06 juin 2009
ELLE - La faute aux hormones ?
Jusqu'à ce jour, je n'avais qu'une trouille en vieillissant !
Non, ce n'était pas des rides au coin des yeux, non. Quoique... Non, ce n'était pas des rhumatismes, ni du rachis qui tique, ni des varices sur mes jambes de danseuse, non. Quoique... Ce qui m'effrayait plus que tout c'était de croiser sur mon chemin le spectre de la Mémérisation et que de son sceptre tout puissant il me jette un sort irréversible. Il s'acoquine souvent avec le Ridicule et, tous les deux associés, ils sont bien plus dangereux que la Grande Faucheuse car, hélas, ils ne tuent pas. Parfois, pourtant, cela ne serait-il pas préférable ?
Il frappe quand il veut et ses victimes consentantes ne se rendent pas toujours compte de ce qui leur arrive. Je veux parler des mémères embijoutées, qui déambulent dans les rues de Megève, Nice ou Paris au rythme des petites pattes de leur chihuahua encapuchonné de Burberry. Elles promènent leur clebs et leur morgue, la bouche plissée comme un soleil dont le rouge file en un réseau de rides l'apparentant ainsi à un autre orifice. Elles portent du Max Mara en cachemire couleur poil de chameau, car n'est ce pas ce qu'elles sont devenues pour la plupart, et cachent leurs oignons dans des souliers coûteux. Elles exsudent l'argent, celui qui, égoïste, ne donne pas aux nécessiteux.
Combien de fois ne me suis-je pas surprise les jugeant et m'effrayant à l'idée qu'un jour comme elles je devienne.
Mais ces derniers temps, ce spectre là me parait presque sympathique comparé à celui qui visiblement m'a déjà prise dans ses filets. Je me débats et tente de lui résister comme le naufragé tente de garder la tête hors de l'eau. Figurez-vous qu'en vieillissant je me testostéronise ! Si, je vous l'assure. Plus le temps passe et plus les gênes de la féminité chez moi deviennent récessifs au profit de ceux, plus hargneux, typiques du chef d'entreprise. J'avais déjà noté avec effroi comment quelques propos virils s'étaient échappés de ma bouche alors que je discutais avec mon N+1. J'y vis dès lors, sans doute possible, les signes annonciateurs de mon épouvantable mutation "Ah, je suis fatiguée de ces nanas qui ont toujours un pet de travers ! Unetelle est encore malade ce matin, cela fait trois fois dans le mois..."
Combien de fois un médisant soupçon ne m'a-t-il pas caressée de ses mots sournois "ne crois-tu pas qu’elles confondent opportunément envie de rester au lit et gastroentérite ?". Et me voilà de m'étonner de la propension qu'elles ont à se tromper de diagnostic quand les hommes répondent toujours présents, même accablés d'une fièvre de cheval. Pourtant, ne dit-on pas des femmes qu'elles sont plus résistantes et que les hommes se laissent facilement terrasser par le plus petit microbe ? S'il est vrai qu'ils sont des malades grincheux et douillets, ils sont étonnament plus fidèles au poste, quel paradoxe ! Non, ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques.
Bref, je me surprends, disais-je à tenir des propos machistes et à écarter volontiers de la liste des postulants toute femme de moins de 40 ans n'ayant pas eu d'enfants au profit de fringants jeunes gens pleins de potentiel et de charme qui proposent spontanément de travailler dans mon équipe. N'ai-je pas pesté l'autre fois lorsque la jolie blonde, embauchée il y a trois ans, m'a dit, émue et presque au bord des larmes "Gicerilla, je suis enceinte !" Avouerai-je ici que ma première réaction fut de crier silencieusement "Merde..." tout en articulant avec un sourire grimaçant "Ah, quelle chance. Je suis contente pour toi !" Etais-je vraiment contente ? Oui, bien sûr, car pour une femme amoureuse et désireuse d'avoir des enfants, la nouvelle était de poids. Mais moi, hein, dans tout ça ?
Ah, j'ai honte. Voyez le discours que je vous tiens là. Je me testostéronise, vous dis-je, et à l'américaine encore. Sous la douche, nue et sans défenses, des pensées radicales m'assaillent "n'embauche plus de femmes. Les mecs n'ont pas de règles, ils ne tombent pas enceints. Prends les jeunes, ils sont plus vigoureux et endurants." Evidemment, je me hais immédiatement pour ces pensées indignes et un dialogue de démente s'engage entre moi et moi. Je scrute mes joues toujours glabres craignant d'y voir bientôt pousser le début d'une barbe. Je mange du soja à outrance tentant d'endiguer la fuite évidente de mes œstrogènes. Je me goinfre de gélules d'hormone en me disant "Argh, c'est sûrement un coup de cette salope, la ménopause ! "
Rien n'y fait. Ces pensées insidieuses reviennent toujours plus fortes lorsqu'une collaboratrice m'appelle pour me signifier encore une fois son absence "mais qu'est-ce qui ne va pas aujourd'hui ?" "Ah, je n’ai pas dormi de la nuit, le petit avait de la fièvre, il faut que je la garde à la maison, la crèche refuse de la prendre..." J'affiche l'empathie de circonstance quand la voix mâle en moi me chante "marre de cette nana, marre de cette nana..." Hélas, hélas, comment faire pour renverser la tendance et penser à nouveau en femme, responsable mais compatissante ?
Promettez-moi une chose : si prochainement vous me voyez me réajuster l'entre-jambe, tuez-moi !
Illustration "le chienchien à sa mémère" par Thorn
05:35 Ecrit par Gicerilla dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires
Drôle, votre texte. Laissez aller votre penchant pour voir jusqu'où va une testostéronisation et après, vous vous ferez opérer, si vous le jugez nécessaire...
Ecrit par : gballand | 06 juin 2009
En fait le retour des choses c est que les hommes se feminisent avec l age qui est monsieur qui est madame ?meme le chihuahua parait hermaphrodite.
Mais toi tu es encore loin de tout ca et ton serviteur aussi je te rassure
Ecrit par : sweet heart | 06 juin 2009
Je ne crois pas un mot de ce que tu racontes ! ;-) Pourquoi les femmes à responsabilité et au fort tempérament devraient elles virer vers une apparence spirituelle masculine ? Je reviendrai te lire plus en détail... j'étais absente ces derniers jours et à cet instant, je pars bosser ! Eh oui un samedi !!!
Ecrit par : Bérénice | 06 juin 2009
En effet, quel drôle de texte ! Tu as raison, surtout veille à rester femme. Ce serait trop bête...
Quand aux femmes qui abandonnent leur poste pour fabriquer puis élever leurs enfants, c'est vai que c'est em... Il faut le econnaître. Ca a été de tous les temps. Mais ce n'est pas pour cela qu'on ne les aime pas !...
Bises
Ecrit par : domi | 06 juin 2009
Pas d'inquiétudes, la "testostéronisation", c'est la sagesse qui vient... :-)
Ecrit par : Jef | 06 juin 2009
Surtout, n'oublie pas de te raser tous les matins, ou tu pourrais te faire repérer...
Ecrit par : Chou | 06 juin 2009
Voilà le triste fruit de notre moderne société néanmoins judéo-chrétienne qui impose désormais aux femmes d'assumer des responsabilités, ô ciel!, alors qu'elles conservent tatoués dans leur chair des siècles de pratiques ancestrales... Dès qu'elles ont d'autres tâches que celles qui incombent à la maison elles en perdent leur latin et se croient mutantes... Vos repères, ma très chère Gi, sont faussés... Vos modèles, même inconscients, sont mâles... (j'aime les hommes, n'y voyez pas des propos intolérants!) Et quand vous tentez d'analyser vos ressentis vous vous comparez à un homme... SAUF QUE j'ai ce sentiment, peut-être très naïf, qu'il y a peu d'hommes pour réfléchir avec eux-mêmes (l'expression est de ma grande!) et se remettre en cause au moment même où précisément ils prennent leur douche... Et je crois bien que dans ce cas, c'est bien la femme qui est en vous qui rumine!
Par ailleurs, les femmes qui posent des journées pour enfant malade sont souvent seules pour élever leur progéniture (!) ou bien c'est que monsieur a une situation qui ne lui permet pas de poser des jours(!), ou bien c'est que madame elle-même revendique sa maternité si peu reconnue de nos jours même si... ou alors, et ce sera la dernière hypothèse, madame est atteinte de flémingite aiguë, et oui dans ce cas, vous n'auriez pas dû l'embaucher!
Il est un fait que le peu de fois où je me suis retrouvée confrontée à cette situation, on m'a bien fait sentir que j'abusais... Or je n'ai jamais posé plus de deux jours entiers en une année scolaire avec trois enfants à charge (même quand j'étais maman solo)... En en parlant autour de moi, on m'a dit "Oui mais le problème vient du fait que quand on sait que tu es quelqu'un de fiable,on ne te pardonne aucun faux pas! (un môme malade est un faux pas , qu'on se le dise!) Mais quand tu n'es jamais là, que tu n'es jamais à l'heure, que tu n'honores pas tes responsabilités... on sait officiellement qu'on ne peut pas compter sur toi, donc personne ne te dit rien! " ... à méditer!!!
PS: (entre nous seulement) le passé simple de voir se fait en -i-!!! "j'y vus dès lors.."!!! ;-)
PS2: désolée d'avoir fait long!
PS3: rien!
Ecrit par : Rouge | 06 juin 2009
Ne serait-ce pas plutôt que vous êtes légitement atteinte du "syndrome de l'obligation de moyens et de résultats", en ce qui concerne votre service, inhérente aux exigences souvent inhumaines des grandes entreprises ?
Je ne pense pas qu'il faille aller jusqu'à vous exécuter, mais je pense pour le vivre (et m'y opposer ce qui me vaut quelques foudres) que la plupart des responsables sont atteint(e)s souvent du mimétisme dirigiste et sélectif de leur hiérarchie, et vont même pour certain(e)s jusqu'à en rajouter une couche pour se faire bien voir.
Je ne dis pas que c'est votre cas, mais disons que la crise n'est pas en plus pour adoucir les moeurs entre ressources humaimes dans les entreprises, et les dirigeants savent très bien - et même avant la crise - exploiter ce phénomène pour en tirer des bénéfices (si j'ose dire)... Sourire. je vous biz...
Ecrit par : Valmont | 06 juin 2009
Monsieur Gicerilla,
Me voilà rassurée, les hormones, on sait d'où elles proviennent...
Sinon, plutôt que de perdre en empatie,peut-être pourriez-vous faciliter les modes de gardes des enfants de vos salariés?( baby-sitter à la demande dans le quartier de l'entreprise pour palier au refus des crèches lorsque les enfants sont malades, crèche d'entreprise ( on peut toujours rêver!), télé-travail de la maman ou du papa quand c'est possible etc etc...).
Je précise que je ne suis ni salariée, ni syndiquée. Juste exerçant à titre libéral, et que les modes de gardes, c'est LA MERDE!Si c'était plus simple, vos salariées seraient plus présentes, et je serai enceinte du 2ième.
Ecrit par : nana de noailles | 06 juin 2009
"Promettez-moi une chose : si prochainement vous me voyez me réajuster l'entre-jambe, tuez-moi !" : si tu le fais à la façon de Michael Jackson, avec le petit cri qui va bien, naaaaaan surtout pas, ce serait trop drôle ;))
Ecrit par : deef | 06 juin 2009
Ce n'est pas le mâle qui en vous s'imisce mais le mal, celui de la rentabilité à court terme, celui qui n'évalue plus les humains que pour leur contribution à la réalisation d'un objectif. Aussi délirant, désolant, et dérisoire fut-il, comme d'augmenter le dividende de mamies emperlousées dont le rictus ne saurait évoquer le cul de poule sans manquer de respect à ces braves volatiles.
Alors ajustez, telle le grand Jacques, atteignez à la grâce présidentielle en en grattant une sans faire bouger l'autre, mais n'incriminez pas les hormones ; pas même de poulet.
Ce n'est pas votre nature qui tourne mal dans votre dos, c'est vous qui tournez parfois le dos à votre culture.
Ecrit par : Jimi | 06 juin 2009
Non rassurez vous, vous n'êtes pas encore rattrapée par cette salope comme vous nommer la ménopause, trop jeune pour ça !
Et si un jour il vous poussait un service trois pièce, je vous le dirais !
Vos réactions sont normale avec les responsabilités que vous avez, il se doit que tout fonctionne au mieux, alors forcement si un élément s'absente pour mettre bas il faudra former un stagiaire et toutes les complications qui vont avec !!!
Non Gi, vous n’êtes pas sur le point de vous rasez tous les matins, et je vous trouve toujours aussi féminine !
Je vous biz
Ecrit par : Isis | 06 juin 2009
Ah ai-je assez souffert d'être une femme?
Tu sais ma Gi le pire dans tout ça, c'est qu'en ce qui me concerne, j'ai parfaitement conscience de ce que tu dis; je me testosteronise contre moi-même: enfin ce que je veux dire c'est que j'agis comme ces femmes et ensuite je pense comme un homme.
Souvent je me plains de douleur, de souffrances; je me trouve particulièrement douillette. Et tout de suite après je m'en veux, je me lamente: petite chose, petite nature... ah je suis comme toutes ces femmes que j'exècre qui en ont toujours une.
Ah j'aurais aimé être un homme! Ca m'éviterait de subir tous ces tourments, au pire on testosteronise et au pire on devient une mégère! triste sort!
Ecrit par : gaius | 06 juin 2009
« Prends les jeunes, ils sont plus vigoureux et endurants. » Dites-moi, Gi, vous les recrutez pour quoi exactement ? Parce que là, pour ce à quoi je pense, et compte tenu de votre hétérosexualité, finalement des hommes ça peut tenir debout... :P
Sur le fond, hommes et femmes ont chacun les points forts et faibles, qui se déclinent à l'infini en chaque individu, moralité, un entretien, il n'y a que ça de vrai...
M. (30)
P.S. Moi aussi, si vous me voyez un jour me réajuster ou me gratter l'entrejambe, tuez moi !
Ecrit par : M. | 07 juin 2009
Je ne crois pas que votre tendance à moins écouter votre côté empathique dans vos relations hiérarchiques avec les femmes de votre entreprise soit le résultat d'une testotéronisation, je pense que c'est celui d'une plus grande implication dans le processus d'optimisation et de rentabiliation des moyens de production de l'entreprise .
Hors une employée femme dans cette optique est un facteur de plus , qui devrait se plier ou être plié au processus. Attention , si vous intégrez complètement cette "culture" d'entreprise vous êtes suceptible de l'appliquer aussi à vous même , de vous interdire d'être malade ou d'avoir des problèmes personnels importants altérant votre efficicacité.
Si l'on nomme cela pragmatisme , et que l'on considère que plus d'hommes sont encleincs à l'appliquer systématiquement ; qu'en tant que femme vous êtes rentrée dans votre entreprise persuadée (consciemment ou inconsciemment) que vous sauriez concilier votre côté empathique et celui d'une nécessaire rigueur de gestion du personnel...
effectivement votre mutation pourrait contituer une gêne .
Cependant je vous vois plutôt réajuster vos priorités plutôt que votre entrejambe ;-))
Ecrit par : MarieM | 07 juin 2009
Je confirme, j'ai toujours de bonnes excuses pour ne pas bosser, mais en week end, une gastro ou un lumbago ne m'arrêtent pas...En revanche, j'ai constaté que les hommes sont beaucoup moins résistant que les femmes : de la fièvre et ils sont au seuil de la mort : )
Ecrit par : Papillote | 07 juin 2009
Chère toi, je n'ai pu retenir un rire, t'imaginer "te réajustant l'entre-jambe ..." est sublime, je te demanderais, de me prévenir quelques minutes avant, si nous sommes ensemble, pour pouvoir faire LA photo.
Quand aux pensées que tu peux avoir, tu ne fais que le dire, alors que beaucoup le pense en silence, même des femmes. Je t'embrasse
Ecrit par : Bougrenette | 07 juin 2009
Rouge et Valmont ont raison!
J'ai beaucoup ri à la lecture de ce billet, car vous ne vous départez jamais de ce style sautillant qui me plaît, et cet article est particulièrement drôle. Il m'inquiète aussi. Car ce sont bien là en effet les marques d'une conformation à un moule social d'accomplissement par le travail, d'obligation de résultats, qui me fait peur. Chère Gicerilla : arrêtez tout, tout de suite, n'engagez pas que des jeunes loups au dents longues, qui ne feront qu'éternellement perpétuer un système qui leur est favorable aux dépends des salariés de sexe féminin.
Ce n'est pas vos salariés qu'il faut changer, c'est... le capitalisme?
Ecrit par : Magda | 07 juin 2009
Moi je trouve que tu te poses les bonnes questions.
Et le fait de se les bien poser est le premier pas vers leur intelligente et humaniste résolution.
Bon cheminement, chère Gi...
Ecrit par : Libertin_123 | 08 juin 2009
Tu vois, je crois que les anges n'ont pas de sexe mais qu'ils sont bienveillants.
Et bien les chefs, c'est pareil, mais à l'envers. Pas de sexe, mais aliénants. On défend l'intérêt de la boîte, et il finit toujours par y avoir trop de jours fériés en mai, trop de congés à solder, et le boulot n'est jamais assez bien fait et assez vite.
Et pourtant, les jours fériés, les congés, et les délais supplémentaires, on en profite aussi !
Bin voilà, c'est ça être chef, c'est une vie un peu schizophrène. On n'y peut rien, sauf résister. Ce que tu fais à ta façon à travers ce billet.
Allez Gi, résistons !
Bises à toi
Ecrit par : Ile | 08 juin 2009
@ gballand : quelle horreur ! Pour à mon tour devenir une "Josette". Quelle ironie ce serait.
http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/11/30/elle-mauvais-genre.html
@ Sweet Heart : je ne suis pas sûre d'être si éloignée de votre caricature mais je reste sur le qui-vive !
@ Bérénice : évidemment, Bérénice j'ai un peu grossi le trait pour le plaisir du récit, mais je vous assure, je crois bien que j'ai du mouron à me faire ! (sympa de vous revoir).
@ Domi : seul(e) celui ou celle qui n'a jamais été confronté(e) aux problèmes d'organisation lors du départ en congé maternité d'une collaboratrice peut juger durement. Mais comment faire tourner en effet une équipe qui ne peut rouler sur trois roues, quand on n'a pas de roue de rechange ? Acquérir une roue de rechange. Soit, mais après comment fait-on ? On roule avec 5 roues à son retour ?
@ Jef : ah Jef, que vous êtes taquin !
@ Chou : mais le feu du rasoir sur les joues, c'est intenable. Quitte à me testostéroniser, autant le faire en grand. Pour moi ce sera favoris, collier, moustache, bouc, la totale...
@ Rouge : merci, merci pour votre point de vue ! Cela dit, ce serait un comble de penser que plus on est fiable, moins on a droit à l'erreur ! Perso, je juge différemment et suis plus encline à la tolérance quand la défaillance ponctuelle vient d'un individu fiable...
@ Valmont : Oh, je crois bien que je suis devenue pire que mon chef. A se demander si le Yin en lui n'est pas plus fort que mon Yang à moi. Un comble :-)
@ Nana de Noailles : Figurez-vous ma chère que nous avons déjà proposé la chose il y a quelques années. Et bien nous avons fait un sacré bide. Je ne sais plus quelle remarque cinglante avait reçu notre suggestion mais cela ne donnait pas envie d'y revenir. Ah, vivement qu'à leur tour les mecs soient enceints !
@ Deef : alors là, si, je vous le demande comme une faveur, supprimez-moi :-)
@ Jimi : mais je tente de me retourner pourtant. Il demeure que certaines fois, je pense sincèrement que trop d'invidus gâtés tirent profit de leur situation se croyant intouchables et oubliant au passage qu'ils ont autant de devoirs envers la société qui les emploie qu'elle en a envers eux. C'est un échange et non pas un flux en sens unique !
@ Isis : c'est sûr Isis que pour dépister la mutation vous seriez en première ligne :-)
@ Gaius : oh, je suis sûre que tu grossis le trait. Ne sois donc pas si dure avec toi !
Ecrit par : Gicerilla | 10 juin 2009
@ M (30) : m'enfin, M, moi je reste toujours très professionnelle, je ne mélange jamais les genres.
@ MarieM : Décidément, Mesdames, vous apportez de belles et bonnes réflexions. "Réajuster mes priorités" la formule est plaisante :-)
@ Papillote : on en sourit mais je vous assure que pour certains individus, hommes ou femmes d'ailleurs, il y un seuil de tolérance différent face à la "maladie" les jours de la semaine et les jours du week-end. Bizarre, non ? (bienvenue ici).
@ Bougrenette : il y a une forme de politiquement correct qui prévaut et qui êmpêche d'appeler un chat, un chat. Et oui, il y a partout dans les équipes des gens qui veulent tout en donnant peu... Et ça me gonfle !
@ Magda : ah, présenté comme ça, ma seule solution, devenir communiste ! :-)
@ Libertin_123 : si seulement vous disiez vrai ! Et si au moins vous pouviez m'en convaincre, ça me rassurerait !
@ Ile : et bien vous aurez le mot de la fin ! :-)
Ecrit par : Gicerilla | 10 juin 2009
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