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<title>ELLE - Dans le bain ou dans le pétrin ?</title>
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<updated>2009-11-03T21:00:25+01:00</updated>
<published>2009-11-07T05:50:00+01:00</published>
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<summary>        Allez ma fille, soit courageuse !      C'est ainsi que je me...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/1481240494.jpg&quot; alt=&quot;baignoire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2080734&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Allez ma fille, soit courageuse !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que je me secouais, tentant sans enthousiasme de stimuler en moi la fibre astiqueuse. Oui, la fibre astiqueuse ! C'est une fibre que nous avons tous, en plus ou moins grande quantité, tissée dans nos tissus à l'instar de la fibre musicale, la fibre paresseuse, la fibre matheuse etc. Chez moi, je soupçonne la fibre astiqueuse de ne pas avoir été généreusement distribuée à ma naissance. La Fée concernée devait s'astiquer ailleurs quand je suis née. Bref, me voilà tentant de ranimer ladite fibre, endormie&amp;nbsp;assurément, car une montagne de chaussures n'attend que son réveil pour éblouir encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bon, j'y vais. Et comme je fais ce genre de chose avec application,&amp;nbsp;je m'équipe comme une pro. Cirages, brosses à reluire, chiffons de toute sorte, gomme, graisse de bœuf et autre lotion nourrissante, toute chose indispensable à cet ambitieux projet. J'étale sur le carrelage de la salle de bain de vieilles feuilles de journaux et dispose en rang d'oignons que je n'ai pas les paires qui s'impatientent.&amp;nbsp;Je remonte mes manches, c'est parti, on ne peut plus m'arrêter. Je décrotte et je dépoussière, je tartine et je crème, je frotte et j'astique, une véritable machine aux rouages bien huilée. Des images des &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes&quot; title=&quot;Les temps modernes&quot;&gt;&quot;Temps modernes&quot;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; me viennent à l'esprit et pour une peu, avec du cirage, &amp;nbsp;je me dessine une moustache !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes souliers frétillent d'être étrillés, ils ne brillent pas, ils rutilent mieux que les chromes d'une Jaguar. Enfin, arrive le moment de la touche finale, un voile d'imperméabilisant. Noir. Pour ne pas souiller le carrelage, me vient la bonne idée de pulvériser les chaussures au-dessus de la baignoire. Je bombe comme une artiste, le geste large, le geste leste, le geste créatif. Je jongle, je tourne et je retourne encore. Une forme de jubilation m'habite et je souris niaisement.&amp;nbsp;L'émail de la baignoire se macule de giclées noires au gré de ma fantaisie, je suis insatiable toute entière&amp;nbsp;dédiée à mon entreprise.&amp;nbsp;Ah, quelle extase de faire de la bel ouvrage !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai fini. Je constate les dégâts : ma baignoire ressemble à une pièce d'art contemporain. Plus audacieux que l'urinoir de Marcel Duchamp, plus révolutionnaire&amp;nbsp;que les projections de Jackson Pollock, voici la baignoire zébrée de Gicerilla. Mais il va bien falloir que je nettoie. &lt;em&gt;&quot;Et hop, un p'tit coup de Top's et le tour est joué !&quot;&lt;/em&gt; me dis-je en pulvérisant consciencieusement les zébrures. Hélas, trois fois hélas, les&amp;nbsp;marbrures noires ne s'effacent pas ! &lt;em&gt;&quot;Pff, ce n'est rien&quot; me dis-je comme pour me rassurer &quot;j'ai le Cillit Bang surpuissant, une formalité !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas toujours, le Cillit Bang échoue lamentablement. Une inquiétude s'insinue, vicieuse, dans mon cerveau me susurrant &lt;em&gt;&quot;Ma fille, il va falloir racheter une baignoire...&quot;&lt;/em&gt; Je me précipite dans la buanderie. J'enfile mes&amp;nbsp;gants de ménage et ramasse au passage&amp;nbsp;le White Spirit, Le K2R, l'Eau Ecarlate, c'est sûr, je vais y arriver. Me voilà penchée sur la baignoire comme une orante devant son dieu. Je tente le&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Coemētērium librorum</title>
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<updated>2009-11-03T21:31:14+01:00</updated>
<published>2009-11-04T05:49:00+01:00</published>
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<summary>              La triste liste s'allonge.      Je n'aime pas ça. Une forme de...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/800087588.jpg&quot; alt=&quot;bibliotheque.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2075195&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;La triste liste s'allonge.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'aime pas ça. Une forme de sens du devoir m'oblige. Mais parfois, impossible de m'obliger. Pourtant rien ne me désole plus que de raccrocher. Comme le boxeur les gants au vestiaire sur une défaite. Chaque livre reposé sur l'étagère est pour moi un échec. Oui, un échec car je me dis que d'autres l'ont aimé puisqu'il est publié et qu'il doit bien valoir quelque chose. Pourtant, combien de fois ai-je refermé les pages d'un livre à la couverture prometteuse, m'indignant qu'on ait pu imprimer un tel amas d'inepties ennuyeuses. Car pour me captiver, pour capter mon attention il ne suffit pas de faire des phrases ciselées. On peut éventuellement tenter d'y mettre de la maestria pour un instant m'éblouir mais hélas, trop souvent il n'y en a même pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis toujours interrogée de savoir quelle était cette espèce de loyauté mal placée (mais peut-on appeler cela &lt;em&gt;&quot;loyauté&quot;&lt;/em&gt;) qui fait que je ne peux bouder sans culpabiliser un livre offert. Car ceux qui prennent la poussière sont, pour la plupart, des cadeaux que l'on m'a faits. Serait-ce une forme de révérence devant l'objet, comme une métaphore du savoir inaccessible, du mystère devant lequel je dois impérativement m'incliner ? Je ne sais pas, mais je répugne à&amp;nbsp;abandonner la lecture d'un bouquin qui me fait suer. Mais au fond, la véritable question n'est-elle pas de savoir comment on peut produire un bouquin chiant, et pire encore, comment peut-on l'éditer ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste s'allonge. Hier dans une tentative plus mue par la loyauté que par la curiosité j'ai ouvert pour la première fois le livre offert par N* à noël. &lt;em&gt;&quot;N'oublie pas d'être heureuse&quot;&lt;/em&gt;. Le titre résonnait pour moi&amp;nbsp;comme une prophétie. N'est-ce pas ce que je fais en ce moment ? Oublier de tenter d'essayer de peut-être être heureuse ? Sans me le dire, j'anticipais que ce livre serait peut-être comme une révélation, vous voyez. De celles qui ont fait de la Pucelle une héroïne. Je l'ouvre. En première page, une citation de Shakespeare de bon aloi &lt;em&gt;&quot;Car rien n'est en soi bon ou mauvais, la pensée le rend tel.&quot;&lt;/em&gt; (Hamlet, acte II, sc.2).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une telle vérité ne pouvait qu'augurer d'un roman de qualité. &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;Ma mère disait &quot;n'oublie pas ton chapeau.&quot; Mon père disait &quot;n'oublie pas d'être heureuse&quot;,...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Pourquoi dès la deuxième ligne j'ai l'intuition que je vais m'ennuyer. Je m'accroche pourtant car mes plus belles amitiés n'ont-elles pas commencé sur un conflit ? &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;C'était à la fois simple et plus compliqué : attraper le bonheur comme un gilet dans un placard.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Ca y est. J'ai décroché. Je referme le livre déjà condamné à rejoindre la multitude de ceux qui prennent la poussière sur les étagères de la bibliothèque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je m'amuse à les énumérer comme on tente de compter ses anciens amants qui justement n'ont pas compté. Ces ouvrages ne me laisseront pas plus de souvenirs.&amp;nbsp;Un, deux, trois, six...&amp;nbsp;&lt;em&gt;Truismes, Mes mauvaises pensées, La possibilité d'une île, La conversation amoureuse,&amp;nbsp; La maîtresse des épices,&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Çatagamor</title>
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<updated>2009-11-01T09:15:55+01:00</updated>
<published>2009-11-01T05:52:00+01:00</published>
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<summary> &amp;nbsp;           &amp;nbsp;    Parce que je ne pouvais pas lui refuser, j'ai dit...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1324673696.jpg&quot; alt=&quot;tagentredeuxeaux.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2067222&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parce que je ne pouvais pas lui refuser, j'ai dit oui à &lt;a href=&quot;http://entre2eaux.hautetfort.com/archive/2009/10/26/6092802919f186144a63e7e3fa516a96.html&quot; title=&quot;Entre deux eaux&quot;&gt;Oh!91&lt;/a&gt;. Voilà la suite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Quoi ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce petit mot là, on l'appelle pronom interrogatif, avait jailli de ma bouche dans un bouquet d'incrédulité. Quoi ! Si j'avais pu articuler séparément chacune des lettres qui le composent, je l'aurais fait mais, ici, point de diphtongue ou de triphtongue à l'anglaise. Pourtant, d'anglais il était bien question. Enfin, d'Anglais, avec un A majuscule. Ou était-ce avec un S majuscule, S comme Sexe ? Les deux mon capitaine, car tel était son grade. &lt;em&gt;&quot;Quoi, tu l'as fait ?&quot;&lt;/em&gt; Isabelle me regardait avec des yeux pleins de fierté. Oui, Isabelle, dix-huit ans, ma bonne amie de l'époque venait de &quot;le faire&quot; avec un capitaine des Marines de sa majesté la Reine d'Angleterre ! Venait de &quot;le faire&quot;. Un verbe et un pronom encore, rien de plus, avaient suffit pour que je comprenne. Un verbe et un pronom lourds de sens. Oui, il s'agissait bien des sens justement. Et moi, vierge encore, je la regardais comme une cadette regarde son aînée, avec une forme de respect et de jalousie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous étions en Angleterre, rejouant pour un autre été le film version masculine d'&lt;em&gt;A nous les petites&amp;nbsp;Anglaises&lt;/em&gt;. C'était l'époque de mes vacances linguistiques. Il était en effet beaucoup question de langues, à tout bout de champ à un âge où on a à cœur de les pratiquer, mélangées de préférence. Le cœur n'avait pas vraiment sa place dans ces échanges-là et seuls un intense apprentissage de nos corps et&amp;nbsp;la recherche du plaisir inconnu nous motivaient. Le plaisir. Le mythe d'entre tous les mythes. Jouir. Le verbe d'entre tous les verbes. Mystère. Nous n'étions pas très romantiques. Enfin, un peu tout de même, mais nous jouions plus que nous m'aimions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle m'avait lancée un défi sans me le dire. Elle était devenue femme sans m'avoir attendue, nous qui faisions toujours&amp;nbsp;tout en chœur et&amp;nbsp;en quasi synchronie. Elle m'avait devancée, j'allais la rattraper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On l'appelait Woody. Il était Marine aussi. Un joli blondinet, petit gabarit mais bien découplé, gueule d'ange aux yeux bleus. Il m'avait séduite et nous flirtions depuis quelques jours. A cet âge, quelques jours&amp;nbsp;étaient aussi longs qu'une vie de mariée. Quelques jours ressemblaient&amp;nbsp;presque à un engagement. Je lui plaisais bien plus qu'il ne me plaisait. Il me convoitait comme le péché.&amp;nbsp;Alors, le soir même de l'annonce faite par Isabelle, j'ai décidé de lui dire oui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, le cauchemar. Comment fait-on l'amour quand on ne sait pas ce qu'il faut faire ? Comment fait-on l'amour quand l'autre n'en sait pas beaucoup plus que soi ? Mais il fallait que cela se passe. J'étais prête à tout. Je voulais le lendemain déclarer à mon amie que nous faisions dorénavant partie des initiées, elle comme moi. Ce fut rapide et maladroit mais avec beaucoup de délicatesse et de tendresse. Des timidités qu'hélas je ne retrouverai jamais plus. De ces hésitations tremblantes qui font battre le cœur à tout rompre&amp;nbsp;et mettent&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Tout est question de pot</title>
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<updated>2009-10-26T20:11:45+01:00</updated>
<published>2009-10-29T05:11:00+01:00</published>
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<summary>     Il fait très froid ce matin et je frissonne en me dirigeant vers ma...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/538809789.jpg&quot; alt=&quot;le_corniaud.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2048300&quot; /&gt;Il fait très froid ce matin et je frissonne en me dirigeant vers ma voiture.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son bleu de Chine est cristallisé et ma Peugeot 206 ressemble à un étrange beignet glacé. Glacé, il va falloir gratter. Je m'introduis dans l'habitacle. Je m'introduis dans l'habitacle ? Voilà une drôle d'affirmation, presque contre nature et pourtant... A l'intérieur, il fait un froid polaire et je démarre le moteur à la hâte. Un inquiétant ronronnement accueille le démarrage. J'accélère sur place, le ronflement s'amplifie au point que je crains de voir&amp;nbsp;la tôle autour de moi&amp;nbsp;se disloquer, me transformant en un remake affligé &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corniaud&quot; title=&quot;Le Corniaud&quot;&gt;d'Antoine Maréchal&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et de sa 2CV ! Non, la 206 tient bon, son vrombissement&amp;nbsp;caverneux à chaque accélération ne semble pas empêcher ma progression. Soupçonnant que ma Titine file un mauvais coton, je me rends au travail à la vitesse d'un cortège funéraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus je conduis et plus je m'habitue à ce ronflement digne d'une forge de haut fourneaux. Je débouche enfin sur la longue avenue qui mène à mon bureau. Une ligne droite, presque parfaite, parsemée de 3 feux de circulation consécutifs. Dans dix minutes, je serai arrivée au bureau. Le premier feu passe au rouge. A l'arrêt, je m'amuse à accélérer car le bruit ronflant de ma voiture me donne l'impression d'être au volant d'un bolide. Comme une gamine, ou un type du 9-3 c'est selon,&amp;nbsp;je crée avec l'accélérateur des mélodies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soudain, une sensation d'écho me fait prêter l'oreille. Je me concentre ne comprenant pas le phénomène. C'est alors que je vois, positionner à ma gauche, une Ferrari&amp;nbsp;rouge aux chromes rutilants dont le conducteur, chauve et bedonnant, fait ronronner le moteur comme on caresse une courtisane. A mon tour, je joue de la pédale. Il tourne la tête vers moi et accélère encore, étonné il me semble que je fasse autant de bruit que lui. Il fait mine de démarrer, on sent qu'il retient les chevaux prêts à bondir sous le capot. Ma parole il me lance un défi ? Je fais de même, j'ai passé la première. Je me sens tendue comme une corde de piano. Je scrute maintenant le feu, il n'est pas dit qu'il passera le premier, non mais ! Le feu n'en finit pas de rougir et lui continue d'accélérer. Un véritable concert se joue en duo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le feu passe à l'orange, j'ai démarré la première, je passe la seconde et appuie de tout mon poids sur le champignon. Je décolle dans un bruit assourdissant.&amp;nbsp;Titine ronfle, ses 6 petits chevaux tentent de tenir la dragée haute à ceux, bien plus nombreux, de la Ferrari. Le chauffeur, évidemment agacé, me cloue sur place dépassant allègrement les 60 km/h autorisés. Mais le deuxième feu passe au rouge. Il pile dans un hennissement à effrayer &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89curies_d'Augias&quot; title=&quot;Les écuries d'Augias&quot;&gt;Augias&lt;/a&gt;. J'arrive quelques secondes après, haletante mais pas encore déshonorée. Je suis galvanisée. Le bruit de mon auto m'enivre, ce coup-ci, je vais le griller ! Sa Ferrari est rouge de colère et je l'imagine lui, cramoisi de se&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Féminité du bois</title>
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<published>2009-10-25T05:53:00+01:00</published>
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<summary>              &quot;Va avec ta cousine, la bassine est prête, allez, file !&quot;...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/996157359.jpg&quot; alt=&quot;source.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2018661&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Va avec ta cousine, la bassine est prête, allez, file !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est&amp;nbsp;8 heures du matin au cadran solaire qui décore la porte d'entrée. Dans la cour, Fanette a déjà disposé la grande bassine en fer blanc au milieu des poules qui sautillent. Le coq déréglé continue de chanter mais il y bien longtemps que les hommes sont partis aux champs. Louison approche en titubant sous le poids des deux brocs d'eau chaude qui pendent au bout de ses bras. Elle déverse l'eau fumante dans la bassine alors que Fanette ôte sa chemise. Au soleil rosissant, la peau blanche de Fanette semble luire comme de la soie. Les yeux écarquillés, Louison découvre&amp;nbsp;les courbes pleines et harmonieuses de sa cousine. Elle ne l'avait pas vue depuis bien longtemps et son regard&amp;nbsp;fasciné reste rivé sur sa poitrine lourde et ronde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Allez, Louison, viens donc avant que ça refroidisse.&quot;&lt;/em&gt;Timidement Louison se dévêt à son tour et entre dans bassine. Par pudeur, elle a replié les bras sur sa menue poitrine, à peine deux boursouflures ornées de tétons rose pâle. Fanette rit &lt;em&gt;&quot;Fais donc pas ta coquette, lève les bras que je te frotte partout. Allons bécasse, fais pas l'enfant !&quot;&lt;/em&gt; Elle obtempère et Fanette passe partout avec vigueur l'éponge pleine de&amp;nbsp;mousse &lt;em&gt;&quot;ah, mais c'est que ça commence à pousser...&quot;&lt;/em&gt; rigole-t-elle. &lt;em&gt;&quot;Tu parles, on dirait qu'ils ne veulent plus grandir. Ca fait des mois qu'ils sont comme ça. Moi, je les voudrais aussi beaux et gros que les tiens !&quot;&lt;/em&gt; se lamente la petite. &lt;em&gt;&quot;Ah, ça, pour que ça pousse faut aller à la source. Sinon, tu peux toujours attendre.&quot;&lt;/em&gt; Louison lui fait face, incrédule &lt;em&gt;&quot;à la source ?&quot;&lt;/em&gt; De l'air le plus sérieux qui soit et&amp;nbsp;le geste arrêté en chemin, Fanette la fixe dans les yeux &lt;em&gt;&quot;Oui, Louison, si tu veux deux seins bien ronds comme les miens, il faudra dès demain te baigner tous les jours&amp;nbsp;à la source, tu sais celle cachée derrière la ferme de la Folle. Moi, je l'ai fait et tu vois le résultat. Attention, il faut y aller au moins pendant trois mois, et toujours au soleil levant. C'est très important, sinon ça ne marchera pas.&quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Sur le visage de&amp;nbsp;Louison une lueur d'émerveillement élargit son sourire. &lt;em&gt;&quot;C'est vrai ?&quot; &quot;Ben, oui c'est vrai. Tu verras.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà plus de deux mois que Louison va dès l'aube naissante à la source. Il fait de plus en plus froid et elle pénètre dans l'eau glacée qui gargouille avec beaucoup de peine. Fanette ne lui à pas dit combien de temps il lui fallait rester alors elle s'est inventée une règle, elle compte jusqu'à 100. La fin du mois d'octobre a vu arriver un hiver précoce et la rosée maintenant craque&amp;nbsp;sous ses pas lorsqu'elle traverse le bosquet&amp;nbsp;derrière&amp;nbsp;la ferme de la Folle. La Folle. Elle ne connaît pas son véritable nom, juste ce surnom méchant. La Folle&amp;nbsp;parce qu'elle vit seule et parce qu'elle parle rarement aux gens. On murmure des tas de choses&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<name>Gicerilla</name>
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<title>ELLE - Gicerilla et le pot au lait</title>
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<updated>2009-10-22T23:14:56+02:00</updated>
<published>2009-10-22T05:55:00+02:00</published>
<category term="Billet d'humour" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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<summary>              Je lui avais&amp;nbsp;envoyé un simple&amp;nbsp;SMS.      Je...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1358400500.jpg&quot; alt=&quot;nobu.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2046936&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Je lui avais&amp;nbsp;envoyé un simple&amp;nbsp;SMS.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'attendais pas vraiment de réponse, le croyant à coup sûr dans l'autre hémisphère. Quelle surprise de recevoir le soir même une réponse &lt;em&gt;&quot;Diner, demain soir, 19h30 chez &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.noburestaurants.com/berkeley/index.html&quot; title=&quot;Nobu&quot;&gt;Nobu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ?&quot;&lt;/em&gt; Un simple oui, enthousiaste tout de même, avait été ma réponse. Le soir même, je me suis préparée sans pourtant en rajouter, vous pensez,&amp;nbsp;une si vieille connaissance...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout a débuté il y a 17 ans. Enfin, plus précisément, rien n'a débuté il y 17 ans car la première fois que nous nous sommes rencontrés c'était un lundi et je me mariais 5 jours plus tard. &lt;em&gt;&quot;Ah, non, Gicerilla, vous ne pouvez pas me faire ça&quot;&lt;/em&gt; s'était-il exclamé à l'annonce de mon proche mariage &lt;em&gt;&quot;vous auriez pu attendre !&quot;&lt;/em&gt;. Depuis toutes ces années, nous nous croisons ici ou là. Ce soir c'est à&amp;nbsp;Londres. Il fait partie des rencontres de ma vie qui sont restées pour moi un mystère. Aucune&amp;nbsp;pierre de rosette pour en déchiffrer la raison, mais vous me direz à juste titre &lt;em&gt;&quot;y a-t-il toujours une raison à nos rencontres ?&quot;&lt;/em&gt; Il n'est pas mon ami pourtant il m'est plus proche&amp;nbsp;qu'un frère en dépit de l'éloignement. Il n'a jamais été mon amant mais que de badinage entre nous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je l'attends&amp;nbsp;gentiment à la table qu'il a réservée. Il semble avoir perdu dans les brumes londoniennes sa légendaire ponctualité. Je regarde ma montre et au même moment je le vois fondre sur moi. Il n'a rien d'un aigle pourtant mais ses yeux de pilote m'ont immédiatement ciblée. Trois ans passés que nous nous sommes vus. Il me sourit, je le regarde. Nous nous embrassons ou plus exactement nous nous bisons. D'ailleurs à ce propos, les bisons se bisent-ils ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je l'étudie maintenant qu'il est installé en face de moi. Une petite voix&amp;nbsp;me murmure &quot;Tiens, il a grossi. Et puis il a beaucoup plus de cheveux blancs !&quot; Dans ma bouche cela se traduit par &lt;em&gt;&quot;Et bien, Jean-Jacques, vous avez bonne mine et vos tempes grisonnent, ça vous va&amp;nbsp;bien !&quot;&lt;/em&gt; Nous devisons comme de vieux complices car complicité il y a immédiatement. Jean-Jacques fait partie de ces hommes avec qui tout est facile. La tristesse, la gaité, le sérieux, la mélancolie, le silence ou la jubilation, tout cela se passe sans heurt. Facilité étonnante qui ne signifie rien. Il est divorcé avec un enfant dont il n'a pas la charge. Il a tout pour lui, éducation, érudition, délicatesse et élégance mais jamais il ne m'a attirée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et alors que je le fais parler de lui, ce qu'il fait toujours avec réticence, j'apprends qu'il possède un 160 m2 dans le quartier de Park Lane. &lt;em&gt;&quot;Non, 160 m2 à Londres ?&quot;&lt;/em&gt; Mes yeux doivent être écarquillés avec le sigle £ qui clignote au centre de mes pupilles &lt;em&gt;&quot;Non, c'est vrai ?&quot;&lt;/em&gt; Et moi de me représenter la difficulté de trouver un appartement décent à moins de 500,000 £. Il me parle de ses dernières acquisitions en matière d'art contemporain et moi, sans&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<name>Gicerilla</name>
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<title>ELLE - La renaissance ou le châtiment mérité</title>
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<updated>2009-10-18T13:38:33+02:00</updated>
<published>2009-10-18T05:31:00+02:00</published>
<category term="Rubrique à brac" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="jean-louis bec" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
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<summary>     &quot;Mais ma Mère, je n'y suis pour rien !&quot;      Charlotte&amp;nbsp;a éclaté en...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/981616342.jpg&quot; alt=&quot;nonne.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2046674&quot; /&gt;&quot;Mais ma Mère, je n'y suis pour rien !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charlotte&amp;nbsp;a éclaté en larmes. Encore une vexation de la Mère Supérieure injuste jusque dans ses virgules et ses points d'exclamation. &lt;em&gt;&quot;Je vous avais prévenue&amp;nbsp;Sœur&amp;nbsp;Marie Hyacinthe, je ne devais plus vous voir lire ces sornettes. D'ailleurs, c'est bien la dernière fois que Pétronille amène ces ordures dans notre enceinte. Sortez maintenant et allez donc priez comme il se doit pour votre rédemption !&quot;&lt;/em&gt; Charlotte, devenue Marie Hyacinthe il y a cinq ans, court se réfugier dans sa cellule. Elle y sera consignée deux jours. Deux jours sans voir personne et à faire pénitence. Deux jours pour avoir lu &quot;Gala&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle a refermé sur le silence qui l'accompagnera 48 heures la lourde porte en bois vernis dont le guichet ressemble subitement à une guillotine. Elle a séché ses larmes et s'est agenouillée sur le prie-Dieu. Pourtant, nulle résipiscence ne vient car les images et les histoires du journal lui reviennent en mémoire. On frappe à la porte. Elle ne doit pas répondre. Elle se retourne et voit un papier glisser sous la porte, comme mu par sa propre volonté. Elle se précipite sur le billet, intriguée. &lt;em&gt;&quot;Ne t'inquiète pas, ta soupe sera aussi goûteuse que d'habitude, j'y mettrai de la crème et dans ton pain noir je glisserai une vache-qui-rit à l'intérieur, elle n'y verra que du feu. Signé : Pétronille.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'agacement dans lequel l'a plongée la dureté de la Mère Supérieure l'empêche de prier son Dieu avec l'humilité qui convient. Elle le rejoindra plus tard. Il saura l'attendre car il sait bien que ses intentions sont pures et que son amour pour lui est inaltérable, comme gravé dans sa chair, et ce n'est pas un &quot;Gala&quot; qui la détournera de lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Mère Supérieure a fait irruption dans l'office, plus belliqueuse qu'une troupe de Cosaques. Sa démarche énergique fait voler les pans de sa robe noire tels des corbeaux de mauvais augure. &lt;em&gt;&quot;Pétronille !&quot;&lt;/em&gt; Le prénom a fusé comme une torpille. Sortant de la resserre la cuisinière affiche une expression contrite, démentie par l'étincelle impertinente qui luit dans son regard. &lt;em&gt;&quot;Pétronille, combien de fois vous l'ai-je dit, pas de magazines féminins dans cette enceinte. Vous rappellerai-je que vous êtes ici dans un couvent et que les choses séculières n'y ont pas droit de cité ?&quot;&lt;/em&gt; La cuisinière s'essuie les mains nerveusement sur son tablier bleu de toile rude. Elle sait au fond qu'elle risque sa place. &lt;em&gt;&quot;Oui, ma Mère, je vous demande pardon.&quot;&lt;/em&gt; Elle n'ose regarder celle qui la tance de peur de trahir sa fausse repentance. &lt;em&gt;&quot;S'il doit y avoir une prochaine fois ma fille, je vous préviens, c'est au Pôle Emploi que vous irez exercer vos talents !&quot;&lt;/em&gt; Dans la bouche de la moniale ces mots résonnent comme les pires tourments de l'enfer, même si&amp;nbsp;aux pôles d'habitude&amp;nbsp;il fait plutôt froid. &lt;em&gt;&quot;Oh, non, ma Mère, comptez sur moi.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le soir de la rebuffade,&amp;nbsp;Pétronille retrouve son amant Gaston et lui raconte toute l'histoire. &lt;em&gt;&quot;Sais-tu ce qu'elle répète&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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