29 avril 2011
ELLE - Bats ta femme tous les matins
Si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait.
Oh, quelle belle sagesse que voilà. En peu de mots, des choses essentielles sont dites. La force de l'aphorisme, un conseil sage presque une doctrine. Et si je me fie à l'étymologie de doctrine, je découvre, ô merveille, la dimension quasi divine de cette saine injonction "Empr. au lat. class. doctrina « enseignement » et « théorie, méthode », lat. chrét. « enseignement religieux; enseignement de Dieu »."
Ainsi, par un fallacieux syllogisme, je déduis les deux prémisses suivants : bats ta femme tout les matins... est une doctrine, une doctrine est un enseignement de Dieu, donc bats ta femme tous les matins... est un enseignement de Dieu. Partant de cette observation, je comprends enfin cette drôle de maxime. Et subitement, je comprends ce récent engouement des hommes pour la fessée. Et subitement, je comprends ce récent engouement des femmes de se la faire administrer.
Ah, la fessée tant décriée ! Encore le fait de mal baisés. Oui, forcément. Mais ces dernières années heureusement, des gens, savants sans doute, initiés en tout cas, ont redonné ses lettres de noblesse à cette brûlante pratique. Et ces illuminés, comprenez ces gens dignes du siècle des lumières, ont comprit depuis longtemps qu'en plus de sainement échauffer les sangs et de faire circuler les énergies vitales, la fessée préparait utilement la belle à l'accouplement et surtout favorisait la reproduction que Dieu toujours proclame. En effet, la fessée mieux que le soufflet d'une forge fait s'enflammer tous les organes de la suppliciée dont les gonades qui, par tant de sensations affolées, produisent des gamètes mûres déjà, prêtes à être cueillies.
Et voilà Dieu satisfait. Au confessionnal, l'absolution à l'exécuteur sera immédiatement donnée car comme pourra en juger le clergé, il ne s'agit pas de violence conjugale mais bien d'un rituel pour à tout coup procréer, Monsieur le Curé. C'est bien mon Fils, vous direz trois Pater et un Ave !
Ah, mais quelle merveille que la fessée ! Car, ne nous y trompons pas, elle demeure une punition bien méritée si elle est appliquée en principe de précaution et avec assez de rigueur. Ainsi, un mari méfiant, un amant jaloux peut, dans le doute, décider d'infliger le châtiment puis de transformer habilement, voire manuellement, la correction en joute sensuelle.
La fessée devenue thérapeutique, n'est-ce pas là un sacré paradoxe ? Réconciliation sur l'oreiller assurée, la main sur la fesse, les lanières du martinet cinglant la chair, non plus pour peiner mais bien pour amadouer. Plus j'y pense et plus je pense que la sagesse populaire a du bon, qu'elle soit d'ici ou d'ailleurs. D'ailleurs, ce diction n'est pas de chez nous mais provient de la patrie d'Averroès et d'Avenzoar, célèbres médecins qui ont peut-être, allez savoir, aider à la propagation de cette belle pratique !
Hélas, hélas, voilà que la fessée est menacée. Oui, mes amis, je vous le dis, ne laissons pas ces culs-bénis nous l'interdire. Quoi, ne savez-vous pas ? Le gouvernement français, sous la pression sans doute de certains autres pays d'Europe envisage de la rendre illégale. A-t-on des têtes de Suédois pour les mimer ? Imaginez un peu le drame. La fessée prohibée, la fessée déclarée hors-la-loi comme un vulgaire scélérat. Quoi, Messieurs, vous n'auriez plus le droit de nous fesser ? Quoi, Mesdames, nous n'aurions plus le droit de la réclamer ? Quoi, nous ferions un autodafé de ce dicton ?
Jamais, non, jamais, car j'attends toujours la révélation et si ma première expérience fut un cuisant échec, je veux un jour goûter aux voluptés promises par les spécialistes ès fessée sans risquer de finir en prison.
Refusons ce projet de loi qui serait encore une ingérence du gouvernement dans les affaires privées, redoutable. "Levez la main contre la fessée" sont les mots qu'ils voudraient broder sur leur bannière. Ah, non Nicolas a déjà trop fait pour réduire nos libertés, ne lui laissons pas ce droit. Et puis, une bonne claque n'a jamais fait de mal à personne,
Ne croyez-vous pas ?
05:16 Publié dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fessée, spanking, levez la main contre la fessée

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Commentaires
Il paraît que ça marche en Suède, alors pourquoi pas ?
Il faudra juste que les policiers soient formés, sinon
j'imagine l'accueil dans les commissariats...
Écrit par : gballand | 29 avril 2011
Voila ce qu'on pourrait appeler un sujet d'actualité cuisante. Et le rose aux joues vous sied si bien.
Écrit par : imago | 29 avril 2011
Ah mais je suis heureux ! Qui vous a donc donné un tel coup de fouet pour que vous retrouviez à ce point votre verve? :-)
Hélas oui, la fessée est menacée, au nom de la protection des plus faibles.
Moi qui, étant aussi outre un pro fesseur, voire un con fesseur, suis un papa volontiers fesseur, je suis affligé de voir dans cette campagne l'amalgame qui est fait autour de la fessée, même par de grands professionnels de la pédopsychiatrie. Je pense qu'une fessée peut ne pas être violente, si elle est exécutée sans méchanceté. Et je n'ai pas de meilleure sanction plus bénéfique pour l'enfant dans de nombreux cas qu'une fessée exécutée sans méchanceté, toujours après sommations bien entendu.
C'est la méchanceté, humiliante et culpabilisante qui peut détruire un enfant.
Et il est des mots, des attitudes bien plus blessants que les fessées.
Le danger qui guette les parents, c'est la colère qui peut nous prendre à n'importe quel moment dans la vie quotidienne avec les enfants, car élever des gamins n'est pas de tout repos, et on peut souvent être excédé.
Ne pas maitriser sa colère nous fait craindre de devenir un jour des Cantat en puissance !
Alors oui pour une campagne pour appeler les parents à ne pas banaliser ce geste et pour apprendre à se maîtriser.
Mais pour le reste, l'enfant doit en permanence pouvoir être confronté aux limites, et au début, quand son cerveau n'a pas fini d'être complètement câblé, la seule loi qu'il comprend est celle du plus fort, et les seules limites qu'il sait percevoir sont des limites physiques, et non verbales....
Écrit par : usclade | 29 avril 2011
il y avait une petite vidéo assez drôle d'un gars qui fessait une femme avec qui ils se disputaient un taxi je crois...
par contre ne confondez pas claques et fessées, les premiers sont déjà interdits :)
Écrit par : philachev | 29 avril 2011
Au feu des rosses,
Passe l'amante poivrée.
Sauvons l'affaissée !
Écrit par : Gee Mee | 29 avril 2011
Puisque c'est de circonstance, célébrons le dicton:
" En mai fesse qui te plait ! " ^^
Écrit par : FLOW | 29 avril 2011
Et c'est une femme qui le dit (sourire) ! Ne vous inquiétez pas Gi, dans ce projet de loi, la fessée entre adultes consentants n'est pas menacée, et les douceurs qui s'en suivent pour faire redescendre ensuite, en la faisant grimper au plafond, la température de la dame et le taux d'humidité non plus, bon WE et bien à vous...
Ps : vous connaissez le proverbe Gi ? En mai, fesses ce qu'il te plaît...
Écrit par : Valmont | 30 avril 2011
Si on parle des enfants, bien sûr qu'il faut être contre la fessée, au même titre que tout châtiment corporel.
Le sexe aussi pour les petits enfants, pas bien.
Sorti de là, chacun fait ce qui lui plaît.
Je suppose que les enfants battus devenus grands aiment la fessée, la donner où la recevoir, mais c'est le résultat d'une maltraitance. Olivier Morel, à lire absolument sur la fessée aux enfants.
La suède ? ils ont du fer et ils ne savent pas quoi en foutre. Et au Vatican c'est l'inverse, ils ont du foutre et ils ne savant pas quoi en faire :)
Écrit par : ppm00 | 01 mai 2011
Usclade, je suis quelque peu déçue ! (car j'ai pour le moment une haute estime de vous :) )
Est-ce bien sérieux, ce "au début, quand son cerveau n'a pas fini d'être complètement câblé, la seule loi qu'il comprend est celle du plus fort, et les seules limites qu'il sait percevoir sont des limites physiques, et non verbales...."
Une affirmation pareil est une énorme connerie, que l'on donne ou non des fessées aux enfants... dès qu'il sait se déplacer (donc parfois dès 7 mois), l'enfant comprend la limite verbale "non", appuyée du regard et éventuellement complétée par un acte du type je retire ce qui est dangereux ou interdit, ou je retire l'enfant de la bêtise sur le point d'être commise. Après, rien ne reste aussi simple, car il y a d'autres enjeux (force de la curiosité, angoisses des parents, fatigue, énervement, ...)
Pour ma cadette, j'ai réussi à passer 2 ans sans lui donner la moindre fessée et sans qu'elle soit 'pire' que l'ainée pour laquelle j'ai "tenu" moins longtemps. Oui, ne pas utiliser la fessée demande parfois beaucoup de ressources et de patience, surtout quand on a soi même grandi avec. Et je t'accorde qu'une fessées sans méchanceté et après avertissement est moins mauvaise qu'une parole blessante à brûle pourpoint... mais de là à promouvoir ce "truc" comme panoplie éducative de base, c'est dommageable. Cela dit, je trouve toujours un peu con de dicter ce qu'il ne faut pas faire. Donnons plutôt aux gens de l'autonomie et des connaissances pour qu'ils ajustent leur comportement par eux-mêmes : interdire la fessée par une loi, ça revient à la donner aux parents comme s'ils étaient des enfants
Par contre, en tant qu'adulte consentante...
Écrit par : volicapyllubgilee | 02 mai 2011
@Voli : bon ok, en me relisant je me suis trouvé un peu raide et excessif dans le propos, d'autant que le texte et les autres commentaires en attestent, le sujet n'est pas précisément celui là... :-)
En fait j'ai réagi ici en étant échaudé par plusieurs lectures préalables, notamment une qui décrivait un des spots de la campagne télévisuelle en question, que je n'ai pas vu mais où apparemment il s'agit d'une "trempe" donnée par une mère à sa fille pour un jus d'orange renversé, ce que je trouve assez manipulatoire si on veut débattre de l'utilité ou pas de la fessée : à ce niveau ce n'est plus de l'éducation, mais de la maltraitance tout simplement !
Et par ailleurs d'autres propos que j'avais lus donnaient à penser qu'on idéalisait trop l'enfant, cet être innocent qu'on voudrait préserver de toute la dureté du monde. Mais tôt où tard ils se confrontent d'eux mêmes aux limites. Et certains, selon leur caractère se heurteront plus ou moins durement, car ils ne se satisferont pas toujours des explications ou de sanctions trop récurrentes.
Cela dépend vraiment de la personnalité de l'enfant. J'ai une grande fille qui n'a quasi jamais reçu de fessée, par contre deux p'tits gars ensuite qui en ont reçu plus. On n'a beau tout essayer, coin, isolement, permis à point, carotte, il y a eu des cas fréquents où la fessée a été la seule façon de les faire se reconnecter à leur environnement : ils redevenaient apaisés et à nouveau à l'écoute...
Alors je ne cherche pas spécialement à promouvoir de truc dans la panoplie éducative, car comme je l'ai dit ce n'est pas sans danger, mais je voulais rétablir la balance pour ne pas que les parents qui essaient d'élever leurs enfants du mieux possible, en ayant parfois recours à la fessée, ne culpabilisent pas de passer pour des monstres...
Bon, promis Gi, ne me châtiez pas, on n'arrête le hors-sujet dès que possible ! :-)
Écrit par : usclade | 03 mai 2011
Oh, si ! Châtiez-le ! Déculotté !
Écrit par : volicapyllubgilee | 03 mai 2011
Si les deux dernières générations avaient reçu un peu plus de claques et de fessées de leurs parents, il y aurait sans doute un peu moins de branleurs. Tous les enfants ne peuvent être éduqués sans corrections physiques. Certains comprennent très bien les "injonctions" verbales, mais ils sont rares. Pour la plupart, cela ne suffit pas et il faut leur faire comprendre fermement qu'il y a des limites à ne pas dépasser.
Nos grands-parents étaient élevés avec des claques et des punitions et ils n'étaient pas plus "traumatisés" qu'aujourd'hui. Bien au contraire : ils étaient sans aucun doute beaucoup mieux éduqués et bien plus respectueux d'autrui et des institutions...
Bref, il y a de sacrées paires de baffes qui se perdent.
Écrit par : deef | 03 mai 2011
Ah oui ! et puis d'mon temps, les femmes, elles ne la ramenaient pas comme ça ! elles savaient rester à leur place au moins, elles ne prenaient pas le boulot des hommes, les vrais !
Quand au branleurs, c'est comme les enfants, ça sert à rien ! des coups de pieds au cul moi j'dis !
C'est vrai quoi, on n'est pas sur terre pour se la couler douce, il faut la mériter sa place au paradis ! Je ne comprends pas ces gens qui pensent que la vie n'est pas faite pour le labeur et la discipline !
Écrit par : volicapyllubgilee | 03 mai 2011
Je pense que si j'avais reçu des fessées, j'aurais l'impression d'être en plein inceste quand elles s'introduisent dans mes jeux sexuels...
Écrit par : volicapyllubgilee | 03 mai 2011
je sais pas mais moi ma mère et ses soeurs ont été élevés à la ceinture et il me semble que ça n'a pas aidé du tout à leur épanouissement.
Maintenant ,je rejoins aussi ce que peux dire Usclade.ça reste compliqué par moment. mais je suis aussi d'accord avec volicapyllubgilee quand elle parle de faiblesse ,fatigue ou manque de solutions.. alors ça tombe comme un couperet. Stop tu es allé trop loin. Je me sens jamais bien quand j'ai donné une fessée surtout qu'elle tombe toujours après une longue montée en puissance de la tension!!!
Pour revenir dans le sujet quoique je pense qu'on ne l'ait pas quitté. Ma fille m'a beaucoup surprise la dernière fois que je lui ai donné une fessée sur les fesses (elle était en pantalon) et qu'elle m'a dit " oh oui , c'est bon ,j'aime bien !!!!!" o_o ... ça m'a pas fait rire et j'ai même trouvé ça pervers...du coup , j'ai arrêté net de la menacer de fessée. Elle avait 8 ans. et en parlant avec une personne qui bosse dans l'enfance, elle me disait que c'était possible qu'elle prenne du plaisir dans la fessée...
non non je ne veux pas savoir ce qu'elle fera plus tard...ça ne me regarde pas!
Écrit par : dita | 03 mai 2011
@ GBalland : moi, je crois, au risque de me faire conspuer ici même, que ce n'est pas maltraiter un enfant que de lui administrer une claque sur les fesses quand il dépasse les bornes des limites. Quand à la formation des représentants de la loi, vous avez raison, GB. Il suffit de voir comment sont reçues parfois les femmes sujettes à des violences conjugales...
@ Imago : oui, cuisante. Et par un grand écart de la pensée que seul un cerveau malade peut faire, je repense à la campagne "Faisons-vite, ça chauffe". Pour éviter le réchauffement climatique, rien de telle qu'une bonne fessée, ça réchauffe ! :-)
PS : suis un peu étonnée que cela ne vous ait pas inspiré un dessein.
@ Usclade : moi, je suis d'accord avec vous. Et je ne vais pas mettre de précautions épistolaires pour dire qu'une fessée savamment dosée sur les fesses, sans volonté d'humilier, peut avoir un effet thérapeutique (ça calme les colères rouges) et éducative. Je vais me faire clouer au pilori, mise à l'index, et l'on va sans doute me lancer des oeufs pourris et des tomates idem à la face, mais j'assume. Je vois ce que donne "l'enfant roi" chez certains de mes amis qui ont préféré faire appel, dans leur mode éducatif, à la raison de l'enfant, qui se perdent en explications calmes et rationnelles qui font l'effet d'un cataplasme sur une jambe de bois quand le marmot, enragé, à la caisse du supermarché se traîne en hurlant, je dis bien en hurlant et en bavant un peu, pour que papa ou maman lui achète ce qu'il veut...
@ Philachev : dommage que vous n'ayez pas mis le lien, j'aurais voulu voir ça ! Et pardon de n'être pas d'accord avec vous : lorsque vous fessez quelqu'un(e) avec la main, vous lui assenez bien des claques à répétition. Le distinguo implicite que vous faites j'imagine est : claque=visage est une erreur. Petite minute de sémantique du matin, n'arrête pas le pèlerin :-)
http://www.cnrtl.fr/definition/fessée
@ Gee Mee : morte de rire ! Voilà un haïku à ce qu'il semble, fort bien articulé !
@ Flow : et je crois savoir, mon cher, que de votre côté vous ne vous en privez pas. Ah, quel bonheur que cette sagesse populaire !
@ Valmont : oh, je ne suis pas inquiète en ce qui concerne les adultes. Je suis inquiète, en revanche, de cette volonté bien intentionnée du gouvernement de pratiquer de plus en plus l'ingérence dans les affaires privées. Et comme le rappelle fort justement GB, quels moyens seront donnés pour faire respecter la loi à venir ? On a déjà à gérer tant de faux scandales et de mauvais procès qui ont ruiné la vie d'innocents (Outreau...) La délation aura sûrement sa part dans la révélation de faits apparemment répréhensibles par la loi, et alors le risque est grand que des injustices voient le jour. Ce serait bien un drame de voir placer des enfants en famille d'accueil pour cause de parents maltraitants lorsqu'il ne se sera agit que d'une claque sur les fesses...
@ PPM00 : votre point de vue bien noté. Question tout de même : n'y a-t-il pas une grande différence, autre que sémantique, entre une fessée "éducative", toute en dosage et en force contrôlée, et un châtiment corporel façon Thénardier avec ceinture de cuir et privation de manger ? Moi, je me le demande.
@ Volicapyllubgilee : d'abord, bienvenue ici. J'ai pris note de votre point de vue que, telle une pasionaria, vous affirmez avec force. Je le respecte, évidemment et j'ai longuement répondu au-dessus. Pour autant, est-il nécessaire lorsque vous n'êtes pas d'accord, d'apostropher avec autant de véhémente verve ceux qui pensent différemment ? À votre tour, ne pratiquez-vous pas, finalement, une forme de fessée verbale administrée au contradicteur qui pensent autrement ? Hum, je crois qu'il n'est pas nécessaire d'invectiver le lecteur pour faire valoir votre point de vue. Pas de consensus mous, il y en a bien trop de nos jours, ni de politiquement correct non plus, c'est lassant. Mais pourquoi pas, un dialogue plutôt que des interventions cyniques ? Je vous livre en toute amitié mon point de vue, en espérant que cela ne vous décourage pas. Merci d'être passée.
@ Deef : ah, vous y allez sans fioritures et je sens bien votre agacement. C'est vrai qu'il y a des baffes qui se perdent, je me le dis régulièrement, ça soulage. Pour autant, dans la rue, chez les commerçants ou à mon travail, je pratique la non-violence et tente le dialogue. Pourtant, lorsque récemment dans le métro une morveuse de 17 ans, maquillée comme un camion volé, m'a assènée un coup de pied dans le tibia parce que j'ai eu le malheur de lui écraser le pied dans la cohue, là, j'avoue je voudrais faire 1,90 m et peser 100 kgs histoire de lui faire savoir qu'on ne se comporte pas comme ça. Il n'y eut pas de baffe, je me suis contentée de lui dire mon point de vue poliment et fermement et elle m'a rit au nez avec sa copine. Disons les mots sans façon : elle s'est publiquement foutue de ma gueule ! Oui, il y a des baffes qui se sont perdues il y a longtemps.
@ Dita : très troublant votre témoignage. Votre fille devait être joueuse mais tout de même, moi à 8 ans je n'aurais jamais été capable de dire ça ! C'est fou ce que les jeunes sont précoces maintenant.
Écrit par : Gicerilla | 09 mai 2011
Réponse à ma Muse.
Ô ma Muse : Depuis le temps - déjà ! - que vous me subissez, vous devez commencer à savoir que je suis plutôt du genre saisonnier, si non cyclotomique. Et en plus cette m.... de tablette graphique qui est décidément bien malade. Il va falloir l'opérer. Cela dit, j'avais effectivement pensé qu'un dessin s'imposait? Mais il ne m'est pas venue d'idée suffisamment géniale pour me sortir de mon marasme. Pardonnez moi.
Écrit par : imago | 09 mai 2011
La forme ne fait malheureusement aucune différence.
C'est la contrainte qui est appliquée à l'enfant qui est destructrice, le fait d'arriver à ses fins pour l'adulte contre la volonté de l'enfant.
Imaginez à l'échelle un géant de 6 mètre de haut qui vous force à recevoir une fessée avec détermination et explication qu'il va le faire de toutes manières, seriez-vous rassurée ?
Et puis il faut surtout intégrer que l'enfant est en construction, il n'a absolument pas notre maturité d'adulte : il digère la scène sans recul, il l'apprend, car il est en phase d'apprentissage intensif (même si on apprend toute la vie).
Et puis pour aller plus loin, il pourrait vous faire des choses qui ne font pas mal et que vous ne souhaiteriez pas.
A partir du moment où on force un enfant, c'est un viol ... de sa conscience en construction. On lui apprend le viol.
Écrit par : ppm00 | 09 mai 2011
ERRATUM
je voulais dire cyclothymique, bien sûr !
Écrit par : imago | 09 mai 2011
Bien le rebonjour...
je ne sais si vous faites allusion à ma première ou deuxième intervention (j'ai relu la troisième sans plus savoir si j'étais encore sérieuse ou ironique, au fait :p ), mais je dois dire que pour la première je me suis sentie autorisée par le lien sympathique que j'entends entretenir avec le charmant Usclade...
pour la deuxième intervention, je ne crois pas en regretter le moindre mot : dire que notre monde est envahi de branleurs, qui plus est sur un site proprement consacré à en déclencher, c'est quelque chose qui me transporte en effet vers une forme de rage.
Désolée d'être ainsi fesseuse :)
Cependant, mes enfants ne se roulent pas au sol au supermarché, mais autour de moi, ça arrive autant aux mamans pratiquant la fessée qu'aux autres. Je pense qu'un peu de pédo-psychologie ne ferait de mal à personne, voire que ça pourrait améliorer l'humain s'il y consacrait un peu plus d'attention, et je rejoins un peu le propos de PPM00.
Quant à la fille qui vous a violenter, je veux bien parier cher qu'elle n'a pas été traitée en douceur dans son enfance : Si dès petit on valide le comportement "tu passes les bornes donc je te frappe", comment voulez-vous qu'à l'âge adulte il n'y en ait pas des restes ?
Écrit par : volicapyllubgilee | 09 mai 2011
J'ajoute que je regrette tout de même de passer pour cynique, ce n'est pas le but :)
J'entends bien les arguments des uns et des autres... je pense simplement que beaucoup imposent et - surtout - justifient une violence comportementale (la correction physique pour une faute qui ne l'est, elle, pas toujours) et que ma réaction est brutale par refus absolu de cette violence.
Et je reprécise que pour autant, je mets parfois des fessées à mes filles. Il n'est pas rare que je reparle avec elles après pour leur demander ce que l'on pourrait faire d'autre si la situation se représente. Ce qui s'avère souvent payant (dès 2 ans)(oui, elles parlaient suffisamment pour ça).
Écrit par : volicapyllubgilee | 09 mai 2011
@ppm00 : votre façon de voir les choses me fait froid dans le dos ("A partir du moment où on force un enfant, c'est un viol ... de sa conscience en construction. On lui apprend le viol.")
Je suis obligé de forcer mes enfants à regarder à droite et à gauche avant de traverser, pour ne pas qu'ils se fassent écrabouiller. Je suis obligé de les forcer à ne pas mettre les doigts dans la prise, les forcer à ne pas taper sur leurs frères et soeurs, à dire merci, à dire bonjour, etc... Suis-je un violeur?!!!
La réalité est un viol pour tout être vivant. Notre liberté est minuscule, c'est tout. Chaque individu doit se plier à la réalité, c'est douloureux au début, mais on s'y fait, non?
Il y a peu, j'ai appris à mon gamin de 5 ans qu'il n'avait pas le droit de faire du chantage aux autres. Deux jours après, alors que je le menaçais de le punir s'il rangeait pas sa chambre*, il m'a dit "papa, tu me fais du chantage". Je lui ai répondu "oui fiston, mais moi c'est mon job. Toi tu n'auras le droit de faire ça qu'à tes enfants quand tu seras papa." Il a bien accepté la chose, même si du coup des fois il est impatient... :-)
* : proposition d'usage du bâton naturellement effectuée après la première proposition de carotte protocolaire rejetée en bloc par les protagonistes ("avant de voir le dessin animé, on range les chambres !"... version soft du chantage, quoi...)
Écrit par : usclade | 09 mai 2011
@Voli : merci de ton traitement de faveur :-)
Si tu te joins au propos de PPM00, alors sache que mon précédent comm s'adresse à toi aussi, non mais !!!! :-P
PS : quoi, tu as mis des fessées à tes filles?!!!! Monstresse !!!!.... :-)
Écrit par : usclade | 09 mai 2011
@ usclade : "Je suis obligé de forcer mes enfants ..."
Un homme libre n'est obligé de rien, surtout pas de forcer ses enfants. Nous avons choisi d'épouser une société, et nous choisissons d'y faire entrer à leur tour nos enfants. Mais ce n'est pas une obligation absolue.
Comment peut-on obliger à ne pas faire ? un enfant a le droit de vivre, il n'est pas possible de l'obliger à ne pas faire 24 heures sur 24. La terreur peut y arriver, mais la terreur n'est pas une solution sans effet secondaire.
Ce qui pour nous semble un conseil appuyé peut-être pour un enfant de 5 ans une véritable terreur qui le suivra toute sa vie. Nous n'avons pas du tout la même maturité.
"les forcer à ne pas taper sur leurs frères et soeurs, à dire merci, à dire bonjour, etc... Suis-je un violeur?!!!"
Les empêcher de se frapper, bien sûr, j'interviens aussi. Mais les forcer à dire bonjour je ne le fais pas. Je fais un commentaire, je parle à l'adulte, mais jamais je ne forcerai. Que veut dire forcer ? jusqu'à quelle extrémité est-on capable de forcer ? Si vraiment l'enfant ne veut pas le force-t-on à faire un bisou ? Si un enfant refuse un vaccin doit-on le ceinturer pour le piquer de force comme je l'ai été ?
Si je viens chez vous avec deux infirmiers costauds pour vous immobiliser et vous faire un injection de force pour votre bien alors que vous n'êtes pas en mesure de comprendre pourquoi, vous allez me traiter de nazi et vous aurez raison, vous aurez vécu une expérience traumatisante sans même parler de l'effet des injections. Ceci est un viol, et ne respecte pas les droits de l'homme. Les droits de l'enfant sont-ils inférieurs aux droit de l'homme. L'enfant doit-il être en conséquence traité comme un sous-homme ? en pleine phase d'éducation, c'est lui apprendre qu'il est un sous-homme, et ce peut-être pour sa vie entière selon la manière dont il métabolisera la leçon.
"La réalité est un viol pour tout être vivant" : est-ce une justification du viol ?
"Chaque individu doit se plier à la réalité, c'est douloureux au début, mais on s'y fait, non?" : oui, comme disait Nietzsche tout ce qui ne tue pas renforce. Mais c'est également le propre de l'enfance de protéger l'enfant de cette violence pendant sa construction pour se développer normalement.
Par exemple on ne met pas en prison un enfant.
"oui fiston, mais moi c'est mon job. Toi tu n'auras le droit de faire ça qu'à tes enfants quand tu seras papa."
Pour moi, cela revient a transmettre la violence. Nous n'avons aucun droit sur nos enfants.
"Il a bien accepté la chose, même si du coup des fois il est impatient... :-)"
Impatient de se venger à son tour ? je ne trouve pas ça drôle du tout.
Écrit par : ppm00 | 09 mai 2011
@ Voli : en fait, je vous avais trouvée la main un peu lourde lors de votre réponse à Deef, mais c'était sans doute du 2ème degré. Il suffit juste que j'apprenne à distinguer les différentes tonalités de vos interventions :-)
@ Usclade et PPM00 : moi je dis bravo. Je vous sens passionnés, surtout PPM00 (voire traumatisé ?) et vos interventions sont fort intéressantes. J'avoue qu'à lire PPM00 j'en viendrais presque à penser qu'en effet aucune forme de châtiment corporel ne devrait jamais être administré à un enfant. Pourtant, comme dit par de nombreuses dames ci-dessus (serait-ce que de nos jours, ce sont encore les mamans qui éduquent plus leurs enfants ?) la bascule est facile et l'agacement, l'impatience et la fatigue peuvent être de mauvais conseilleurs en la matière et la claque part plus vite que son ombre... Pourtant, il me reste une question. Quand l'appel à la raison chez l'enfant ne fait pas de sens, ne produit pas d'effet, et que l'enfant devient tyrannique dans ses demandes et ses comportements en public et ne privé, comment fait-on pour calmer le jeu ? Vaste débat que mon blog n'a pas la prétention de mener jusqu'au bout.
Merci à tous pour vos participations !
Écrit par : Gicerilla | 10 mai 2011
@PPM00 : merci de ne pas déformer mes propos. Il n'est pas question de "terreur", ni de "vengeance" chez moi... Pour le reste, on peut continuer à débattre en privé si vous le voulez, mais manifestement le chemin sera long avant qu'on puisse converger...
@Gi: si si, vite, un billet sur le sujet, au boulot !! :-)
Écrit par : usclade | 10 mai 2011
finalement, je trouve que ppm00 exagère un tantinet, même s'il y a quelques éléments intéressants dans son propos.
Quand au viol, je me permets de lui faire remarquer que mes enfants ne m'ont pas demandé mon avis avant de m'écarteler l'entrejambe pour sortir, mais je ne leur en tiens pas rigueur ^^ ... donc je leur ai fait faire leurs vaccins en leur expliquant et comme il me font confiance, même s'il n'ont rien compris à mon charabia, ça se passe bien.
PPm00, que feras tu si ton enfant refuse une perfusion qui doit lui sauver la vie mais qu'il ne comprend pas ? ta remarque sur les vaccins est un comble.
Qui n'est pas déjà passé outre ses appréhensions, et heureusement, pour se faire soigner convenablement ?
Écrit par : volicapyllubgilee | 10 mai 2011
"Quand l'appel à la raison chez l'enfant ne fait pas de sens, ne produit pas d'effet, et que l'enfant devient tyrannique dans ses demandes et ses comportements en public et ne privé, comment fait-on pour calmer le jeu ?"
En tout état de cause, c'est LA question la plus intéressante par rapport à la fessée (pour les enfants). De nombreux pédagogues et éducateurs ainsi que les associations contre la fessée proposent de nombreuses solutions. Le moindre éditeur de livre éducatif en propose en voulez vous en voilà : ça demande un peu de temps et de volonté pour s'interroger et définir ce qui conviendra le mieux pour chaque situation, mais les solutions ne manquent pas.
Dans tous les cas, ce n'est pas un enfant de 17 kg tout mouillé qui va vous empêcher de faire fonctionner une règle établie : il se roule par terre ? vous le laissez se calmer si ça ne gêne pas trop. Se calmer, ça s'apprend, et avant une certaine maturité du cerveau, c'est une difficulté réelle que l'enfant subit. Ça dérange vraiment ? Vous l'emportez (il y a de toute façon peu de chance que la fessée vous apporte le silence).
Dire redire et répéter, jusqu'à obtention du résultat, sans se relâcher. Donner l'exemple : Oui, quand ils sont petits, il faut souvent commencer à ranger avec eux, en montrant un peu de bonne humeur, ça les aide à ne pas associer ça à l'idée de corvée.
Je précise que mes filles sont, même si je dois encore déclencher la plupart des rangements de leurs affaires, les premières à m'aider spontanément pour vider le lave vaisselle, nettoyer la maison, trier le linge etc.
Et en bref (tu parles), il faut casser l'idée que 'pas de fessée'='voyous assurés'
Pour finir, OUI, c'était du 2nd degré ma réponse à Deef :)))
Écrit par : volicapyllubgilee | 10 mai 2011
mon mail perso est lcmdbis@gmail.com
pour les personnes qui n'ont pas peur de sortir de la religion vaccinale : http://ppm00.blogspot.com/1980/01/references.html pour les autres, le mieux est d'écrive à Roseline pour avoir une seconde injection de H1N1 (je pense que le ridicule de la vaccination est apparu au grand jour avec cet outrage à notre intelligence).
Quand l'enfant devient une furie, c'est une bonne question, je le laisse hurler, se rouler par terre devant tout le monde au milieu d'un magasin, et si ça dure le le sort physiquement pour ne pas trop mettre à l'épreuve les 80% d'ex enfant battus de l'assistance qui viennent ici pour faire leurs courses et non pour faire une thérapie primale :)
Après on discute, cela peut prendre des heures, et cela converge. C'est une question de patience, d'énergie.
Frapper l'enfant résout le problème rapidement, paf, hop. Mais le temps gagné est largement perdu quand il se pique à l'héroïne :(
Ne société et les contraintes de temps qu'elle impose, le travailler plus et tout le reste n'est pas une donnée, l'être humain n'est pas adapté au presse citron dans lequel les parents sont impliqués, et faire retomber la pression sur l'enfant n'est pas la solution.
C'est l'enfant qui a raison, par nature, pas notre société malade qui demande des les abandonner et de les battre pour travailler plus et ne pas perdre de temps.
Un enfant est vivant, et il n'est pas fini, il apprend par l'exemple, il est en formation intensive pour devenir ... un être humain.
Écrit par : ppm00 | 10 mai 2011
@ppm00: je me suis tue jusqu'à présent mais plus je vous lis, plus j'ai du mal à garder mon grain de sel pour moi:
"je pense que le ridicule de la vacccination etc....": choisir l'arbre pourri pour jeter le discrédit sur toute la forêt, c'est frappant (!) de mauvaise foi. Enfant vous vous êtes rebellé contre la vaccination consciemment ou bien c'est le traumatisme de la piqûre qui vous a transformé en virulent (!) adversaire de la vaccination? je reste perplexe.
"l'enfant a raison par nature", mpffff ah bon? cela fait partie de notre "nature" d'apprendre à vivre en société dès notre plus jeune âge. Opposer la nature à la société n'a pas de sens, nous sommes des animaux qui vivent en société. Quant à les abandonner comme vous dites, que croyez vous que font les parents des oisillons, ils vont chercher à bouffer, comme nous! Et eux n'ont pas d'écoles, de babysitters, la "nature" est aussi cruelle (voire plus) pour les autres animaux que pour nous. Chez nous (en France), l'enfant n'est pas abandonné, il vit en société avec les autres enfants quand il est à l'école, il va chez ses grands-parents quand ils n'habitent pas loin, comme abandon on fait pire. On a l'impression que vous culpabilisez de ne pas passer assez de temps avec vos enfants.
On nous demande de travailler plus? nos grands-parents et nos parents travaillaient plus que nous en nombre d'heures! Enfin, je ne sais pas où vous avez vu qu'on nous demandait de battre nos enfants, au contraire, si on compare par rapport à il y a 100 ans, on nous demande de battre les enfants de moins en moins; quand on pense que le chatiment corporel à l'école existait encore il y a à peine quelques décennies... En revanche, les enseignants frappés par les parents sont plus nombreux, chercher l'erreur...
Écrit par : Pénélope | 11 mai 2011
@PPM : juste pour essayer d'infléchir votre perception que je trouve décidément éloignée de la mienne (et surtout donner un autre son de cloche aux autres lecteurs) je tiens à préciser ceci.
Ce qui est anxiogène pour mes enfants, ce n'est pas leurs parents, même si ceux ci les grondent de temps en temps, ce n'est pas leur chambre, même si on les force à la ranger régulièrement, ce n'est pas les grandes personnes même si on les force à leur dire bonjour parfois...
Non ce qui les mine, au point de nous dire "j'ai pas envie d'aller à l'école demain" quand on leur dit bonne nuit, c'est la cour de récréation ou la cantine, ces zones peuplées d'enfants qui se martyrisent les uns les autres parce qu'on ne leur a manifestement pas assez inculqué que leur liberté s'arrête là où commence celle des autres. Ce sont ces moments où les enfants sont un peu livrés à eux mêmes, où les règles ne sont pas bien respectées, et le non respect des règles rime souvent avec le non respect des personnes.
C'est ce qui peut expliquer que le soir ils nous sautent au cou quand on vient les récupérer à l'école, même s'ils ont été punis par nous la veille (et non on ne peut attribuer ça au syndrome de Stockholm !)
En me lisant ailleurs, vous constaterez que je suis plus proche des anarchistes libertaires que des patriarches réactionnaires. Mais ce auquel j'aspire pour une vie d'adulte libre n'est pas ce que je préconise pour les enfants.
Je souhaite que mes enfants parviennent à se "plier" à la discipline, pour accéder à l'autodiscipline, clé de leur destinée d'adultes libres et responsables.
Oui, un enfant est vivant, et il n'est pas fini, mais justement, je ne veux pas l'accabler du fardeau de l'auto-éducation au milieu de ses congénères. Un enfant a besoin de pouvoir se reposer sur des rails pour avancer, et d'être recadré quand il en sort, y compris par la sanction.
Écrit par : usclade | 11 mai 2011
@ Pénélope : la vaccination est une invention, un mythe, un business français. Elle n'est obligatoire qu'en France, contre les droits de l'homme, et à ce titre appliquée uniquement aux enfants.
Elle ne préviendrait que des maladies disparues, mais elle ne fonctionne bizarrement pour aucune maladie qui tue vraiment : cancer, sida, sep, maladies auto-immunes. Ces dernières sont au passage clairement imputables à des effets de bord de la vaccination.
Lisez Michel Georget, c'est un agrégé de bio, ni scientologue ni maçon, et ses arguments sont uniquement scientifiques.
Vous dites des enfants : "on nous demande de battre les enfants de moins en moins". Qui est ce "on" anonyme à qui vous faites 100% confiance ? si "on" vous disait de les sacrifier comme autrefois des dieux cruels pour faire pousser le blé, le feriez-vous ? Moi en tout cas, "on" ne me demande pas de les battre du tout, et à fortiori pas de moins en moins.
@ usclade : je ne dis pas qu'il ne faut donner aucun repère à l'enfant. Bien sûr qu'il en faut. Je négocie seulement le sens de "forcer". Si il est question d'utiliser la force, c'est un viol, par définition. Certaines personnes ne peuvent jouir que par le viol, simulé ou réel, par la violence exprimée, c'est très dommage, et ce n'est pas mon truc - je me sens très seul.
Je ne pratique pas la punition, je ne souhaite pas à mes enfants de "se plier à la discipline", ni à celles des nouveaux despotes, ni à celle des croyances mystiques qui font marcher le monde actuel. Notre société est aussi vilaine que celle des sauvages qui sacrifiaient leurs enfants pour faire tomber l'eau, les principes de libertés, d'égalité et de fraternité sont totalement factice, et des preuves en sont données tous les jours, enrobés d'une langue de bois insupportable à l'honnête homme.
La révolte contre ce monde assassin commence par la révolte des écoles. Continuer à former les mêmes handicapés que ceux qui gouvernent le monde actuel n'est pas la solution.
Écrit par : ppm00 | 11 mai 2011
@ppm00: le "de moins en moins" ne se référait pas à la "dose" de chatiments, mais au climat actuel: la proposition de loi (c'était le "on" anonyme) pour interdire la fessée.
pour les vaccins, je vous laisse à vos certitudes, mais au passage ne confondez pas professeur agrégé de biologie et chercheur scientifique (on peut être les deux, mais ce n'est pas son cas).
Écrit par : Pénélope | 11 mai 2011
@ PPM00 & Usclade & Pénélope : et, bien ma foi, merci pour ce débat qui est hélas un peu éloigné de ce que mon billet avec voulu en premier lieu. J'aurais aimé évidemment un peu plus de canaillerie et licence et de lubricité vu le parti-pris de ma note mais ce sera pour une autre fois ! je déclare le débat clos sinon ma boite va exploser. Si vous souhaitez continuer les échanges en aparté, PPM00 vous a grâcieuseemnt confié son adresse. Maintenant, un peu de légèreté, hein ! Merci à vous trois.
Écrit par : Gicerilla | 12 mai 2011
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