<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>Gicerilla - billet_d_humeur</title>
        <description>Gicerilla</description>
        <link>http://gicerilla.hautetfort.com/billet_d_humeur/</link>
        <lastBuildDate>Thu, 07 Aug 2008 07:20:34 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/06/01/elle-la-vie-affabulee.html</guid>
                <title>ELLE - La vie affabulée</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/06/01/elle-la-vie-affabulee.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 06:18:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1046063&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/1812117146.jpg&quot; alt=&quot;1812117146.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1046063&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il parait qu'en grandissant on devient adulte.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui bien sûr, en grandissant on arrive au terme de son développement, du moins en terme de dimensions. Mais ne serait-ce pas plutôt en vieillissant, en devenant plus mature qu'on est un véritable adulte, car la taille ma foi n'a rien à faire dans tout cela ?&amp;nbsp;Peu importe la taille, d'ailleurs, c'est bien connu. Et puis la valeur n'attend pas le nombre des années. Mais je digresse là. Pardon, je reprends.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On prétend que l'âge nous rend plus savant, non pas forcément par le biais d'études acharnées car même les cancres deviennent&amp;nbsp;adultes&amp;nbsp;un jour, mais par les expériences que l'on vit. L'âge nous rend plus mature&amp;nbsp;comme le fruit sur la branche qui, au fil du temps, capte du soleil et de tous les éléments qui l'entourent ce qui fait toute sa valeur.&amp;nbsp;Pourtant ce que l'on devient n'est pas seulement la somme de ce que nous nous sommes fait vivre, mais c'est aussi (surtout ?) la somme des dividendes reçus au titre de notre éducation avec les principes qu'on nous a inculqués. Il y a les valeurs familiales, ou hélas leur absence, qui nous modèlent aussi. Et lorsque je contemple notre société, la carence d'éducation m'apparait toujours plus flagrante, toujours plus affligeante. La génération qui me suit témoigne au travers de ses envies, des manques évidents&amp;nbsp;vécus comme autant de handicaps pour devenir des adultes et se construire en&amp;nbsp;hommes responsables&lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;Le goût de l'effort en particulier est devenu une saveur en perdition et trop peu la savoure et en apprécie tous les parfums.&amp;nbsp;Et la société, sorte de Mère palliative, Mère Noël aussi à ses heures qui tente de nous faire croire aux contes de fées, entretient chez les jeunes le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Peur_de_grandir&quot; title=&quot;Syndrome de Peter Pan&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;syndrome de Peter pan.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp; Ces réflexions, bien superficielles je l'avoue, m'assaillent ce matin avec une force inaccoutumée. Serais-je en train de devenir un vieux con ? Oui, dirons les narquois, c'est imparable, chaque jour un peu plus je le deviens puisque c'est dans ma nature et il n'ira pas en rajeunissant... Mais au-delà de cette vulgaire évidence, je m'inquiète de savoir si mon heure a déjà sonné vu l'état de mes réflexions !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quoiqu'il en soit, je découvre par hasard mais avec perplexité une émission diffusée par M6. Mes yeux s'écarquillent en points d'exclamation interloqués. Moi qui au départ cherchais MTV, me voilà à regarder&amp;nbsp;un des&amp;nbsp;prodiges&amp;nbsp;de notre société.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.m6.fr/cms/display.jsp?id=p2_789984&quot; title=&quot;D&amp;amp;CO&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;D&amp;amp;Co&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ou comment faire croire aux foules ignares que la vie, c'est ça ! Vous vivez dans un cagibi ? Vous ne savez rien faire de vos dix doigts ? Vous voulez le ou la surprendre à peu de frais et surtout en ne déversant pas des litres de votre huile de coude ? Voici M6 la fée qui vous propose de remodeler au goût du jour votre studio ou son appartement.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Avec une baguette magique et surtout l'argent d'annonceurs dispendieux, une équipe de professionnels organise en un temps record (forcément c'est magique) la réfection de votre antre.&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/06/15/elle-petite-lecon-d-arythmetique.html</guid>
                <title>ELLE - Petite leçon d'arithmétique</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/06/15/elle-petite-lecon-d-arythmetique.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 06:17:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077228&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/1090932928.jpg&quot; alt=&quot;chiffres.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077228&quot; /&gt;&lt;br /&gt; A bien y&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;réfléchir la vie n'est qu'une histoire de chiffres.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De tous temps on a mis en équations plus ou moins savantes, plus ou moins pénétrantes des faits de la vie. Les chiffres triturés pour leur faire dire leur science. Les chiffres additionnés, divisés, soustraits ou multipliés pour rationaliser des événements aléatoires, décrypter les mystères de la vie, expliquer des hasards comme s'ils n'en étaient pas, comme s'ils étaient en réalité le résultat d'opérations mathématiques mises au point par des Dieux espiègles ou cinglés. Formules magiques pour découvrir LA martingale, la prochaine éclipse de lune, les chiffres du loto, le prochain tremblement de terre...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous sommes cernés par les chiffres comme des sentinelles qui veillent sur nous ou ne&amp;nbsp;serait-ce pas plutôt qu'ils nous emprisonnent ? Ils viennent facilement à nos lèvres pour exprimer des idées, étayer des concepts ou appuyer des théories comme des vérités imparables puisque 1 plus 1 sont deux ! On croit les manipuler, mais ils nous manipulent. On croit les faire parler mais,&amp;nbsp;même sous la torture, ils ne font que&amp;nbsp;dire ce que nous souhaitons lire en eux. Statistiques à l'infini, probabilités improbables...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ils nous classifient, nous caractérisent. Organisateurs de listes sans fin, ils dévoilent aux yeux étrangers des points clé à l'instar du génome humain. 1 l'homme, 2 la femme. 2..0375114183. Treize chiffres qui disent tout de moi, même à des inconnus qui peuvent déchiffrer en un instant la catégorie dans laquelle je me situe, sans rien savoir de moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Et ce soir me voilà à suffoquer&amp;nbsp;sous leur poids. Subitement ils s'imposent&amp;nbsp;à moi et me font paniquer. Ils&amp;nbsp; me dessinent de leurs nombres infinis un futur sombre et sans espoir. Je ne les ai jamais beaucoup aimés. Ils minimisent de trop et ôtent rapidement notre part d'humanité. Combien tu&amp;nbsp;gagnes ? Combien tu pèses ?&amp;nbsp; Combien de ci, combien de ça. Nous ne sommes que des sommes. Rien en somme, si la somme de ce que nous sommes ne vaut rien sur l'échelle de valeurs erronées de notre civilisation déjantée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grâce à eux toujours, comme des délateurs, je peux me diriger dans n'importe quel pays, dans n'importe quelle ville ou rue. Longitude, latitude, code postal, numéro de la rue, du bâtiment, de l'escalier, de l'étage... Ils ciblent, localisent, entourent, cernent.&amp;nbsp;Ils nous investissent tels des détectives de clés chiffrées qui ouvrent toutes les voies et surtout celles de l'égarement astucieusement déguisées par ces fameux chiffres qui ne sauraient mentir puisqu'ils participent aux choses scientifiques. Des effluves de crédibilité inébranlable suintent de chacun d'eux et notre instinct est souvent, à tort, refoulé au profit de leur vérité.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Et voilà les chiffres qui égrènent leurs chapelets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;815 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: maroon; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;28 mois que je n'aime plus.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;2,3 millions d'enfants atteints du sida dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: maroon; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;854 nuits que je n'aime plus.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: maroon&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;126 millions de £ pour le plus gros lot d'Euromillions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: maroon; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;20,496 heures que je n'aime plus.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;3 330 espèces animales et végétales menacées d’extinction&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/05/27/elle-lorsque-le-bruit-devient-violence.html</guid>
                <title>ELLE - Lorsque le bruit devient violence</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/05/27/elle-lorsque-le-bruit-devient-violence.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Thu, 29 May 2008 06:24:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1038209&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/2109496843.jpg&quot; alt=&quot;849374799.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1038209&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le TGV répète inlassablement le couplet familier des wagons qui frottent l'air de leur silhouette fuselée.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Douce friction à toute vitesse qui absorbe le staccato habituel du train. A coté de moi, un couple de collègues parle inlassablement en anglais. Le Français, avec son accent exécrable, envahit sûrement mon crâne de ses mots mal prononcés. Sa voix à des tonalités désagréables amplifiées par la nuisance qu'à mon oreille ses propos sont. Son vis à vis indien lui répond d'une voix mélodieuse et mêle ses mots intrusifs à ceux du Français. Ils empoisonnent les pensées qui m'occupent au point de les pousser au-dehors et s'imposent en moi alors que je n'aspire qu’à un silence d'église. Ils sont intarissables et je deviens dingo. Je ne peux même plus penser en paix et focaliser mes yeux sur l'image de celui que je viens de quitter.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est des rencontres improbables qui vous rendent heureux par leur fugacité et je voudrais jouir encore un instant, le temps d'un court parcours de train&amp;nbsp;de ses yeux noirs et de ses lèvres qui me répètent des mots anodins qui pourtant me comblent de plaisir car, même s'ils sont sans lendemain, ils sont vrais. J'ai envie d’asséner à ces fâcheux&amp;nbsp;une réflexion bien contondante histoire d'assommer une fois pour toutes leurs mots importuns et toujours plus nombreux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me surprends à noter que dans certaines situations de&amp;nbsp;notre vie, l'existence des autres peut devenir nuisance lorsque des bavardages débridés, des cris intempestifs, des raclements de gorge écœurants et autres dégustations de pop-corn viennent polluer un état de concentration qu'on voudrait vierge de toutes interférences (l'enfer, parfois, c'est les autres !). Qui n'a&amp;nbsp;jamais ressenti ce besoin urgent ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et sans être misanthrope, la vie qui m'entoure dans ce wagon ne me réconforte pas dans un moment où pourtant je me sens seule. Au contraire, cette vie babillante m'envahit, m'oppresse et m'amène au bord d'un gouffre où j'ai peur de tomber en hurlant car là, j'ai envie d'hurler &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;fermez-la ! Laissez-moi jouir du silence. J'ai besoin de silence pour dépasser cet état de tristesse qui ne dit pas son nom et qui m'étreint... Offrez-moi le silence comme on en offre une minute par respect à un disparu, à une cause dramatique... S'il vous plaît !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Dans un mouvement d'humeur, j'attrape mon Ipod et choisis les Chœurs de l'ex Armée Rouge. Que les voix magnifiques de ces mâles chassent comme du temps de Napoléon les envahisseurs outrecuidants.&amp;nbsp;Que des musiques de garnisons s'immiscent en moi au rythme des tambours et aillent crescendo à l'assaut de mes oreilles enfin rendues sourdes&amp;nbsp;à ces mots parasite qui m'empêchent de penser à lui. Je tourne, agacée, le volume au maximum. Exploser mes tympans plutôt que de laisser une seconde de plus ces deux hommes et leur conversation insipide piétiner la place&amp;nbsp;qui lui est réservée.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et la voix du ténor commence son solo rapidement rejointe par le groupe qui l'entoure. Un enflement progressif mais lent de voix magistrales et de cuivres percutants montent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/27/elle-facon-bridget.html</guid>
                <title>ELLE - Façon Bridget</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/27/elle-facon-bridget.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 06:08:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-989169&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/506030523.jpg&quot; alt=&quot;690166923.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-989169&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; Aujourd'hui je me sens très Bridget.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A première vue, on pourrait penser qu'un monde nous sépare. Elle est blonde, je suis brune. Elle est ronde, je suis mince. Elle se gave de douceur, je me gave de macadam. A chacune sa méthode. Elle se remplit pour combler ses manques. Je cours pour laisser derrière moi ce que je n'ai pas. Mais au final, la quête est la même. Elle attend, enfouie sous des pilous informes, l'amour qui ne vient pas et moi je cours au devant de celui-ci en&amp;nbsp;une course effrénée qui elle seule sait faire battre mon cœur. Oui, elle et moi, même combat.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais elle, elle&amp;nbsp;a pour elle l'humour anglais qui sait rendre risible le pire de ses drames et lorsqu'elle se mouche dans des tonnes de kleenex, elle devient presque jolie avec son nez rouge et morveux. Et moi, j'ai contre moi l'impétuosité méditerranéenne qui transforme tout en mélodrame et qui rend mes larmes risibles comme celles des pleureuses égyptiennes qui se lacéraient le visage. Elle pleure gaiement. Je pleure tragiquement. Ni Corneille&amp;nbsp;ni Racine réunis ne sauraient retranscrire dans leur langue rimée&amp;nbsp;les émois de mon âme et Bérénice et&amp;nbsp;Andromaque sont de bien piètres tragédiennes au regard de mes drames. Et aujourd'hui encore, reine de la crise paroxysmique, me voilà à&amp;nbsp;tomber sous le charme délétère des paroles de Brel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et pour que le compte y soit, je me passe en boucle&amp;nbsp;ses chansons les plus poignantes, celles qui me laissent décomposée et haletante. Je ne crois pas avoir&amp;nbsp;connu jamais&amp;nbsp;homme capable de dire avec des mots, des mots simples, des mots taraudant comme une vrille qui doucement&amp;nbsp; perce le cœur, les regrets de l'amour, les élans de l'amour, les souffrances de l'amour, les beautés de l'amour...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et me voilà buvant, tel un Socrate auto-sacrifié, toutes ces paroles qui me&amp;nbsp;dépeignent à l'envi&amp;nbsp;ce que je n'ai. Et comme toujours, je me noie dans mes propres larmes et je m'y complais. Complaisance avérée avec son propre malheur. Celui que l'on construit parce que tellement plus facile à bâtir que son bonheur. Complaisance insupportable mais pourtant indulgence nécessaire avec soi-même pour ne pas couler totalement.&amp;nbsp;Je ne sais pas d'où me vient cette nature toute en extrêmes.&amp;nbsp;Association maléfique de planètes à la naissance ? Sensibilité démesurée qui&amp;nbsp;fricote avec la sensiblerie ? &amp;nbsp;Et je me prends à rêver que, artiste maudit, je sais enfin utiliser cette énergie pour créer des merveilles qui vous bouleverseraient plutôt que de proposer ici des notes radotantes qui ne font que geindre et se lamenter.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Voilà sur quoi je m'émeus. Voilà sur quoi je sombre. Mais comment résister aux émotions que de pareils cris peuvent susciter ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La chanson des vieux amants&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; Bien sûr nous eûmes des orages&lt;br /&gt; Vingt ans d'amour c'est l'amour folle&lt;br /&gt; Mille fois tu pris ton bagage&lt;br /&gt; Mille fois je pris mon envol&lt;br /&gt; Et chaque meuble se souvient&lt;br /&gt; Dans cette chambre sans berceau&lt;br /&gt; Des éclats des vieilles tempêtes&lt;br /&gt; Plus rien ne ressemblait à rien&lt;br /&gt; Tu&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/06/elle-vie-de-chienne.html</guid>
                <title>ELLE - Vie de chien ?</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/06/elle-vie-de-chienne.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 06:21:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-944635&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/72332950.jpg&quot; alt=&quot;431511492.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-944635&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; La boutique a ouvert il y a peu de temps.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Sa devanture avantageusement dressée me faisait de l'œil depuis plusieurs jours mais je ne trouvais jamais le temps de m'y arrêter. Enfin, aujourd'hui j'ai pu&amp;nbsp;y pénétrer. En guise de sonnette, une clochette qui tintinnabule&amp;nbsp;dont les sons ricochent sur les murs luxueusement habillés.&amp;nbsp;Il y règne un silence d'église comme si le recueillement était impératif. La moquette est épaisse et absorbe le&amp;nbsp;bruit de mes talons sur le sol.&amp;nbsp;Mon regard se perd sur les&amp;nbsp;étagères, les portants et autres&amp;nbsp;supports variés et inventifs qui exposent à mes yeux éberlués des articles de toutes sortes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une dame sort d'un petit bureau discret caché au fond du magasin. Elle me dit bonjour avec un accent chantant et je me dis qu'elle n'est pas de chez nous. Elle arrive, avenante, un sourire&amp;nbsp;full wattage éclairant son visage. Le sourire qui dit &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;oui, tout est très cher ici, mais vous le valez bien, craquez...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Elle me demande à la recherche de quoi je suis et, pour justifier ma présence que&amp;nbsp;je sens au fond&amp;nbsp;de moi illégitime,&amp;nbsp;je me crois obligée de mentir &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;c'est pour faire un cadeau a une amie !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Alors là, le sourire devient béance et c'est tout juste si je ne lui vois ses entrailles tant elle anticipe déjà la somme astronomique de mes dépenses. Je suis complètement seule dans cette jolie boutique et apparemment perdue puisqu'elle décide de m'escorter pas à pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me dirige vers des étagères où sont posés des colliers de chiens en toile brodés de passementerie. Elle m'explique que tout est fait à la main par des artisans, italiens, parisiens... &amp;nbsp;Que les matières premières sont de première catégorie et que tout est dans la qualité de la finition, le souci du détail et de l'originalité. Je passe rapidement car la passementerie n'est pas ce que je veux. Jouxtant ces étagères, deux racks de colliers de cuir avec des laisses de toutes longueurs. Je l'interroge car il faut bien que je justifie ma présence. Je feins d'être intéressée et petit à petit je le deviens vraiment. En fait je suis comme hallucinée. Aucun mirage, aucun envoûtement ne saurait mieux que ces articles-là me laisser bouche-bée. &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;Et vous voyez là, cela se termine par un bracelet qui permet de le mettre au poignet et libérer la main. Dans un cocktail par exemple, si vous ne voulez pas vous en séparer. Mais attention, il convient uniquement aux petites tailles !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Je dois avoir les yeux écarquillés car elle insiste &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;oui, c'est intelligent comme création n'est-ce-pas et puis regarder les coloris, les matières, les finitions...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;J'abandonne le rack, irrésistiblement attirée par la deuxième salle. Un pan de mur complet expose des colliers d'une variété incroyable. Du cuir de toutes les couleurs. Des tissus siglés à l'anglaise, à l'italienne. Du racoleur. Du raffiné.&amp;nbsp;Des perles et des gadgets. Des brillants scintillants à rendre coquette la plus virile des camionneuses. Je commencerais presque à fondre. Je me surprends même à&lt;/span&gt;&amp;#8230;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/03/elle-desespoir.html</guid>
                <title>ELLE - Désespoir ?</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/04/03/elle-desespoir.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Apr 2008 22:18:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-940350&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/1905914250.jpg&quot; alt=&quot;560059340.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-940350&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; Libérez-la de ses chaînes !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Venez avec une pince-monseigneur, avec une scie à métaux, un trombone à coulisses, on s'en fout ! Trancher dans le vif et tant pis si sa peau saigne de douleur. Arrachez ces bracelets de&amp;nbsp;fer qui maintiennent étranglés ses poignets, qui empêche son sang de passer. Son cœur pompe à vide. Il s'épuise, ouvrez les vannes, libérez le flot.&amp;nbsp;Passez aux chalumeaux cette cage de métal froid qui enferme son cœur pire qu'une Bastille imprenable. Profitez-en au passage pour griffer sa chair, qu'elle se réveille de sa stupeur. &amp;nbsp;Avec un flambeau éclairer le chemin qui mène à la vie. Mettez dans ses mains&amp;nbsp;blessées une pelote de fil solide comme filin et guidez-la vers la sortie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La belle est à bout. Plus envie de lutter. La belle s'en fout de demain si demain n'amène aucun vent frais, plein de pollen de vie. La belle s'en fout d'être encore jolie si ce n'est pour personne. La belle s'en fout de ses beaux mots qu'elle laisse traîner sur la toile comme les piètres&amp;nbsp;témoignages de sa petite vie. La belle ne voit plus la lumière des couleurs et Dieu sait qu'elles flamboient pourtant ces derniers temps, avec le printemps verdoyant qui arrive. La brune ne veut plus rien. La belle n'a plus le goût à rien. Il lui semble que son corps même se ligue contre elle et exprime tout ce qu'elle tait. Son corps se rebelle et lui dit d'écouter les maux qu'il lui crie pour qu'enfin elle comprenne. Mais la belle n'entend plus, elle à boucher tous les huis. Bientôt la belle va étouffer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous êtes tous bienvenus.&amp;nbsp;Elle ne&amp;nbsp;sera pas regardante sur les moyens, vu que la fin les justifie tous.&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Ferblantier, forgeron, plombier, couturier ou lanceur de couteau, tout sera bon pour trancher...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/03/19/elle-la-faucheuse.html</guid>
                <title>ELLE - La grande faucheuse</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/03/19/elle-la-faucheuse.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Mar 2008 06:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-913852&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/1107020448.jpg&quot; alt=&quot;523327684.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-913852&quot; /&gt;France Inter égrène comme tous les matins son rosaire de nouvelles plus ou moins gaies.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C'est bientôt le printemps et pourtant comme les feuilles à l'automne les décès sont annoncés à la pelle et je pense à Prévert. Ce poème m'a toujours mise mal à l'aise car de tous temps&amp;nbsp;je l'ai associé à la mort. Allez savoir pourquoi, les associations d'idées restent des mystères pour moi. Et ce matin encore amène son lot de deuils à endosser. Mon âme se met au mauve, pas celui des lilas, non, celui d'un catafalque. Il y a quelques jours on annonçait la fin de Lazare Ponticelli. Quelle vie !&amp;nbsp; C'est amusant cette pudeur de notre langue à dire les choses comme elles sont. Circonvolutions et autres métaphores, tout plutôt que de dire comme une grossièreté &quot;il est mort&quot;. &quot;Il nous a quitté, il est parti, il s'est en allé, il...&quot; Comme si la mort était un mot à ne pas prononcer en société si l'on est bien élevé. Comme si les expressions consacrées ôtaient de la douleur à ceux qui la subisse. Et derrière mon volant, toutes mes peurs de se précipiter à l'assaut de mon cerveau qui ne fait plus face.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La mort et moi on est fâché. Elle ne m'a pas amadouée, je ne l'ai pas apprivoisée. La mort et moi, nous jouons à cache-cache comme deux enfants espiègles. Elle joue à me faire peur et elle y réussit à chaque fois. Elle est rôdée depuis le temps. Et puis elle connait son pouvoir. Combien de fois&amp;nbsp;n'ai-je pas sursauté à son évocation, au bord du désespoir, au moment de l'endormissement, quand je relâche mes protections ? Elle est patiente et finaude. Elle guette au trou comme le renard sa proie. Et la voilà, malicieuse, qui se manifeste alors que je m'abandonne ! L'idée d'elle surgit et alternativement je tombe de la balançoire, je dégringole les marches d'un escalier sans fin ou je tombe dans un précipice dont le fond est noir et sans espoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et ce matin encore, confortablement installée dans l'habitacle,&amp;nbsp;j'ai peur de la voir surgir et que ma voiture soit une piètre cage de Faraday contre sa puissance foudroyante. Elle est polymorphe, la garce, et je ne sais quelle forme elle prendra quand mon tour viendra. Et je ne veux pas que mon tour vienne. Combien d'incantations n'ai-je pas prononcées depuis que je suis née pour l'effaroucher ? Des milliers ! Et dans le noir de ma chambre, ne l'ai-je pas défiée &lt;em&gt;&quot;jamais tu ne me prendras&quot;&lt;/em&gt;. Lazare a vécu tant d'années, envierais-je&amp;nbsp;son sort ? Suis-je donc si attachée à cette vie que la perspective de la perdre me fait paniquer ? Qu'a-t-elle donc de si fantastique, à bien y regarder, pour que je m'y accroche comme une naufragée à un esquif ? Rien, véritablement. J'ai enfin accepté que géniale jamais je ne serai et que jamais je n'apporterai&amp;nbsp;aucune invention fabuleuse ou un quelconque soulagement ou remède à l'humanité. Mon passage sur terre aura été&lt;/span&gt;&amp;#8230;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/31/elle-l-elegance-de-la-chair.html</guid>
                <title>ELLE - L'inélégance de la chair</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/31/elle-l-elegance-de-la-chair.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Tue, 19 Feb 2008 06:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/55861633f77793bed8532c48a435a34d.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;img name=&quot;media-800986&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/acde99d8cb92ee0eea512b11db9adf8e.jpg&quot; alt=&quot;aaa08ca1125b33f8ffb4984d2119a201.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-800986&quot; /&gt;Je me suis installée dans le salon attenant au lobby.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;lumière y est un peu crue, qui dessine en ombres verdâtres les moindres défauts des visages. Je suis assise confortablement dans un fauteuil tout au fond pour avoir une vue panoramique. Comme à mon habitude j'ai décidé d'observer pour quelques longues minutes la foule qui va et vient et de me remplir d'images d'humains. Mon carnet à spirale aux pages blanches et lisses clignent en ma direction, curieuses de la note que sur la chair je vais graver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La décoration n'a rien de remarquable et je soupçonne le même décorateur sans goût de démultiplier ses talents dans tous les Hilton du monde. Des colonnes néo-classiques en porphyre vert foncé tout droit sorties d'un péplum de Cinettà cassent la monotonie de ce salon rigide, moquetté de vert&amp;nbsp;fleuri, reste vraisemblable d'une manufacture anglaise de tapis des années soixante-dix. Je souris à l'idée d'Elizabeth II en train de barguigner avec son copain Beaudoin des kilomètres de moquettes avariées en dégustant goulûment quelques moules qui laissent sur ses doigts un fumet rabelaisien ! Je souris en imaginant le groupe Hilton se voyant imposer dans le cahier des charges l'acquisition de ces tapis. Bref !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les lumières rutilent de toutes parts et me font presque froncer les yeux. Quelques personnes paraissent sur des canapés profonds et le rire d'un businessman, fier de son trait d'esprit, fuse&amp;nbsp;et vient se ficher dans mes tympans. Il est le seul&amp;nbsp;à rire et nul doute que &lt;span style=&quot;color: blue; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L'abbé de Vilecourt&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; lui aurait fait savoir de la plus caustique des manières le manque de subtilité&amp;nbsp;dont ici il fait montre. Et, de temps en temps, sa montre en or Rolex darde sur mes pupilles&amp;nbsp;des éclats plus aveuglants qu'un morceau de miroir dans la main du naufragé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je regarde à&amp;nbsp;droite et repère deux hôtesses vêtues de noir. Une petite et une perche, toutes deux filiformes, badge sur le sein gauche, petit doigt sur la couture de la jupe, bas fumés, talons hauts. Elles font le pied de grue, ce qu'elles&amp;nbsp;ne sont pas même si, de prime abord, un chaland affamé pourrait s'équivoquer de les voir piétiner. Pourtant le chaland elles attendent, non pas pour le plumer mais bien pour le guider. Il y a une réception organisée ce soir. Soirée de gala si j'en juge par la mine de ceux&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;en groupe arrivent. En journaliste en herbe, je me tuyaute, la société &lt;em&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.essent.be/wallonie/bassetension/bienvenue&quot; title=&quot;ESSENT&quot;&gt;Essent&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt; reçoit. A voir arriver les couples on pourrait se méprendre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; S'agit-il de l'élection de Miss Ronde ou d'un séminaire Fleury-Michon ? Je regarde passer, incrédule, des femmes saucissonnées dans de jolis chiffons. La faille de soie, le satin, les shantungs les plus luxueux défilent sous mes yeux. Hélas, hélas, ce ne sont pas Gisèle, Kate ou Karen qui les mettent en valeur, mais de grosses jeunes femmes bien charnues, à la peau blanche bien tendue, bien plus plantureuses que les belles de Rubens, et c'est peu dire !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les seins débordent des bustiers&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/29/elle-la-femme-objet.html</guid>
                <title>ELLE - La femme objet</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/29/elle-la-femme-objet.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 06:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/10026a760289d89eeb5f9e787c0f71e1.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/af982d26192d69adfd4f647defc200ce.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-791722&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/af982d26192d69adfd4f647defc200ce.jpg&quot; alt=&quot;af982d26192d69adfd4f647defc200ce.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-791722&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Je ne suis pas la première mais j'espère ne pas être la dernière.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Je sens monter en moi des colères de suffragette, de révolutionnaire, mêlées de cynisme. De tous temps, il me semble, la femme a été l'objet d'humiliations infligées&amp;nbsp;par des hommes plus où moins puissants, au propre comme au figuré, cela s'entend. D'aucuns diront encore que je vois le mâle partout. Soit, et ce n'est pas une hallucination mais bien un constat et&amp;nbsp;l'hypothèse d'une part de frustration mâle ne peut-être écartée lorsque l'on constate les exactions arbitraires commises&amp;nbsp;par des hommes contre la femme&amp;nbsp;partout dans le monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne vais par réciter la litanie de tous ses maux. Je ne suis ni historienne, ni sociologue, juste une femme européenne parmi des millions de femmes qui observe avec irritation que notre civilisation ne tend plus vers une élévation des êtres mais stagne à des hauteurs mesquines. Quel poncif ce serait de répéter ici les procès déjà faits par de nombreux journalistes, éthologues et autres sociologues sur l'utilisation avilissante et indigne de la femme dans notre société de consommation, même si les ânonner finalement serait d'utilité publique&amp;nbsp;et permettrait peut-être à certains de mettre un frein à ces abus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le fait est que la femme, son corps et ce qu'elle représente servent d'alibi pour vendre à nos congénères des produits de toutes sortes sans prendre en considération le côté dégradant de telles propositions. Et que des femmes se prêtent au jeu me désole d'autant plus qu'elles entretiennent le mal. Car, si telle&amp;nbsp;Lysistrata,&amp;nbsp;plus aucune femme au monde n'acceptait de participer à cette mascarade bien souvent humiliante, alors peut-être verrait-on les hommes se rendre à la raison et cesser cette abjecte exploitation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Imaginez leur tête&amp;nbsp;s'ils devaient à leur tour se mettre à poil pour un oui ou un non, s'afficher tête à l'envers la balayette&amp;nbsp;à la main ou bien encore écouter, un air niais sur le visage, la plombière leur expliquer les méfais du calcaire sur la machine à laver. Ou pourquoi pas, comble de jubilation, regarder&amp;nbsp;un beau blond en maillot de bain chevauchant à cru&amp;nbsp;&amp;nbsp;un canasson sur la plage se prendre un gadin magistral ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais pourquoi subitement cette crise d'indignation ? Simplement parce que dans le dernier TGV Magazine, mes yeux se sont posés, incrédules, sur une publicité à me faire crier à l'outrage. Imaginez un instant que pour promouvoir sa dernière création, révolutionnaire bien sûr, la création, enfin il le pense, &lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://filmsdefrance.com/FDF_Le_Bonheur_est_dans_le_pre_rev.html&quot; title=&quot;Le bnheur est dans le pré&quot;&gt;Monsieur Francis Bergeade&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt; (Michel Serrault), directeur florissant&amp;nbsp;d'une fabrique de lunettes de &lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;WC, fasse appel à un publicitaire sans imagination, plus bonimenteur que véritable démiurge, pale copie de Séguéla.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Imaginez que celui-ci, dans un accès de créativité incroyable, élabore une acampagne encensant le produit dont&amp;nbsp;l'audace du design, la noblesse des matières seraient mis en exergue&amp;nbsp;sur fond de jardin romantique à l'anglaise. Ou non, encore mieux,&amp;nbsp;pour plus d'exotisme,&amp;nbsp;sur fond de jardin japonais avec étendue d'eau et petit pont à l'horizon. Oui c'est cela, bien sûr, l'épure du Japon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/22/elle-vague-a-l-ame.html</guid>
                <title>ELLE - Vague à l'âme</title>
                <link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/01/22/elle-vague-a-l-ame.html</link>
                <author>noreply@ (Gicerilla)</author>
                                                <category>Billet d'humeur</category>
                                                <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 03:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-788109&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/023cacee4405fee58c5c42cf7c2d2505.jpg&quot; alt=&quot;b19fe3723a75af3ddb69efa2fa746df5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-788109&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce soir j'ai du vague à l'âme.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Non pas l'âme vague, confuse, floue, incertaine, indéterminée. Non, non rien de tout cela.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas non plus une d&lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;ifficulté d'être passagère, un mal de vivre sans cause bien définie où se sont complus les Romantiques.&amp;nbsp; Non,&amp;nbsp;c'est autre chose car chez moi pas de complaisance mais au contraire de l'agacement de moi. Mais quoi ? Ce soir, là, alors que mes doigts agiles gigotent sur le clavier tentant de tracer des caractères qui révéleront le mien, mon âme est souffrante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;Je ne sais de quel mal elle souffre, mais elle souffre. Je suis confortablement installée devant l'écran de ma page avec une injonction puissante qui me saisit les mains et les oblige à taper ces mots. Quoi de plus parlant que l'image de&amp;nbsp;la digue qui craque sous la pression des eaux bien trop tempétueuses, bien trop boueuses, bien trop pesantes pour le renfort qui n'assure plus sa fonction et cède de guerre lasse. Mon intellect à beau s'arc-bouter, mes raisons venir s'appuyer à son dos pour le renforcer, rien n'y fait. Mon âme me dit &quot;laisse couler&quot; et la digue lâche. Je m'inquiète, je m'interroge, me secoue littéralement et je sens en moi des remous souterrains, dangereux qui remontent. Alors, je ne bouge plus. Je me tiens hiératique plissant les yeux pour ne pas pleurer. Non mais, je ne vais pas me laisser aller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;Tout va très bien. J'ai la santé, un bon travail bien payé, des amis qui raffolent de moi, des hommes qui m'aiment et me font la cour. J'ai le minimum vital et le superflu, j'ai, j'ai.... nom de dieu mais de quoi je me plains. Quel est donc cet élan incoercible qui fait que mes yeux s'embuent d'eau salée, mon intérieur se dissout et se rompt, grignoté par des sentiments inconnus sapant mes fondations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;Je me reprends, je me redresse, je respire. Mes raisons accourent encore. Elles sont nombreuses et convaincantes, encore une fois, elles vont y arriver, il suffit juste que je les écoute d'une oreille attentive. Que de leurs phrases bien rodées elles pénètrent, trompettantes, dans mon cerveau et y érodent mes pensées dévastées. Je me mets dans le silence, j'ouvre mes oreilles tout grand pour que mes raisons y plongent, mais non. Aucun traitement, aucun raisonnement ne peut abattre cette vague de vague à l'âme. Alors, dans&amp;nbsp;le dernier élan du lutteur épuisé&amp;nbsp;sur le sable, j'attrape ma bible, celle qui mieux qu'un Vidal va m'expliquer le pourquoi, le comment et sur son papier jauni révéler enfin ce que c'est que je vis et qui me fait tanguer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;Je lis&amp;nbsp; &quot;'âme, n.f. est issu du latin&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;anima&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;, qui a produit en roman puis en ancien français les formes&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;anima&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;(Xè s)&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;aneme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;(XIè s)&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;anme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;, dénasalisé en&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;ame&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;(XIè s. Le mot latin signifie &quot;souffle, air&quot; et remonte à l'indo-européen (sanskrit&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;aniti&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;&quot;il souffle&quot;) ; il est apparenté au grec&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;anemos&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;&quot;air&quot;. Le latin a très tôt distingué un principe mâle, supérieur l'&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;animus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;tlfcdefinition&quot;&gt;, et&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>