18 mars 2009
ELLE - 500 € et 500 secondes par Gicerilla

Lundi après-midi, le 10
"Allo, c'est moi !"
La voix d'Hélène est pâteuse comme celle qui se réveille d'une biture. "Je sais que c'est toi !" répond la voix gravement méliodieuse de Marc, un sourire en esquisse sur les lèvres. Il reconnait la voix d'Hélène entre toutes et c'est si rare qu'elle l'appelle. C'est tellement rare qu'une intuition point qui lui fait dire "Dis, Hélène, ça va ?" Elle est allongée dans la baignoire et se laisse abrutir par les vapeurs bouillantes qui engourdissent son corps. Elle regarde fixement le réveil qu'elle a placé sur le rebord et dont les chiffres bleu tracent 17H04. Son rimmel coule en rivières noires qui charrient les dernières émotions qu'elle ressentira. Elle se demande si elle ira tout droit au paradis à l'instar d'une sainte ayant subi sur terre son martyre ou si elle devra quand même faire étape au purgatoire. Elle n'est pas croyante. Figure de rhétorique qui lui fait oublier une seconde ce qu'elle a choisi. "Non, ça ne va pas. Marc, tu m'aimes toujours, tu m'aimes comme avant ?" Avant. Avant qu'elle ne tombe amoureuse de son homme marié. Avant, quand dans la pénombre de sa chambre elle le laissait la caresser et l'amener à la jouissance.
Un instant bien trop long le silence s'impose, lourd, et elle sent la peur grignoter ses tripes priant Dieu ou le Diable qu'il ne dise pas non. Il se méfie. Il ne sait pas si pour la énième fois il doit lui redire sa vérité. "Oui, évidemment. Ca ne te ressemble pas de vouloir parler de mon amour pour toi. Ca t'importune habituellement. Qu'est-ce qui ne va pas ?" Un sanglot refoulé envahit sa gorge et elle ne peut que hoqueter. "Ca y est, il m'a craché le morceau. Il ne divorcera pas !" arrive-t-elle enfin à articuler. Elle renifle bruyamment et lui, à l'autre bout de la ligne, il sent une colère virulente lui faire serrer les poings. Ne le lui a-t-il pas cent fois dit comme une prophétie qu'elle refusait d'entendre ?
"Après trois ans. Tu te rends compte" hoquète-t-elle "Pourtant, il avait promis. Mais sa femme l'a fait chanter, "si tu la choisis tu ne reverras pas les enfants !" Le salaud, il a pas eu les couilles. Il a préféré mettre fin à notre histoire !" Elle sanglote franchement alors que son corps se dilue dans l'eau rosissant au passage la mousse qui l'entoure.
- "Savais-tu qu'une fille de mon gabarit a environ 5 litres de sang dans les veines et qu'au rythme de 65 battements par minutes, il..."
- "Quoi ?" Il a hurlé. "C'est quoi ces conneries. Qu'est-ce que tu me racontes ?"
- "Je vais partir. Il m'a trop fait souffrir. Sans lui je ne suis rien..."
Marc panique. Il tremble de rage et ose à peine la questionner de peur de s'entendre confirmer ce qu'il sait.
- "Mais quel connard, je vais le tuer, ce mec, tu entends ! J'arrive."
- "Non, Marc, c'est trop tard, il me reste exactement 8 minutes 33, 500 petites secondes si mes calculs sont exacts. Dans 500 secondes il sera trop tard, et même en moto tu n'y arriveras pas. Mais tu m'aimes hein, dis ? Toi, tu m'aimes ?" Des larmes brûlantes montent aux yeux de Marc. Elle n'a rien dit mais il a tout compris.
- "Mais oui, je t'aime. Je t'aime merde ! Qu'est que tu fous. Arrêtes tes bêtises, dis-moi que t'es bourrée ! J'appelle une ambulance."
- "Non, Marc, il est trop tard. Mais redis-moi combien tu m'aimes. Redis-moi que tu ferais n'importe quoi pour moi, j'ai besoin de l'entendre."
- "Ah, mon amour, ma folie. Mais tu le sais. Bien sûr, je ferais n'importe quoi pour toi ! Depuis le temps..."
Hélène recueille sa réponse les yeux fermés. Ses mâchoires pèsent bien trop lourd pour continuer à parler, mais pourtant dans un souffle elle arrive à lui glisser :
- "Tue-le !"
- "Allo ? Allo ?"
Marc hurle, les larmes jaillissent de ses yeux alors que comme un dément il hurle encore plus fort dans le combiné,
- "Réponds, Hélène, je t'en supplie, Hélèèène !!!"
Mercredi matin, le 12
Marc ouvre sa boite aux lettres. Son cœur fait un salto sous ses côtes et ses jambes s'amollissent alors qu'il reconnait l'écriture d'Hélène sur l'enveloppe blanche qu'il trouve dans le courrier. Il regarde le tampon de la poste. Lundi 10. Il déchire fébrilement le rabat pour faire sortir le billet plié en deux. Alors qu'il l'ouvre, un papier violet tombe à ses pieds en virevoltant. Il le ramasse, incrédule. C'est un billet de 500 €. Il regarde enfin la feuille de papier. "Marc, va au Bar du Terminus, à côté de la gare et demande Paulo. Un Sig Sauer et un chargeur t'attendent. 500 €. Pour le salaud, le jeudi il ne travaille pas. Va au 6, allée des Myosotis. Marc, si tu m'aimes, tue le !"
+ + + + +
Une histoire pour un tag. Et oui, je me suis fait taguée. Si, taguée ! Avec un "g" et un "u", pas moins, pas plus, je me suis renseignée ! Et vous devinez combien cela a dû m'ennuyer car je n'aime pas suivre les modes, en particulier celles qui sévissent dans la blogosphère. Cette fois-ci, pourtant, le défi me paraissait d'importance : imaginer un billet en respectant quelques consignes contraignantes à souhait. Et puis surtout, j'ai été invitée par Muse qui s'amuse et à qui je ne veux rien refuser.
J'avoue que, pour faciliter la création, j'ai un peu changé la règle du jeu puisque ce n'est pas de moi qu'il s'agit.
Les règles ?
1.Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
2. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
3. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
4. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par [votre nom]."
Les heureux nominés sont donc : Philo, Bougrenette, M (30), M. et Lynx.
05:15 Publié dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tag, écriture, http:amuse1.blogspot.com

Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://gicerilla.hautetfort.com/trackback/2085399
Commentaires
°_O il est coton celui ci ... mais pour vous je ferais n'importe quoi ou presque.
c'est noté (j'en ai déjà un en attente de tag) mais des que je peux je m'y colle. Merci !
Vous avez pour votre part superbement réussi l'exercice, qui a été prétexte à une chouette histoire, noire.
J'aime bien les tags ;-)
Ecrit par : Bougrenette | 18 mars 2009
Tien donc … 500€ mais 8 min pour les dépenser.
Je passerai une commande chez un fleuriste pour qu’il me fasse livrer une magnifique couronne de roses, de lys et d’orchidées blanche pour mon cercueil ! Ben quoi ? Après tout c’est pas plus ... que de demander à son ex de flinguer son amant qui refuse de quitter son épouse (qu’il aime encore j’en suis sur) et ses enfants ! Pourtant si elle avait été plus maligne elle aurait pu garder les 3, son homme, son amant et sa vie ! NON ????
Ecrit par : isis | 18 mars 2009
Ça y est la sirène hurlait à nos oreilles et le compte à rebours avait débuté.
500, 499, 498…
A zéro, les imposantes portes allaient se refermer. Pour l’instant ouvertes, elles représentaient l’allégorie parfaite de l’espoir fragile.
J’étais dans la salle des coffres de la Bank of New-York et je connaissais un moyen infaillible de fausser compagnie par les sous-sols à l’armée de policiers qui n’allait sans doute pas tarder à s’amasser inutilement autour de l’imposant bâtiment du mythique 1, wall Street.
Encore fallait-il que je puisse ressortir de la salle et il ne restait maintenant plus que 483 secondes pour ouvrir et vider les 20 petits coffres que j’avais soigneusement sélectionnés.
J’étais accompagné d’une jeune voleuse. C’était elle qui avait réussi l’exploit de rassembler toutes les informations qui nous avaient permis de berner les systèmes de sécurité et d’entrer dans le saint des saints, de violer cet inviolable sépulcre de la haute finance. C’était elle qui avait appris à se jouer du mécanisme assez simple des portes de ces petites alcôves et qui me transmettait ce qu’elle y trouvait.
Je me chargeais quant à moi de trier ce qu’elle me donnait, objets de collection, bijoux, pierres précieuses brutes, ou documents (certains documents valaient plus que tous les trésors du monde) afin de n’emporter que ce qui avait une valeur avérée.
Je pris quelques précieuses secondes à l’observer, à savourer l’extrême finesse de sa silhouette, ses formes délicieusement rebondies et soulignées par sa tenue moulante, sa belle chevelure abondante, mais surtout je me délectai de noter à cet instant l’infime crispation de ses traits gracieux.
Oh, rien ne ralentissait son travail très professionnel ; au contraire ses mouvements se faisaient encore plus rapides et allaient, j’en étais sûr perdre un peu de leur fluidité et donc de leur efficacité dans les secondes qui allaient suivre.
Cela ne manqua pas, elle fit tomber une petite boite au sol.
La boite se disloqua et laissa se répandre sur le sol immaculé, des bijoux d’une valeur inestimable.
Elle perdit donc un peu du temps qui nous était compté pour les ramasser et cela me fit sourire.
Pourquoi avait-elle requis mes services ?
Justement pour ces quelques secondes.
Secondes difficiles à gérer, où il faut garder tout son calme et même toute sa décontraction, afin que la capacité d’improvisation soit toujours intacte au cas où un imprévu adviendrait.
Sage précaution de sa part, car dans ces situations, un imprévu toujours se présente.
Il n’allait pas tarder à se manifester.
Nous en étions à la 97ème seconde de l’issue fatale quand nous entendîmes derrière nous un bruit fin de glissement d’huisseries bien huilées.
Et me retournant, je vis une fine grille métallique achever de condamner la moitié de la pièce et rejoindre le sol à trois mètres derrière nous. Malheureusement nous étions du mauvais côté.
Je dis à ma compagne :
« dis-moi donc, ma jolie voleuse, tu ne m’avais pas parlé de cette petite distraction ? »
Elle poussa un cri.
« Mais c’est impossible ! J’ai étudié 100 fois le dispositif. Rien de tel n’était prévu. »
« Disons plutôt que rien de tel n’était reporté sur les plans. Pas la moindre idée de ce à quoi cela correspond ? »
Elle fit un violent effort de réflexion qui barra son front de charmantes petites rides.
« Il y avait seulement un dispositif dont je n’ai peut-être pas saisi l’utilité, cela m’avait surpris au début, cela semblait relié à un système de levage d’objets lourds qui aurait été abandonné en fin de compte, c’est ce qui était mentionné.
Il s’agit de ces cellules photoélectriques juste à côté de l’entrée, là, et là » dit-elle en me montrant deux cellules à 10 bons mètres de nous, au delà de la grille.
« Mmmmm cela me fait peut-être penser à quelque chose. Tu es géniale. » Dis-je en l’embrassant bruyamment sur le front. « Et avec beaucoup de chance si nous interceptons le rayon, la grille s’ouvrira. »
Nous balayâmes tous deux notre environnement immédiat afin de trouver un objet, une idée qui résoudrait miraculeusement notre problème. Mais les barreaux de la grille étaient très serrés et ne laissaient pratiquement pas passer plus de quelques doigts.
« Je ne vois pas comment… » dit-elle d’une voix très angoissée.
« Moi, si. J’ai envie de tenter une petite folie » Lui dis-je.
« Vois cette liasse de billets de 500 euros que j’ai eu la faiblesse de mettre dans un de nos sacs. Je crois qu’il est temps d’en sacrifier un. »
J’en pris un et commençai à le plier ainsi que je m’étais entraîné sur les bancs de la faculté où dans mon jeune temps je n’avais pas toujours été totalement sage.
« Dans mes meilleurs jours, j’arrivais à atteindre la tête du professeur en lançant ce petit avion du haut de mon amphi de fac. Voyons si je n’ai pas perdu la main. Combien de secondes ? »
« Vingt » répondit-elle dans un souffle.
« Plus qu’il n’en faut » ajoutai-je d’un ton bravache, me montrant d’autant plus sûr de moi que je n’étais sûr de rien.
« Et hop !»
et voilà notre petit billet de 500 euros en route pour un bref mais précieux voyage qui allait se solder par notre délivrance ou notre déconfiture.
Trajectoire élégante, solide portance, bonne tenue, léger virage sur la gauche et sans un bruit continua sa course dans le couloir pour réussir un atterrissage impeccable.
La grille n’avait pas bougé.
« Et maintenant, qu’est-… » commença d’un ton légèrement acerbe ma délicieuse partenaire.
Elle ne termina pas sa phrase, la grille était en train de se relever tout doucement.
« Et maintenant nous rentrons tranquillement chez nous. » Lui dis-je en tapotant de mon doigt le bout de son joli nez.
Ecrit par : Libertin_123 | 18 mars 2009
@libertin, vous avez un peu pirouetté pour les 500 secondes à vivre mais c'est tant mieux, j'aime bien les happy end. bravo pour un récit très Nestor Burma, j'aime beaucoup.
Ecrit par : columbine | 18 mars 2009
au milieu de mes douleurs de cervicales et de lombaires, je viens me régaler à la lecture de cette "provocation" à vous amener à écrire sur un sujet pas facile.
J'ai beaucoup aimé l'effet de persuasion.
Ecrit par : muse | 18 mars 2009
Je l'avais déjà vu plusieurs fois, tout en passant à travers... Bravo pour votre version, je vais voir ce que je peux faire pour mon pauvre cas.
M.
Ecrit par : M. | 18 mars 2009
Tag réussi pour toi ! ;o)
Bises de papillon
Ecrit par : VéroPapillon | 18 mars 2009
Les heureux élus doivent se sentir flattés d'avoir été tagués par une si belle plume.
Bravo pour votre version et sa chute noire très réussie.
Ecrit par : Un mot passant | 18 mars 2009
Coucou,
Ca me donne envie d'essayer, j'aime bien ces défis, je vais voir ce que je peux faire, si ça t'intéresse, bien que je pense ne pas être aussi douée que toi...
Bisous
Ecrit par : gaius | 18 mars 2009
Bravo. Angle pas facile, vous vous en sortez à merveille. Bougrenette, tu n'en es pas quitte avec simplement ce petit commentaire, je présume...?
Ecrit par : Oh!91 | 18 mars 2009
J'ai bien l'impression que vous êtes une nouvelle fois taguée ...
http://dephilenaiguille.hautetfort.com/archive/2009/03/19/si-tag-ca-a-faire.html
Ecrit par : Philo | 19 mars 2009
pourquoi tant de violence?
pourquoi ...
Ecrit par : dangaran | 19 mars 2009
Tu rigoles, Oh! :-) j'ai déjà l'idée ...
Ecrit par : Bougrenette | 19 mars 2009
Vincent n'avait pas voulu cela, mais il était trop tard. Il le savait.
Quelle idée de venir faire un reportage ici. Il faisait une chaleur suffocante dans cette cellule. 40° au bas mot. Nous étions le 16 mai 2028. Dans une prison du Vatican, devenu Etat religieux intégriste et replié sur lui même. Toute visite d'étranger y était officiellement interdite. La religion catholique avait éclaté en mouvements religieux divers. Le Vatican était devenu une sorte d'Etat parallèle et inquisiteur, condamné par la communauté internationale mais totalement isolé. Les fanatiques qui le peuplaient restaient quand même légion, et le mouvement, encore riche et puissant, s'alimentait de dons occultes. Les intrus étaient sévèrement punis. De mort le plus souvent.
Grand reporter, Vincent pensait tenir le reportage du siècle. Il était parvenu à entrer clandestinement en soudoyant quelques passeurs. Mauvaise pioche.
Il avait été dénoncé et s'était fait prendre alors qu'il filmait en douce le passage d'une procession conduite par les principaux leaders de l'Opus Dei. Son matériel pourtant ultra sophistiqué ne l'avait pas sauvé, contrairement à ce que lui avait promis le fournisseur.
Il n'avait pas eu le temps de voir arriver le commando. Quatre hommes, accompagnés d'une femme qui semblait être leur supérieur. Toute résistance paraissait vaine. A 56 ans, Vincent n'avait plus les mêmes ressources physiques. Il était cardiaque qui plus est. Le moindre effort intense pouvait lui être fatal.
Simple contrôle lui avait-on dit.
Il eut droit à trois séances éprouvantes d'interrogatoire. Les méthodes étaient efficaces. Ils avaient ce qu'ils voulaient : le nom du groupe de presse, de son patron, de ses passeurs. Puis des confessions arrachées sur sa vie privée, ses "vices". Tout y était passé. On l'avait jeté dans une cellule assez grande, éclairée en permanence par un néon bleu incorporé à l'un des murs, des cantiques diffusés à pleine puissance et à intervalles réguliers lui brisaient les tympans.
On l'avait emmené pour son jugement. Ce serait la mort dans 24 heures. Injection d'un poison à diffusion lente. souffrances assurées, pour faire pénitence lui avait-on dit. 2 heures d'agonie, 1h à 1h15 avec de la chance lui avait dit le médecin qui devait lui administrer le produit.
Un quart d'heure avant l'échéance, on lui avait demandé sa dernière volonté. Comme dans un élan de révolte vaine, il avait exigé de faire pour la dernière fois l'amour à une femme. Il ne pensait pas qu'ils accepteraient, mais il n'avait plus rien à perdre. Il ne fallu pas plus de 5 mn avant qu'une femme ne pénètre dans sa cellule. C'était celle du commando. Il n'avait pas remarqué sa beauté lors de l'arrestation. elle lui sautait aux yeux à cet instant, ouvrant comme une parenthèse surréaliste. Elle se déshabilla. Vincent senti son désir pour cette femme l'envahir. Il était en boxer et tee shirt. La femme s'appelait Marie. Il restait à peine plus de 8 mn avant qu'il ne vienne le chercher. Il la prit violemment. De toute la violence de sa révolte et de son désir. Elle se cambrait sous ses coups de boutoirs et tous les deux gémissaient de plaisir. Vincent était au plus haut de la jouissance quand il sentit quelque chose la saisir brusquemment. Son coeur. Son coeur était en train de lâcher. Il sourit et s'effondra. Il avait devancé ses bourreaux de 33 secondes et, pour la première fois depuis très longtemps, Marie pleura.
Ecrit par : celadon | 19 mars 2009
mhhh céladon, je me délecte à vous lire! L'Opus Dei ... pas mal !
Ecrit par : Isis | 19 mars 2009
Aller, je m'invite
-----------------------
Huit minutes de bonheur
-----------------------
Ca c'était une belle garce ! Depuis le temps que je traînais sur la Croisette à faire discrètement la manche, j'avais eu le temps d'observer son manège, la belle. Son air "dégagé" quand elle descendait des taxis qui la posaient à l'entrée des ces palaces fréquentés par des émirs ou des parrains de le maffia russe ; les lunettes noires, les fourrures ( en hiver) toujours entrouvertes sur un décolleté bronzé, ces jambes interminables ( avec ou sans cuissardes), sa façon de marcher comme si sous ses pas le fin gravillon du trottoir allaient se transformer en or ; le portier qui s'effaçait devant elle avec un air entendu ; et la sortie tout aussi discrète, une heure plus tard, souvent pour s'engouffrer dans un taxi, parfois longer à pied le bord de mer, besoin d'un peu de fraîcheur , peut-être ?.... "Je ne sais pas si j'aimais cette dame, Mais je sais bien que, pour avoir un regard de son âme, moi, pauvre chien, J'aurais gaîment passé dix ans au bagne sous le verrou..."chantait Tonton Georges avec les mots du grand Victor ( on peut être un miséreux et avoir des lettres ! ) Rêver ne coûte rien ; étais-je vraiment sincère -ou me mentais-je à moi même - quand je me répétais que vivre libre, profiter du soleil, et faire l'amour à la plus belle fille de la Côte d'Azur - dans ma tête seulement certes - était un sort enviable. Ce qui est sûr c'est que je traînais bien souvent dans le secteur des grands hôtels.
Si faire la manche sur le Croisette est interdit , c'est une activité parfois lucrative ; mais malheureusement souvent décevante. Ce jour là, la récolte ayant été particulièrement mauvaise, je me retrouvais avec deux euros en poche et le moral dans les chaussettes. Refusant de courber l'échine sous les mauvais coups de la fortune, décidai au contraire de la défier et entrait dans le premier "tabac" venu pour acheter un "millionnaire". N'ayant même pas de quoi me payer un café, c'est sur le trottoir que j'entrepris le grattage du ticket aux couleurs pisseuses. Les deux premières tentatives ayant été désolantes je me concentrais sur le troisième. "tu vas gagner ; tu vas gagner". Je ne sais si Thyché prit en pitié le pauvre mortel que j'étais, toujours est-il que sous la fine pellicule sans promesse apparurent le chiffre 5 puis deux zéros. 500 euros ! merci Fortuna d'avoir entendu ma prière !
Un bon repas, un futal neuf, une paire de groles, eussent été dans mon cas des achats de première nécessité ; mais ce serait mal me connaître que de m'imaginer capable de céder à des tentations aussi bassement matérielles. Puisque je tenais la chance par les cheveux je n'allais pas la laisser s'échapper. Le Rêve d'abord...
Ayant, autant que faire se peut, mis de l'ordre dans ma toilette, je me dirigeais résolument dans le secteur des hôtels ; résolument, mais sans grand espoir de voir et encore moins de pouvoir aborder la reine de mes pensées. Mais il était dit que c’était mon jour ; ne la voyais-je pas émergeant de la porte à tambour du C… dédaigner le taxi et traversant la route se diriger vers le bord de mer, droit sur moi.
« Excusez moi… » articulé-je en essayant d’avoir l’air le plus bénin possible, le moins possible ce que je suis.
Comme réveillée d’un rêve, elle sursaute et me toise au travers de ses verres fumés. Qui est ce quidam qui ose entrer ainsi dans sa sphère.
- Ah oui, se radoucit-elle, portant la main à son sac.
- Non attendez, ce n’est pas ce que vous croyez.
- Quoi d’autre se raidit-elle, à nouveau sur ses gardes
- Ben voilà, vous savez, cela fait longtemps que je vous observe, je sais…
- Oui, et alors ?
- Et bien je me suis dit que… enfin, vous me comprenez.
- Alors toi, tes gonflé ! Non mais je rêve ! ou plutôt c’est toi qui rêve ! continue-t- elle soudain amusée. Moi aussi, ça fait longtemps que je t’observe Alors, ne le prends pas mal, mais je crains fort d’être un peu au dessus de tes moyens !…
- Hum, j’ai… j’ai fait… un héritage
- Ah bon ! une vieille tante peut-être ?
- Si on veut
- Mais tu sais même avec les économies de ta vieille tante je doute que… As tu au moins une idée de mes tarifs ?
- ?
- Aller, dit un prix
- Je ne sais pas ;
- Je t’aide ; à ton avis combien te temps crois-tu pouvoir passer avec moi pour un euro ?
- J’sais pas, moi … une minute ?
- Et non mon chou, t’as tout faux ! Avec un euro tu ne peux passer guère plus d’une seconde avec moi, alors tu vois !
- C’est cool, j’ai 500 euros, en huit minutes on peut en faire des choses !
Ecrit par : imago | 19 mars 2009
Je me sens comme cet élève tout au fond de la classe qui n'a d'autre choix que de remercier la prof de lui avoir collé un tel exercice alors que ce n'est pas vraiment sa tasse de thé. Vous pourriez me donner quelques cours privés pour m'aider à aborder le sujet?
En attendant, "Merci..."
Ecrit par : Lynx | 19 mars 2009
Préambule : Mais, mais c'est quoi ce bordel ? Je tourne le dos et v'là les hommes qui publient à tout va chez moi sans même me dire si mon texte à moi leur a plu !! Hum, je crois devoir rappeler le principe d'un blog. Alors voilà : y'a un auteur, ici moi, un peu Diva, qui écrit des textes. Et puis, il y a des lecteurs qui lisent et qui, parfois, commentent. Qui qu'a dit que c'était gratuit de se faire publier ici ? Bon Imago, Celadon et Libertin (que des hommes, zavez vu ?) à l'amende...
Bref, même si je suis un peu vexée (ben si), j'ai trouvé excellentes vos participations à ce tag, alors qu'habituellement les tags sont peu appréciés de la majorité. Franchement, ça me fait plaisir que vous ayez eu envie de publier ici. :-)
@ Bougrenette : le défi est lancé, impossible de vous dégonfler. J'attends avec impatience...
@ Isis : mais qui a dit que Marc était son mari ? Autant de lecteur, autant d'interprétation. Vous, Isis, vous êtes assurément une pragmatique :-)
@ Libertin_123 : nettement moins noire que mon histoire, la vôtre est enlevée. Euh, si vous braquez une banque prochainement, faites-moi signe !
@ Columbine : oui, les happy ends me plaisent aussi mais, Columbine, j'chuis hyper jalouse, là !
@ Muse : avez-vous vu ça, Muse, vous avez déclenché une tempête de création. Ben, merci pour le tag !
@ M (30) : je ne suis pas certaine que vous ne soyez pas fâché... Les tags ne sont peut-être pas de votre goût ? Vous savez, vous n'êtes pas obligé.
@ Véropapillon : merci du compliment. Et vous, ne voulez-vous pas relever ce défi ?
@ Un mot Passant : vous savez, ceux qui sont tagués ne sont peut-être pas très heureux de l'avoir été :-)
@ gaius : oh, oui, lance-toi, et surtout n'hésite pas à te publier ici pour contrebalancer tous ces hommes...
@ Oh!91 : Champagne, première visite de Oh!91 !Enchantée !
@ Philo : mauvais élève. Au lieu de me taguer, faites donc vos devoirs :-)
@ DanGaran : mais, parce que nos passions sont source de violences, quels que soient les sentiments.
@ Celadon : billet croustillant à souhait ! Ah, quand le Vatican vous inspire Celadon. Allez, 2 ave et 3 pater...
@ Imago : excellent aussi ! Franchement, je vous trouve tous en verve et je souris d'aise de vous avoir tous pour lecteurs. Si, si...
Ecrit par : Gicerilla | 19 mars 2009
@ Lynx : j'aime votre histoire de haute volée ! Dommage que vous goût du secret ne vous permette pas de la partager ici ! Merci d'avoir joué.
Ecrit par : Gicerilla | 19 mars 2009
D'abord comment savez-vous que je suis un homme ? Bon, OK, y a la queue qui dépasse du collant !...
Pour ce qui de m'auto-publier sur votre blog , j'accepte le reproche ; mais que voulez-vous la tentation était trop grande. Quand aux tags, je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut être ; et les règles... mon Dieu ! des règles ; où en somme nous arrivés ! Déformatez vous Gi, sinon ils vous auront !...
J'accepte aussi le reproche de goujaterie qui m'a fait ne pas vous complimenter pour votre jolie histoire ; un peu sombre il est vrai. Alors oui, continuez de nous agiter.
Ecrit par : imago | 19 mars 2009
C'est vrai. C'est le bordel (comment ça encore une connotation érotique ?).
Toutes mes excuses les plus ...dressées (suis-je coquin aujourd'hui !).
Mais si je ne l'avais pas anticipé, sous mon air contrit je suis secrètement hilare d'avoir provoqué une tette pagaille, le tout maintenant est de ne pas être pris d'un fou-rire révélateur et personne ne se sera aperçu de rien.
Mais honorons nos devoirs envers la maîtresse de ces lieux. Les commentaires sont là pour commenter, et reconnaissons sincèrement que le billet que tu nous as proposé est une superbe construction avec ce qu’il faut d’angoisse pour nous scotcher à l’écran, ce qu’il faut d’émotion pour nous faire vouloir détourner le cours des choses, ce qu’il faut de style pour nous faire goûter chaque ligne.
C’est la qualité de ta prestation qui, je l’avoue, m’a donné l’envie de te répondre par cette pirouette plutôt que par un commentaire qui aurait eu un côté un peu trop attendu que ton texte ne méritait pas.
Je t’embrasse
L
Ecrit par : Libertin_123 | 20 mars 2009
En ce moment Gi, le Vatican m'inspire bien autre chose, comme une envie de gerber. La dernière en date d'un cardinal patron de la ... Congrégation du triomphe de la foi (rien que ça) qui, pour commenter la condamnation d'une mère et de médecins au Brésil suite au viol d'une fillette de 9 ans, se fend de ceci : "Le viol est moins condamnable que l'avortement".
Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent.
D'ici à ce qu'ils clament haut et fort que la pédophilie est une façon lithurgique de faire la queue en procession ... Et merde, on redescend au Moyen Age ou quoi ?
Ecrit par : celadon | 20 mars 2009
Je dois dire qu'une fois de plus, j'ai trouvé votre nouvelle passionnante, imaginative et excellente ! Quel talent. Bises à vous !
Ecrit par : Valmont | 20 mars 2009
;-) Je me sens toute confuse et pragmatique ! C’est vrai que je n'ai pas cherché plus loin et pourtant ... j'ai une imagination débordante. Pensées !
Ecrit par : Isis | 20 mars 2009
Oui, pour une fois ce tag est sympa!
Ecrit par : Magda | 20 mars 2009
L'action de l'âme (ou l'âme de l'action)
Rage, colère, tristesse… Pendant un court instant, en sortant de l’hôpital j’éprouvais encore ces sentiments qui font de nous des êtres humains. Mais là, maintenant que je suis plantée là, sur le trottoir, complètement larguée, je ne ressens plus rien.
Le médecin est formel, inutile d’opérer, la tumeur est trop grosse, plantée là tout près de mon cœur. Quelle ironie… La tumeur envahit ce cœur, le mien… Celui qui encore quelques heures auparavant espérait cruellement. Celui qui à l’annonce de ma mort imminente hurlait de colère et dégueulait de rancœur. Puis, soudainement, le néant.
J’ai 24 ans, j’avais des projets plein la tête, des espoirs et des rêves. Je travaillais dur. Fille d’ouvriers sans le sou, je trimais au quotidien pour devenir un jour une grande femme d’affaires. Enfin diplômée d’HEC, sur le pas de la porte de la réussite et de la prospérité, mais voilà que mes jours voire même mes heures me sont comptés. Si près du but et pourtant, jamais je ne verrai mon compte en banque grossir à outrance, jamais je ne conduirai cette belle grosse berline, mon cou n’accueillera pas de diamants, et mes parents n’auront jamais cette maison en Bretagne que je voulais tant leur offrir pour qu’ils puissent vivre enfin en paix.
Mes parents ont donné leur vie pour m’aider, j’ai sacrifié ma jeunesse pour financer cette école de commerce habituellement réservé aux fils à papa. J’ai économisé chaque centime que j’ai gagné. Je n’ai jamais rien dépensé. Tout cet argent gagné à la sueur de mon front depuis mes 14 ans était épargné pour qu’un jour je puisse décrocher ce diplôme en or qui me permettrait de dépenser sans plus jamais compter. Mes calculs étaient bien faits, 10 ans de sacrifice pour le reste d’une vie à se faire plaisir. J’avais seulement oublié dans ces fâcheux calculs, le facteur risque, la volatilité de la vie, sorte de risque systémique imprévisible.
Je comprends mieux à présent, cette professeur de philosophie que je n’écoutais guère, trop préoccupée par mes équations et données graphiques. Elle disait « carpe diem ». A cela, je répondais qu’on avait tout le temps, qu’il fallait avant tout prévoir, anticiper, organiser.
Mais aujourd’hui je n’ai plus le temps de rien. Heureusement qu’il n’est jamais trop tard pour cueillir l’instant présent. J’avais un rêve : être une femme d’affaire redoutable afin de dépenser sans compter. Je n’ai peut-être plus d’émotions, plus d’espoir, plus de futur, mais je peux encore agir. J’ai été formé pour ça. Agir dans l’urgence, garder la tête froide, prendre les meilleures décisions avec les moyens du bord. Il faut que je m’organise. Les possibilités sont réduites mais je peux encore réussir.
Je me décide enfin de me déraciner de ce trottoir que j’occupais. Direction : la banque. Au guichet, je demande exactement 498,32 euro si mes calculs quotidiens sont bons c’est tout ce qu’il me reste sur mon compte courant pour finir le mois, et payer quelques factures. Je sors de mon porte-monnaie quelques pièces de monnaie car je précise que je veux un billet, un seul, le plus puissant du monde. Ca peut paraître surprenant, on aurait plutôt tendance à penser qu’on veut une grosse liasse pour se sentir riche. Mais j’ai si souvent rêvé de ce billet violet. D’abord parce que c’est ma couleur préférée, ensuite tout simplement parce que je n’en ai jamais vu.
Je sors de la banque, sans joie ni allégresse. Ce billet ne m’apporte rien. Il ne rachète rien de ce que je viens de perdre. Certes, je peux désormais les dépenser sans compter, mais là je comprends soudainement que ce n’est pas l’argent qui m’intéresse ni ce qu’il peut m’apporter. J’ai toujours pensé que j’avais choisi cette carrière pour me permettre d’avoir un train de vie faste, mais en réalité je réalise que j’avais choisi cette carrière pour vivre l’excitation la plus intense. Vite, vite il me faut réfléchir. Les marchés financiers français ferment dans exactement 8 minutes. Demi-tour, j’entre à nouveau dans la banque. C’est ma journée, Ma seule journée de business-woman. Cette fois ça ne rigole plus, c’est pour de vrai. Scrupuleusement je scrute les écrans qui affichent ces chiffres qui régissent le monde économique. Mes études n’auront pas été vaines, je repère une action clairement sous évaluée, mon instinct pressent… Je sais… Pour quelques minutes je redeviens humaine. Je vibre, je tremble, je frétille, c’est le coup du siècle. Immédiatement, je cours au guichet, rend mon seul et unique billet et passe mon ordre d’achat.
Ensuite, machinalement, je me dirige vers la bouche de métro comme pour rentrer chez moi. La pression est retombée et je me retrouve à nouveau inanimée. Je ne ressens plus, mais je peux encore penser. Penser que je vais mourir, que j’ai la chance d’être tellement abattue, bouleversée et anéantie par la terrible nouvelle que je suis comme anesthésiée. Penser que je n’ai pas vraiment envie de savoir si mon coup de poker sur l’action Gersol a fonctionné ou pas. Pour résumer, je pense que j’ai la chance extraordinaire d’avoir pu réaliser mon rêve, mais surtout celle d’être lucide. Je vais mourir, ce n’est qu’une question d’heures, mes émotions m’ont quittées, mais peut-être que l’angoisse et la terreur de la mort vont bientôt refaire surface. Alors, sans hésiter, alors que le métro approche, je me jette sur les rails.
Il est 17h30, la bourse de Paris s’endort c’est le moment idéal pour le groupe Gersol d’annoncer alors sa grande fusion avec le leader européen, les petits actionnaires de Gersol deviennent subitement des rois du pétrole.
Au même moment mon âme s’envole rejoindre les anges, pendant que l’action Gersol sur les marchés américains s’envole vers des records. Mes sacrifices n’étaient pas vains, mes parents passeront leur retraite dans la maison de leur rêve.
Ecrit par : gaius | 20 mars 2009
@ Imago : j'ai la même trouille que vous du formattage. Soyez toujours ma sentinelle au cas où... Quoi, c'est déjà trop tard ?
@ Libertin_123 : voilà, j'en étais sûre. Vous êtes incorrigible. Pour vous faire pardonner, vous flagornez. Bon, je l'ai bien mérité à faire ma Diva ! :-)
@ Celadon : je pense tout pareil mais avec moins de finesse et moins de verve...
@ Valmont : vous allez dire et vous aurez raison "ah, les femmes, jamais contentes..." mais je finis par me demander si vous n'êtes pas un chouïa parti-pris et indulgent là, non ?
@ Magda : oui, si l'on fait comme nous tous ici : en détournant un peu l'énoncé de l'exercice et en mettant en scène des tiers et non pas soi. Et si vous aussi, vous vous lanciez ?
@ Gaius : une fin très pragmatique. Comme quoi, quand on est formatté à produire on produit jusqu'à la fin, sans véritable bras d'honneur ! Tu vois Gaius, je trouve que pour un premier essai, tu t'en sors très bien. Y aurait-il un soupçon d'émotions autobiographiques ?
Ecrit par : gicerilla | 21 mars 2009
un soupçon oui... merci du compliment en tout cas et ravie d'avoir pu participer.
Ecrit par : gaius | 22 mars 2009
@ j'ai du mal avec les tags, cela me paralyse. Peut-être que je les ressens comme une obligation qui s'ajoute à un véritable filet d'obligations qui m'enserre.
Ecrit par : ariaga | 27 mars 2009
Je n'ai pas le temps pour l'instant mais c'est très tentant!
Ecrit par : Magda | 05 avril 2009
Vraiment trop fort, Gicerilla !! Si j'avais lu le vôtre avant, j'aurais fait preuve d'un peu plus d'imagination ! Mais en aurais-je été capable ? ;-)
Ecrit par : Bérénice | 11 avril 2009
@ Magda : ah, tiens donc, vous aussi avez été taguée ? L'exercice vaut parce que pour une fois il ne s'agit pas d'un questionnaire ... Les tags, moi, d'habitude je ne consomme pas. Faites-moi signe si vous vous laissez tenter !
@ Bérénice : En fait, c'est parce que vous n'avez pas dévié du cahier des charges. Vous avez bien lu l'énoncé, moi j'ai triché et dès lors tout était possible. Mais vous avez dit l'essentiel dans l'exercice que vous avez fait : dire à ceux qu'on aime qu'on les aime :-)
Ecrit par : Gicerilla | 12 avril 2009
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.