30 mars 2009
ELLE - De la difficulté d'accepter la différence
Lorsque je l'ai vue pour la première fois, je savais que sur elle j'écrirai.
Et comme à chaque fois que le sujet me touche, l'accouchement m'est difficile. Il y a toujours comme une gestation de la réflexion. Parfois même, la grossesse réflexive se prolongeant bien trop, je dois donner le jour aux forceps ou au bistouri avec ce que cela suppose de difficultés et de déception. Je suis souvent inquiète de ne pouvoir traduire en des mots accessibles à tous ce que je ressens, laissant la plus petite place possible à l'interprétation. Traduire, interprétation, autant de vocables de linguiste pour signifier que, même parlant français, nous n'entendons pas toujours la même langue. J'allais donc écrire sur elle. Elle, cette publicité pour de la téléphonie mobile mettant en scène Pascal Duquenne.
"Je n'aime pas cette publicité !" fut ma première réaction. Mais ne l'aimais-je pas, vraiment ? Et si oui, pourquoi ne me plaisait-elle pas ? En réponse à cette interrogation, fusèrent alors des réflexions en feux de Bengale désordonnés qui m'aveuglaient. Je n'arrivais plus à discerner ma réflexion de mes émotions. Qui a dit encore récemment que nous vivions dans une époque où la tyrannie de l'émotion guide nos dirigeants ? Je ne sais pas et peu importe. Ce qui importe c'est qu'effectivement, si je laissais parler mes émotions, je tuais dans l'œuf toute forme de réflexion qui me permettrait de publier ce billet.
Je me souviens de mon incrédulité face au grand écran de ma télévision. Les "Ils n'ont pas honte, c'est de l'exploitation, c'est de la démagogie, c'est dégueulasse, c'est mercantile... " Affrontaient de pleine face des "C'est audacieux, c'est courageux, c'est un message fort de tolérance, c'est une mise en scène éducative de la différence..." Tous ces mots contradictoires jaillissaient toujours plus nombreux sans que fermement un camp partisan ne gagne sur l'autre.
Alors, je les ai tous laissé couver en moi espérant qu'une conviction en naîtrait bientôt. En attendant, je m’interrogeais. D'abord, pourquoi donc ce haut-le-cœur qui m'aurait presque fait détourner la tête du petit écran ? Cela venait assurément de son image. De sa façon de parler embarrassée. Je réalisais combien il m'était difficile de soutenir l'image déformée de cet homme, image qui sort des normes. Pourtant, son physique n'est pas immonde loin de là, et rien dans son visage n'est suffisamment hideux pour déranger.
Alors quoi ? Ses yeux de Mongol à peine fendus sur la lumière du monde, sa drôle de bouche lippue et sa face plate et ronde ? Tout, en fait, et surtout son comportement emprunté comme une sensation d'un Culbutos en équilibre précaire. Toutes ces pensées vont très vite et je m'oblige enfin à dépasser mes a priori et à soutenir sa vue. La conclusion arrive comme une évidence. On ne nous enseigne jamais, jeune, à appréhender les différences. Différence physique ici s'entend. Ainsi, pour accepter spontanément ce type de différence, il faudrait une forme d'entrainement ? Est-ce à dire que nous sommes formatés au point que nous ne sommes plus capables d'exercer naturellement notre capacité d'adaptation face à un élément différent de ce qui compose notre univers quotidien ? Et ai-je le droit d'espérer que si je l'avais côtoyé dès sa naissance, je ne serais pas là à m'interroger car sa différence aurait fait partie intégrante de mon environnement ? Et si je le rencontrais maintenant, serais-je capable de m'adresser à lui comme à un de mes semblables, sans malaise, sans la condescendance de celui qui articule excessivement croyant avoir à faire à un idiot ?
Admettre que mes interrogations sont fondées, n'est-ce pas concéder que l'humain, aussi talentueux soit-il pour s'adapter à son environnement parfois hostile, n'a que peu de ressources spontanées face à une petite différence physique ? L'homme imagine les créations les plus folles, défie la nature et même Dieu et il ne saurait pas appréhender simplement cet aspect-là ? Je n'aime pas l'idée que mon étroitesse d'esprit apparente m'empêche de déterminer si utiliser un être au retard mental avéré est un crime ou un exploit. Cela dépend évidemment de sa capacité à lui de comprendre ce à quoi il participe et l'impact de son intervention sur la population. S'il se rend compte de son handicap et qu'en connaissance de cause il en joue, s'il est acteur volontaire sans manipulation, alors je peux voir dans cette publicité une revendication et non pas un acte de démagogie. Si, en revanche, il ne mesure pas l'étendue de cette collaboration, alors nous devons nous insurger devant l'utilisation bassement mercantile de son image et de ce qu'elle contient comme messages implicites.
Tout ça pour ça. Je n'arrive à conclure à rien.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
05:13 Ecrit par Gicerilla dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (35) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pascal duquenne, simyo, trisomie 21, syndrôme de down

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Commentaires
Vraie question Gi .... le regard que l'on porte sur la différence, la capacité à s'ouvrir vers autrui en acceptant que cet(te) autre en s'affranchissant des clichés, de la doxa ambiante sur la conformité, la normalité ...
Chacun est porteur de sa propre différence.
Je me souviens d'une rencontre avec une femme handicapée. D'une rare intensité, d'une rare profondeur, d'une infinie richesse, de son regard sur la vie, de son combat, de la façon sublime qu'elle avait de transcrire ses pensées ... De cette capacité à accueillir le bonheur, à le saisir plus que le ferait n'importe quel individu "normal", parce que trop aveugle de sa propre chance d'être comme le plus grand nombre et donc plus largement accepté, mais infirme quelque part de ressentir ce que cet autre, en face de lui, peut exprimer.
Ce qui me gêne le plus dans ce clip, ce n'est pas son personnage mais bien plus la valeur du message, dont l'objectif n'a d'autre but non pas d'ouvrir à la différence mais de faire de ceux qui la portent des consommateurs, comme les autres. L'objectif est de vendre. Quitte pour cela à utiliser toutes les causes, à ratisser tous les recoins. Les seuls que l'ont ne voient pas dans les clips publicitaires, ce sont les SDF. Si ce n'est dans les campagnes de recueil de dons d'ONG.
Savoir s'ouvrir à la différence dans ce qui fonde l'humanité, certainement. L'acceptation du "handicap", de la folie, du dénuement, de l'opinion, de la religion ... je ne sais plus quel auteur a écrit les droits de l'être humain (et non les droits de l'homme). Oui. C'est un travail constant du regard que l'on porte sur l'autre et, inévitablement, sur soi.
Et puis il y a ici le support, la nature et le sens du message. L'air du temps. Qui que vous soyez, dans toutes vos différences, peu nous importe au fond ce qu'elles sont et ce qu'elles induisent, du moment que vous êtes acheteurs ou consommateurs potentiels. Vivez donc comme bon vous semble mais consommez !
Ecrit par : celadon | 30 mars 2009
J'ai le même malaise heureusement culpabilisant.
Ecrit par : Jef | 30 mars 2009
Tout à fait d'accord avec Celadon. Le problème est le message qui est diffusé. On utilise le handicap comme argument de consommation, de profit. Avec, en plus, le système pernicieux qui vous trouble, on est gêné de critiquer, ben oui, quelle attitude intolérante, discriminatoire, que de ne pas accepter la différence !
Mais non, vous avez raison Gicerilla, il faut critiquer ces démarches publicitaires intéressés fort peu louables, qui se foutent probablement éperdument de la cause des handicapés. Le seul mérite de ce clip est peut-être de provoquer la discussion et le débat, tant sur les pratiques abusives des publicitaires, que sur la situation de l'acceptation des handicapés dans la société, et sur nos écrans.
Ecrit par : Simon | 30 mars 2009
tienes razon lo que parece es una immensa demagogia producto de esa mentalidad cinica de esos "creatores de mierda"que piensen sorprendernos con algo diferente.pero no hay sorpresa ninguna.Solamente la idea que vivimos en una sociedad cual solo proyecto final es hacer plata por todos medios usando minusvalidos para vender cualquier cosa.
Viva la revolucion cultural y sexual
Ecrit par : nono des isles | 30 mars 2009
Dans le métro parisien on a vu il y a qq mois des publicités utilisant la même approche. Un bout de phrase écrit en gros pouvant être interprété de bien des manières et une image équivoque elle aussi.
Il me semble que le cas de la publicité que tu évoques et assez semblable et avant de parler de notre ressenti profond je crois qu'il y a tout d'abord une réaction réflexe face à une situation artificielle volontairemet incomplète. En effet lorsqu'on croise une personne il n'y a jamais de sous-titre. Je traine les stigmates d'un grave accident de la route et lorsque je suis à la piscine ou dans les vestiaires d'un club de sport seul un aveugle ne peut pas s'en rendre compte (ou une personne interessée par une autre partie de mon anatomie) et les seules réflexions que je n'ai jamais eu porte sur les circonstances d'apparition. Lorsqu'on croise une personne atteinte de troubles physiques (cicatrices, amputation, handicape etc...) l'on a pas de mouvement de dégout, de recul ou autre, l'on ne se demande pas si cette personne est différente ! (Différente de quoi d'ailleurs ? de soi, de l'image que l'on se fait de soit?) Non on la voit et on l'accepte telle qu'elle est ou telle qu'elle semble être. Mais si un publicitaire malin colle un slogan ou une phrase par dessus, le cerveau s'emballe et associe à tout va. Alors notre mémoire et marqué et le message publicitaire s'y inscrit ! Bravo Madame ou Monsieur le publicitaire; ça fonctionne et si la pub est buzzée sur le web alors là c'est banco, pour Madame ou Monsieur le publicitaire. Mais la différence elle, elle s'en fout, elle est dans la nature, dans notre nature. N'es tu pas attiré par des personnes plutôt plus grande et plus musclé que toi ? Voir même plus "burnée" ;-). Ah ces différences là ne compteraient pas ? Pascal serait plus différent encore ? Non, Pascal a une maladie qui affecte son aspect physique et son intellect, et c'est cela qui creuserait le fossé de ses différences. Alors il faudrait faire une échelle des différences pour savoir si lorsqu'on se fait arraché le pied par une mine on est plus ou moins différent que si l'on perd un bras dans un accident de la route ou si l'on perd la boule suite à un gros stress. Pfff, quête vaine, nous sommes différents les uns des autres et tant mieux !
Ecrit par : Nicolas | 30 mars 2009
Ce que j'en pense... et bien que c'est bien de s'interroger sur les choses qui nous dérangent, ça fait avancer, c'est tout ;o)
Bises de papillon
Ecrit par : VéroPapillon | 30 mars 2009
Il doit être consentent, je ne pense pas qu'il puisse être exploité. Je veux croire qu'en France, pays des droits de l'homme ce genre de crime n'est plus commis.
Ce pascal a même très certainement conscience de ce qu'il fait.
Donc ça ne me dérange pas sur le plan éthique, après soyons honnêtes, sur le plan esthétique cette publicité n'est pas très belle car son faciès disgracieux dérange...
Je me souviens d'un cours dans lequel on m'expliquait que les meilleures publicités n'étaient pas les plus belles, car souvent on en retient que la beauté et on en oublie l'objet... Eblouir n'est donc pas le plus efficace.
Je pense qu'ici c'est la même chose (en tout cas c'est mon avis), je ne sais plus pour quel opérateur Pascal joue.
Donc choquer ne fonctionne pas plus qu'éblouir...
En définitive, rien ne faut les bonnes vieilles pubs débiles avec des jingles sonores qui nous hantent toute la journée... Elles nous agacent mais sont efficaces et évitent toute polémique.
Ecrit par : gaius | 30 mars 2009
Les stratagèmes des publicitaires seront toujours sujet à critique. Cette pub-ci ne me dérange ni plus ni moins qu'une autre. Ce qui manque dans notre société, ce sont des messages d'intérêt général qui rendent moins tabou le sujet de ces êtres différents et qui nous apprennent à les accepter tels qu'ils sont.
En ce sens, la pub de Pascal a du bon. Mais je préfère un témoignage comme celui de Jean-Louis Fournier.
Ecrit par : Lynx | 30 mars 2009
Je vis dans des pays en voie de développement depuis plusieurs années. Ici, il y a des handicapés partout. Il n'y a pas de structures d'accueil ou si peu. Est ce un bien, est ce un mal ? Je te laisse, Gi, ouvrir le débat, qui est connexe à celui ouvert par ton post.
Toujours est il que j'ai ainsi pu prendre conscience d'à quel point en Europe on ne côtoie plus la différence.
Ma maison du moment est dans une impasse. Les jours fériés, tous les enfants sortent pour jouer. Il y a avec eux une petite fille de 6 ans sur un chariot. C'est un légume. Toute la journée ils la garde, la tienne à l'ombre ou au soleil selon le temps, lui parle, lui montre un oiseau en cage...
Il y a aussi un jeune garçon d'une quinzaine d'année. Il est très handicapé mais marche malgré tout et simple d'esprit. Les garçons jouent au ballon avec lui, à cache cache. Certes ils se moquent. Mais ils jouent avec lui toute la journée.
Je pensais l'autre jour que mes propres enfants seraient gênés dans la même situation car je pense qu'ils n'ont jamais côtoyé le handicap de près comme les enfants de mon impasse. Comme moi d'ailleurs.
Comme toi peut être ?
Ecrit par : ZORG | 30 mars 2009
Sur la pub, pas grand chose à ajouter, je suis d'accord avec Lynx, c'est une pub, ni meilleure ni moins bonne qu'une autre, enfin pour moi.
Pour le reste, je regrette que vous ne vouliez pas plus vous laisser submerger par vos émotions, car enfin, voilà une différence qu'il serait utile d'exploiter ;)
M.
Ecrit par : M. | 31 mars 2009
Ce que j'en pense ? La même chose que vous : "S'il se rend compte de son handicap et qu'en connaissance de cause il en joue, s'il est acteur volontaire sans manipulation, alors je peux voir dans cette publicité une revendication et non pas un acte de démagogie. Si, en revanche, il ne mesure pas l'étendue de cette collaboration, alors nous devons nous insurger devant l'utilisation bassement mercantile de son image et de ce qu'elle contient comme messages implicites."
D'autant que je connais assez bien Pascal (Duquenne), un garçon charmant, attachant, jovial, familier et chaleureux, promis si j'y pense la prochaine fois que je le rencontre je lui pose la question. Biz à vous.
Ecrit par : Valmont | 31 mars 2009
Me gusta mucho el commentario de nono des isles !
Si ! Viva la revolucion cultural y sexual, sobre todo sexual, de hecho!
Ecrit par : Libertin_123 | 31 mars 2009
http://www.editionsatelier.com/ressources/10161/86/6239.pdf
J'ai eu u coup de foudre récemment ; en regardant l'émission "Ce soir ou jamais " consacrée à Mireille Darc, le sujet était "La fin de vie". Il y avait un philoophe , Jean-Claude Ameisen ; il a parlé des personnes en situatio de fragilité .
Je m'interroge depuis longtemps sur ce handicap qui est le nôtre : ne pas savoir ou vouloir vraiment aller vers les personnes différentes ou qui n'ont pas les même perceptions ou rythmes de vie que nous.
Je rejoins Zorg sur "Les garçons jouent au ballon avec lui, à cache cache. Certes ils se moquent. Mais ils jouent avec lui toute la journée."
En, fait ces gamins communiquent et integrent cet enfant. Même si cela n'est pas parfait , ils ne le délaissent pas.
Pourquoi ne pourrions nous pas faire la même chose , communiquer par n'importe quel moyen ; un sourire , un jeu ou n'importe quoi d'autre , quelque chose que l'on ressent ; qui ferait exister la personne et nous même par cet échange .
Le lien que j'ai mis est sur le livre édité rendant compte des relations qu'ont entretenues Ameisen et d'autes avec des malades atteints d'Alzheimer par le biais de la peinture pour qu'ils s'expriment et recueillir leur parole .
C'est touchant et les dessins sont beaux .
Jean Claude Ameisen insistait sur la COMMUNICATION avec les personnes en fin de vie ou ayant la maladie d’Alzheimer et avec toutes les personnes fragilisées (l'émission est disponible sur le site de fr3)
Pour moi, le pire est de ne pas tenter de communication , même imparfaite.
Le tout c'est de se laisser aller à ses intuitions et de suivre le cours de la rencontre , un peu comme quand on explique la mort ou la sexualité aux enfants ; s'adapter et parler vrai .
Quand à ces publicités ..tort ou raison ? et si vous aviez laissé couler vos émotions ou votre indignation , je suis sure que vous auriez très bien écrit , aussi , sur ce sujet.
P.s. L'intervention de votre lecteur ibérique a le mérite d'être engagée . une traduction rapide :
"Tu as raison , ce que l'on voit est d'une démagogie immense, produit de la mentalité cynique , de ces "créateurs merdiques" qui pensent : suprenons les avec quelque chose de différent ; mais il n'y a aucune surprise.
Seulement l'idée que nous vivons dans une société dont le seul projet final est de faire du fric par tout les moyens ; utilisant les personnes handicappées pour vendre n'importe quoi.
vive la révolution culturelle et sexuelle ! "
Olé les coeurs !
Je t'embrasse mon éclaireuse
Ecrit par : MarieM | 31 mars 2009
ce qui est vraiment très dérangeant dans cette publicité... C'est son accent belge...
À mon avis c'est ça qui lui donne l'air idiot.
On ne devrait pas passer une telle publicité en France...
C'est vrai quoi ! Ça fait beaucoup trop de différences cet accent !
C'est quasiment insupportable...
Ecrit par : alainx | 31 mars 2009
Effectivement, si en plus il est belge ...
Je plaisante !
La question que je me pose bien souvent, même si je connais la réponse est la suivante : mais où sont les handicapés ?
C'est vrai, à part les quelques handicapés mentaux que je croise dans mon hypermarché qui commence par Carre et finit par four, je me demande bien où sont les mogoliens et autres gueules cassées de la route ?
Je suis persuadé que cette forme de rejet qui nous anime peut très bien disparaître au contact de cette population grandissante !
Pourtant, une nouvelle étape vient d'être franchie au niveau de l'intégration du handicap dans la société, avec la nomination à Cahors d'un sous-préfet tétraplégique et myopate ...
Je finirai simplement par ces quelques mots de Jean-Chistophe Parisot à la prise de ses nouvelles fonctions : « Il y a des progrès qui sont quand même faits, notamment depuis la loi de 2005. Mais il faut toujours avoir cette énergie, cette volonté de dire « Ecoutez d'abord ce que j'ai à vous dire, écoutez d'abord mon message, voyez mes compétences ». Il y a vraiment toujours une dynamique à donner. Je pense que si on est soi-même convaincu qu'on peut réussir, on convainc les autres ».
Bises du Philo.
Ecrit par : Philo | 31 mars 2009
... après tout ça, je ne sais plus quoi dire, me voila handicapée du commentaire ;-)
Ecrit par : Bougrenette | 31 mars 2009
Dites voir être dérangée parce qu'il a fait une pub ou être dérangée par son physique, parce qu'il ne rentre pas dans le moule de la normalité?
Lorsque je faisais ma troisième nous avions dans notre classe un mongolien...pardons un trisomique 21...scolairement meilleur que beaucoup d'entre nous.
J'ai fait la classe à un sourd sévère durant une année, était-ce là sa différence? J'ai bossé dans des IMP recueillant des arriérés profonds et aujourd'hui je conduis en VSL des enfants autistes et déficients intellectuels.Mon regard dans tout ça; où es leur différence? Laissons parler notre Quotient Emotionnel.
Celui qui porte lunettes ou appareil auditifs est lui aussi différent. Celle qui porte une prothèse mammaire ou qui se fait faire de la chirurgie esthétique est elle aussi différente... Et ceux qui ont fait une dépression, ceux qui ont un cancer ou le sida??? Et que devrais-je dire moi qui suis transgenre? Je suis encore plus différente que tous ceux là réunis!!!
C'est au travers de nos différences que nous nous acceptons tels que nous sommes!
Ecrit par : muse | 31 mars 2009
Je vais être honnête avec muse et dire ce que je ressens à la lecture de ces questions...
Une de mes tantes est franchement dérangée (pas de diagnostiques précis) mais son discours n'a pas de cohérence et son âge mental est de 15 ans maxi...
Pourtant j'ai de l'affection pour elle... et elle ne me dérange pas. Mais elle n'est pas diforme ni laide.
Je n'en éprouve pas pour Pascal et il faut que j'avoue que c'est parce que son physique me dégoûte.
Ecrit par : gaius | 01 avril 2009
@Gaius
Sur le coup il faut que je vous avoue votre terme "dégoûte" m'a choqué.
J'ai quand même trouvé votre franchise courageuse.
Beaucoup d'entre nous communiquent difficilement avec des personnes ayant un handicap physique ou psychique sérieux, que nous n'avons pas l'habitude de cotoyer ; et peu ont vocation d'avoir de l'affection pour tous . Cela n'empêche qu'ils en ont, comme vous, pour ceux de leurs proches qui sont différents.
Il est vrai que lire dans l'article de Gicerilla :
".....Alors, je les ai tous laissé couver en moi espérant qu'une conviction en naîtrait bientôt. En attendant, je m’interrogeais.
D'abord, pourquoi donc ce haut-le-cœur qui m'aurait presque fait détourner la tête du petit écran ?
Cela venait assurément de son image. De sa façon de parler embarrassée. Je réalisais combien il m'était difficile de soutenir l'image déformée de cet homme, image qui sort des normes. ...."
ne m'a pas choqué.
Peut être était ce la brieveté de votre phrase et le caractère abrupte du terme qui continuait de me déranger ?
Est ce parce que ma première réaction pour certains handicap reste la même que la votre et que j'en ai honte ?
En réflechissant bien , ce n'est pas parce que cette première réaction chez moi est contrôlée rapidement (car j'ai été amenée à cotoyer de nombreuses personnes handicappées dans mon adolescence, quand j'étais Guide) qu'elle n'existe pas.
Je vais finir par vous remercier -)
Ecrit par : MarieM | 01 avril 2009
"mongolien" (expression raciste) comme "bec de lièvre" sont des expressions qui appartiennent au passé, heureusement. je ne suis pas en général pour le "politiquement correct", mais il y a des expressions vraiment crétines qui méritaient qu'on en invente d'autres.
pour ce qui est des handicapés (trisomie ou autre), j' en croise tous les jours dans les transports en commun de ma ville, certains sont autonomes, d'autres accompagnés, certains sont discrets et d'autres plus "bruyants". aux Pays-Bas, je suis allée une fois dans un café manger un sandwich. je ne l' ai su qu'une fois dedans, le café avait pour particularité d'être tenu par des handicapés mentaux. le service, la gaîté, la qualité du sandwich, furent pour moi la meilleure preuve que nous (en tant que société) avont, à tort, vite fait d'envoyer les gens handicapés aux oubliettes de la vie.
j' avoue que certains commentaires méprisants me choquent, notre société n'a donc pas évoluée depuis Elephant Man puis l'époque nazie? super, on ne les montre plus en foire et on ne les gaze plus. on les éloigne juste discrètement de la société pour lui éviter le désagrément de frémir de dégoût à leur vue.
à Londres, en plein centre il y a une sculpture géante qui représente Alison Lapper, une femme nue et enceinte, sans bras et avec des jambes déformées. bien que la Grande-Bretagne fasse beaucoup pour la mobilité des handicapés, la présence de cette statue a beaucoup divisé l' opinion. il est clair que l' "anormalité" nous dérange profondément même si nous faisons des efforts (certains plus que d'autres d'ailleurs)
Ecrit par : columbine | 01 avril 2009
@ Tous : je voulais faire une réponse collégiale, même si aucune réponse à proprement parlé, n'est nécessaire car répondre à chacun alourdirait par des répétitions ce que je veux dire. D'ailleurs, en fait de réponse, ce serait plutôt une réaction. Dire encore une fois combien j'apprécie l'intervention de vous tous car aucun de vous ne s'en est tiré par une pirouette et chacun de vous s'est mouillé. Bougrenette que je sais parfois intimidée est la seule qui n'ait osé se prononcer. Je ne vous pointe pas du doigt ma Boug', entendons-nous bien, car vous avez le droit de partager certains points de vue exprimés ici, et d'avoir lu l'article est déjà en soi un partage.
Ce que j'apprécie tout particulièrement c'est le fait qu'en plus de parler vrai, certains des commentateurs se sont vraiment dévoilés sans craindre de déclencher des débats enfiévrés ou de se voir juger. C'est fou pour moi de voir comment, sur un sujet qui ne peut laisser indifférent, chacun peut exprimer sa sensibilité avec authenticité sans être forcément pareil que le voisin mais sans être totalement opposé. Le partage que vous faites avec moi est remarquable, en tout cas je le vis comme ça. Merci à Muse pour sa confession. Merci à Gaius d'assumer sans s'excuser ce qu'il ressent. Merci à MarieM de s'interroger sur ce qu'elle héberge vraiment. Vous avez tous les deux bien du courage. Et puis merci à vous tous d'être intervenus. J'attends par la bouche de Valmont, le point de vue du héros de cette note !
Envie de dire aussi à Columbine que parler d'un trisomique comme d'un "mogolien" n'est pas une insulte mais bien le terme médical "B. − PATHOL. Qui est atteint de mongolisme; qui se rapporte au mongolisme..." et cela dû au fait que les premières observations scientifiques ont conlu à un faciès comparable aux traits des visages de Mongols. Je ne crois pas que cela soit un terme dépréciatif.
Enfin, conclure en disant qu'accepter les différences quelles qu'elles soient, est un travail quotidien sur soi, sur ses valeurs et permet, je crois, de grandir et d'en sortir grandi aussi par la tolérance qui devrait naitre de cette réflexion. Enfin, je l'espère...
Ecrit par : Gicerilla | 01 avril 2009
@ Marie M: oui je suis consciente que mon côté franc et honnête peut choquer. mais je ne veux pas voir de tabous surtout sur un blog qui protège notre anonymat. c'est l'occasion de pouvoir enfin discuter, débattre en toute liberté et cela n'a pas de prix. J'aime notre liberté d'expression...
Je crois qu'au fond ce qui me dérange ce n'est pas l'anormalité, car je viens de me souvenir d'une aide soignante dans un hôpital qui était si laide et si désagréable à regarder que lorsqu'elle était de service je me retenais de demander le bassin ou toute autre chose, juste pour ne pas avoir à la regarder.
J'ai conscience et j'avoue que ce que je n'aime pas c'est la laideur. Pas le handicap, pas la différence, non je suis juste une femme qui aime les belles choses, et je n'aime pas voir des visages disgracieux car c'est insoutenable. Voilà désolée de cette franchise mais je n'aime pas regarder un moche.
Enfin Gi permets moi juste de te dire que je suis une femme et tu le sais bien en plus ;-)
Allez bises à tous
Ecrit par : gaius | 01 avril 2009
Gi.
l' Amour prend parfois des chemins tortueux. Je pense que cette pu nous met à nu, histoire de dire où nous en sommes. ( plagiat d'une chanson de.... de.. je ne trouve plus son nom). En tout cas, voilà qui me reconcilie avec le milieu de la pub. Elle est bien, la pub, quand elle sert de tremplin vers des cieux plus humains. ( Et voilà des dieux qui ne seront pas contents, une fois de plus..)
Ecrit par : GILGAMESH | 02 avril 2009
:-) parler sur des sujets aussi délicats ce n'est pas mon fort, j'appréhendais également le type de commentaire que vient de faire Gaius, le handicap est là aussi, plus rien à voir avec une maladie ou un accident, c'est juste une question de physique, de beauté.
Ecrit par : Bougrenette | 02 avril 2009
petite précision éthymologique d' importance car il faut savoir de quoi on parle ici: le terme de mongolisme (attention, Mogol c'est autre chose, et Mongol c' est encore autre chose) a été créé au 19e siècle, parce que John Down (le "découvreur" des handicappés mentaux) considérait la "race mongole" (je cite) (les "races orientales" en général) comme inférieure. il a écrit un traité appelé "observations sur la classification ethnique des idiots". "Idiots" dont faisaient partie pour lui les Mongols. il pensait que les personnes atteintes du syndrome de Down (trisomiques) avaient régressé vers la "race mongole". imaginez qu'une maladie mentale porte le nom de par exemple "breton" ou "bourguignon". je ne pense pas que vous trouveriez cela très agréable. personnellement, j'ai déjà vu des Mongols de près, et franchement, la similarité n'est pas du tout évidente.
enfin, continuer à parler de "mongolien" est (visiblement) une exception française, ce terme n'est plus usité à l'étranger. en effet, la délégation mongole en avait demandé le banissement auprès de l' OMS dans les années 60 et en googlant, j'ai trouvé qu'en France, on ne tenait pas forcément compte de ce changement.
vous êtes libres de continuer à utiliser le terme de "mongolien", mais au moins vous en connaîtrez l' origine éthymologique.
Ecrit par : columbine | 02 avril 2009
Quand le débat sur la pub engendre le débat d'idées. retour sur image. Au moins Gi, ton billet a eu le mérite de lever un coin du voile de l'indifférence.
Merci aussi à Pascal.
La question n'est pas que sémantique mais bien existentielle : non pas celle de savoir si l'on aime ou pas, si l'on est rebuté ou pas ... ce sont des réactions normales, de prime abord. Il m'est arrivé d'être choqué par l'apparence physique de certaines personnes. Mais dès que le contact s'établit, une autre impression s'impose, empreinte de sensibilité, d'humanité, d'intelligence. Qu'est-ce qui fait que l'on dépasse nos peurs et nos préjugés pour aller vers l'autre, vers la différence, vers l'étranger, vers ce que la société rabaisse ou dévalue au nom des codes, des modes, des bienséances, de la "performance" ? Ou du bon usage de la tolérance, de l'affranchissement, de la curiosité ?
Ecrit par : celadon | 02 avril 2009
@ Gaius : le secret que je faisais de ton genre était juste le reflet du respect de l'anonymat grâce auquel tu te permets d'exprimer sans fard ce que tu ressens, même si ton ressenti est exprimé brut de décoffrage ! :-)
@ Bougrenette : la difficulté pour tous et pour moi est, avant d'écrire quoi que ce soit, de s'être fait une opinion, car seule un opinion bien appropriée peut se transcrire en mots clairs sans trop de craintes d'être mal lu, mal compris, mal interprété. Et cette note fut pour moi l'exercice qui consiste à tenter de se construire une opinion sur ce sujet. Pas facile...
@ Gilgamesh : plagiat de Zazie :-)
Votre retour inattendu me donne à penser que le sujet vous touche personnellement. Votre background explique peut-être votre enthousiasme pour cette pub. Finalement, le débat est-il "est-ce bien" ou "est-ce mal" ? Non, je crois que le plus important c'est la motivation et ce sur quoi elle peut déboucher. Ici un débat vrai, sans concensus mou (comme dirait...) mais dans la tolérance des points de vue différents. Welcome back !
@ Columbine : comme le dit Celadon, est-ce vraiment problème de vocabulaire ? A la lumière de vos explications approfondies, on pourrait penser en effet qu'il y a quelque chose d'abjecte dans la dénominaiton "mongolien" mais cela n'est abjecte que pour celui qui sait d'où vient ce mot et dans quel contexte il a été créé. Le vulgum pecus dont je fais partie ne le sait sûrement pas et, dès lors, c'est un mot comme un autre pour désigner un état, sans forcément contenir un jugement de valeur. Il faut bien nommer les choses non ? Il est à déplorer le point de vue de Down ! Merci pour cet éclairage Columbine. Perso, je n'utilise pas ce mot. Et je confirme, oui les bretons sont des dégénérés :-)
http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/09/21/elle-quand-le-sang-parle.html
@ Celadon : bien dit, rien à ajouter.
Ecrit par : Gicerilla | 02 avril 2009
pour y revenir...il n'est pas idiot, l'homme. Ne vous y méprenez -pas. Il est aussi acteur, sur les planches. Et je mettrais ma main à couper que sa participation à cette pub a été l'objet de négociations profondes, et que l' éthique et le message à dimension humaine ont été bien cadrés. Il faut remercier tant l'acteur, que l'annonceur... que l'agence de s'être lancés dans cette aventure, malheureusement peu médiatisée par faute de méga budget..
Ecrit par : Gilgamesh | 03 avril 2009
Et moi alors, vous croyez pas que j'aurais de quoi me plaindre, avec ma tête carrée et mon air con ?...
Ecrit par : Bob | 04 avril 2009
j'ai travaillé avec des personnes "déficientes" , déclarées plus ou moins comme telles par la Cotorep. J'étais leur tutrice, mais en statut privé, et ce statut particulier m'a amenée à les "accompagner" dans leur vie quotidienne.
J'ai alors été confrontée à l'expérience la plus forte de ma vie, les handicapés cérébraux m'ont enrichie, j'ai dû effectuer un énorme travail sur moi-même, me défaire de mes idées reçues, et de ce que mes yeux avaient aussi appris jusqu'alors a apprécier.
Vous avez raison, il est incroyable que cette si petite différence d'aspect nous pose tant de problème à surmonter, notamment dans la façon dont on s'adresse à eux. j'ai appris à leur parler tout à fait normalement sans même être plus précautionneuse, juste m'adapter à leur réceptivité.
Ce qui me choque dans cette publicité, qui joue justement sur ce sentiment de culpabilité qu'évoque l'hôtesse de ce blog, c'est l'utilisation à fin mercantile de ces handicaps.
Non pas que l'on exploite Pascal Duquesnes, mais que l'on se serve de lui pour promouvoir non pas l'éducation de notre regard mais un produit.
Je régirais autrement si l'on voyait des animateurs handicapés à la télé en France, dans les bureaux, si on les voyait représentés dans les séries et autres films, non pas de façon 'remarquable' mais "ordinaire", ou tout simplement si on les voyait dans les restaus, cinémas , dans les espaces publics, quan d ils sont confinés on ne sait où (enfin si , je sais bien puisque j'allais les visiter dans ces ghettos) ils ne font pas partie de la vie publique et citoyenne.
J'apprécie beaucoup le philosophe Alexandre Jollien (http://www.alexandre-jollien.ch/) il est handicapé cérébral et philosophe... Ces livres , Le métier d'homme, et Eloge de la faiblesse, entre autre, éclairent sur son parcours et sur ce que vivent et ressentent ces personnes.
j'ai évoqué sur un de mes articles sur mon blog (au sujet du regard que l'on porte sur les "amazones") cette édifiante histoire de cette animatrice de télé anglaise qui présentait une émission pour les enfants (il lui manque un bras) dont les télespectateurs (parents) offusqués ont demandé le renvoi parce qu'elle faisait soi-disant peur aux enfants...alors que ce n'était que les parents qui ne supportaient pas la vue de ce handicap sur l'écran...
Ecrit par : anne | 05 avril 2009
@ Gilgamesh : j'ai du mal à aller jusqu'à remercier l'annonceur Symio. L'acteur a fait son travail si son adhésion au projet était bien éclairée.
@ Bob : soit, vous avez la tête carrée mais elle est plutôt bien faite. Le principale c'est qu'elle assure sa fonction non ! Me direz vous par quel hasard vous êtes donc arrivé ici ? Bienvenu.
@ Anne : merci pour ce témoignage au plus près du sujet. Et j'adhère 100 % au contenu du 5ème §. La fin du commentaire est édifiant. Tout est dit !
Ecrit par : Gicerilla | 05 avril 2009
à propos du débat sur la beauté/laideur...un peu d'espoir ici
http://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/04/16/une-bien-belle-histoire/
Ecrit par : columbine | 16 avril 2009
@ Columbine : évidemment, la petite fille en moi, qui adore les happy ends, voudrait bien y croire mais je crois que c'est de la manipulation. Cela dit, cette femme a une de ces voix. Merci pour le lien Columbine. Ce type d'intervention enrichit mon blog et surtout me montre qu'au-delà du blog vous repensez aux textes, vous repensez à moi. Du coup ça me touche :-)
Ecrit par : Gicerilla | 17 avril 2009
merci pour ce gentil compliment que je ne mérite pas. vous créez des débats intéressants (c'est une (parmi des) réponse à la question que vous posiez plus tôt, pourquoi vient-on sur votre blog) et je continue de réfléchir après. je ne sais si vous lisez l'anglais mais j'ai lu un article intéressant sur cette soirée et sur la réaction du public, des juges face à la "laideur". le happy end (et elle eut une carrière fulgurante le reste de ses jours) je n'y crois pas non plus, mais ce qui s'est passé a été un choc salutaire pour beaucoup de gens et cela est pour moi une forme de happy end en soi. faites moi signe par mail si cela vous intéresse
Ecrit par : columbine | 17 avril 2009
J'avais abordé ce sujet dans le cadre de la formation que j'anime: et force est de constater que ce que nous avions retenu de cette "pub" était le nom de l'acteur, un téléphone dans les mains, parfois seulement le slogan (très provoc à mon sens) et enfin jamais la marque!!! Une "pub" dont la cible n'est pas claire et dont on ne retient pas le nom du produit est indéniablement ratée... mais il est un fait que l'image dégagée par Pascal Duquenne marque néanmoins une levée sur certains tabous... on exhibe la différence... ciel quelle horreur!!! l' ambiance est un peu foire... et comme à chaque fois ça se fait dans la douleur, avec des forceps là aussi (!), et avec des crissements de dents... et dans dix ans, on trouvera tous ça normal!
merci d'avoir réveillé mes neurones en ce dimanche matin chère Gi.... :)
Ecrit par : Rouge | 19 avril 2009
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