06 octobre 2009
ELLE - Fourreau noir
Il fait déjà noir et l'atelier n'est illuminé que par sa lampe.
Un halo jaune la cerne de lumière alors que toute la salle est plongée dans l'ombre. Un œil avisé ne s'effaroucherait pas de ces silhouettes sans têtes menaçantes comme des morts-vivants qui tiennent la garde. Claudine pose ses lunettes à broder. Elle est myope comme une taupe disait-on d'elle petite, et elle bénit la technologie et Afflelou d'avoir relégué au placard les verres cul-de-bouteille qui troublaient son regard aux yeux des autres. Les siens sont bleus, bleus d'une eau de lagon, bleus mais parfois verts, c'est selon son humeur et la couleur du ciel.
De son index et pouce droit elle masse doucement l'arrête de son nez espérant détendre la ride du lion qu'elle tient froncée depuis cinq heures. Depuis cinq heures elle brode. La pochette sur la table, avec ses aiguilles et ses petites ciseaux de dentellière, porte un joli L brodé au point de tige. L comme Lesage, la maison de prestige. Sa maison. A vingt-cinq ans elle est fière d'avoir intégré cet atelier où parfois il lui semble que le temps s'est arrêté à l'époque de Zola.
Elle est brodeuse. Brodeuse à l'aiguille. Sur ses genoux trône une robe de velours noir aux reflets bleu corbeau. Les poils courts et pourtant très doux agacent la pulpe de ses doigts. Un par un, elle les frotte tentant d'évacuer ainsi cet agacement à fleur de peau qui lui hurle de ne plus toucher le tissu. Elle ne sait pas coudre avec un dé et sa peau est piquetée de centaines de trous. Pointes minuscules rosées qui témoignent des milliers de piqûres que représente son travail.
Lentement, elle se redresse et semble déplier une à une ses vertèbres qui grincent comme un portail rouillé. La position penchée sur l'ouvrage crée des tensions qui vrillent sa nuque. Il est déjà 1 heure du matin. Elle n'aura jamais fini demain le bouquet de roses et de lierre qui remontent sur le décolleté. Pour se donner du courage, elle dépose à plat sur la table à tréteaux le fourreau noir. Les fils de soies multicolores brillent sous la lampe. Debout, elle contemple son travail. Le velours noir intense chatoie. Les reflets bleutés sont rehaussés par les fleurs qui remontent en volutes emmêlés sur le côté droit. Nés de nulle part des bouquets sinuent de la hanche au décolleté. "Ah, que n'ai-je l'argent pour ce modèle-là !" Des images de Gilda se dessinent en calque sur le fourreau. Tout y est sauf le satin mais, bizarrement, la robe brille autant. Le décolleté arrondi comme un cœur tronqué et la fente. La fente vertigineuse qui libèrera la jambe de la belle qui la portera.
Une envie de passer la robe subitement saisit Claudine. C'est interdit, évidemment, mais voir. Oui, il lui faut voir absolument le fruit de son minutieux travail battre au rythme de son cœur. Rapidement, elle se dévêt. Un sentiment d'urgence la meut et la fait rigoler nerveusement. Ah, comme c'est bon l'interdit. Le fourreau semble taillé à sa mesure. La fermeture latérale glisse sans heurt. Un bruit de coulisse bien réglé cisaille le silence de l'atelier. Elle se sent devenir femme. En boitant un peu, elle a rejoint la psyché posté non loin et s'est plantée devant. Elle a fermé les yeux et, du plat de ses deux mains, en synchronie, elle repasse le velours contre sa peau chaude. Aucun pli, aucune torsion du tissu ne vient casser la ligne. Son cœur bat plus vite encore alors que des idées saugrenues l'assaillent "il est fait pour toi ! Ah, si Gérard me voyait" murmure-t-elle. Elle se regarde maintenant. Ses deux seins pigeonnent et transforment le sillon qui les sépare en un abîme où elle aimerait que Gérard plonge son visage.
Hélas, la fente de la jupe dévoile la jambe qu'elle voudrait si souvent voir disparaître. Son reflet dans le miroir la rappelle à sa réalité comme le vertige la happe. Même turbulence à l'intérieur, même déséquilibre qui fait peur. C'est violent comme un coup de poing dans le foie. Les larmes montent à ses yeux, sans frein, soudainement. Ça brûle, ça casse son image en mille morceaux qui s'éparpillent à ses pieds. Son pied gauche affiche sans pudeur le soulier orthopédique qui la maintient à niveau. "Quelle idiote tu fais, des robes comme ça, ce n'est pas pour toi. Jamais..." Elle retourne vers son poste de travail en boitant. Son léger déhanchement, difficilement estompé par les souliers, lui rappelle cruellement qu'elle n'est pas comme toutes les femmes. Pour toujours affublée de sa démarche bancale. "Si peu" lui répète à l'envi Gérard "Je t'assure, on le voit à peine. Et puis on s'en fout, moi, je t'aime !"
Alors qu'avec hâte elle tente de se dévêtir, sur la navette de la fermeture éclair sa main tremble. Elle hait la nature qui l'a faite ainsi. Elle maudit en mots confus sa malédiction quand soudain, au fond du noir un "bonsoir" grave emplit l'espace. Elle sursaute. "Qui est là ?" Un rire modulé de baryton lui répond en écho "Panique pas, c'est moi !" Gérard s'approche et s'arrête net, frappé de stupeur "mais, tu es magnifique." Claudine baisse les yeux "Ne dis pas d'ânerie, aide-moi plutôt. Et d'abord que fais-tu là ?" "Ben, tu savais bien que ce soir j'étais de garde !" Oui, évidemment, il le lui avait dit mais concentrée sur son travail elle l'avait oublié. Gérard la saisit dans ses bras musclés, il est bien plus grand qu'elle. "Mais ... tu as pleuré ?" Claudine renifle et lui répond que non, pas du tout, tu dis n'importe quoi. "Regarde-moi" lui dit-il en forçant Claudine à relever le menton. "Qu'as-tu donc ce soir !" "Oh, ne t'inquiète pas, je suis juste crevée et j'ai encore tant de boulot. Je dois finir cette nuit et ..."
Elle fond en sanglots et se laisse aller contre son épaule. Entre deux hoquets elle crachouille "Ca va passer !" "Non, ma chérie, tu ne t'en tireras pas comme ça, c'est quoi le problème ?" Claudine ne veut pas lui dire qu'elle vient de prendre comme une gifle son reflet dans le miroir, qu'elle ne comprend pas comment il peut l'aimer, elle, l'infirme. Infirme et myope à ne pas voir à trois pas. Mais Gérard n'est pas dupe. "Viens" dit-il en la tirant par la main. "Non, laisse moi, j'ai du travail." Alors, sans hésiter, en une flexion de genoux leste, il la prend dans ses bras en la serrant contre son uniforme et l'emporte vers le miroir. Il l'a reposée avec délicatesse devant la psyché, elle, sa poupée, sa beauté. Il se campe derrière elle comme une sentinelle, rien ne pourra lui arriver, mais elle ne le sait pas car elle résiste et tient ses yeux fermés.
"Regarde-toi, bordel. Regarde-toi, tu es superbe..." il y a de la colère dans sa voix, une colère véhémente qui effraie Claudine. "Mais, tu es fou. Laisse-moi" "Non, fais-moi confiance, regarde-toi !" Alors, sans conviction Claudine lève les yeux et se regarde. Au dessus de sa tête, les yeux émerveillés de son homme regarde aussi son reflet. Gérard pose ses deux grandes mains sur ses hanches et doucement remonte le long de ses flancs "Regarde-moi ces hanches, nom de dieu, regarde-moi cette taille. Tu te trouves laide ? Mais tu es folle. Tes lignes sont parfaites" continue-t-il alors qu'il glisse toujours plus haut. "Et regarde cette gorge, regarde donc vraiment." Ses mains sont maintenant sous ses seins et caressent doucement le bustier. D'un index curieux il souligne l'arrondi de ses seins, glisse sur sa peau pâle et dessine les courbes qui palpitent un peu plus fort. Claudine est troublée par son jeu. Ses caresses de sculpteur l'émeuvent et il lui semble que dans le miroir elle devient plus belle. Il a plongé son visage dans le creux de son épaule et la picore de baisers. Son haleine brûlante la fait frissonner. "Regarde-toi mon amour, regarde comme tu es belle et le fourreau je te l'assure n'y est pour rien."
Claudine frémit en sentant la main de Gérard qui fait glisser lentement la fermeture à glissière sans cesser de l'embrasser. Par réflexe, Claudine a plaqué ses mains sur le bustier "Non, arrête, je ne veux pas !" Mais Gérard continue et dégrafe entièrement le fourreau. Il saisit les deux mains de Claudine et le fourreau libéré chute au ralenti le long de sa peau blanche. Elle est nue et seul le petit triangle de dentelle noire habille sa nudité. Gérard croise son regard par miroir interposé et elle y lit tout l'amour du monde. Alors elle se retourne vers lui, le seul qui sache la rendre belle à ses propres yeux. "Tu vois mon amour, tu es belle." Palpitante, elle l'embrasse à pleine bouche, tant pis, elle n'aura pas fini ce soir.
A ses pieds, témoin silencieux de leur amour, le fourreau s'étale comme une flaque noire.
Texte librement inspiré par le parfum de Serge Lutens "Fourreau Noir".

05:45 Ecrit par Gicerilla dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lutens, fourreau noir, salons du palais royal, lesage

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Commentaires
pitoyable
Ecrit par : roselyne | 06 octobre 2009
Sacré culte de l'image...
Quand comprendra-t-on que, puisque tous les goûts sont dans la nature, on est forcément beau aux yeux de certains ?
Ecrit par : STV. | 06 octobre 2009
Je me permets tout d'abord de revenir sur le caractère profond, argumenté et absolument constructif du commentaire de Roselyne. Enlisant ce mot, je me demande ce qu'il est le plus: faire un texte, y mettre son âme et prendre le risque de l'exposer ou bien de passer plus de temps à cliquer sur "commentaire", remplir les informations, puis l'envoyer juste pour un mot. :-) Je sais que je ne devrais pas passer trop de temps sur ce genre d'agissements mais j'y peux rien, ça m'agace.
Pour le reste, ce texte me fait penser à un défi totalement fou: Accepter d'être aimé. Voire encore plus fou: accepter l'idée qu'on soit digne d'être aimé. Pour ma part, cela ne se situe pas forcément sur des signes ostensibles comme la longueur des jambes ou des dixièmes à l'oeil. Dieu merci, jusqu'ici mon corps marche à peu près bien. En revanche, si ma démarche n'est pas bancale, mon âme l'est parfois! Et tel Claudine devant la psyché, j'ai tendance à baisser la tête quand je me regarde en face. Mais il faut la relever, s'aimer soi même... vaste programme comme dirait l'autre... :-)
Ecrit par : Steph | 06 octobre 2009
Elle peut avoir une petite jambe, la petite main, elle fait un grand pas en acceptant l'amour de l'autre. De ces pas que l'on fait sur la lune, petit pour l'homme, grand pour l'humanité. Il ne faut pas en manquer pour s'accepter tel que l'on est, tout en supportant le regard de l'autre, qu'il soit aimant ou non.
Ecrit par : Jimi | 06 octobre 2009
Rassurez-vous Steph, moi j'ai eu droit il y a quelques jours à un petit sobriquet trop mignon : "psychopathe"...
Pourtant Dieu sait que je n'ai rien d'Hannibal Lecter, enfin je crois ! Amusons-nous de cela et saluons au passage le texte de Gicerilla qui me donne simplement envie d'aller me parfumer chez Lutens et d'enfiler une robe de dingue...vraiment pitoyable comme réaction ! Je vous laisse, je vais cacher ma honte dans quelques larmes et un peu de silence :)
Ecrit par : Flo | 06 octobre 2009
J'ai juste envie de dire: "merci Gérard!"
Ecrit par : muse | 06 octobre 2009
Lorsque j'ai lu, dans votre texte "un rire modulé de baryton"... je me suis dit : "c'est tout moi, Gicerilla a écrit un texte en pensant à moi". Et puis quand j'ai compris qu'il s'agissait de Gérard... je me suis dit que vous n'aviez pas pensé à moi depuis bien longtemps finalement...
Ecrit par : 502 | 06 octobre 2009
tient ? Il me semblerait que 502 est un peu ... jaloux ?
Bon pour le texte , ben mince , je suis déçue ! Je m'étais habituée à regarder mon immense laideur devant le miroir et à m'aimer telle que je suis . Je m'aperçois là que Claudine est pire que moi , elle ne s'aime pas et pourtant elle est mieux faite que moi !
:-( . Que dois-je en déduire ?
Pour la remarque de Roselyne ... elle a lu le texte donc... elle s'y est intérréssée quand meme un temps soi peu...
Moi j'aime bien lire, ça me détend . C'est comme le théâtre ...
Ecrit par : cathy | 06 octobre 2009
Magnifique !
Ecrit par : Libertin_123 | 07 octobre 2009
Merci, je suis très émue par ce texte, très émue et concernée aussi, non pas au niveau d'un handicap mais cette sensation de se sentir affreuse en regardant son reflet dans un miroir.
Heureusement qu'il existe des hommes comme Gérard pour prendre une femme avec autant de douceur et lui susurrer aux creux des reins de belles choses.
Gi je vous biz
Ecrit par : Isis | 07 octobre 2009
Je trouve ce texte magnifique. Il me ramène à mon arrière grand mère, dentelière et éveille en moi une certaine émotion.
Il me ramène aussi à mon propre ressenti, à la douleur de se regarder dans le miroir. Composer avec soi, s'aimer un peu, se trouver belle peut être...
Ecrit par : Cloudy | 07 octobre 2009
En lisant le texte, l'image de Rita Hayworth dans "Gilda", que tu as mise en photo, s'imposait dans mon esprit donc, ce fut plutot enchanteur...
Mais j'aime bien ce coté inéluctable, qu'est la finalité nue du texte.
Le miroir n'est que le reflet de l'âme...
see you soon...
Ecrit par : matt | 07 octobre 2009
Un parfum qui vous réussit ;)
M. (30)
P.S. La réponse à la question de votre réponse à mon dernier commentaire est « je ne me plains pas... et je ne suis pas le seul... » :P
Ecrit par : M. | 07 octobre 2009
Je passe de plus en plus souvent et avec un plaisir croissant dans votre voluptueux boudoir, Dame Gi !
Ecrit par : chou | 07 octobre 2009
Délicatesse de l'histoire... sinon mes pas m'ont fait passer devant la Maison Lemarié, autre institution parisienne de la mode, la grande mode... @ +++
Ps : vous permettez que je puisse poser délicatement mon nez au creux de votre cou ?
Ecrit par : Pierre-Jean | 07 octobre 2009
Mon premier commentaire fort laconique fut avancé, je le confesse, en contrepoint de celui de roselyne.
Sans renier le mot, loin de là, j'ai tout de même envie d'en dire un peu plus. *rire*
Ce texte est troublant à plus d'un titre.
Il souligne la beauté de la femme telle que je l'aime. Pas celle de la beauté parfaite, mais celle de la féminité.
Il souligne la difficulté et le mérite de ce que l'on appelle à tort "les petits métiers".
Il rend hommage à ce couple, sans doute considéré comme humble par ses employeurs, mais combien beau et noble dans leur amour.
Je trouve remarquable que ton imagination ait pu te conduire aussi loin par le simple truchement du nom d'un parfum.
Bravo.
Et merci.
Baisers.
L
Ecrit par : Libertin_123 | 08 octobre 2009
@ Roselyne : quoi, un seul adjectif qualificatif ? "C'est un peu court jeune dame, on pouvait dire, oh dieu, bien des choses..." Evidemment pour cela il fallait du vocabulaire et de la verve. En manqueriez-vous cruellement ?
@ STV : culte de l'image ? Non, ici de culte point. Juste une femme qui a du mal à accepter une différence cruelle. Il ne faut pas toujours chercher la faute dans la société et chez les autres. Non. Le plus féroce des juges, c'est soi bien souvent.
@ Steph : merci de vos confidences, de la part d'un homme elles me touchent beaucoup. Merci aussi de faire mon Zorro, mais croyez-moi, j'ai d'la ressource :-)
@ Jimi : bien dit ! Rien à redire.
@ Flo : avec votre silhouette, je ne doute pas un seul instant que vous auriez une allure folle dans ce fourreau !
@ Muse : en effet, Muse. Si seulement toutes les Claudine de la terre rencontraient tant qu'il est temps leur "Gérard" à elles !
@ 502 : mais détrompez-vous, je pense souvent à vous !!
@ Cathy : ramenées au niveau de l'humanité, nos petites misères ne sont pas grand chose, mais ce qui compte c'est que nous les vivons comme des drames. Et chaque drame compte. Hum, vous affirmez qu'elle l'a lu, même pas sûr. Continuez de me lire si cela vous détend, c'est déjà ça de pris.
@ Libertin_123 : merci de vos deux interventions. En effet, ce texte anodin en apparence peut-être lu à plusieurs niveaux. Et si vous y êtes revenu c'est que mes lignes vous hantent un peu... pour la bonne cause !
@ Isis : la relation à soi est quelque chose de très intime et de très douloureux parfois. Les mots des autres qui disent le contraire ne font que glisser sur celui qui ne s'apprécie pas. Les yeux de celui qui se mire sont, comme je l'ai dit plus haut, bien souvent les pires censeurs.
@ Cloudy : comme tant de femmes (je crois les femmes plus touchées que les hommes) vous avez sûrement un regard méchant sur vous. Et ce regard, d'où vient-il ? Du fait certainement que vous ne "collez" pas aux images véhiculées par notre société et qui déterminent le "beau". Cf. le commentaire de STV. C'est de cela que, tous, nous devons nous émanciper pour nous voir enfin avec indulgence. Je ne suis pas différente de vous Cloudy...
@ Matt : tant mieux ! Je ne sais pas si Claudine est aussi vamp que Rita, mais elle est certainement aussi charmante et troublante. Bienvenu ici :-)
Ecrit par : Gicerilla | 11 octobre 2009
@ M (30) : merci. Tout les Lutens me rendent folle. Folle à vouloir me faire renifler par tous les hommes mais je vous en prie, ne le répétez pas.
PS : argh, je suis toute troublée là !
@ Chou : mais je suis enchantée de vous voir. Merci de cet aveu qui me touche. Revenez quand vous voulez.
@ Pierre-Jean : vu ce que je viens de confier à M (30), n'hésitez pas, penchez-vous oui, là !
Ecrit par : Gicerilla | 11 octobre 2009
Seulement si tu m'autorises à faire glisser le fourreau... @ +++
Ecrit par : Pierre-Jean | 15 octobre 2009
ce soir, j'ai envie d'ennivrer les hommes en Fourreau Noir de Serge Lutens, dans ces lieux magiques et exotiques du west side de Manhattan ou encore a Astoria dans le queens ou les hommes se laissent faussement surprendre par une belle surprise sous le fourreau d'une nana...
Ecrit par : shemale girl | 31 octobre 2009
@ Shemale girl : je ne suis pas surprise ! Il est des parfums comme des elixirs qui nous feraient faire n'importe quoi et sûrement perdre la tête ! Bienvenue chez moi.
Ecrit par : Gicerilla | 01 novembre 2009
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