15 avril 2010
ELLE - La fée sait
J'abaisse la visière car le soleil m'aveugle dangereusement.
Je tente de me concentrer sur la route sinueuse dont le macadam luit aveuglément plus que miroir au soleil, mais toute mon attention semble avoir migré dans des contrées bien plus moites que ma boîte crânienne totalement désertée. Je conduis par automatisme, absorbée par la pensée de ma main posée sur sa cuisse. Il me parle du paysage, je pense à ses monts et à ses vallées secrets. Ma main, simplement posée, croit percevoir le sang battre sous la toile comme le cœur d'un vit conquérant sur ma paume. Je tente de répondre mais il est évident que bientôt je dirai un mot pour un autre et un lapsus languae sans ambiguïté trahira la route qu'ont prise mes pensées, bien loin de celle que je suis en automate.
Puis-je lui dire sans fioriture "j'ai envie que tu me baises, là, maintenant ?" Non, une femme de mon standing ne saurait succomber à cette vulgarité. Pourtant, c'est bien en ces termes-là que frisonne l'envie qui remonte gentiment le long de mes reins. Ma main sur sa cuisse, nerveusement statique, et mes yeux qui voient déjà se dérouler les images d'un scénario que nous allons bientôt jouer, lui en acteur docile et moi en metteur en scène méticuleux, mais ça il ne le sait pas encore... Il croise mon regard. Mes yeux frisent assurément. Ah, comme le français est plaisant qui fait friser un regard comme une boucle rebelle qui s'échappe du bonnet, donnant au spectateur envie de l'arranger. Nul besoin de dissertation, il a compris. Il sourit.
Vite, monter les escaliers, serrer la porte derrière lui et l'embrasser à pleine bouche. Je l'entraîne par la main vers l'alcôve. Oui, j'ai le désir très bourgeois et l'érotisme confortable et rien ne vaut pour mes ébats une couche moelleuse aux draps frais. Lui ne s'encombre pas de faux semblants et fait écho à mon envie en deux temps trois mouvements. Il est nu. Je le contemple de haut en bas, de bas en haut et ne m'en lasse pas. Il est bien fait et n'a rien à envier au Vitruve de Léonard qui fit entrer l'homme dans la quadrature du cercle (avec un Q s'il vous plaît) en quelques coup de crayons alors que d'autres cherchent encore la solution. Et par mes yeux, de mes reins l'envie descend à ma bouche vermeille, "cette merveillette fente, qui vivement entre ces flancs reluit, le bienheureux pertuis qui rend la vie heureusement contente" * que Ronsard a tant vanté. Elle salive comme une affamée devant les appâts qu'il a dévoilé. Qu'il est beau et mon désir s'enflamme.
Encore toute habillée je le jette sur le lit et par mes baisers répétés manque de l'étouffer. Il se reprend bien vite et tel un Houdini, en un instant, fait disparaître les vêtements qui me couvraient. Il est nu. Je suis nue. Nos peaux collées et mes flancs qui ondulent au rythme mystérieux du flot et du jusant de la marée qui monte. Serait-il dans ce ballet devenu le Soleil et moi la Lune pour déclencher de tels élans ? Ses mains caressantes, tour à tour flattent mon dos et ma croupe, mes épaules et mes fesses, et moi sur lui, tel le lierre sur la pierre, je me moule et m'accroche comme pour le pénétrer. Nos émois s'enlaçoient, aurait dit Du Bellay, et nos souffles courts embuent la chambre de plaisir.
Subitement, un bruit sec jaillit ainsi que la douleur d'une claque sur ma fesse. La gauche, je vous le dis, elle s'en souvient encore. Un instant suffoquée, je cesse de le baiser. Mon cerveau interloqué s'interroge ! Mais les caresses reprennent et mon désir toujours plus vif efface bien vite toute trace de la douleur. Subitement, une deuxième claque sonne, encore plus fort ! Je sursaute et je crie mais n'ose m'insurger. "Un de ces petits jeux sans doute, il me faut m'y plier". Hélas, plus il me bat, plus la fesse me chauffe et le désir en moi décroît tant ma chair de douleur flamboie. Je tente d'esquiver mais il me frappe encore. "Aie !" hurlé-je mais une voix en moi me dit "Tais-toi donc imbécile, c'est une fessée. Tu sais bien, c'est à la mode, à ton tour d'y goûter !" Rassérénée, je tente de reprendre mon ouvrage où je l'avais laissé.
Hélas, une claque de trop brûle ma peau qui crie à l'outrage. La voix off, curieuse l'instant d'avant, me murmure maintenant comme Sophie Daumier* "... Aïe, mais il est givré ce mec, il me fait mal ce con, moi qui ai un mal fou à cicatriser..." Mais ne suis-je pas sensée aimer ? Ne suis-je pas sensée, par ces soufflets sur mon cul, atteindre l'acmé de la jouissance ? Je repense à tous ces blogs qui vantent ce châtiment comme le meilleur des piments des joutes de l'amour. "Allons ma fille, laisse-toi aller, éprouve... " J'invoque la fée de la sensualité, que sa baguette magique me fasse ressentir enfin le plaisir fulgurant de la fessée à ses assauts conjugués. Mais non, rien n'y fait, le charme est rompu et le fil si ténu du désir aussi.
De dépit, lasse, je me désenlace de ses bras et fonce dans la salle de bain. "Ah !" J'ai encore crié, non pas de douleur cette fois mais de stupeur : ma fesse gauche est violacée ! Et si d'aucun tente de me persuader par un fallacieux syllogisme que toute douleur est jouissive et que la fessée est douleur...
Je vous le dis tout net, de ce syllogisme-là je ne jouirai pas !
+ + + +
* Référence que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître :
ET DEVINEZ QUI A BIEN PU ILLUSTRER CE BILLET ?

05:39 Publié dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fessée, livret de folastries, ronsard, du bellay

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Commentaires
Cette rupture dans votre texte - la fessée - m'a fait sourire. Tout semblait pourtant parfaitement "huilé"... Aïe, plutôt se défaire que de s'y faire, je vous comprends.
Écrit par : gballand | 15 avril 2010
1. Aucun standing ne peut vous empêcher de déclarer tout de go : "j'ai envie que tu me baises, là, maintenant ! ". Vous vous privez d'un plaisir qui serait sans aucun doute partagé ... ;)
2. Il y a fessée et fessée ! Celle prodiguée par ce bellâtre ne semblait pas répondre aux règles de l'Art ...
Il ne faut confondre vitesse et précipitation ! :)
Cette tendance à la fessée s'accroît, mais il faut étudier la chose, pour celui qui frappe, et ne pas devoir s'y plier, pour celui ou celle qui possède la fesse !
Une question d'écoute ... et pas seulement des claquements ;)
Néanmoins ce billet m'a bien fait rire :)
Bises Gigi.
Écrit par : Philo | 15 avril 2010
Moi je dis que vous l'aviez bien méritée : vous pensez-donc que les moins de quarante ans sont des incultes? :-)
Bon, ne laisserez pas au monsieur une deuxième chance pour nous permettre de lire une histoire entière qui se termine de façon aussi raffinée et brûlante qu'elle n'avait commencé? (je peux vous prêter un fouet si vous voulez ! :-)
Écrit par : usclade | 15 avril 2010
Gicerilla, il y a une manière très élégante de dire "j'ai envie que tu me baises, là, maintenant !", pour faire cesser les fessées aussi d'ailleurs. Merci pour cette plaisante lecture :)
Écrit par : Gaspard | 15 avril 2010
J'ai failli me pisser de rire dessus...
Écrit par : philachev | 15 avril 2010
je suis tout à fait de l'avis de Philo, dans le domaine des châtiments érotiques softs (oui c'est un peu elliptique), il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et surtout, celui qui a la main leste doit avoir la finesse d'esprit nécessaire à l'apprivoisement de la belle bête. comme dit Philo, l'écoute est essentielle. trop d'hommes attirés par ces badinages raffinés (noter le jeu de mots, merci) ne font que singer les vrais maîtres en la matière sans vraiment comprendre les subtilités de cet art. Gi, tu as eu raison de ne pas te laisser faire. curieuse de savoir si ton bellâtre aura compris la leçon que tu lui a infligée
Écrit par : columbine | 15 avril 2010
oui... c'est vrai, cette tendance à la fessée va en s'accroissant... de lune ?
Écrit par : LeFaucon | 15 avril 2010
le goujat! pour paraphraser un chanteur célèbre… Il aurait pu vous fendre la fesse en deux!
Écrit par : fbd | 15 avril 2010
pas la fesse... : le postérieur
(Brassens)
Écrit par : LeFaucon | 15 avril 2010
Je crois que Philo a tout dit ou presque.
Pour ma part, j'ai renoncé, et je ne manque cache pas à écrire sur la fessée à force de lire ailleurs... trop c'est trop.
En dehors de "la" mode, en tant que création, je n'aime pas les modes... donc la mode de la fessée, n'importe comment, par n'importe qui, sous prétexte que "tout le monde" le fait, ça me plonge dans un profond ennui. Nan, vous n'êtes pas tenue d'apprécier et de tomber dans ce nouveau conformisme.
Par contre, avec un peu plus de subtilité, celui-là aurait pu... mais le belâtre parfois n'est que cela, Madame, un belâte.
B
Écrit par : petite française | 15 avril 2010
Je viens de passer un excellent moment! Je suis pliée de rire... C'est si bien conté! Bravo!!
[ça m'a rappelé des fous rires! Il existe des plaisirs qui tout juste bon à fantasmer...! ;)]
Merci à vous...
Écrit par : Vellini | 16 avril 2010
Et si vous tentiez la gifle ?
Écrit par : Caliste | 16 avril 2010
Étonnamment, "j'ai envie que tu me baises, là, maintenant ?"... Je ne trouve pas ça vulgaire !
Je ne suis pas certain qu'on puisse faire aussi facilement aimer une fessée de cette manière, sans plus de choses autour et dans la relation... mais comme je réfléchis avec ma queue, il est fort probable que je raconte n'importe quoi...
Écrit par : 502 | 16 avril 2010
C'est pas si compliqué les gonzesses il faut savoir s'imposer. Bravo Guy on a toujours besoin de leçon d'audace.
Écrit par : nicocerise | 17 avril 2010
sacré Guy. Il avait tout compris. :)
Écrit par : choule[bnkr] | 17 avril 2010
vous devriez juste dire "j'ai envie que tu me baises, là, maintenant ?"
dans l'élégance, rien n'est jamais vulgaire
Écrit par : home | 17 avril 2010
Et je ris tout seul dans mon bureau...
Notons par ailleurs comme il est curieux mais indéniable qu'il y a des "mode" en sexualité.
Et comme pour les vêtements, les modes change selon les pays...
Écrit par : ZORG | 18 avril 2010
c'est drôle je viens de lire, pas si loin d'ici un homme qui livre ses pensées lors d'un apéritif avec une femme :
"Caner devant un verre de vin blanc en se demandant quelle est la meilleure manière de présenter les choses (je te sauterai bien là tout de suite sur la table de ta salle à manger, tu es d’accord ? )"
sourire...
Écrit par : ZORG | 18 avril 2010
Je pense, comme beaucoup l'ont dit, que le « standing » dans lequel vous vous enfermez vous prive de bien des plaisirs. Mais à vrai dire, je me demande si vous n'aviez juste pas simplement envie d'arriver dans votre lit confortable. Ah mais, Gicerilla, évidemment qu'un lit est l'endroit le plus agréable pour baiser (ou faire l'amour, selon votre standing). Mais les petites entorses font les grands souvenirs.
Quant à la fessée, au secours ! L'accepter « parce que c'est à la mode ? » Vraiment, je ne blâme pas votre hidalgo qui, devant votre silence, s'est cru autorisé à poursuivre. La sexualité est avant tout communication. Entre un sourd et une muette, forcément, la déception va être au rendez-vous.
Écrit par : Comme une image | 18 avril 2010
La dictature commence par le sexe. Accepter la soumission dans ce domaine, c'est se soumettre totalement, jusque dans la dernière liberté.
Écrit par : ppm | 18 avril 2010
j'ai souvenance Qu'en un lit de moi passant, La faim, l'occasion, l'herbe rieuse et, je pense, Quelque diable aussi me poussant, Je reçus moi aussi la largeur de sa main...
J'en fus surprise sans nul doute, mais le jeu fonctionnait bien!... (peut-être parce que cela remonte à quelques années, avant le phénomène de mode et donc que la fessée était pratiquée par des pros???!!!)
En tout cas, même réussie, cette expérience n'est pas devenue mon lot quotidien! Il y a ce quelque chose qui nuit à l'harmonie de l'ensemble selon moi... comme une rupture de rythme...
belle journée à vous Dame Gi!
Écrit par : Rouge | 19 avril 2010
bon pour baiser gi je note qu'il faut :
louer un lit de princesse avec baldaquin et tout le saint frusquin
ne pas fesser son fessier offert à mes coups de bite lancinants
lui servir un bollinger grand cru 1982
lui dire chere amie notre coit fut absolument divinnnnnnnnnnnn
insister sur la derniere syllabe la faire traîner avec un ton qui sied à mon niveau social ( grandes ecoles , bourgeoise à héritage épousée , appartement dans les quartier chic , maison à l'île de ré , partouze aux chandelles )
Écrit par : waid | 19 avril 2010
Comme j'aime ce billet qui me fait rire par son anticonformisme réjouissant. On nous raconte si souvent des récits de nuits divines et d'orgasmes inoubliables dans des chambres d'hôtel d'exception ou des endroits insolites et encore non explorés par quiconque. "Normalement", vous auriez dû être surprise mais vous laisser aller et, finalement, découvrir un plaisir que vous ne soupçonniez pas et bla bla bla...
Alors que, oui, parfois, c'est raté pour une raison ou pour une autre. Manque de tact, pas envie, pas le moment... bref... vous avez raison, et merci de le conter ainsi.
C'est très rafraîchissant.
Écrit par : Steph | 20 avril 2010
@ Gballand : oui, fuir en ce qui me concerne, ce qui de ma part ne fut pas très galant mais zenfin... Il faut croire qu'il y aura pour toujours des jouissances qui me seront inaccessibles :-)
@ Philo : bien sûr que mon "standing" me laisse parfois des libertés et que de lui je m'affranchis pour me laisser aller. En revanche, il demeure vrai que j'ai une certaine idée de la classe féminine et que je ne suis pas pour les femmes qui parlent comme des charretiers pour s'affirmer. Cela dit, hein, in the heat of the moment, croyez-moi, la gouaille du Titi que je suis souvent prend le dessus, ou le dessous aussi, on s'en fout, mais sait se faire entendre :-)
@ Usclade : en dépit de mon ouverture d'esprit (c'est comme cela qu'on dit, n'est ce pas) je crois vraiment qu'il y certaines expériences qui pour toujours me seront un fiasco (cf ma réponse à GB). Ben, oui c'est comme ça et tant mieux si toute la blogosphère s'apitoie que je ne connaisse pas le plaisir de ces ébats-là, au moins je me singularise.
@ Gaspard : Ah, bon, tiens, non je ne vois pas. Il faudra m'initier n'est-ce pas !
@ Philachev : ami de la poésie bonjour. M'enfin M'sieur Philachev !
@ Columbine : oui sans aucun doute, la fessée doit être un art et il faut soit être doué soit des années pour exceller. Pourtant je ne crois pas à la vertu jouissive universelle de cette pratique. On y est sensible ou pas. Et mon amant, qu'au demeurant j'apprécie beaucoup, est comme moi, un débutant. Il faut bien commencer un jour, non ?
@ LeFaucon : ah, vous et vos jeux de mots ! N'empêche je me demande bien d'où vient cet engouement. Lancerai-je à mon tour une mode. Tiens, oui, pourquoi pas.
@ FBD : ah, mais je ne connais pas cette chanson-là et Google ne la trouve pas. De qui est-ce ?
@ Petite Française : je me demande bien pourquoi certains cèdent et d'autres pas à ces tendances. Il y a quelques mois je découvrais (non pas personnellement) le bondage, et maintenant on ne parle plus que de la fessée. Et demain, pour être dans le ton, il sera séant de faire quoi dans l'alcôve ? Moi, je vous le dis, je mise sur les valeurs sûres :-)
@ Vellini : bien dit, oui, juste rester au stage du fantasme et broder autour sans forcément y passer. Merci de votre visite.
@ Caliste : vous me faites mourir de rire ! Ça aurait tourné au pugilat. Imaginez la scène. Là, ce matin, elle s'impose à moi et je ris toute seule.
Écrit par : Gicerilla | 21 avril 2010
@ 502 : ben non, pour une fois vous ne dites pas n'importe quoi. Pourtant, je trouve quand même que l'injonction est un poil vulgaire mais avec un "vous" très XVIII cela aurait donné quelque chose d'acceptable, je crois. Tiens, oui, je vais passer au vous dans ces cas-là !
@ Nicocerise : et le pire, c'est que c'est un peu vrai. J'ai le droit d'en parler, je suis une gonzesse. Sympa de vous voir passer !
@ Choule[bnkr] : tout compris ? Serait-ce une confirmation de votre part, suite à une mise en application stricte de ses conseils ? :-)
@ Home : je m'entraîne, je m'entraîne mais il me faut lutter contre des années d'une éducation stricte ! Bienvenue ici.
@ Zorg : vous bossez le Week-end, évidemment. Ben tant mieux si j'ai un instant distrait votre journée. Et vous, la fessée, oui ou non ?
@ CUI : c'est mon côté soumise, voyez-vous, soumise et puis bien polie aussi, qui ne veut pas vexer la contre-partie. Mais bon, la leçon est bien apprise croyez-moi. Et vous, CUI, fessée ou pas ?
@ PPM : ah PPM, ne faisons pas de hâtifs amalgames. Il y a "soumission" et "soumission". Celle consentie et celle subie. Ici, elle était consentie alors ne vous inquiétez pas. Mais vous avez raison de signaler que rien dans les choses de l'amour n'est obligé et rien ne devrait se passer sans mutuel consentement. La fessée vous fait sortir de la réserve, merci d'être passé !
@ Rouge : rrrooooo, ainsi donc, vous, vous y avez goûté avec bonheur ! Le bol ...
@ Waid : ou bien aussi, un Dom Ruinart Rosé 1988. Pour cette cuvée là, je veux bien me faire fouetter !
@ Steph : au-delà de la pointe de déception qui m'a aiguillonnée quelque temps, il est vrai qu'il me reste de l'expérience un sourire attendri. On n'est pas tous fait du même bois, c'est comme ça.
Écrit par : Gicerilla | 21 avril 2010
@Gi, la jouissance de la fessée est parfois plus pour celui qui la donne que celui qui la reçois et faire plaisir à l'autre (sans devoir souffrir bien sûr) fait partie des plaisirs de l'amour.
Gi, je note que tu aimes les plaisirs immédiats: Boulez c'est tout de suite ou jamais, la fessée aussi, sûrement il y a d'autres exemples :- )
oui, il faut accorder sa chance aux débutants, je suis d'accord, mais il me semble que c'est toi qui ne lui accordes pas sa chance, non? sur ce point, je rejoins la dernière phrase du commentaire de CUI...
Écrit par : columbine | 21 avril 2010
Consentir est un verbe atroce, je préfère le con senti, je n'imagine pas faire quoi que ce soit à une femme parce qu'elle y a consenti, mais je ferais tout si elle le désire :)
Écrit par : ppm00 | 21 avril 2010
N'ayant rien d'intelligent à ajouter, je ne puis faire mieux que de céder la parole à Tonton Georges ; le sacripan
"Un tablier desapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !
" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en deux ! "
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale.
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content,
Que cet état de choses durait depuis longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale".
Écrit par : imago | 21 avril 2010
Quel dommage d'avoir abordé la fessée par un épisode aussi peu réussi.
Quel manque de communication verbale et non verbale de sa part.
Une première fessée réclame un contexte particulièrement adapté, une adhésion de la personne à qui la fesse appartient (en général, la personne à qui la main appartient a moins le problème), une progressivité, une grande attention à la réaction de l'autre, voire un safe-word, etc...
Ensuite, je suis d'accord, il faut se méfier des modes, car elles sont parfois adoptées par des néophytes qui peuvent passer à côté de certains aspects de la dite pratique.
Le plus important, je crois, est de de laisser guider par ses envies.
Baisers tout doux, tout doux sur ta fesse gauche
L
Écrit par : Libertin_123 | 30 avril 2010
@ Imago : je ne connaissais pas les mots de la chanson. Il était truculent le Georges ! Merci pour le dessin.
@ Libertin_123 : oui, dans ce domaine, la maladresse peut aisément l'emporter sur la motivation pleine de bienveillance et de sensuelle curiosité. Mauvais expérience c'est certain. Saurai-je un jour avec bonheur y goûter ?
Écrit par : Gicerilla | 02 mai 2010
Puisque vous me posez la question : non, pas trop fessée côté receveur (les rares fois où mes fesses ont senti une main un peu leste, je n'ai pas trop appréciés).
Côté donneur, c'est rarement spontané, mais bien que ça ne soit pas une pulsion profonde chez moi, je ne renâcle pas à la pratiquer quand je sais que ma partenaire l'appréciera.
Écrit par : Comme une image | 02 mai 2010
Je ne suis pas sûr que les pratiques BDSM, dont je respecte les fidèles, soient la meilleure manière de voguer sur les chemins impénétrables (?) du plaisir amoureux. Mais je dois être un grand romantique, un mot je trouve qui devient de plus en plus rare en général dans le vocabulaire commun de nos jours... Bonne journée à vous !
Écrit par : Valmont | 04 mai 2010
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