18 septembre 2009
ELLE - Tubéreuse criminelle
Les rais du soleil matinal réverbèrent sur la vitrine.
Comme dans un miroir orangé, Volodimir* voit sa silhouette qui se reflète, floue, sur la façade. Il scrute l'intérieur de la boutique mais n'arrive pas à distinguer si Yvonne y est déjà. Pourtant, le sentiment d'urgence qui l'habite depuis hier soir le presse de la voir. Il est fébrile et agacé, les nerfs à cran. Le nez maintenant collé à la porte vitrée, il la voit s'affairer derrière le comptoir. Tout en lui semble se relâcher alors qu'il pousse la porte avec violence. La clochette tintinnabule, rassurante. Yvonne lève les yeux et l'aperçoit. "Et bien, te voilà bien matinal. Tu n'as pas travaillé hier ?" Volodimir se penche par dessus le comptoir et plaque deux bises appuyées sur ses joues à la peau si douce. "Ah, Yvonne, si tu savais. Non seulement j'ai travaillé, mais je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Il est revenu. J'ai tenté de le mettre à la porte et il s'est fâché. Mais cette fois-ci..." Il réprime un sanglot. "Cette fois-ci il m'est tombé dessus. Regarde !" Il a levé son polo et lui montre son torse menu. Des auréoles bleues jaunâtres maculent ses côtes.
Elle regarde ces traces de violence avec un air douloureux. Puis relevant le visage, elle le scrute de ses yeux bleus pâles, du bleu fatigué de layette maintes fois lavée, se dit un jour Volodimir qui les observait. Ses cheveux blancs coiffés courts bouclent autour de son visage donnant à ses traits plissés un air de lumière angélique. Ses yeux sont cernés de mille plis et les petits éventails qui en ornent le coin sont le témoin de ses soixante-six années. Tout en elle est lourd et plissé et tout respire la douceur. Archétype de la mamie gâteau, elle est devenue au fil du temps une maman de substitution. "Comment ose-t-il ? Et il prétend t'aimer." Volodimir a mis dans ses mains son visage. Il sanglote comme un enfant. Yvonne contourne le comptoir pour le prendre dans ses bras. Elle se sent responsable de ce jeune-homme, son Volodia, arrivé à Paris il y a cinq ans avec une minable valise pleine de rêves d'avenir radieux. Il rêvait de show-biz, il rêvait de descendre le grand escalier aux Folies ou ailleurs mais, évidemment, il n'avait jamais dépassé la rue des Martyrs. Il travaille de nuit au cabaret et sa loge vétuste, à la peinture craquelée et à la lumière glauque, est l'étape ultime de sa gloire. A vingt-trois ans, il a finalement remisé comme un enfant assagi trop tôt sa vieille valise avec, verrouillée à l'intérieur, son utopie de réussite. Mais sa résignation à Paris vaut toujours mieux que la misère dans son Ukraine natale.
Pourtant, s'il a perdu ses rêves, il a appris avec Yvonne, qu'il fallait toujours se respecter. Alors c'est décidé, il ne veut plus de Marcelo dans sa vie, plus souteneur qu'amant depuis longtemps. Il renifle sur l'épaule de son amie pendant qu'il articule avec peine "Le salaud, il m'a forcé. Je ne voulais pas. Il était en fureur. Il m'a dit "ah, c'est comme ça, tu ne veux plus de moi. Et bien c'est pas demain que vous irez voir ailleurs ton cul et toi, tu vas voir...". Elle le repousse avec une extrme douceur. Il continue "Tu sais, il a menacé de me tuer !" "Mais ne t'inquiète pas, c'est la colère !" "Ah, tu crois que c'est la colère qui lui a fait sortir son couteau. C'est une malade ce type. Il n'est pas calabrais pour des prunes." Yvonne scrute son visage d'enfant. Un enfant tombé dans l'enfer sans le vouloir. Un adolescent grandi trop vite. Il ressemble à un poulbot, mince et blond, mais roule encore un peu les r. "S'il recommence, tu me le fais savoir, et je te promets que ce sera le dernière fois..." Elle a dit ça avec une voix glaciale qu'il ne lui connait pas. "Faut que je file !" dit-il, toujours inquiet mais rassuré "tu sens bon, qu'est-ce que c'est ?" Elle sourit avec l'air entendu d'un malfaiteur. "Ah, c'est mon secret, c'est de la tubéreuse !" "C'est enivrant. Me le feras-tu essayer une autre fois ?" Yvonne fait une moue dubitative "Si tu es sage !"
L'ouverture de la porte de la boutique fait résonner la clochette. Yvonne n'a pas le temps de sortir de l'arrière-boutique que déjà Volodia déboule, paniqué quasi hystérique. Yvonne s'est figée face à son visage tuméfié, l'œil droit gonflé et le haut de la joue fendue d'une coupure sanguinolente. "Yvonne, il a débarqué sans prévenir. Il avait gardé ma clé. Il m'a insulté quand j'ai refusé de l'embrasser, il puait l'alcool. Cela fait six jours qu'il me laissait en paix. On s'est battu. Je l'ai fichu à la porte, je l'ai menacé d'appeler la police. Il m'a rit au nez "comme si tu voulais que les flics mettent le nez dans mes affaires". Je ne sais pas ce qu'il a voulu dire. Moi je n'ai rien à me reprocher. Je l'ai mis à la porte. Il s'est barré quand les voisins ont frappé au mur !" Des larmes silencieuses descendent en minces filets le long de ses joues. Il grimace de désespoir "Yvonne, qu'est-ce que je vais faire pour m'en débarrasser pour de bon ?" "Ne t'inquiètes pas, je t'avais dit que ce serait la dernière fois. Tu feras exactement ce que je vais te dire." Et Volodia, assis sur le tabouret de fer, perdu entre les pots de fleurs fraîches écoute, fasciné, ce qu'il va devoir faire.
Il est 1 heure du matin passé quand Yvonne dépose son tablier. Ses épaules semblent affaissées, ses yeux sont rougis et des maux de tête écrasent ses tempes. Une forte odeur a envahi l'atelier et sur de grandes plaques graisseuses, des centaines de fleurs de tubéreuses étalent leurs pétales blancs au parfum entêtant. Le long processus d'enfleurage à froid est en cours. Les inflorescences ne quitteront pas leur support sans d'abord avoir rendu chaque molécule odorante. Dans quarante-huit heures elle aura obtenue l'Absolue. Cette absolue qui délivrera Volodia pour toujours.
"Tiens mon chéri. Dans ce flacon, il y a la lotion de tubéreuse que tu utiliseras. Et puis, dans ce petit pot, il y a un peu de l'Absolue. N'oublie pas, tu dois mettre seulement quelques gouttes et dans l'appareil déjà refroidi...."
Il est 23h30 exactement quand Marcelo passe le seuil de l'hôtel "Excelsior" de la rue des Martyrs. Il sait que Volodimir l'attend. Il est impatient, il croit à la résurrection de sa flamme. Au fond, il espère que ce n'est pas le fruit de sa maladive jalousie. Il l'aime. Il ne peut vivre sans lui. C'est plus fort que tout. Il n'est pas violent d'habitude mais Volodia le met en transe. A l'idée de le perdre, il devient fou. A sa question, le concierge de l'hôtel lui répond "la 13". Il monte au premier étage en grandes enjambées tout en pensant "Tiens, je croyais qu'il n'y avait de chambre N° 13, comme dans les avions il n'y avait pas de rang N°13 !"
L'excitation qui l'habite déjà lui fait perdre le fil de ses pensées. Il ne pense plus qu'aux épaules frêles de Volodia, à sa peau diaphane aussi douce que celle d'un nouveau né. Il voit déjà son visage angélique où un duvet blond assombri à peine ses joues. Et puis ses fesses musclées, petit cul de fille à la chair rose et tendue. Il bande alors qu'il frappe doucement sur la porte de bois sombre.
Volodia est devant lui, dans l'encadrement. Il porte toujours le maquillage de scène, excessif, et les fards vieillissent son visage. Il porte une paire de jeans ajustée et le T-shirt noir aux lettres rouge flamboyant "Fuck Vladimir P." qu'il lui a offert il y a quelques temps, comme un clin d'œil à son exode. Il a passé la porte et attrape la nuque de Volodia pour l'embrasser à pleine bouche. Il se laisse faire et lui offre même ses bras. Marcelo est au comble. Il se croit rentré en grâce. Volodia a plaqué sa main sur sa queue tendue. Il sait Marcelo à sa merci. Il sait ce qu'il doit faire. Il ne se rebellera pas.
"Regarde ce que j'ai préparé pour toi !" et il indique sur le guéridon au pied du lit un seau à champagne givré d'où le goulot au bouchon renflé d'une Veuve Clicquot sort et semble comme une métaphore de son désir. Deux flûtes et deux coupelles sont disposées à son pied. "Ah, tu m'as fait des crèmes brûlées. Et tu t'es souvenu pour la Clicquot..." Marcelo le violent, Marcelo le jaloux a disparu. Il ne reste devant Volodia qu'un homme amoureux. Mais cette image n'efface pas un seul instant la virago qui l'a frappé au visage il y a peu de temps. Et la pensée des coups semble réveiller la boursoufflure qui orne encore sa joue.
"Viens là." Marcelo se laisse faire et s'assoie sur le fauteuil qu'il lui a indiqué à côté de la table. Marcelo suit chacun de ses mouvements, hypnotisé. Son désir ne fait que croitre à mesure qu'il voit évoluer son amant si fin, si féminin. Il prend la flûte que lui tend Volodia "Portons un toast, veux-tu ?" dit-il. Et le tintement du cristal des verres accompagne le vœu prononcé "A nos amours !". Volodia ne répond pas mais se place à genoux devant Marcelo. Il ferme les yeux et se retient de crier quand Marcelo glisse sa langue goulue entre ses lèvres. Il lui rend son baiser avec un haut le cœur qu'il réprime de son mieux. Des larmes lui viennent aux yeux mais il ira jusqu'au bout.
"Attends, il faut absolument que tu la goûtes, je crois que je me suis surpassé !" Marcelo accepte la cuiller pleine de crème que Volodia lui présente. Il grimace un peu en faisant claquer sa langue sur son palais. "C'est étonnant, c'est quoi cette saveur. Je ne la reconnais pas. Elle est puissante, un peu amer. Non, ne me dis rien. Donne m'en encore !" Volodia plonge de nouveau la cuiller dans le ramequin et la glisse dans la bouche de son amant. Il ferme les yeux pour mieux se concentrer et pendant qu'il savoure et s'interroge, Volodia a posé sa main sur son sexe. Il bande toujours. Tout en le caressant il l'interroge "Alors, tu trouves ?" "Non, je ne vois pas mais c'est envoûtant, donne moi la coupelle, c'est certain je vais deviner." et pendant que Marcelo déguste la crème à la croûte caramélisée Volodia a libéré son sexe qui tend son désir vers sa bouche et le gobe. Marcelo râle et susurre "C'est bon !" Parle-t-il du dessert ou de sa langue sur sa queue gonflée ?
Il cesse subitement son ballet. "Alors, as-tu trouvé ?" Marcelo rouvre les yeux "Non, on dirait qu'il y a de l'amande amère. Qu'est-ce donc ?" "De la tubéreuse. Quelques gouttes. La tubéreuse est réputée pour ses propriétés érotiques, entre autres. Viens sur le lit, je t'a préparée une autre surprise." Marcelo le regarde complètement énamourée. Plus aucun doute ne le taraude, il l'aime encore c'est certain. "Laisse-toi faire." Volodia le dévêt avec dextérité et l'allonge avec une fausse violence sur le lit. "Etends-toi sur le dos." Marcello est docile et s'allonge le sexe dressé comme un mât de cocagne. Volodia a pris le flacon de lotion et s'est assis à cheval sur les jambes de son amant.
"Je vais te masser comme on ne te l'a jamais fait. Tu vas voir..." Le liquide blanc et liquoreux s'écoule lentement de la bouteille et une odeur puissante inonde la pièce. "La tubéreuse encore. Ne ferme pas les yeux, regarde-moi." Marcello tente de fixer son regard sur celui de Volodia mais un forme de torpeur semble l'envahir alors que les mains de Volodia passent et repassent sur le torse musclé du calabrais. "Regarde-moi je te dis. Ne sens-tu pas comme de la chaleur à l'intérieur ? "Si." "Et puis un engourdissement dans tous tes membres comme si tu étais ivre ?" Et Marcello ne peut que grogner son assentiment. En effet, une chaleur infernale semble inonder chacune de ses cellules, ses membres sont ankylosés et lourds à ne pouvoir les soulever. Il râle sous la caresse de Volodia qui a entrepris de la masturber avec la lotion.
"Tu aimes ça, c'est bon !" Mais Marcello ne répond pas, il hoquète. "Oui, je sais que c'est bon, je connais la qualité de mes caresses, tu me l'as si souvent répété. Tu savais que la tubéreuse est aussi un poison ? Cela dépend de la dose, évidemment. Il ne faut surtout pas l'ingérer car elle produit à l'intérieur les mêmes effets que le venin de certains serpents ou celui du curare. Ah, tu ne le savais pas. Peu de gens le savent. Yvonne le savait. Elle contient des neurotoxines qui affectent directement les neurones et engendre une paralysie des muscles et des troubles respiratoires. Et puis l'Absolue renferme les mêmes vertus et paralyse aussi bien en pénétrant l'épiderme. Ce parfum entêtant, tu le sens ? C'est de l'absolue de tubéreuse."
Marcello écarquille les yeux mais maintenant ses paupières ne se soulèvent plus. Il sent ses poumons se compresser et son souffle court n'est plus dû à son plaisir mais à l'étouffement lent qu'il ressent. "Aux temps des Poisons, la tubéreuse était couramment utilisée car elle ne laisse qu'un voile odorant mais se résorbe sans laisser de trace. Quand les tubéreuses se décomposent, elles ont une odeur humaine. Au bout de quelques heures ont ne la perçoit plus. On pensera à un arrêt du cœur." Marcello tente de se débattre mais son corps semble coller aux draps. Sa respiration est devenue un filet d'asthmatique et son visage vire au rouge bleuté. Volodia malaxe avec passion les bourses de son amant et branle dextrement le vit empourpré prêt à exploser. "Tu vas mourir dans une apothéose, le croiras-tu ? Pourtant tu aurais dû mourir de mort violente, salaud !" Et dans une dernière caresse, il déclenche la jouissance de l'amant qui se cabre et s'arcboute en quête d'une goutte d'air. Il retombe, inanimé. Volodia ne sent plus battre le sang sous sa main. Il lâche avec dégoût la verge maculée de nacre.
"Fallait pas jouer avec le Maître du monde."
* Volodimir : possessor of the world, people
Nouvelle librement inspirée par le parfum de Serge Lutens "Tubéreuse criminelle".

05:45 Ecrit par Gicerilla dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lutens, salons du palais royal, salon shiseido

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Commentaires
magnifique ! ... envoutant, quel talent.
Ecrit par : Bougrenette | 18 septembre 2009
la Tubéreuse Criminelle, je n'en porte que le soir...mais je promets, je n'ai jamais tué personne avec...
c'est le seul parfum dont je sois véritablement "accro" (c'est peut-être génétique? cette fleur provient de mon pays d'origine). et c'est le seul parfum de tubéreuse que j'aime (car il n'est pas sucré)
il paraît, que dans le temps, on interdisait aux jeunes filles de se promener dans les champs de tubéreuses, à la tombée du jour, car paraît-il, cette odeur excitait les mâles :- )
la veuve Cliquot, référence à la veuve noire? sourire
à parfum exceptionnel, histoire exceptionnelle, bravo Ghi:- )
Ecrit par : columbine | 18 septembre 2009
tout comme ce parfum, ses effluves me scotchent à mon fauteuil...nouvelle joliment troussée
Ecrit par : muse | 18 septembre 2009
Je crois que si je croise ce flacon "Tubéreuse criminelle" un jour votre texte imprévisible me reviendra à l'esprit... Bonne journée !
Ecrit par : Valmont | 19 septembre 2009
Superbement conté !
Je crois qu'à sa place (si j'aimais les hommes), le plaisir de faire vivre une si belle fin à un ancien amant m'aurait ôté toute propension au dégoût et que j'aurais "extraordinairement" apprécié de donner une dernière fois une si divine jouissance.
(divine au sens du droit divin de vie ou de mort)
Baiser parfumé.
Ecrit par : Libertin_123 | 21 septembre 2009
@ Tous : heureusement que vous avez laissé une trace de votre lecture ici, car pour un peu je faisais une déprime ! Ah, quel dommage que trop souvent les blogueurs se découragent devant de longs textes. Enfin, longs ! Longs à l'aune des blogs évidemment, mais si courts en fait. Alors merci à vous d'avoir pris le temps de me lire, moi qui n'est voulu que susciter du plaisir à la lecture ! Tiens, pour la peine, je vous bise tous :-)
Ecrit par : Gicerilla | 21 septembre 2009
Baiser reçu 10/10 ! ;-)
(miammmmm)
Ecrit par : Libertin_123 | 22 septembre 2009
J'aime les longs textes, je les adore même, allant jusqu'à en faire subir moi-même :)
Et celui ci me donne envie d'arrêter d'écrire car il est très beau. J'étais déjà passé il y a quelque temps sur les conseils d'un de vos lecteurs, et je ne le regrette pas. je n'ai pas osé laisser de signe de mon passage, tellement j'étais jalouse, il faut bien l'avouer :)
Mais c'est vraiment un plaisir de vous lire, et pas uniquement sur Serge Lutens (que j'adore !)
Ecrit par : Océane | 27 septembre 2009
Comme promis, j'ai lu celui-ci j'aime bien les allusions symboliques, mais tu me diras en privé plus sur ce texte, car je n'ai pas tout compris.
Bisous
Ecrit par : gaius | 29 septembre 2009
Je lis en retard mais je lis toujours !
Le texte, dans sa chute, m'a fait penser à la bande (on ne saurait mieux dire) dessinée « Les 110 pilules ». Je suis un peu inquiet pour Volodomir, toutefois : a-t-il mis des gants pour effectuer son massage éros & thanatos ?
Ecrit par : Comme une image | 14 octobre 2009
@ CUI : vous me faites plaisir. Non pas par la nature du commentaire, mais par son existence. J'ai été un peu déçue que ce texte ne suscite pas plus de réaction... Je ne connais pas la BD en question, mais j'imagine que dans la tête de tous il y a des histoires trites, sordides, violentes, humoristiques etc... en gestation. Merci de m'avoir lue.
Ecrit par : Gicerilla | 15 octobre 2009
Ah, la BD dont je parle est une bande dessinée érotique (ou pornographique, comme on voudra, les dessins sont crus et directs, mais beaux et l'histoire raffinée) avec une fin tragique et d'une certaine façon morale (trop baiser = danger !). Je vous lis à chaque fois ; je ne commente que quand ça me démange ;-)
Ecrit par : Comme une image | 15 octobre 2009
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