15 juin 2009
ELLE - Dent pour dent
"Allo, ma chérie, c'est maman !"
Elle aime bien quand sa mère l'appelle, ça la rassure. Elle est loin d'elle mais sa voix simule sa présence et le temps de leurs conversations elle se sent protégée. "Sophie, tu m'entends ?" "Oui, maman, pardon, je réfléchissais. Tu as oublié de me dire quelque chose ?" "Oui. Tu sais demain il y a le vide-grenier annuel et je pensais qu'enfin je pourrais peut-être vider la grande malle qui prend les toiles d'araignée. Figure-toi que j'y ai retrouvé Taupinette, tu te souviens ? La vieille poupée en porcelaine de ta grand-mère que tu ne quittais pas jusqu'à... Enfin, je pensais nous en débarrasser !" "Pas de problème, au contraire, il est temps..."
Sophie est inspecteur. Elle dirige une équipe de cinq flics, alors évidemment sa présence détonne à la tête de son équipe. Un mètre quatre-vingt, elle est taillée comme une athlète, plus Barber que Radcliffe, mais elle a gardé son visage d'ange. Bien qu'elle porte les cheveux très courts, un peu trop mec au goût de sa mère qui trouve que c'est du gâchis, les traits de son joli visage rappellent à chaque instant que sa mère rêvait pour elle d'une carrière de mannequin international. Mais elle a refusé les fanfreluches et les fards depuis si longtemps. Elle a toujours préféré Zorro à Candy et c'est à la Brigade des Mœurs qu'elle a décidé de travailler. Mettre ses qualités au profit de la veuve et de l'opprimée.
Il est 13h00. Son amie l'attend déjà. Sophie arrive essoufflée, l'embrasse sur la bouche, furtivement, elle n'aime pas exposer leur amour en public. Son amour à elle c'est Aurélie. Elles se sont connues à l'école. Elles ont suivi le même cursus mais Aurélie a raté le concours, alors elle est devenue simple policière. "Viens, c'est à deux pas". Elles entrent dans la boutique après avoir passé un sas de rideaux de velours rose fuchsia, décor ô combien prévisible. Le vendeur derrière le comptoir est un homme jeune, pâle aux yeux cernés de bistre. Il regarde une vidéo sur un petit écran à moitié caché par le comptoir, un air blasé sur le visage. Seuls des han, et des ah laissent imaginer la nature du DVD.
Sophie va se planter devant le mur au fond de la boutique zébré par une série de rayonnages décorés de trophées de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Aurélie ne peut réprimer un gloussement incrédule "Je n'en ai jamais vu autant, et surtout... t'as vu les tailles ?" Justement, oui, Sophie s'est rapprochée sciemment de l'étagère qui porte les plus impressionnants modèles. Une grimace carnassière déforme sa bouche alors qu'elle prend le plus grand dans ses mains, une taille à effrayer Priape. "Ce sera celui-là !" Aurélie a vu son expression. Elle ne rit plus. Non, elle ne rit plus et une inquiétude point sur ses traits "Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?" "Oui, cela fait trop longtemps que j'attends. Mais, toi, tu peux toujours dire non." "Jamais, ce sera avec moi ou ça ne sera pas. C'est dit. Ne m'en reparles plus."
Il a les bras chargé de sacs de supermarché. Avec difficulté, il ouvre la porte de l'immeuble. Deux femmes lui emboitent le pas et l'aident à tenir la porte pouverte. Il se dirige vers la cage d'escalier, son sport quotidien, trois étages à pied. À trente-neuf ans, il refait doucement sa vie, trois mois qu'il est sorti, enfin. La clé de sécurité tourne avec peine et libère l'accès aux escaliers. Il n'a pas entendu qu'il était suivi. Subitement, il sent quelque chose de dur dans son dos. "Maintenant, tu ne bouges plus." Une voix de femme, haut perchée. "T'as un Sig Sauer 9 millimètres dans la colonne. Tu bouges, je tire." "Mais c'est quoi c'est conneries. Qu'est-ce que vous voulez ?" "T'inquiètes, tu vas vite le savoir."
C'est Sophie qui parle. Sa voix est glaciale, presque déshumanisée, aussi métallique que le pistolet qu'elle pointe dans le dos du salaud. "Lentement, très lentement, fais pas le finaud, tu poses tes paquets et tu mets les mains dans le dos. Ne te retourne pas. Si tu ne me crois pas écoute un peu." Dans le silence de la cage d'escalier, le déclic du cran de sécurité tombe avec l'effroi d'une guillotine. Julien pose ses paquets et Aurélie lui attache promptement les mains avec du scotch extra-fort. "Mets-toi à genoux maintenant." "Arrêtez, merde, c'est du fric que vous voulez ?" "Ferme-la. A genoux j'ai dit !" Il s'exécute et la dureté du béton brut cogne méchamment ses genoux sous le jeans. Aurélie est rapide et ligote fermement les chevilles de Julien qui branle un instant, quasi en déséquilibre sur ses genoux. "Maintenant, on va te bâillonner, bien solidement et tu pourras crier tout ton saoul. On va s'amuser" "Déconnez pas. Vous voulez quoi, dites moi au moins ce que vous voulez." "Ta gueule !" répond Sophie qui s'énerve. "Bâillonne-le, qu'il la ferme. Je ne supporte plus sa voix." Il est réduit au silence. La panique s'empare de lui. Il a le cœur qui bat et des perles de sueur humectent son front. Il a peur.
"Prends le flingue" intime-t-elle à Aurélie. "S’il tente quoi que ce soit, tu l'assommes !" Sophie a sortie un couteau plus effilé qu'un katana et d'un geste assuré découpe le fond du pantalon. Julien se redresse et tente de se retourner mais Sophie le bouscule, il bascule en avant et sa joue gauche se cogne au béton de la marche sur laquelle sa tête porte. "Bouges plus, tu entends, sinon je t'éventre tout de suite." Aurélie la regarde, apeurée. Son amie est méconnaissable. Sa gueule d'ange est devenue démoniaque. Ses traits sont tirés et la haine se lit dans ses yeux. Elle déchire le boxer de sa victime d'un coup sec, libérant un joli cul musclé. Elle a déjà sorti le gode géant. A-t-on idée de s'en servir pour le plaisir, vraiment ? Il est noir. Noir comme l'âme de Sophie depuis vingt ans. Noir comme le dégoût qui lui fait refouler maintenant un haut le cœur.
Aura-t-elle le courage de le faire ? Faire mal. Comme il lui a fait mal il y a vingt ans. Le salaud. Julien, le fils du voisin, son baby-sitter. Ce salopard qui l'a tripotée en l'absence de ses parents. Ce vicieux qui l'a forcée à lui sucer la queue. "Vas-y, n'aie pas peur, imagine que c'est une sucette..." Et puis ses doigts qui se sont glissés dans son intimité, avec brusquerie, avec violence. Elle savait que c'était mal, sa maman l'avait bien avertie, on ne touche pas une petite fille là. Elle avait dit non, en vain. Et puis son sexe dressé, immense. Et puis...
Elle hurle "Tu vas voir ce que ça fait de se faire baiser de force. Tu vas voir la douleur. Tu vas sentir l'humiliation. Tu te souviens, Sophie, 6 ans, la fille de Monsieur Durand. Tu te souviens. Vingt ans de prison, c'est trop doux. Si seulement tu t'y étais fait baiser à mort là-bas. Il n'est pas trop tard..." Elle s'est saisi du gode comme d'un poignard, elle a craché dessus pour qu'il trouve le chemin plus facilement. Elle l'a planté avec toute la hargne du désespoir, la rage de la douleur enfouie depuis trop longtemps. Il a hurlé. Il a grogné encore alors qu'elle le défonçait. Il l'a suppliée alors que le sang commençait à couler le long de ses cuisses en un mince filet. Sophie n'a pas entendu Aurélie lui dire "ca suffit, arrêtes, je t'en prie, ça suffit..." Sophie ne s'est pas entendue crier "Une petite fille de 6 ans c'est intouchable. Une petite fille de 6 ans c'est un bijou à protéger. Une petite fille de 6 ans c'est fragile, ça ne se touche pas, salopard." Et alors que le dard géant, noir comme le sang coagulé de l'immolé, git planté telle une bougie de sabbat, Sophie arrache le revolver des mains tremblantes d'Aurélie et achève Julien qui pleure, d'une balle dans la nuque.
"Tu le savais pourtant, éviter de toucher, fragile..."
Décidément, les photos en noir&blanc de JL Bec m'inspirent de tristes histoires. J'espère que vous ne m'en voulez pas, Jean-Louis, mais il y avait du désespoir, il me semble, dans cette poupée-là ! Merci de me l'avoir confiée.

05:43 Ecrit par Gicerilla dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photographie jean-louis bec, défi

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Commentaires
Eh ben dites donc, rien à ajouter, excellente nouvelle (je parle du récit, quoique le type l'a bien cherché aussi), quand je vous dis que vous avez raté votre vocation (sourire), vous allez peut-être finir par me croire, avec toutes celles que vous avez déjà écrite ici, il y a presque un bouquin ! Biz à vous.
Ecrit par : Valmont | 15 juin 2009
Je suis clouée, là, qu'elle puissance d'évocation.
Ce texte est remarquablement cisellé par la rage et le désespoir .
Ecrit par : MarieM | 15 juin 2009
"dent pour dent"...sauf que l'homme meurt à la fin. sachant que les violeurs d' enfants subissent de nombreuses tortures (sexuelles le plus souvent) en prison de la part des autres détenus, en 20 ans il a dû subir mille fois ce qu'il avait fait vivre à la petite fille, la mort n'est pas le "juste" prix, à mon humble avis et il aurait fallu aider psychologiquement cette femme pour qu'elle s'en sorte, le "dent pour dent" ne guérit jamais personne. pour connaître dans mon entourage des personnes qui ont été abusées, enfants, je sais qu'elles gardent la blessure toute leur vie et qu'elles ont imaginé maintes fois la mort de leur tourmenteur, mais heureusement pour elles, elles ne sont jamais passées à l'acte.
Ecrit par : columbine | 15 juin 2009
Comme columbine j'ai du mal avec la "morale" de ce récit, trop sans doute pour pouvoir critiquer avec raison le style. J'y préfère la version "Millenium" qui me semble plus justement proportionnée d'une certaine manière...
M. (30)
Ecrit par : M. | 15 juin 2009
je m'immisce, sur la pointe des doigts effleurant le clavier ... surtout ne pas brusquer et rester calme.
tu te sens comment Gi ? d'où t'est donc sortie cette hargne vengeresse ? Ce tableau bien dressé me rappelle une scène du film Millenium vu récemment sur grand écran, où l'héroïne fait un sort similaire (sans aller jusqu'à activer un Sig-Sauer) à son tuteur ... un sig-sauer ? ça me rappelle qq chose. Aurais tu une attirance pour cette marque en particulier ou ... ?
Ecrit par : celadon | 15 juin 2009
NOTE DE LA REDACTION :
Je me vois contrainte de préciser, au vu de certains commentaires, que je n'ai pas lu "Millenium", que je n'ai pas vu "Millenium" et que cette nouvelles, qui n'a jamais prétendue être morale ou véhiculer un quelconque message, est née de mon imagination à la vue de la photo que J-L BEC a eu la gentillesse de me confier pour voire ce que je pourrais bien en dire !
Je suis gênée à l'idée que l'on puisse penser un seul instant à la lecture de cette note intédite à un plagia ou à une mauvaise resucée.
Il faut croire que je ne suis pas la seule capable d'imaginer de tels drames. Aurais-je pu être Stig Larson ? Si seulement...
OUF, Je me sens mieux ! :-)
Ecrit par : Gicerilla | 15 juin 2009
j' ai lu Millenium mais je n' avais pas fait le rapprochement. heu je ne vous déconseille de souhaiter être Stieg Larsson, vu qu'il est mort...imaginer de tels drames dites-vous, il y a hélas rien à imaginer, la réalité est bien pire que les limites de votre imagination
Ecrit par : columbine | 16 juin 2009
piou! pour mon retour je trouve là une note aussi noire que ce gode mais l'idée de cette vengeance qui va au delà de la justice des Hommes n'est pas faite pour me déplaire.
Ecrit par : muse | 16 juin 2009
pas fermer pas fermer , oeil pour oeil , Adam pour Adam !
Ecrit par : Cactus | 16 juin 2009
Oupssssssss ....
je ne pensais point plagia mais parallèle entre scènes ou situations ...
Hélas, ainsi que l'écrit Columbine, les agressions sexuelles sur des femmes quand ce ne sont pas les incestes, sont des formes de violence qui accompagnent l'histoire de l'humanité. Parce qu'elles questionnent ce qu'il y a de plus profond, elles inspirent parmi celles et ceux qui en sont les victimes ou les témoins des formes d'expression diverses, qui passent aussi par l'écrit, l'image ou par les actes. Autant de manières d'évacuer ce trop plein de souffrance ou de révolte.
Ce qui n'ote en rien l'originalité de ton récit, dont la force tient à la concision et au trait des personnages... au rappel d'un souvenir et d'un symbole rattaché à l'enfance. Il y aurait bcp à dire ... Je ne sais plus qui a dit que l'on pouvait décider d'oublier ou d'enfouir son passé. Mais lui ne nous oublie jamais.
Ecrit par : celadon | 17 juin 2009
c'est vraiment superbe : je suis sans voix.
bravo !
Ecrit par : Ibid Norio | 17 juin 2009
Douleurs, ce texte magnifique n'est pour moi que douleurs et souvenir.
Ecrit par : Isis | 17 juin 2009
Je suis en retard et j'espère que m'en excuserez. Je viens juste de découvrir votre texte et vous remercie vivement pour sa puissance. Le texte a une force et unimpact que la photo ne contient qu'en germe. Merci beaucoup.
J'espère également que mes images n'entraîment pas chez vous un quelconque cauchemar. Promis, à la prochaine photographie, vous pourrez donner libre cours à tout votre sens de l'humour. Encore merci. Bises.
Ecrit par : jlb | 17 juin 2009
Violence et vengeance, font malheureusement partie de la vie.
Personellement je préfère douceur et compassion, mais je ne ferai point l'autruche.
Et pour apprécier le blanc ne faut-il pas connaitre le noir?
Bien vu,Gi.
Ecrit par : Miss Anis | 17 juin 2009
Je trouves que c'est franchement à vomir(le texte).
Répondre à la violence par la violence n'as jamais fait avancé l'humanitée,au contraire.
Votre texte me semble vouloir véhiculer une idéologie sous-jascente,la loi du talion,qui "tout le monde le sait" est le Parangon de la Justice.
Il est vrai que chaque jours qui passe dans notre monde réel nous offre le spectacle de la barbarie toujours plus obscène,de notre porte aux quatre coins de la planète,véhiculé par toutes sortes d'Ecrans:TV,jeux vidéos,....le Net,...et d'autres mèdias-écrits aussi.
Je le dis:Vivre la Haine en soi vous détruit tout aussi surement,que votre volonté de détruire l'Autre.
Petite précision:Je suis pacifique mais pas pacifiste(je ne tendrai pas l'autre joue),plutot non-violent et bouddhiste.
Salutations amicales
N.B:Je suis arrivé ici par un lien du blog ledemondemidi
Ecrit par : Sidharta | 17 juin 2009
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.
Ecrit par : Cactus | 17 juin 2009
Bon, j'ai pas lu, vu Millenium et je trouve cette nouvelle noire très bien.
"morale", "pas morale"... m'en fiche, c'est une fiction très bien écrite.
Bises de papillon
Ecrit par : VéroPapillon | 17 juin 2009
Je dois avouer que si j'ai apprécié le style - nerveux - j'ai eu du mal à me faire à la violence de cette histoire, à la froideur apparente des protagonistes quand elles passent à l'action, à la cruauté de leur attitude lors de leur déclaration finale. Mais ce malaise n'est-il pas salutaire ?
Décidément, Gicerilla, vous savez nous surprendre à chaque fois, et nous renvoyer magistralement à la face la part la moins avouable de l'espèce humaine. Il y a néanmoins des "aveux" auxquels il est plus facile de s'associer que d'autres...
Ecrit par : Artémis | 18 juin 2009
au vu de certains commentaires disons "musclés", je tiens à préciser que lorsque je donnais mon avis "réprobateur" sur l'histoire racontée, je n' insinuais pas qu' il représente l'opinion de Gi. je ne connais pas ses opinions sur la question et je n'oublie pas que le plus souvent, elle se livre à un exercice littéraire, avec but annexe (?) de susciter le débat. l' écrivain peut écrire des choses insoutenables (comme je le disais plus haut, la réalité est souvent plus insoutenable que la fiction), cela fait partie de sa licence artistique. personnellement, je trouve plus sympa si on peut débattre sereinement, ce qui est heureusement presque toujours le cas ici.
Ecrit par : columbine | 18 juin 2009
Ecrire une nouvelle inspirée d'une photo.
Voilà un exercice que j'apprécie grandement, je crois donc comprendre ta démarche.
Cette photo contenait des éléments violents sous-jacents (cela se ressent nettement quand on la visionne), aussi tu les as traduit dans ton texte, avec force et talent de surcroît.
Il n'y a pas lieu à polémique à mon sens.
La chute de l'histoire, le coup de feu, sorte de couperet qui stoppe net le récit, est nécessaire à l'exposé de la denière phrase qui est celle de la photo.
Moi, je dis "bien joué" (du point de vue littéraire).
Je t'embrasse.
Ecrit par : Libertin_123 | 19 juin 2009
@ Valmont : merci de vos encouragements. J'aimerais que comme une prophétie vous ayez raison. Le temps le dira.
@ MarieM: je suis contente qu'il vous ait plu et que vous n'y ayez vu qu'une histoire, une fiction sans chercher à savoir si c'est moral ou pas !
@ Columbine : je comprends votre première réaction qui pointe du doigt la fin comme a-morale et qui va bien au-delà du "dent pour dent". Mais ce n'est qu'une histoire et la vie va souvent au-delà de nos imaginations les plus imaginatives. La résilience peut-elle venir aussi d'une telle vengeance ? Qui sait. On ne connait pas la psychologie du personnage, il m'aurait fallu un roman. Tout au long du récit j'ai pensé à la chanson de Sardou "Je suis pour". Vaste sujet que le besoin de vengeance pour se reconstruire. Besoin ou illusion ? Seule Sophie pourrait maintenant le dire.
J'ai apprécié votre dernière intervention qui rapelle à tous les lecteurs que c'est ma création et que j'ai la licence de rédaction dans mes textes comme n'importe quel auteur. Merci de l'avoir gentiment rappelé.
@ M (30) : mais M qui a dit que le fin est une morale. Il n'y en a pas. Ce n'est pas une fable, c'est une histoire, une tranche de vie. Toutes nos actions débouchent-elles sur une morale ? Non. La morale est une notion absente ici. Le parallèle à Millenium m'échappe car je ne l'ai ni vu, ni lu comme signalé. Plus tard peut-être quand j'aurais lu, je comprendrai.
@ Celadon : nous hébergeons tous des violences contenues, des scenarii atroces que notre apprentissage du bien et du mal tait, mais tous sans exception avons en nous de ces histoires, ne nous voilons pas la face.
@ Muse : vous revoilà ? C'est que vous allez mieux et je fais le voeu que ça continue. Merci d'être passée.
@ Ibid Norio : que dire d'autre que merci ?
@ Isis : je suis désolée si ce texte a fait en vous tristement echo.
@ JLB : mais non, vos photos ne sont pas source de cauchemar. Je devrais vous remercier car elles me mettent au défi de créer sur mesure. J'attends votre prochain cadeau.
@ Miss Anis : j'ai bien aimé votre façon de dire les choses.
Ecrit par : Gicerilla | 20 juin 2009
@ Sidharta : Je note votre position et la respecte. Vous avez le droit de haïr la décision de Sophie. Pour autant le texte en est-il à vomir ? Je crois que Colombine et Cactus à leur façon ont eu envie de faire écho à vos mots. J'espère que ce premier passage ici ne vous découragera pas de découvrir les autres choses que je peux produire car tout n'est pas si noir ! Merci d'avoir donné votre avis.
@ Cactus : j'ai rien compris mais merci d'avoir pris le temps de me lire. Euh, vous avez lu au moins ?? Bienvenu ici.
@ Véropapillon : j'aime l'idée que le lecteur peut lire un texte comme il le veut. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon et toute opinion est bonne à dire tant qu'elle respecte le lieu. Contente qu'elle t'ait plue.
@ Artemis : tant qu'une réaction a été provoquée, c'est ce qui compte, quelque soit sa nature. Aimer ou détester mais ne pas ressortir indifférent est tout ce à quoi j'aspire.
@ Libertin_123 : merci et pour le "bien joué" et pour la bise. Je vous la retourne bien volontiers.
Ecrit par : Gicerilla | 20 juin 2009
Je découvre ce texte bien trop tard pour avoir qqchose d'utile à ajouter. Cela me fait penser à "Baise Moi" de Virginie Despente plus qu'à Millénium.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baise-moi
Quant au style, c'est toujours bien léché et impeccable ( c'est bien le sens de mes précédentes interventions). Vous avez un vrai don pour l'écriture. Je suis près à développer mon point de vue si vous le souhaitez.
Ecrit par : imago | 03 juillet 2009
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