trop tard où elle s'était lancée. Pas moyen de reculer si j'ose dire.
Je ne le ferai plus promis (sourire). Bises à vous.
Écrit par : Valmont | 08 mars 2009
j'ai retouvé le lien pour vous, Gicerilla
http://cui.burp.fr/2007/04/25/la-menagere-de-moins-de-50-ans-est-une-sacree-salope/
damned, cela fait déjà un peu plus de deux ans que je lis son blog!
Écrit par : columbine | 08 mars 2009
Ah le contrepet ! cet art de la langue, je savais que vous y seriez sensible !
Bon dimanche, chère Gi :)
Écrit par : martin | 08 mars 2009
J'ai lu ta note comme on suce un carembar ! ;o) C'est amusant et sucré.
T'inquiète, t'es pas la seule à prendre les files "pourries"... ;o)
Bises de papillon
Écrit par : VéroPapillon | 08 mars 2009
Etant devenue depuis peu conseilleuse en productivité, je ne peux que vous conforter dans votre propension naturelle à choisir les queues les plus longues, mam’zelle Gigi
Car il est bien connu que plus une queue est longue, plus celui qui la gère est productif. Flatté par le nombre toujours plus grossissant qui souhaite « y passer », son efficacité augmente. Certes, il peut y avoir de la casse au bout de la chaîne de distribution, car rapidité rime rarement avec douceur. On passe au suivant avant même que la précédente ait eu le temps de remballer ses affaires, on peut oublier de proposer la carte de fidélité et les formules d’usage « au revoir, merci et bonne journée ». Pourtant, c’est comme le métro aux heures de pointe : mieux vaut se laisser porter par le flot, sans résistance, être noyée par une queue énorme qui nous propulse à bon port que d’attendre la prochaine … charge !
Écrit par : Fiso | 08 mars 2009
Dites donc Gicerilla, ça ressemble un peu à du e-racolage votre histoire de queue ! Certes on pourra taxer mon esprit de lubriquerie ou de lubriquage mais quand même. Vous allez voir, je vais vous sortir une histoire de saints !
:-)
Écrit par : Nicolas | 08 mars 2009
Queue, aéroport, voyage, sud... et sur ce bon anniversaire, j'espère que je ne me trompe pas. Je vous embrasse.
Écrit par : Monsieur | 08 mars 2009
Alors si j'ai tout compris, finalement, il te plaît que la queue soit longue et dure...
C'est bien ça ?
Bizzzzz
Écrit par : Ile | 08 mars 2009
Les histoires de queues les plus courtes sont souvent les plus savoureuses. D'un jet, parfois... elles vous propulsent d'une file à l'autre.
Je rentrais ce jour... J'avais le choix, mais quitte à prendre la plus courte, je devais hésiter. Pourtant, le temps fait son office, je n'ai donc eu autre choix que de bondir vers la n°46, la 45 - loi de Murphy oblige -, fermait ses portes pour raison technique.
Mais qu'importe la notion du temps, je ne suis pas en retard. L'avion ne sera pas, cette fois, saisi au vol ce jour...
Bon anniversaire Gi
Syl
Écrit par : Syl | 08 mars 2009
Ce que tu oublies d'évoquer, Gicerilla, c'est bien ce pour quoi on fait la queue et qui autorise probablement sans plus d'explication un peu de patience...: ah!...une bonne baguette bien croustillante!
C'est tout de même bien superieur au pain cellophané qu'on attrape au vol.
Bon, c'est pas tout ça: mon croissant m'attend...
Arthémisia
Écrit par : Arthémisia | 09 mars 2009
Vous avez bien raison de ne pas tricher, de rester droit(e) file(e) même si vous préférez la gauche, sans pour autant cultiver le goût de la maladroite. En matière de queue aussi, d'après mes sources (que d'aucuns disent éculées... mais avec consentement), 95 fois fois sur 100 la femme s'emmerde en biaisant.
Vous auriez aussi bien pu parler des files de circulations dont on change pour avoir l'impression d'optimiser son temps alors qu'en périodes verglacées on risque le tête à queue... Vous n'auriez fait qu'ajouter au plaisir que l'on a de vous lire.
Allez, tous avec Serge : http://www.deezer.com/track/2296823
Écrit par : Jimi | 09 mars 2009
@Arthémisia :
Oh tu sais, pour la baguette, tu aurais pu demander.
Dans la rue, aux abords des boulangeries, il est toujours un beau monsieur prêt à te "prêter sa baguette"...
(Désolé Gicerilla, je n'ai pas pu m'en empêcher)
Écrit par : Libertin_123 | 09 mars 2009
@Libertin_123 : la ficelle était tellement grosse que je me suis dit qu'il y allait bien en avoir un pour l'attraper!
Écrit par : Arthémisia | 09 mars 2009
Merci pour le racolage, columbine ;-)
Effectivement, la conclusion du détecteur de queues courte était la bonne : « de toute façon, tout le monde est monté dans l'avion ».
La deuxième conclusion, c'est qu'il n'est pas toujours utile de stresser. Dans l'avion, je me marre à chaque fois que je vois les gens se précipiter, une fois à l'arrêt, de détacher leur ceinture pour attendre, tête courbée, que la porte de l'avion s'ouvre et que les gens puissent commencer à sortir (ça prend toujours cinq minutes et quand bien même on sortirait 2 minutes avant les mous de la ceinture, tous ceux qui ont des bagages se retrouvent à attendre l'arrivée de leur valise sur le tapis. Et là, nouvelle angoisse : notre valise sera-t-elle la dernière à apparaître ???
Écrit par : Comme une image | 09 mars 2009
@ Caro : quand je pense qu'il me faut au moins trois heures pour pondre un billet lu en une minute... Argh ! Heureusement, cela vous a diverti et c'est tout ce qui compte. Bienvenue ici :-)
@ 502 : ah, 502, avec mon sens du défi, allez savoir. Il se peut que de nouveau je veuille tenter le coup !
@ Pierrot : formule lapidaire mais efficace. Et vous avez raison, c'est tout ce qu'il mérite.
@ Valmont : de la file d'attente, vous passez à la pipe ? Voilà un coq-à-l'âne audacieux ! Tout ça pour parler de queue :-)
@ Columbine : merci, j'y suis allée et j'avoue avoir bien aimé... Mon côté salle-de-gardes sans doute !
@ Martin : hum personnellement je préfère parler de contrepétrie que de contrepet. Quelque chose à voir avec le verbe implicite qui se cache dans chacun comme suffixe sans en être un ?
@ Véropapillon : j'aime bien l'idée que ma note satisfait votre gourmandise comme une gâterie. Aaah, le carambar !
@ Fiso : je ne vous savais pas si apte à manier le double-entendre, comme disent les Anglosaxons. Sacrée Fiso, vous me faites rigoler, merci.
@ Nicolas : oh oui, oh oui, une histoire de saints. Chiche !
@ Monsieur : non vous ne vous êtes pas trompé, c'était le bon jour ! Merci.
@ Ile : ma foi, c'est ça. Belle analyse :-)
Écrit par : Gicerilla | 09 mars 2009
@ Syl : désolé de te contredire, mais jene suis pas sûre que les plus courtes soient toujours les meilleures ! Merci de passer ici et puis pour tout le reste.
@ Arthemisia : en l'occurence, attendre un avion n'était pas très excitant mais les yeux bleus ont heureusement changé la donne. Cela dit, je suis d'accord avec vous sur la chose attendue qui rend l'attente tolérable et presque souhaitable !
@ Jimi : ah, Jimi, quand un simple petit mot de 5 lettres commençant par Q et finissant par E inspire les foules. Comme dirait Martin, je vous trouve très en verve !
@ Libertin & Arthi : ne vous gênez pas pour moi, j'adore quand ici s'instaure une ambiance légère de cours de récréation :-)
@ CUI : oui, élevons un peu le débat et parlons de ces idiots goujats qui vous feraient presque tomber leur valise sur la tête histoire d'être prêts les premiers ! Qu'est-ce que ces gens-là m'agacent. Perso, je n'enregistre presque jamais de bagages, j'aime trop ma liberté !
Écrit par : Gicerilla | 09 mars 2009
La revoic, la revoilà, je n'ai pu résister, lisant votre réponse à CUI (avec lequel je partage cet agacement renouvelé à chaque aterrissage) : moi non plus, je n'enregistre jamais mes bagages !
(habitude sans doute prise après des années de voyages en tant que passagère GP ne pouvant prendre le risque de voir ses petites culottes oubliées sur le tarmac d'un aéroport quelconque)
Écrit par : Fiso | 09 mars 2009
@ Gicerilla
Ma foi, longueur, attente, et largeur pour ne pas parler de débit sont des notions toutes relatives. Cela dépend du point de vue duquel on se place...
Pour ma part, je préfère quand il n'y pas de queue du tout ! ;-)
Syl
Écrit par : Syl | 09 mars 2009
J'espère que nous arriverons à le fêter ensemble l'année prochaine, je vous embrasse du haut de vos 30 ans. Rires.
Écrit par : Monsieur | 09 mars 2009
Souvenir d'une blagounette qui circulait entre personnels d'aéroports, quand j'étais à l'autre bout de la queue.
Un avion de Sabena est annulé pour panne. Une queue impressionante dedébarqués se forme. Soudain, un monsieur très chic et passablement énervé, double tout le monde et se présente devant l'hotesse.
"je ne tolèrerais pas d'attendre une minute de plus ! vous allez me faire un rerouting sur air France , je suis attendu pour affaires ...."
L'hotesse : "Monsieur s'il vous plaît , veuillez faire la queue comme tout le monde , et attendre votre tour"
L'homme s'agite et argumente de plus belle :
"cela ne va pas se passer comme ça , vous savez qui je suis !"
Alors l'hotesse:
"nous avons ici un pauvre passager qui ne se rapppelle plus de son nom , si vous pouvez l'aider présentez vous au comptoir de la chambre de commerce "
La foule de mécontents mais polis rit de bon coeur.
Le malotru s'indigne :
" petite merdeuse , vous allez entendre parler de moi ...",
puis les rires s'accentuant,il explose : "salops, j'encule votre compagnie "
L'hotesse : "pour cela aussi Monsieur , vous allez devoir faire la queue"
Ceci est une blague, mais je me souviens de moments rock'nroll (alors que j'étail seule au comptoir-vol annulé- 80 passagers à rerouter) avoir fait appel à la force publique pour me protéger d'énergumènes voulant enjamber le comptoir, et pas pour me faire la bise !
Écrit par : MarieM | 10 mars 2009
@ Fiso : ah, un point commun ! Et si nous voyagions ensemble un de ces jours ?
@ Syl : ah non, la position est par trop radicale. Pas de queue du tout, vraiment ? Même pas une toute petite ?
@ MarieM : ah, j'ai franchement rigolé. En plus, j'avoue, je l'ai lue au boulot et je me suis esclaffée toute seule devant mon écran alors que mon bureau se trouve dans un openspace de 100 personnes ! Vous imaginez ?!
Écrit par : Gicerilla | 10 mars 2009
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