18 juillet 2008
ELLE - Ce qui aurait pu arriver N°5 - La déchirure

Tout avait recommencé par une email.
"Et si je vous invitais à dîner, vous diriez quoi ?"
Elle avait pesé le pour et le contre. Dans sa petite balance de femme échaudée elle avait mis la proposition dans un des plateaux avec la cohorte de ses désirs, envies inassouvies qui s'y était jointe sans y être invitée. Dans l'autre elle avait déposé ses raisons, ses peurs, ses humiliations précédentes et elle avait longuement pesé. Mais la femme en elle avait tout bazardé. On ne contraint pas une femme qui aime ou qui croit aimer. Elle avait répondu "oui".
Le rendez-vous avait été pris dans un restaurant de Lyon. Un bouchon aux nappes rouge et blanc comme il y en a tant. Gourmande, elle se fichait pourtant du lieu car ce qui comptait c'est qu'il ait eu envie de la revoir. Elle s'était préparée à une rencontre mondaine et à rien d'autre. Le temps passé avait érodé ses idées ridicules de désir commun, de plaisir partagé. Elle saisissait simplement la possibilité de parler enfin, de lui dire les mots vrais.
Elle arrive en retard, fébrile un peu car au fond elle se sent toujours émue par lui, même si elle refuse à le reconnaître. Question de sauvegarde. En entrant, elle scrute rapidement la salle et le voit au fond, assis de dos faisant face à la banquette qu'il a laissé libre pour elle. La table est située dans un angle et la banquette, protégée par un mur, ressemble à une alcôve. Elle s'approche de la table comme au ralenti et le serveur suit des yeux ses mollets gainés de bas noirs et ses hauts talons vernis. Elle est derrière lui et le miroir au-dessus de la banquette renvoie son reflet qu'il aperçoit. Il se lève lentement, se retourne et sourit. Il ne lui serre pas la main. Il ne l'embrasse pas non plus. "Asseyez-vous je vous en prie" est tout ce qui lui dit de sa voix de soprano moins grave que celle dont elle se souvenait. D'un geste de la main et reculant la table il lui fait signe de passer. Son cœur bat mais elle s'assied l'air de rien. Ils sont face à face. Elle scrute son visage. Il n'a pas changé. Toujours sa barbe de quelques millimètres savamment entretenue, son nez volontaire long et fin, ses lèvres peu ourlées mais bien dessinées et ses yeux noisettes. Il la regarde aussi. En fait, il darde ses regards qui la transpercent. Elle se sent épinglée à la banquette par ses yeux scrutateurs, clouée par des désirs endormis qu'elle croyait moribonds.
Ils consultent la carte et elle opte pour un pavé de bœuf qu'elle commande bleu. Elle a des goûts de carnassière. Elle cache bien son jeu sous sa silhouette longiligne mâtinée d'androgynie. Ses courbes à elle sont menues, comme esquissées. Il lui faudrait un sculpteur pour finir de la modeler. Elle regarde ses belles mains fines mais nerveuses qui feuillettent le menu. Elle se prend à les imaginer sur sa peau. Son cœur fait un bond. Elle s'en veut de ne rien contrôler, elle la cérébrale. "Mondain le déjeuner", se tance-t-elle "mondain, ma fille. Cesse de rêver, dis-lui enfin ce que tu veux lui dire. Remballe tes envies. Tu sais ce qu'il en est. Lui, il n'en a plus..." Il choisit une blanquette. Après tout, il n'y a pas de saison pour une blanquette.
"Excusez-moi" lui dit-elle en se levant mais il n'a pas le temps de déplacer la table. Elle s'est déjà levée et un petit cri de douleur lui échappe. Elle grimace et baisse les yeux. Il a tiré la table pour voir. Un accroc dans sa chair. Une petite balafre rouge sang dessine un trait au milieu de l'entaille ronde dans son bas. Un peu de sa peau dorée est libéré à sa vue. La déchirure palpite il lui semble alors que le sang sourd en un léger filet. Il regarde fasciné ce sillon rouge-rosé comme une béance de sa chair qui lui en rappelle une autre, plus profonde, plus chavirante. "Ça va ?" s'enquit-il finalement, la bouche subitement sèche. "Oui, ça pique mais je vais le nettoyer" Elle rigole "moi qui voulait être chic, me voilà bien fagotée avec mon bas déchiré. La jupe une fois debout devrait recouvrir la plaie. Je reviens tout de suite". Il la suit des yeux. La jupe noire dont la soie fluide balance au rythme de ses pas retient son regard qui balance avec. Il imagine le bas déchiré et une envie étrange le saisit de se mettre à genoux, de soulever l'étoffe et de lécher la plaie. De goûter son sang. De baiser sa chair ainsi dévoilée. Ses pensées la suivent jusque dans les toilettes qui l'engouffrent en refermant leur porte battante.
Elle est de retour. Il lui sert du vin, rouge carmin. Un Bourgogne qu'il a choisit pour elle. Le rouge revient hanter son esprit. Et alors qu'ils discutent légèrement, ses yeux ne savent quitter le verre qu'elle porte à ses lèvres rosées, le vin qui passe le bord de ses lèvres entrouvertes. Il imagine la chaleur du breuvage qui inonde ses papilles, qui dégouline dans sa gorge et échauffe son sang. Il la regarde. Il préfère les blondes depuis toujours et pourtant. Elle est sombre et lumineuse à la fois. L'éclat de ses yeux noirs, brodés au charbon, qui irradient de lumière. Depuis quand le noir est-il si brillant ? Et puis ses traits fins et ses lèvres charnues dessinées à la plume. Il se surprend à se troubler.
Le serveur dépose devant eux les plats commandés. Elle a faim et attaque la viande sans façon. Il suit sa main droite qui attaque du tranchant de Laguiole et fend la chair sanguinolente. Elle vérifie la cuisson. Parfaite. Rouge, saignante, tendre. Encore une béance rouge qui s'impose à son imaginaire. Et la belle qui dévore avec entrain. Il repense à sa cuisse sous la table. La griffure si rouge sur sa peau si pâle. Le bas noir qui se déchire pour offrir cette vue indécente. Les mailles complices qui s'écartent pour laisser voir leur secret. Il n'a plus si faim mais il la contemple en train de savourer son plat. "Vous ne mangez plus ? Ce n'est pas bon ? Voulez-vous goûter à ma viande, elle est succulente ?" Les mots s'immiscent dans son encéphale, s'imposent et s'amusent à lui jouer des tours. Son cerveau les détourne, les déchiffre eux qui ne veulent rien dire d'autre. Veut-il goûter à sa viande ? Discours à double-tranchant qui impose un autre sens au sens de ses mots, à ses sens qui se troublent plus encore. Sa bouche rouge, la viande rouge, la blessure sur sa cuisse. Il bande. Il lèche ses lèvres. Il se pourlèche. Il ne pense plus qu'à une chose. La manger. Dévorer sa chair à elle, frémissante sûrement, appétissante. Elle lui sourit. Elle glisse sa langue sur ses lèvres pour récolter tous les sucs glacés qui s'y déposent. Il ne voit plus que cela et la toile de son jean lui révèle le désir puissant qui l'a pris et ne le quitte plus. "Vous ne dites plus rien. Je vous ennuie ?" questionne-t-elle, elle qui se trouble à son tour mais de gêne. Il semble ailleurs. Elle a peur qu'il ait hâte de partir sans oser le dire. Il ne mange rien. Il ne fait que la regarder. Son regard est trouble. La critique-t-il ? La trouve-t-il idiote qu'il ne prend même pas la peine d'entretenir la conversation ? Elle cesse de manger. Du coup, elle n'a plus faim. Elle ne l'intéresse pas, c'est flagrant ! Vite, finir ce calvaire. Mais que croyait-elle donc ? Elle lui parle mais il ne répond que par des borborygmes à peine articulés. Il est bête ou bien ne prend-il même plus la peine de faire semblant ?
"Excusez moi encore, je voudrais me laver les mains". Elle se lève à nouveau mais cette fois-ci il a eu le temps de dégager la table. Il voit tomber au ralenti la soie sur sa plaie rouge foncée comme un îlot au milieu d'une mer blanche. Elle passe et effleure sa cuisse gauche. Il sursaute et son sexe comprimé lui rappelle les fantaisies qu'il a eues pendant tout le dîner. Il est seul. Des images en rouge et blanc et noir l'assaillent. Il n'en peut plus. Il faut. Maintenant. Vas-y.
Il la suit. Il passe la porte battante et ouvre la porte qui porte l'effigie d'une femme. Elle ne l'a pas entendu rentrer. Elle est appuyée au plan de marbre du lavabo, les fesses cambrées, le buste en avant pour mieux se mirer et se repasse du gloss sur ses lèvres. Il tire une des chaises et, comme dans les films, il bloque la poignée avec le dossier basculé. Elle se retourne surprise. Il est déjà derrière elle. Il la regarde par miroir interposé "Chut, ne dites rien !" Son cœur panique. "Mais..." "Chut, taisez-vous !"
Elle entend le bruit de son sang qui tambourine ses tempes alors qu'il la plaque au mur. Il s'accroupit et avec une lenteur calculée et il relève le tissu de sa jupe. Le trou dans son collant noir est là qui l'hypnotise. Il pose ses lèvres sur la petite plaie séchée. Il lèche doucement le trait rouge. Le goût de fer inonde sa bouche. Il lèche franchement. Il mordille la chair autour. Il la baise encore et encore et elle, elle se sent défaillir. La chaleur de ses lèvres sur sa peau l'émeut. Et plus il baise sa chair plus elle se sent fondre, perdre toute consistance. Subitement, il saisit des deux mains la déchirure du bas et violemment tire dessus. Les mailles cèdent dans un crissement. Il devient comme fou, il arrache tout et il baise chaque centimètre de chair nouvelle ainsi libérée. Il remonte le long de sa cuisse et la pointe de sa langue laisse un voluptueux parcours de feu sur sa peau. Il arrive à son aine et plaque son visage à ses dentelles. Il la hume puissamment. Son haleine bouillante vient brûler son sexe brûlant déjà. Il continue son incursion. Sa langue glisse sous l'élastique du string, rencontre une résistance. Il le saisit avec sa main agacée et l'écarte sans ménagement révélant un petit triangle noir précisément taillé. Sa langue en dessine le contour et elle gémit. Arrivée à l'aplomb de la pointe il plonge sa langue dans sa fente. Elle est bouillante et juteuse déjà. Il en goûte tous les sucs. La faim est revenue. Il est comme affamé. Les parfums de ce sexe abandonné à sa bouche l’excitent. Il a mal de son désir. Plus il sent son envie bander son sexe plus il la dévore. Ses lèvres la butinent, sa langue s'immisce en va et vient. Il la boit. Elle mouille des rivières de plaisir et il la boit toujours plus. Il la mordille, il la perfore et elle se plaque au mur pour ne pas tomber. Il la lèche comme jamais on ne l'a léchée. Sa langue est partout. Ses lèvres sont partout.
"Prenez-moi je vous en prie" supplie-t-elle, " je n'en peux plus". Mais lui ne veut que la déguster, la faire jouir par sa bouche. Donner à son calice si généreux le plaisir qu'il mérite. Alors, ignorant le message que lui crie son vit tendu de la prendre là, contre le mur, baise-la, il s'active sur son clitoris qui ne demande qu'à être crucifié de baisers. Et plus la belle râle et gémit plus il s'active sur son bouton. Enfin, il saisit de ses deux mains fermes ses fesses pour sceller contre sa bouche son sexe dégoulinant. La belle se pâme et crie faiblement "oui" et il la pénètre d'un coup de langue dardée comme une dague. Elle jouit en secousses violentes et s'abandonne complètement à sa bouche, reconnaissante...
Il se relève et l'embrasse sauvagement pour partager avec elle le goût de sa jouissance. Il la regarde en souriant, un peu narquois et dit :
"Un petit dessert, ça vous tente ? Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai faim !..."
* * * *
Un grand merci à Imago pour l'illustration sur mesure.
05:37 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bas haut perchés, désir, plaisir volé
26 avril 2008
ELLE - Ce qui aurait pu arriver N° 3 - Snooker academy
Il m'avait envoyé un billet tout simple dans une enveloppe banale.
Au début, j'avais été intriguée par l'écriture inconnue de moi. De nos jours, les écritures manuscrites sont des choses rares. Un simple bristol blanc à l'intérieur portant à l'encre bleue une adresse, une date et une heure. Rien d'autre. Seule la signature me permit d'imaginer qui m'écrivait. C'était un pseudo. Un pseudo bien connu de moi. Mon cœur fit un bond. Je croyais à un canular car tout au long de nos échanges, il n'avait jamais été question de se rencontrer. Je le savais marié avec des enfants. Il n'en avait pas fait secret. Mais la révélation de cette information avait eu lieu trop tard. Poissons naïf, j'étais déjà ferrée. Savait-il à quel point, tel un hameçon, mon envie de lui était fichée dans ma chair ? J'étais prête à tout pour le rencontrer et j'avais susurré des mois durant tous les chants de sirènes que je connaissais mais en vain. Nos quêtes divergeaient à ce qu'il paraissait. Je n'osais y croire. Pourquoi avait-il changé d'avis ? Peu m'importait, ce qui comptait c'est que j'allais le rencontrer. Devant ma boite aux lettres, j'étais comme une adolescente qui reçoit son premier billet d'amour. Mais en guise de déclaration, juste un nom de rue, de ville, une date, une heure. Pourtant, à mes yeux, ces mots étaient remplis d'un espoir dément plus bouleversant que tous les poèmes d'amour.
La semaine s'écoula sans que je puisse trouver le repos. Il ne répondait plus à mes emails depuis cette lettre et je ne pouvais vérifier si je rêvais ou si cela était réalité. Le jour du rendez-vous, c'est aujourd'hui. Je dois être prête à 18h00. J'ai pris un jour de congé. Je suis si fébrile que je n'arrive à me concentrer sur rien. Je marche comme un automate, me raccroche à ma routine bien rôdée. Douche, shampooing, épilation, vernis. Je suis si maladroite que tout va de travers. Je suis assaillie par des doutes vicieux qui s'amusent à me faire trembler quand je passe la cire et me rate. "Et s'il ne venait pas ?" Voilà que des voix venues de mon intérieur schizophrénisé me disent des mots insupportables "mais enfin, G. tu n'y crois pas. Tu sais bien qu'il ne viendra pas. Il joue avec toi. Il sait te manipuler..." et plus je tente de les chasser, plus ces pensées vicieuses m'imprègnent comme la crème que je passe, effrénée, sur chaque zone de mon corps devenu voile de soie.
Je me suis maquillée légèrement pour ne pas apparaitre déguisée. Je sais qu'il haït le trop sophistiqué, il l'a laissé entendre à plusieurs reprises et je veux tant lui plaire. Seuls mes yeux sont devenus deux onyx dévorant mon visage de leurs grands cils noirs. J'ai garé la voiture à quelques rues de là pour repérer les lieux. Je suis devant le N° 6 de la rue Sainte Rita. Fallait-il que je sois devant pour y croire. Plantée devant la devanture je contemple, incrédule. Une académie de billard anglais. De grandes baies vitrées dans le style nouille bordées de bois foncé révèlent un intérieur immense. Je pousse la lourde porte silencieusement et je vois à l'infini il me semble, des tables de billards vertes rutilant sous les lampes opalines vertes elles-aussi, groupées par trois sur de jolis fixations de laiton, auréolant les tables de lumière diffuse. Je scrute l'infini. Des hommes affairés, les visages sérieux de stratèges de la boule se penchent tour à tour sur le gazon de la feutrine. Ils sont imprégnés d'une mission, cela se voit, et personne n'a tournée la tête à mon entrée. Tant mieux. Je le cherche des yeux mais mon cœur bat si fort que mes yeux se troublent, mes jambes deviennent guimauve et je n'ose faire un pas.
Là, un choc, c'est lui, au fond de la salle, la table la plus à gauche, comme le cœur, qui roule et qui gite dans ma poitrine. Quoi, lui, joueur de billard ? Je l'avais cru cadre de haut vol, camionneur sorti d'un film des Monty Pithon... Et le voilà professionnel d'un jeu de boules ! J'avance doucement. J'ai l'impression insoutenable que chacun de mes pas réveillent, indécents, le silence concentré qui règne dans la salle. J'approche aussi sûre de moi que le jour de mon bac. Il est penché sur la table. Ses yeux pointent ses regards aigus comme des compas sur la boule blanche. Son vis-à-vis le regarde, un air de profonde concentration suinte de son visage. Inquiet semble-t-il et faussement impassible. Il a la queue en main, il vise et d'un coup délicat propulse la bille blanche vers la rose. Il ne reste plus beaucoup de billes rouges et de billes de couleurs. La partie doit être entamée depuis longtemps. L'autre fait une grimace. Cela devait être un coup adroit. Il se redresse et me voit. Il ne me regarde pas, non, il me darde. Ses yeux imperceptiblement scrutent ma silhouette de haut en bas. Je sens mes talons branlés sous l'emprise de mes émotions. Il est comme sur la photo. Grand, carré, le nez assez long, le crâne quasiment rasé assumant une calvitie avancée. Il n'est pas vieux pourtant et même s'il n'est pas beau, il m'a déjà gagnée. Il m'a conquise depuis tant de mois par l'assiduité de ses mots. Ses mots parfois troubles, parfois violents de désir contenu mais bien présent.
Il regarde les chaises adossées au mur et comme un soulagement je prends cela pour un ordre. M'asseoir, oh oui, me faire une composition de femme pleine d'assurance quand tous mes organes sont sens dessus-dessous, quand mon sexe lascif déjà inonde le creux de mes cuisses à me les faire serrer de honte. Je le désire. Il n'a rien fait. Juste ses yeux sur moi et me voilà cuite. Prête à subir n'importe quel assaut pourvu qu'il m'assaille. Je les regarde tous les deux s'affronter en silence. Je ne vois qu'une chose, ses fesses se cambrer lorsque sur le rebord il se penche. J'imagine le bois de la table qui accueille son sexe qui se presse sans ménagement pour acquérir l'angle d'attaque parfait. Je ne vois qu'une chose, ses épaules larges qui ondulent sous la chemise noire au rythme imperceptible de ses mouvements. Je ne vois qu'une chose, son profil de sénateur romain taillé à la hache. Il est anguleux de visage et j'aime ça. Je ne vois qu'une chose, ses mains longues et musculeuses qui manient en coulisse la queue dont le vernis brille sous la lampe. Des idées de coulissements luisants viennent peupler mes méninges. Je me dis que je suis une bête. Qu'il me dompte est tout ce que je veux. Lorsque que pour un coup il se positionne en face de moi, il dépose parfois son regard scrutateur sur mon visage, un court instant, mais cela suffit pour brûler mes entrailles et mon cœur fait battre le sang frénétiquement entre mes cuisses. Mes pensées vagabondent sur la queue qu'il manie avec dextérité et les billes qui glissent silencieusement sur la feutrine semblent me souffler comme il est doux d'être par lui caressée.
La partie est terminée. Je crois qu'il a gagné. Il dévisse lentement la queue d'acajou ouvragée. En trois morceaux, il la range, amoureusement il me semble, dans une petite mallette noire aux formes moulées, écrin de velours rouge. Il serre la main à son adversaire et se plante devant moi. Je crois que les tremblements qui m'agitent vont se voir. Je serre plus encore les fesses et les cuisses pour donner à mon corps une rigidité hiératique. Et sans prévenir, il passe sa main droite tout doucement sur ma joue. Il est si délicat que des larmes perlent immédiatement à mes cils. Mais qu'est-ce qui me prends. Ai-je jamais ressenti cela ? Trop d'émotions sans doutes. Trop d'attente évidemment. Trop de désirs refoulés depuis des mois. Je suis apeurée, sans armes. Je veux me jeter dans ses bras mais j'ai trop peur de le faire et d'essuyer un refus. Sa main qui me fait tressaillir glisse le long de mon cou et attrape ma main pour me tirer à lui. Je me lève et le suis, docile, sans volonté. S'il voulait m'immoler, là, sur la table, je ne ferai rien. Qu'il me poignarde de son sexe, qu'il me cloue de plaisir, que sa queue soit objet de mon supplice. Il m'amène sans un mot dans une remise sombre, où seule une lucarne de verre gris sale ouvre sur le dehors. Des ombres projetées de chaises entassées, de lampes désœuvrées, de tables bancales nous accueillent et je frissonne. Il pousse la porte derrière nous. Il ne parle pas. Je suis tétanisée.
Il s'approche et prend mon visage dans ses deux mains cette fois-ci. Je me sens frêle. Il m'embrasse à pleine bouche. Ses lèvres chaudes se pressent violemment. Sa langue force mes dents. Il m'envahit, titille ma langue qui se noue à la sienne. J'aime son haleine. Je lui rends son baiser mais ne respire plus. J'halète et mon cœur devient dingo. Il me prend dans ses bras et me serre contre son torse. Et là, comme une décharge, la découverte de son sexe bandé et comprimé contre mon ventre. J'ai envie de passer ma main, là, tout de suite. De ne pas lui demander son avis. De m'agenouiller et d'arracher la fermeture. De faire jaillir ce sexe dont je rêve depuis des mois. Depuis que nous avons joué à nous désirer par ordinateurs interposés. Je veux le sucer, le boire, le lécher. Dessiner de ma langue tout ses reliefs. Sculpter ma gourmandise à coups de langue, à coups de dents. Gober son nœud boursouflé et dure comme un marbre de Carrare. Mais je n'en fais rien car je tremble. Il a glissé ses mains sur mes fesses et, nos lèvres toujours collées à m'étouffer, il malaxe chacune d'elle. Il les pinces, les écarte sous la toile de ma jupe. Mon string y glisse plus profondément et je sens la dentelle se tremper de mes sucs qui dégoulinent. A mon tour je m'accroche à ses fesses pour ne pas me perdre tout à fait. Il a le cul cambré comme un africain et ses chairs tendues me donnent envie d'y mordre. Je gémis déjà et il n'a rien fait.
C'est enfin qu'il fait tomber ma jupe et glisse une main entre mes fesses pour y chercher l'entrer de son futur fourreau. Il va et vient et ses doigts glissent, dérapent, retrouvent le chemin et recommencent. Il ouvre mes fesses comme s'il voulait y entrer. Ses caresses sont violentes mais savantes. Elles m'agacent, me font crier à l'intérieur "baise-moi !". Un jour je le lui avais écrit comme un cri "oui, baise moi" et là, encore une fois, les mots veulent l'assiéger mais je me tais. Il me porte alors sur la table de billard bancale et me fais basculer en arrière. Je suis totalement offerte à ses regards et il m'écartèle de ses mains posées sur mes genoux. Et soudain, un gémissement inhumain jaillit de ma gorge. Sa langue est sur ma fente ruisselante. Il lèche, il suce, il aspire sans ménagement la perle qui m'arrache des soupirs et des "non" et des "oui". Elle explore, elle goûte, elle boit à ma corolle débordante de liqueur. Elle tète et elle titille savamment. Je suis pantelante et j'ai envie de jouir. Sa langue va et vient, s'immisce et ressort, découvre chaque relief de mon sexe béant. Puis, tel un dard, elle coulisse dans mon calice et pénètre mon ventre sans pour autant le satisfaire. J'ai envie de m'empaler sur sa langue et mon bassin entame une danse sur sa bouche. Mes fesses sont cisaillées par le bois du rebord mais ses caresses envoutantes me font oublier la rudesse de l'arête. Sa langue toujours plus aventureuse descend vers mon cul et entreprend sa découverte. Et à chaque coup de langue il pénètre tour à tour mes orifices palpitants. Je veux son vit maintenant "prends-moi je t'en supplie" sont les premiers mots dits, haletants. "Que ta queue envahisse enfin son territoire. Enfile-moi" Des mots crus comme jamais je n'en ai dits s'échappent de mes lèvres. J'en rougis et pourtant, ils accourent toujours plus nombreux. "Je te veux, baise-moi que j'enserre enfin ton sexe magnifique de ma soie...." Il s'est redressé et dégage maladroitement son sexe tendu de son pantalon. Il ne se déshabille même pas, tout est trop urgent maintenant. Il relève mes genoux sur ma poitrine. Ma fente ouverte s'offre à lui et d'un seul coup il me pourfend le ventre. Il utilise mes genoux comme d'un appui et coulisse en moi avec frénésie, avec lenteur, légèrement, profondément. Il invente un ballet de son dard dans mon ventre. Mon con ainsi offert l'enserre comme une gangue et je sens que nos peaux sont en fusions. Il ahane, il soupir et les soubresauts de son sexe me font sentir que sa jouissance est proche.
Alors, je glisse ma main sur mon sexe et me caresse là où sa langue, il y a peu, a laissé des traces de feu. Je sens les répliques approcher, je les sens monter, la terre va se fendre et quand enfin je crie mon plaisir, il reçoit le sien dans le même cri...
06:48 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : snooker, queue, amour du jeu, jeux de l'amour
27 août 2007
ELLE - Ce qui aurait pu arriver N°2 - Le parc
Il m'avait donné rendez vous sur les bords de la Saône.
Il savait son temps compté. Marié avec des enfants, il n'était pas très libre de ses mouvements. Et bien que ça avait été lui qui avait décidé de me rencontrer, il feignait de croire qu’il avait accédé à une demande de moi, pressante, comme ci cela soulageait sa conscience, le dédouanait de passer à l'acte. ''Ce n'est pas moi qui veut la rencontrer, c'est elle. Elle insiste. Je veux bien condescendre à la voir, une fois, une fois unique et après ce sera la fin. Mais c'est elle qui devra venir à moi...''
J'imagine l'empoignade dans son for intérieur entre son petit ange blanc et de son petit démon rouge et je souris. Comment concilier dans un seul homme, sans devenir cinglé, des désirs charnels si prégnants et une résolution inflexible de chasteté ? Nos échanges email des dernières semaines avaient été sans équivoque. L'idée qu'il avait construite de moi le faisait fantasmer et j'avais été l'eau tumultueuse du torrent qui faisait tourner depuis quelques temps à une vitesse folle la roue à aube de son imagination. De son cœur ? Non, je ne crois pas, mais de ses sens en éveil et jamais contentés, sûrement. Sa femme ne l'aimait plus. Enfin, c'est ce qu'il me disait et chaque mot de son désir inassouvi écrit par ses mains fébriles sur la bakélite tatouait sur ma peau à l'encre incandescente des envies qui me consumaient. Je n'en pouvais plus de penser à lui, de rêver de lui, de donner à mon corps des caresses que lui me dispensait dans la pénombre de ma chambre, les yeux fermés. Jamais aucun homme n'avait aiguisé à ce point ma sensualité, et qui plus est à distance. Jamais aucun homme ne m'avait fait jouir par la force de son clavier lorsqu'un soir de décembre tous ses mots subversifs s'étaient déversés dans ma chambre, avaient matérialisé et ses mains et sa bouche et son sexe... Et j'avais joui ! Oui, joui pour la première fois de ma vie sans que l'homme ne soit près de moi. Joui par la simple puissance de ses mots sur l'écran et la force du désir de lui qui m'animait.
Alors, quand il m'eut dis ''rendez-vous à Albigny sur Saône, au restaurant Les Planches'' j'avais cru défaillir tant mon attente avait été longue, torride, désespérée. Je me tapais toute la route, soit, mais j'allais le voir. J'étais prête à tout. A nager sous la glace sans radar, à avaler du cristal pilé, à traverser à cloche-pied un tapis de braises rougeoyantes. Tout ! Alors, qu'étaient-ce cent trente kilomètres à parcourir au regard du fait que j'allais enfin rencontrer l'objet de tous mes fantasmes, l'objet des toutes mes passions, l'objet de toutes mes pensées.
Depuis six mois je n'étais plus moi-même. Une autre moi s'était révélée à le fréquenter par toile interposée. Et puis sa voix m'avait surprise quelques fois, tard dans la nuit, et je m'étais endormie enveloppée par elle comme bercée par ses bras. J'avais conscience que mon imaginaire l'avait certainement enjolivé, que des rêves qui n'appartenaient qu’à moi s'étaient superposés sur son image réelle, mais peu importait, rêve ou réalité, ce que je savais de lui me plaisait. Alors son email m'invitant à le retrouver ce samedi matin m'avait coupé les jambes, figé le cœur qui flageolait au creux de ma poitrine comme du Jell'o et fait divaguer toute la semaine.
''Que vais-je porter, jupe ou pantalon ? Jupe c'est mieux, cela glisse le long des cuisses ! Oui, mais il va me voir venir ! Non, mieux vaut un pantalon, mais un joli, un bien coupé, un qui mettra et mes jambes et mes fesses en valeur ! Oui mais non ! Je veux s'il le veut qu'il me vole des caresses, que ses mains sans obstacles puissent s'immiscer au plus près de ma peau. Oui, c'est cela. Aucune barrière ne doit contraindre le plus petit désir qui en lui pourrait naitre. Qu'il n'ait pas le temps de se reprendre si son démon lui susurre les caresses que je rêve d'entendre crisser sur mes bas ! Qu'à son cerveau défendant ses mains puissent grimper de mes genoux à mes hanches sans me déshabiller !''
Après bien des tergiversations, j'avais arrêté la tenue idéale et j'espérais que je serai assez appétissante pour le faire succomber. Samedi matin arrive. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'ai des cernes violacés qui décorent mes yeux sombres. Cela donne de la profondeur à mon regard de houri. Je me maquille à peine et cache au creux ma nuque, juste à la base des cheveux, et au creux de mes coudes quelques gouttes de Cuir Beluga. Je sais que c'est un olfactif et ce parfum sur ma peau va le faire chavirer. Pourtant je veux aussi qu'il respire ma peau au naturel, qu'il sente Gicerilla. Alors je passe sur tout mon corps comme un voile, une huile hydratante neutre qui l'adoucit sans le déguiser. Je veux qu'aucune de mes fragrances n'échappe à son nez de parfumeur. Mon corps est paré comme celui de la jeune mariée qu'on porte devant l'autel. Dentelles discrètes, bas noirs à la jarretière tentante qui libère juste ce qu'il faut d'épiderme satiné. Mes yeux très noirs sont encore obscurcis par la fatigue et le rimmel dense. La ligne des sourcils dessinée au cordeau charbonneux comme les orientales. Je reste naturelle et c'est tremblante que je fonce à mon rendez-vous.
Le trajet est interminable et mon ventre se vrille de désirs de plus en plus intenses au fur et à mesure que la distance fond. Je vais arriver liquéfiée. Ne pas perdre ma contenance. Je suis sûre de moi. Je suis belle, intelligente, il ne m'impressionne pas et si je ne lui plais pas, peu importe, il ne me mérite pas ! Comme un mantra je répète toutes ces idées là, sensées me rassurer. En vrai, au fond de moi, dans le tréfonds de ma chair, j'ai peur, je le veux tellement ! J'arrive sur la petite route qui longe le fleuve. Je guette au ralenti la moindre enseigne. Toujours pas de restaurant. Je roule au pas, je mets les warnings pour l'idiot qui colle mon pare-choc et dont l'impatience me stresse. En face je vois arriver une BMW sombre. Au même moment je dépasse le restaurant qui à l'air fermé. Le gros 4x4 qui me suit est impatient, mes warnings l'agacent et il déboite pour me doubler, risquant d'emboutir la BMW.... manquerait plus que je crée un accident !
Je fais le tour du rond-point suivant et rebrousse chemin pour aller me garer sur le parking. Subitement, mon souffle s'éteint, je suis en apnée, la BMW est là... Serait-ce lui, déjà ? Serait-ce celui qui a failli finir en compression de César ! J'ai les jambes qui flageolent et je viens me garer à un mètre de sa voiture. Pour un peu je ne peux pas sortir. Il ouvre sa portière, et je le scrute au travers de la vitre de la mienne.
C'est lui, aucun doute, et il n'est même pas laid. Comme j'aurais voulu qu'il le soit, du genre gros, gras, mal sapé, pas soigné. Je lui aurais adressé mon plus beau sourire en lui disant quelque chose comme ''désolée, je me suis trompée !'' et je serai repartie en trombe. Mais là, plus de force dans les mollets. Actionner la marche arrière et les pédales, même pas la peine d'y penser. Je reste échouée là tentant de respirer à nouveau. Je me glisse dehors et m'approche de lui. En fait, nos voitures sont si proches que je suis déjà presque dans ses bras. S'il lisait mes pensées, il les ouvrirait là, tout grand et je me précipiterais contre son torse chaud. Mais non, il est distant, très distant. Me trouve-t-il vilaine ? Il semblerait... Ah le danger du virtuel. Je le trouve beau, il me trouve laide. Il n'est pas aussi grand que je le croyais, mais j'ai des escarpins escarpés. Peut-être un mètre quatre-vingt, le visage légèrement hâlé, les yeux noisette-verts-gris, ça existe cette couleur ? Son regard est aigu comme celui d'un rapace des hautes montagnes mais son nez n'en a pas la ligne. Il est long pourtant, c'est bien un olfactif. Les joues à peine ombrées par une barbe de trois jours bien entretenue. Il se rase le crâne comme celui qui affirme sa calvitie et cela lui sied. Ses lèvres sont minces mais suffisamment ourlées pour pouvoir embraser. Pas une bouche de radin en lame de rasoir qui vous cogne au moindre baiser, mais pas voluptueuse non plus, dommage ! Sa silhouette est plutôt mince mais une grosse parka en cuir noir cache sa carrure. Son jeans en toile d'un rouge sang séché et sa chemise Chevignon détonnent avec la berline de bon cadre arrivé. Il me plait, mais suis-je bien objective ? Si ce n'était pas lui, l'aurais-je seulement remarqué à la caisse d'un supermarché ?
Nous nous disons bonjour, un petit bonjour bien urbain comme avec mon voisin, mais mon voisin je ne veux pas le violer ! Il me fait la bise, et le contact léger de ses lèvres sur mes joues me galvanise. Il m'a à peine effleurée et mon corps, dément de faim, se met à fondre. Mon petit pull blanc au décolleté en V assez profond laisse voir l'émoi de ma poitrine. Comme les soubrettes à la Poquelin, mes petits seins au balcon d'un corset imaginaire sont agités de soubresauts qui trahissent ma passion. Mais lui ne voit rien, ou pire, il feint ! J'attaque désinvolte ''Le restaurant à l'air fermé'' je suis diserte. Et lui d'enchainer ''oui, en effet''. Si cela n'est pas tragi-comique, je n'y connais rien. Face à face, deux êtres qui se sont désirés par le biais d'un écran, deux êtres à la sensualité exacerbée, et c'est tout ce dont ils sont capables une fois en présence. Je mets mon manque de sens de la répartie sur le compte de la rivière qui sourd entre mes jambes. Je sens un cœur battre au creux de mes cuisses et, comme celui d'un homme, mon cerveau n'est plus irrigué et l'oxygène lui manque. Mes instincts primitifs sont saisis d'émoi et je ne vois plus en lui que l'homme de la Guerre du Feu et en peaux de bête avec lui je me vois. J'ai des envies sauvages là, sur le parking, qu'il m'arrache mes vêtements et fasse surgir sous ses yeux ébahis la beauté d'une hanche, la courbe d'un sein. Que bête à son tour il devienne et que sans circonvolution il me prenne sur le gravillon, sur la banquette arrière, dans l'herbe flétrie qui borde le fleuve, sur la terrasse nue du restaurant fermé. Et tant pis pour les échardes dans ma chair, les cailloux qui me blessent et les orties qui me brûlent. Je ne sentirai rien d'autre que son poids sur moi, ses mains sur moi, sa bouche, ses lèvres, sa langue... je délire !
Je me reprends instantanément. Cela ne m'a pris qu'une nano seconde mais le scénario est passé sur mes pupilles et j'imagine qu'il l'a vu. Je prie qu'il l'ait vu. ''Que faisons-nous alors ?'' proposé-je sans entrain. La seule réponse possible à cette question serait l'action ! ''Cherchons un autre restaurant !'' ''Oh non je viens de faire tellement de route, l'idée de reprendre la voiture ne m'enchante pas. Si nous marchions ?'' Il accepte, sceptique. Il fait beau mais frais. Nous laissons les voitures verrouillées sur le parking et sans y réfléchir nous prenons le petit chemin qui borde la Saône. Une sorte de chemin de halage que les joggeurs fréquentent apparemment. Mes tripes font du tricot, ma bouche est sèche et je descendrai bien cul sec un shot de vodka pour retrouver ma faconde habituelle. C'est un signe cela, lorsque je perds ma voix. Mes synapses ne connectent plus, je suis stupide à souhait.
Il commence une conversation légère sur les déboires des restaurants qui ferment l'hiver. Je réponds comme je peux mais les pensées qui m'assaillent se moquent bien de la restauration, de la trêve des confiseurs, de l'économie française qui fout le camp, normal avec les 35 heures et la TVA à 19 %... Il est cadre, il encadre. Il a l'habitude de faire l'intelligent. Moi pas ! Là je n'ai pas envie de le trouver brillant. Juste chaud et puissant, c'est tout ce que je veux. Et je voudrais qu'il me dise les mots que j'ai envie d'entendre même s'ils sont faux du genre, "je vous veux, vous éclipsez toutes les autres, je vous attendais, je vais m'occuper de votre cas, je vais vous faire l'amour comme un fou ..." vous voyez, le genre de paroles que les hommes ont peur de prononcer même s'ils ne les pensent pas, le genre de paroles que les femmes adorent entendre, même si elles ne les croient pas !
''N'avez-vous pas faim ?'' finit-il par lâcher. ''Non, enfin si, ça dépend...'' Je rougis de mes gros sabots qui sonnent à cent mètres sur le pavé. Il sourit, il est indulgent. Oui, je sais ce n'est pas ma saillie la plus magistrale...
Nous approchons d'un petit parc avec parcours de santé. Il y a quelques personnes égarées qui se dépensent pour mieux aller manger. Nous rentrons dans cette espèce de square à l'anglaise avec tout plein de bosquets. Les arbres sont à feuillages persistants et offrent des touffes encore vertes bien agréables à regarder alors qu'alentour tout est caduc et sec. Nous déambulons jusqu'au moment où nous trouvons sous les ramures d'un chêne un petit banc comme ceux que l'on voit de temps en temps dans les jardins parisiens. Il parait vermoulu mais il n'en est rien. ''Voulez-vous vous asseoir un instant, car marcher sur les gravillons avec ces escarpins ce n'est pas commode ?''. Il s'arrête devant le banc et plante ses yeux dans mes mains ''Mais je croyais que vous aviez faim !'' Je l'ignore et m'assois et je sens sous mes cuisses le bois gelé. Il s'assoit à son tour à ma gauche.
Je me tourne vers lui et lui dis ''Ne tergiversons pas, nous n'en sommes plus là. Si je vous fais une déclaration en règle, vous allez me répondre comme auparavant que je ne sais pas ce qu'est l'amour. Si je vous dis que j'ai envie que vous me fassiez l'amour, vous allez me répondre comme auparavant que seule la chasteté vous va maintenant ! Alors pourquoi m'avoir fait venir de si loin ?'' Il me regarde incrédule. Quoi j'ai l'audace de le provoquer, de l'amener sur un terrain qu'il n'attendait pas et comme la glaise au bord du fleuve, ça glisse, ça dérape, il n'aime pas ça. Il n'est plus dans son camp, je l'accule dans le mien. Celui du vrai, des sentiments, de la mise à nue parce que les faux semblants c'est bien vain. ''Vous avez insisté pour me rencontrer. Vous savez pertinemment que je ne le voulais pas. J'ai cédé pour vous. C'est tout !'' Le ton est arrogant, il monte sur ses grands chevaux ! Mon Dieu, mais qu'il est con... Pardonnez-moi mais vraiment a-t-il perdu pour toujours son humanité, le lien avec ses désirs les plus profonds. Il reste dans le superficiel, surtout ne pas aborder des rivages où le sable est si épais et si fin que ses jambes ne pourraient se camper. Je fais front ''Vous mentez, je vous plais. Vous êtes un hypocrite, un dégonflé. Mais vivez, bon sang Dans un moment je serai repartie pour toujours !'' Il est pétrifié. L'arrogance a glissé de ses traits à mes pieds. Il est nu, comme un enfant. Lui, le décideur, lui si fort dans sa partie, il est comme un gamin pris en étau par des sentiments contradictoires qui l'effraient. ''Non, vous vous trompez, vous croyez vous si irrésistible ? Pour tout vous dire, je suis déçu, vous ne m'attirez absolument pas. Ok vous êtes bien comme sur vos photos mais je n'ai pas d'élan vers vous. Ma curiosité, et oui j'étais curieux, est satisfaite. Nous en resterons là !''
Ma tête ne tourne pas et pourtant l'effet sur ma joue gauche de ce camouflet est plus puissant que sa main. ''Vous êtes un crétin, vous n'avez rien compris à la vie. Vous êtes imbu de vous-même. Quelle médiocrité dans vos desseins. Je vous laisse à vos fantasmes, vos rancœurs, vos frustrations et vos mensonges. Vous vous mentez à vous même et pour faire passez la pilule, car elle ne passe pas n'est-ce pas, vous-même n'y croyez pas, vous me blessez. Et bien oui, soit, je vous rêvais, je vous voulais. Je me suis trompée !...'' Sans m'en rendre compte j'ai hurlé et une femme dans le lointain nous regarde. Je saisis mon sac à main à la hâte et je m'en vais. Les larmes noient mes yeux ou serait-ce mes yeux qui se noient en moi. Mon cœur est vrillé par une vis sans fin mais je suis déterminée. Je pars.
Je sens une main m'attraper le poignet ''Restez !'' Je me retourne le visage défait, je sens le rimmel me griller les yeux. Sa main est forte, agrippe mon bras et m'attire à lui. Je ne sais résister. Il m'assoit sur ses genoux. La chaleur de ses cuisses monte au travers de la toile de jeans et transperce ma jupe. Mes fesses sont gelées et cette chaleur subite me fait battre le ventre. Il s'empare de mon visage des deux mains et me regarde dans les yeux. Je veux les détourner car je sais que je suis un masque de commedia dell arte. Délicatement, il passe ses doigts sur les rivières de larmes qu'il assèche. Puis il tend ses lèvres vers les miennes et les pose lentement. Mon cœur fait un bon, un volcan est en marche qui inonde mes veines de lave incandescente et mon sexe immédiatement se mouille de rosée. Il glisse doucement sa langue entre mes lèvres qui cèdent sans bataille et ma langue affolée rencontre la sienne frénétiquement et je goûte enfin son baiser. Mes mains sont fébriles et cherchent les siennes désespérément.
Je me blottis dans ses bras comme une petite fille sur les genoux de papa. Mais l'inceste s'arrête là car il s'agit bien d'un homme qui me tient dans ses bras. Je sens contre mes fesses son sexe se dresser malgré l'épaisseur de la toile et comme répondant à une stimulation silencieuse mon sexe lui fait écho et déborde de miel. Il a glissé ses mains sous mon pull et flirte avec ma peau. Je suis frigorifiée, je suis bouillante. La chair de poule assaille mon épiderme alors que le feu embrase mon sexe. Nous nous embrassons comme des adolescents qui n'osent pas se tripoter. Pourtant mon corps crie ''touche moi, glisse tes mains partout, viole-moi, force-moi, fais moi jouir'' Il jette de temps en temps des regards inquiets aux alentours et je n'ai qu'une peur c'est qu'il cesse. A mon tour je passe mes mains sous sa parka, déchire presque sa chemise et palpe sa peau étonnamment douce et chaude. Il frissonne. Est-ce le froid de mes mains ? ''Non, c'est toi !'' Cela m'excite au plus au point, il se rend. La citadelle abdique. Je prends sa main gauche et la guide vers mon décolleté. Mes petits seins pointent sous la dentelle, de désir et de froid ‘‘Pince-les ...'' Et le voilà de saisir de ses doigts délicats mon téton et de le pincer, de le faire rouler savamment au point que des éclairs de plaisir irradient et mon ventre et mes cuisses. J'halète ''Encore, plus fort...'' Il quitte ma bouche pour happer mon sein entre ses lèvres et sa langue de sucer, de lécher, ses dents de mordiller et mon sexe de mouiller et de mouiller encore.
Je me décale et veux palper son sexe mais il me le refuse et continue de me déguster en faisant glisser une de ses mains sous ma jupe. J'écarte les cuisses, impudique, il vient me caresser. Sa main découvre l'étendue de mon envie comme le marin découvre que la mer où il navigue n'a pas de fin. Il me fixe maintenant et alors que sa main s'affaire avec doigté il me regarde m'égarer. Je gémis et tente de garder les yeux ouverts. ''S'il te plait laisse moi te caresser, laisser moi enfin toucher ton sexe...'' Je sens bien qu'il en a envie mais il résiste. Je supplie '' laisse toi faire !'' Il soupire ''... mais je ne bougerai pas !'' Subitement un bruit dans les feuillages nous gèle sur place. Il a le regard de l'aigle à 180 degré. La perspective d'un visiteur me tétanise et m'excite. Tant pis si l'on nous voit. Je veux son sexe dressé comme un tisonnier pour attiser mes braises. Je veux le faire jouir à son corps défendant.
Il n'a pas cessé ses caresses et plus cela va plus, je hoquète. Fébrile je défais les boutons et son vit bandé tel un ressort jaillit de sa cachette. Il est si beau, si lisse. Son gland brille magnifiquement d'envie comme une cerise que j'ai une envie folle de le prendre dans ma bouche mais... cela serait trop évident. Alors l'air de rien, je soulève ma jupe jusqu'à mes reins et me tourne dos à lui ''Oh ton cul'' est tout ce qu'il peut articuler. Je me redresse un peu et viens glisser son sexe le long de mon sillon si lisse et lubrifiée. Je joue avec et il prend la place de sa main. Je me balance d'avant en arrière en des rythmes souterrains que je ne connaissais pas. Il gémit à son tour, sa verge magnifique se durcit. Et plus je le masse de ma fente gorgée de liqueur, plus il grandit et plus mon miel coule. Il a saisi mes deux seins et les caresse avec véhémence. Je vais jouir je le sens si je ne cesse maintenant. Un court instant j'arrête mais de contempler son sexe entre mes cuisses me rend cinglée. Je me soulève à nouveau et viens m'empaler sur lui. Il soupire, il gémit. ''Non tu ne bougeras pas, c'est promis'' et j'entame la danse de l'amour qui mène au paradis. Mes reins sont d'une souplesse de liane et je l'ensorcèle de mes mouvements aériens. Ses mains s'agacent sur mes seins et involontairement elles m'insufflent le rythme. Je suis leur cadence et retiens à mon tour des cris de petits chiens. Je ravale mon plaisir et plus il monte plus je le retiens. ''Mais tu vas me faire jouir'' dit-il dans un souffle rauque. Je suis au bord du gouffre et subitement il m'attire de toutes ses forces contre son torse enfonçant jusqu'à la garde son sexe en moi. Le plaisir est violent, subit, foudroyant. De ses entrailles en moi jaillit un trait immaculé qui me submerge et déclenche ma jouissance. Toute son énergie semble passer à travers cette connexion d’amour, en quelques secondes. Je me tords de plaisir, en émettant de petits gémissements. Un râle étouffé de mâle blessé s'échappe de sa gorge et nous jouissons à l'unisson.
J'ai les joues noyées de larmes. Tout cela, je viens de le rêver ! Bien sûr qu'il ne m'a pas retenue et alors que je retourne à la voiture à marche forcée, je pleure sur le désir stérile qui m'assiège et sur ma stupidité. Je ne sais pas où je me dirige, je suis éperdue et perdue. Pourtant nous avions tourné là, au grand chêne. Mon rimmel me brûle les yeux de nouveau. Je me tords les pieds sur le gravillon. Vite repartir, fuir cette humiliation. Quel crétin vraiment. Je commence à m'inquiéter car j'ai perdu tout repère et semble être entrée dans une véritable forêt. Le sentier s'atténue, il ne devient que trace. Zut ! repartir en arrière c'est la seule solution. Je me retourne et pousse un cri d'effroi ! Là, devant moi, lui qui me rattrapait. ''Mais que faites-vous là, que me voulez-vous à la fin ? Laissez moi bon Dieu !'' Je ne parle pas je glapis. Il ne dit rien. Il m'attrape les poignets et me traine vers le grand chêne. Je me débats mais il est plus fort que moi, et pour dire la vérité, je suis partagée entre l'envie de le rouer de coups et l'envie qu'il aille jusqu'au bout. Il me colle brusquement contre le tronc et sa violence subitement me fait peur, si jamais... Mes bras sont plaqués sur le tronc de chaque côté de mes hanches et il se presse contre moi. Il est autoritaire. Il m'embrasse à pleine bouche, force mes lèvres, ses dents me heurtent et il fouille ma bouche à la rencontre de ma langue. Il la trouve, et comme envoûtée, elle l'embrasse sans que je puisse rien n'y dire. Mon coeur bat des rythmes de samba, mes jambes se ramollissent à mesure que son baiser m'embrase. Je suis molle, il a lâché mes mains qui restent ballantes. Avec une délicatesse inattendue, il remonte lentement ma jupe et glisse en simultané ses deux mains le long de mes cuisses et fait chanter enfin mes bas comme j'en avais rêvé. Mon sexe, profond comme un calice, déborde de liqueur que je voudrais qu'il boive. Ses mains cherchent ma peau tendre et la trouve. Ses doigts de dentellier viennent jouer dans ma fente et recueillent au passage toute la sève de mon envie folle de lui. Son baiser m'étouffe mais il ne le termine pas et c'est bouche à bouche qu'il me pénètre, là, debout contre l'écorce rugueuse, avec une lenteur excessive, ses deux mains agrippées à mes fesses. Son gland joue à la porte comme un enfant taquin qui sonne mais à qui on n'ouvre pas. Puis sûrement il plonge dans mon intimité. Je crie presque tant il me force et pourtant c'est de plaisir que je crierais, mais je me retiens. Ne pas lui montrer qu'il m'a domptée et qu'il peut faire de moi ce qu'il veut. Alors comme par vengeance il ressort mais ne revient pas. Je suis pantelante, mon ventre grouille de mon envie de lui dans moi. Je projette mon sexe, quémandant. Il ne m'embrasse plus mais me regarde, froid. Alors je ferme les yeux priant pour qu'il m'achève. Je sens sa verge comme une épée me pourfendre, fourrager dans mon sexe sans ménagement et ses coups répétés me font mal au dos, me mettent au supplice de la volupté qu'il me donne. Mes mains à leur tour agrippent ses fesses fermes qui s'affairent. Je gémis, je supplie. Mon plaisir monte en mille contractions et son sexe et mon sexe se répondent. Il a plongé sa tête dans mon coup, et gémit à son tour. La jouissance nous prend dans un ultime assaut qui me cloue au grand chêne. Et nous jouissons à l'unisson.
07:50 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12 juillet 2007
ELLE - Ce qui aurait pu arriver N°1 - Regardez-moi !
Peut-on refaire l'histoire (**) ? Je ne sais pas. Mais pour le plaisir, je peux bien essayer...
Nous arrivons au restaurant. Il est entièrement vide. Le serveur nous demande de choisir notre table. Je repère rapidement une table rectangulaire dans un coin de la salle. Je m'amuse à l'idée que l'on puisse choisir sa table dans une grande salle si vide ! Et si nous les essayions toutes ? Une table pour l'entrée, une autre pour le plat de résistance... J'aime le terme "plat de résistance" ! Allons-nous résister mais résister à quoi ? Et enfin une autre pour le dessert, si dessert il y a. Nous nous asseyons. Je suis très nerveuse mais je prends soin de le cacher. Imaginez un peu que se tient assis en face de moi ?! Celui que je convoite depuis six mois, six longs mois, six mois incandescents. Celui qui a alimenté mon désir de ses mots si habilement choisis, de ses mots qui m'ont caressée, qui m'ont titillée, qui m'ont faite chavirer. Celui qui, par sa verve, m'a faite jouir devant l'écran de mon ordinateur, exploit inédit, moi froide comme la glace.
Le serveur vient prendre la commande. Je n'ai pas faim. C'est à peine si je comprends les mots couchés sur le menu tant mon cerveau est envahi par des images de lui qui la morale bien pensante réprouverait. Je gomme comme je peux ces images qui s'imposent et qui me troublent tant et commande au hasard. Peu m'importe ces nourritures là, la seule qui pourrait aiguiser mon appétit, c'est lui.
Rapidement j'échafaude un scénario sans pour autant le décider. Me reviennent en mémoire les mots d'un de ses textes récents dans lequel il avait rêvé de cette rencontre et immédiatement je décide de l'exécuter. Je vais devoir en changer certains aspects car il faudrait qu'il soit consentant et ses dispositions d'esprit m'ont montrée qu'il ne l'était pas.
Je me lève sous prétexte de me repoudrer le nez. Je trouve le serveur affairé dans la salle d'à côté, préparant les boissons. Je m'approche de lui en douce et lui demande de ne plus venir nous voir une fois servi le plat principal. Nul n'est besoin d'épiloguer. Il acquiesce tout de suite. Décelé-je un air complice dans ses yeux ? Suis-je à ce point évidente ? Je repère les toilettes. Rien de bien folichon. D'une couleur mauve indécise elles sont bien trop étroites et manquent du minimum de luxe que mon plan nécessite. Non, décidément elles ne sauraient être le théâtre du traquenard que je lui prépare. Tant pis, je vais adapter le scénario au décor de fortune qui s'offre à moi. Les bons stratèges ne sont-ils pas ceux qui s'accommodent au débotter du terrain quel qu'il soit ?
J'en profite tout de même pour vérifier dans le miroir si je suis assez jolie, si je pourrais lui plaire. J'ai peur. Et s'il ne me trouvait pas attirante du tout ? Je secoue mes cheveux comme pour chasser cette idée importune. Non, je vais lui plaire, il le faut sinon... Je lui plais déjà, j'essaie de m'en persuader. Ne me l'a-t-il pas écris de multiples fois ?
Tentant de me rassurer avec ces pensées là, je retourne dans la salle. Il est assis de trois-quarts. Je le regarde sans qu'il le sache. J'avance très lentement, mes pas glissent sur la moquette, silencieux. Je veux l'observer tant que je peux sans qu'il puisse à son tour m'observer. Silhouette plutôt mince, les épaules moins larges que dans mes fantasmes. Le visage légèrement hâlé pour un mois de janvier, signe qu'il doit passer du temps à l'extérieur. Il a les jambes croisées en une attitude bizarrement féminine. Une de ses mains est négligemment posée sur la nappe immaculée. Il les a belles. Petites finalement alors que je les rêvais immenses pour me saisir à toute force. Petites mais biens dessinées, les doigts fins et, soulagement, point trop velus ! Je scrute son profil. Il porte la tête haute et sa calvitie ajoute de la prestance à son port de tête. Pas de cheveux tout fous partant dans tous les sens ! Le nez assez long, irrégulier mais fin donne du caractère à ce visage somme toute banal mais loin d'être vilain. Je ne suis plus qu'à deux pas.
Il tourne la tête et nos regards se rencontrent. Mes yeux plantés dans les siens, je crains qu'il n'y voie la malice qui y couve. Il ne sourit pas. Il a l'air grave mais semble serein. Qu'elles sont donc ses pensées à cet instant là ? S'il savait les miennes, il s'enfuirait sûrement ! "Notre rencontre ne sera pas catalyseur de chaos..." avait-il affirmé comme condition sine qua non de notre rencontre. Mais ce n'est pas le chaos que je lui offrir. C'est un maëlstrom, un tsunami que je veux déclencher dans toutes les cellules de son corps. Le ramener à la vie de manière violente et irrésistible. Un lavage de cerveau, une apothéose des sens, voilà ce que je veux lui donner en cadeau... le lui imposer peut-être, s'il ne veut pas de l'offrande. Lui faire se rappeler contre sa volonté enchaînée comme il est bon de vivre et de laisser son corps exulter car sinon autant renoncer à la vie puisque ne pas vivre cela c'est s'enterrer vivant !
Je m'assieds sagement, tentant vainement il me semble d'avoir l'air à mon aise alors que tout en moi est déjà liquéfié par l'envie. Il n'est pas très disert, parcimonieux dans ses gestes comme dans ses paroles. Serait-il mal à l'aise lui aussi, bousculé je l'espère par des pensées similaires aux miennes ? Soudain le doute m'étreint. Et si son mal être était la traduction muette que je ne lui plais pas ? L'effort qu'il fait pour ne pas partir tant sa déception est grande ? Après tout, les mots qu'il m'a écrits étaient peut-être destinés à une autre que moi ! Une moi imaginée à travers ses envies, ses frustrations, ses fantasmes mais finalement une autre... Et tellement plus intelligente et jolie. Je détourne mes yeux tant je suis secouée par toutes ces questions sûrement sans fondement mais si insupportables.
Alors que je réponds tant bien que mal à ses questions - comment paraître brillante et spirituelle quand mon corps m'envahit de sensations déplacées - le serveur sert discrètement les entrées. Je n'ai toujours pas faim. Je ne cesse de contempler ses mains qui vont de ses couverts à sa bouche. Sa bouche rosée au contour délicat et aux lèvres peu charnues mais que je baiserais bien, là, sur le champ ! Tiendrais-je encore longtemps ?
Une conversation banale s'installe, digne d'un comptoir de café, et cela me convient. Tant pis si je ne l'éblouis pas, il sera bientôt subjugué mais il ne le sait pas. Enfin, les plats de résistance arrivent sur la table, comme par miracle. Le serveur est plus que discret ou bien serais-je étourdie ? Oui, étourdie je le suis, par sa vue, par ses mains, par ses yeux, par mon désir vibrant. Le serveur s'en va. Il a fermé la porte, complice jusqu'au bout de la Salomé que je vais devenir. Sans prévenir, je me lève. Il me regarde, étonné, mais il ne me dit rien. J'avance vers les fenêtres et d'un geste preste libère de leurs embrases les rideaux aux ramages fuchsia. La salle subitement est plongée dans la pénombre. Le soleil au travers de l'étoffe projette dans la pièce une lumière rosée digne d'un lupanar. L'homme se retourne brusquement. Il ne comprend rien évidemment. Je me plante à côté de lui, fermement campée sur mes jambes. Telles les branches d'un compas, mes jambes bien droites enfoncent la pointe des talons dans la moquette épaisse, me donnant un semblant d'assurance. Il pivote pour me faire face, tentant désespérément de déchiffrer sur mon visage la nature de mes intentions.
Il se trouble, je le vois. A-t-il peur de la suite ou bien le dégoûté-je ? Je tremble terriblement. Mon cœur bat la chamade. Le plus dur reste à faire. Je fais mine d'être sûre de moi, les deux mains sur les hanches mais rien n'est plus fragile que moi à ce moment là ! Je veux qu'il me jauge, qu'il me toise, qu'il scanne de ses yeux sombres ma silhouette qui n'est pas si vilaine. Pourtant il n'en fait rien. Je suis au supplice. Il reste les yeux rivés dans les miens. Alors provocatrice, je saisis des deux mains l'étoffe de ma jupe et doucement entame la remontée de la toile le long de mes jambes en lui intimant brusquement "regardez-moi !".
Lentement, le tissu glisse sur mes cuisses. Il baisse enfin le regard et considère le spectacle offert par l'ascension hypnotique du tissu sur mes bas. La jupe est maintenant roulée autour de ma taille et révèle à ses yeux incrédules une paire de jambes galbées ceintes de jarretières de dentelle noire et la peau pâle du haut de la cuisse dévoilée. Je reste comme cela un court instant, le défiant du regard. Puis lestement j'ôte la jupe et l'envoie valdinguer.
Je me sens si fragile devant son indifférence apparente, lui caparaçonné dans sa chemise et son jeans, lui en position de force devant ma semi-nudité, mais n'ai-je pas aperçu, fugace, un voile pourpre colorer ses joues. N'ai-je pas entendu le souffle d'une respiration plus lourde et plus courte ? Tant pis, je continue. Mon pull hâtivement enlevé suit le même chemin que la jupe. Je suis quasi nue devant lui. Ma peau satinée n'est plus recouverte que de dentelle ivoire. Un minuscule triangle cache à ses regards mon sexe palpitant déjà et mes deux petits seins trichent sous le balconnet. Il ne me touche pas, n'esquisse aucun geste mais il lève ses yeux vers moi et j'y lis sans aucun doute maintenant de la tristesse, de l'envie et tant d'autres sentiments contradictoires. Agir avant qu'il ne remporte la lutte contre ses démons... J'avance d'un pas jusqu'à ce que mes jambes soient entre les siennes. J'attrape ses deux mains bouillantes crispées sur ses genoux et les plaque sur mes fesses. Il ne résiste pas. Je me penche doucement et ma bouche vient frôler la sienne. Mon cœur fait un tambour dans mes tempes et tant pis s'il l'entend, il connaîtra mon trouble. Il ne se dérobe pas mais la partie n'est pas gagnée pour autant. Je pose mes lèvres sur les siennes et je baise sa bouche d'abord timidement, ne pas l'effaroucher ! Ma langue s'immisce entre ses lèvres qui se laissent faire. Je l'embrasse passionnément. Il répond à mon baiser. Il m'attire à lui, les mains agrippées à mes fesses, et me plaque contre lui. Mon ventre touche son torse et il enserre ma taille fortement dans ses bras. Mon souffle est court, je manque d'étouffer tant des émotions vives me saisissent. Je m'éloigne un instant. La tête me tourne. Je défais son étreinte et m'assieds à califourchon sur ses cuisses. Je n'ose approcher mon bassin de son ventre mais il empoigne à nouveaux mes fesses et presse mon bas ventre contre son sexe dressé. La couture de son jeans me fait mal et en même temps imprime sur mon sexe une pression excitante. Il a saisi ma bouche et m'embrasse à nouveau.
Irrésistiblement je bouge mon bassin et me frotte contre lui. Je sens mon sexe inonder la dentelle aérienne. J'ai envie de sentir son sexe en moi, là, tout de suite. Précipitamment je recule et tombe à genoux devant lui. Rien ne saurait plus me retenir. Il me laisse faire, il a capitulé. J'ouvre sa braguette et libère en mouvements brusques, affamés, son sexe brandit tel un mât de cocagne. Je le regarde dans les yeux avant de happer de mes lèvres charnues son sexe dans ma bouche. En légers va-et-vient, je flatte de ma langue la douceur indicible de la peau de son gland. Il gémit, il soupire. Il est abandonné. Lui donner un cataclysme de sensations, voilà ce que je veux et je suce avec gourmandise et dévotion sa verge magnifique qui me sera bientôt l'instrument d'une douce torture. Il laisse échapper un râle qui m'indique que sa jouissance est proche !
Surtout arrêter tout de suite. Aller cueillir sa jouissance avec la mienne. Je me relève et sans façon le chevauche. Mon string minuscule n'est même pas ôté, si maigre est l'obstacle qu'il représente devant ma volonté ! Je me saisis sans façon de sa verge si dure, si conquérante et la glisse entre mes lèvres humides et gonflées qui l'accueillent goulûment. Je me laisse tomber sur son sexe qui m'empale et déclenche au passage un déchainement de sensations intenses. Mon cœur explose, je deviens effrénée. Je mords sa bouche, ses lèvres. Nos langues se mélangent avec frénésie. Il a retrouvé ses sens, et avec une dextérité inattendue, il fait sauter l'agraffe de mon soutien-gorge, maigre protection de mes deux petits seins dressés. Il abandonne ma bouche et s'empare de mes seins. Il les mordille, il les suce. Il joue avec et chaque coup de langue déclenche en ruissellement le long de mon ventre des ondes de plaisirs. Il cajole de ses lèvres mes tétons érigés qui ne veulent qu'une chose, être dévorés. Je n'en peux plus, mon désir par lui devient fou. Je suis galvanisée. J'appuie sur mes talons afin de trouver la force nécessaire pour assurer le va-et-vient divin qui nous mènera sûrement au paradis. Mon vagin se contracte, de mon sexe coule des ruisseaux de miel musqué. L'odeur de nos sexes mélangés vient flatter nos narines et contribue à mon excitation. Je m'appuis des deux mains sur ses épaules et il soulève au même rythme mes fesses pour soulager l'effort. Il cesse de mignoter mes seins. Il étouffe à son tour, il cherche son souffle. De ma bouche ardente je lui insuffle la vie et continue ma danse folle le long de son sexe. Il vibre, il frisonne, le mien lui répond. Nos sexes se parlent en toutes les langues. Ils se flattent, s'inspirent, s'électrisent. Le plaisir est là, si proche. "Non, pas encore. J'ai attendu si longtemps, je t'en prie..." Je cesse un instant, un bref instant. Je n'en peux vraiment plus, je suis au bord du gouffre. Mes cuisses brûlent sous l'effort. Il soulève alors mes fesses un peu plus haut et dans un ultime effort je me laisse retomber sur sa hampe mouillée de mes sucs onctueux. La fulgurance qui me foudroie est inouïe. Des milliers de frémissements s’emparent de mon sexe brûlant et des contractions venues du fond des âges déchaînent le plaisir de l'homme qui ne peut plus le contenir et au même instant nos regards complices se croisent et décuplent notre plaisir... Et nous jouissons à l'unisson !
(**) (http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/06/12/elle-la-...)
07:00 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 juin 2007
ELLE - Rêve de l'Inconnu... l'écho de la Belle

Elle est allongée sur la couverture à carreaux sous l'ombrage favorable d'un grand chêne. Le soleil resplendit et blanchit la campagne environnante. Elle fronce les sourcils, vaine protection, et sent le sommeil qui s'empare de ses paupières et les rend si lourdes qu'elles s'abaissent irrésistiblement sur ses pupilles aveuglées. Elle se sent couler doucement, glisser, devenir immatérielle. Elle s'endort alors qu'une brise légère vient frôler ses cheveux et rafraîchir sa nuque moite. L'Inconnu l'a quittée il y a quelque temps déjà et elle l'a rapidement perdu de vue. Son sommeil est serein. Elle rêve rapidement ...
« ses yeux repèrent dans le lointain, sur un petit monticule en face d’elle, l’Inconnu qui ramasse semble-t-il des fleurs. N’est-ce pas attendrissant cette grande silhouette pliée en deux sous une chaleur pesante qui cueille avec soin des fleurs multicolores, si fragiles et déjà fatiguées par les rayons du soleil les dardant depuis le matin ? Elle ne ferme pas complètement les yeux, mais elle ne veut pas que l’Inconnu, à son retour, pense avoir été observé par elle depuis le début de sa quête fleurie.
Il revient, lentemente. Il a chaud. Au travers de l’interstice infime de ses cils non joints, elle voit perler sur son grand front barré de rides des petites gouttes de sueur trahissant l’effort que lui a coûté le petit bouquet qu’il tient à la main. Il est à deux pas. Elle le voit qui la contemple.
Allongée sur le côté droit, le bras droit replié sous sa tête en guise de coussin, la main gauche trainant négligemment sur son ventre. Ses deux jambes hâlées dépassent de la jupe de fine contonnade blanche qui vient lécher le haut de ses genoux. Elle a les pieds nus. De petites taches corail ornent ses orteils qui semblent se terminer par des bonbons succulents.
Il admire l’abandon de la sieste dans laquelle il croit qu’elle a sombré. Sans bruit, il s’agenouille sur le plaid anglais et dépose son modeste tribu devant sa main gauche, proche à toucher son ventre qui se soulève paisiblement au rythme de sa respiration silencieuse. Il scrute chaque détail de son visage. C’est trop risqué, il pourrait remarquer qu’elle ne dort pas alors elle a précipitemment fermé les yeux.
Il se penche vers sa nuque et vient humer la chair moite où se sont collées de minuscules bouclettes brunes. Ne l’appelle-t-il pas Brun d’or ? Il ferme les yeux lui aussi pour s’imprégner de son odeur. Légère odeur sucrée que la sueur naissante n’a pas encore altérée. Il la hume fortement et elle sent son souffle frôler son oreille au risque que les frissons qu’il déclenche au passage ne viennent trahir son éveil. Elle est troublée par son haleine brûlante sur son cou, par son odeur à lui qu’elle perçoit malgré elle. Il se redresse, elle le devine scrutant son buste, ses fesses, ses jambes, ses pieds. Les regards qu’il lui jette sont comme des caresses tant il la scanne avec intensité. Elle le sent glisser son regard vers ses jambes. Le voilà à ses pieds.
Il ne peut s’empêcher de se pencher à nouveau pour renifler la peau que le soleil a joliment doré. Elle perçoit de nouveau son souffle incandescent sur ses mollets, au creux de ses genoux où il s’attarde un peu. Cela provoque des frissons qui remontent le long de la cuisse et viennent mourir au mitan de son sexe. Elle réprime un soupir profond qui, malgré elle, envahit son ventre et voudrait s’échapper de son corps affolé. Il continue de la humer avec passion, avec ferveur mais la cotonnade de la jupe vient arrêter sa progression. Elle sait qu’il est dépité. Elle voudrait qu’il continue sa reconnaissance olfactive. Alors, exhalant enfin le soupir qui l’étouffe elle bascule légèrement sur la gauche et ce mouvement opportun si minime lui permet de faire se relever l’étoffe qui occultait ses cuisses.
Il est tétanisé, il croit l’avoir réveillée. Mais non , elle dort, le visage tourné vers le ciel décoré par le feuillage vert foncé du chêne protecteur. Il convoite ses cuisses si sculptées, si bronzées. Il replonge vers elles, incapable de résister à l’appel de sa chair. Du genoux lentemente, il parcourt de son nez la surface satinée et légèrement moite de ses cuisses serrées. Audacieusement, il soulève d’un geste aérien la jupe qui le gêne dans son ascension. Enfin, il voit perché à la naissance de ses jambes un petit triangle de coton blanc orné d’un noeux minuscule. L’effet est saisissant, le blanc virginal tranchant intensément avec sa peau diablement caramélisée.
N’y tenant plus, il s’approche alors de son sexe caché et inspire profondément au risque de réveiller la Belle qui sommeille. A lui sont subitement révélés ses parfums les plus intimes : musc ou noix de muscade, iode et embruns, vanille sucrée, cannelle peut-être ? Ces parfums le happent violemment et il sent son sexe brusquement se dresser, pulsion irrésistible de la prendre, de la pénétrer, de la faire jouir autant qu’il voudrait à la seconde même jouir d’elle.
Mais il se contient et humant à nouveau, il essaye tremblant de dégager le sexe qu’il voudrait adorer tel un dieu païen. Elle l’a compris. Le désir qu’il a déclenché en elle est tel qu’elle ne veut plus qu’une chose : qu’il aille au delà de la raison, qu’il aille au delà de la peur de son refus et lui dispense les caresses qu’il meurt de lui donner.
Alors, une fois encore, avec finesse, elle fait mine de rêver et bascule complètement sur le dos, laissant dans la foulée, ses cuisses se dissocier à peine. Est-il dupe ? Peu importe. Elle feint admirablement une femme endormie.
Après quelques minutes d’observation qui paraissent à Brun d’or une éternité, il s’incline encore une fois et d’un doigt délicat il décale le string et libère à ses yeux avides l’entrée du paradis à peine voilée de brun. Petit buisson remarquablement taillé parant comme un blason le trésor convoité. Il la respire encore, intensément. Son odeur unique, humidité boisée, épicée agace ses narines, le fait saliver. Il veut goûter de toutes ses papilles ce fruit si faiblement gardé. De sa langue il vient d’abord effleurer la peau si fine qui, telle une rigole, longe le sexe et le haut de la cuisse. Puis en légers va-et-vient il déguste chaque millimètre de la chair si tendre à cet endroit et ces mouvements savants irradient le ventre de la Belle. Elle n’arrive plus à contenir son souffle qui s’emballe au rythme du sang qui se précipite dans ses veines, son ventre, son sexe. Enivré par cette découverte, l’Inconnu continue son investigation et n’en pouvant plus, tant pis si elle se réveille, il écarte de sa langue les lèvres protégeant son sexe inondé. Le plaisir est fulgurant, elle se cabre malgré elle sous l’effet de cette caresse licencieuse.
Il la goûte toute, il fouille, il creuse, il lèche sans ménagement pris d’une frénésie gourmande. Son vit lui fait si mal tant il est bandé par un désir ardent. Pourtant il l’ignore et veut se concentrer sur la dégustation du trésor de Brun d’or maintaint offert sans pudeur. Il glisse sa langue dans chaque repli de sa chair rose ourlée d’incarnat. Chaque caresse semble faire naître de son ventre, telle une fleur exotique, des milliers de senteurs et saveurs ineffables. Chaque mouvement, chaque glissement de sa langue se prolonge en vagues déferlantes, plaisir bouleversant. Sa vulve en coeur battant transformée, renvoie vers ses neurones déboussolés des myriades d’ondes de plaisir à la faire exploser.
Il cesse un instant, la regarde et elle ne peut qu’entreouvrir les yeux pour lui dire combien son ouvrage lui plait. Il sourit à peine et devant les yeux éperdus qui le regardent, il replonge terminer l’oeuvre dévastative qu’il a commencée. De nouveau sa langue est sur son sexe, dans son sexe et agace son clitoris énervé. Il suce doucement ce petit bouton rose nacré car il sait qu’alors la Belle ne pourra résister. Sa langue, tour à tour, caresse, titille, exaspère la petite chose de désir engorgé. Elle ressent mille lames de plaisirs envahir son ventre. Elle dit « non », elle dit « oui », « non, arrête », « continue ». Elle est perdue et il est fou du plaisir qu’il lui donne. Il continue des minutes éternelles sa danse fiévreuse et sa langue, et ses lèvres et sa bouche tout entiere semblent la dévorer de morsures voluptueuses. Il ne cessera que lorsque les soupirs de la Belle en plainte mélodieuse se transformeront. Elle dit « oui ». Il cesse. Elle dit « je t’en prie ». Alors il insinue violemment sa langue dardée comme une lance aux creux de son sexe exacerbé et la pénètre goulûment, déclenchant le chant céleste tant attendu. La Belle hulule littéralement. Son bassin s’est projeté vers sa bouche vorace en un arc incroyable. Il a glissé ses mains sous ses fesses pour la soutenir et la bois. Alors son plaisir en mille contractions s’exprime et chaque irradiation du plaisir reçu est une note chantée, mélodie inédite offerte aux Dieux.
Poupée sans vie elle est devenue. Avec regret il décolle sa bouche de ce dessert exquis et contemple avec satisfaction son coquillage devenu carmin foncé, les jambes écartées, impudiques, le ventre palpitant et surtout le visage aux traits détendus de la Belle qui le regarde aussi, une moue sensuelle soulignant les lignes harmonieuses de sa bouche entrouverte… »
Elle se réveille soudain. Elle a le front baigné de sueur. Elle se tourne vers la gauche et voit l’Inconnu allongé à ses côtés. Il a l’air intrigué. Il l’interroge « Allez vous bien ? Vous dormiez quand je suis revenu mais votre sieste était agitée. Vous gémissiez. »
Elle le dévisage, surprise. Ainsi donc, elle rêvait !
**http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/06/05/lui-pourquoi-cela-n-arriverait-pas.html
08:15 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04 juin 2007
LUI - Pourquoi cela n'arriverait pas ? - Rêve d'un Inconnu
Tiens, un Inconnu qui rêve de moi ! Voilà qui est enchanteur. Non ce n'est pas Cher Homme, lui, il s'est tu depuis longtemps. C'est véritablement un inconnu. J'ai aimé la fiction de cet homme qui, depuis lors, trotte dans ma tête de femme imaginative. Alors je le consigne sur mon Blog, car il m'a fait rêver ...
Après une matinée de travail plutôt intense je vais déjeuner afin de retrouver un peu d’énergie et surtout me détendre. Le soleil est face à moi, je lui souris, je souffle !
« Que prendrez-vous Monsieur Karl ? » C’est ainsi que l’on me nomme dans ce village de Megève. « Quelque chose de léger, un melon glacé, un loup grillé et des fraises natures …et une eau minérale s’il vous plaît ! »
« Avec plaisir » me répond le jeune serveur affable.
Je n’ai pas très faim, mon estomac est déjà rempli par les pensées d’une femme qui me perturbe agréablement et qui, sans le savoir, m’a fait une intervention chirurgicale consistant à rétrécir l’estomac.
L’opération est plus que réussie … Depuis trois jours je n’ai aucune nouvelle de sa part, de mon coté, je résiste à ne pas être trop «collant». Mais là, c’est trop. Je prends mon portable que je fixais des yeux sur la nappe blanche et je le serre très fort dans ma main gauche. Je décide de lui téléphoner ! Et puis non, je retarde mon appel. Je repense à notre dernière conversation, brève mais intense où j’eus le sentiment de l’agresser. Après le melon, je craque. Avec attention et un peu de stress je compose son numéro.
Elle répond et accepte mon invitation en me précisant qu’elle souhaite être cool et qu‘elle a besoin d’air. Nous sommes le jeudi 7 mai. Demain matin je vais la voir. Rendez-vous à Genève vers 9h ! « Garçon, s’il vous plait, si c’est possible avant les fraises je croquerais bien une pièce de bœuf de Bavière et après vous me rajouterez un fondant au chocolat.» Comme j’ai faim, là, d‘un coup !
Je profite de mon après-midi de libre pour me «bichonner» comme j’aime à le faire et à lui inventer une journée.
Vendredi matin 9h15, je la retrouve au parking du Mont Blanc près du lac Léman comme prévu.
Je suis comme les bulles d’une coupe de champagne. Elle, elle est plus froide, plus distante malgré son sourire toujours aussi enivrant. Ma joie est aussi intense que contenue. Être avec elle, quel Bonheur ! Je chavire. Le bleu de mes veines vire au rouge sang et au rose tendre, mon cœur palpite, par miracle toutes mes émotions restent en mon intérieur.
Nous prenons l’autoroute en direction du sud. Nous échangeons quelques banalités, puis la musique prend le relais. Verdi, et Buddha Bar nous accompagnent. Le temps passe vite. Le dialogue s’invite naturellement, la musique baisse de trois tons.
Nous arrivons à Vinzieux, un petit coin des premiers coteaux ardéchois. D’ici la vue sur la vallée du Rhône et sur les Alpes est à l’infini de nos facultés visuelles. Tout près d’une maison de pierres usées par les vents, un tapis de fétuques douces est notre cocon. L’encas est partagé avec des rires que soulignent des soupirs d’apaisement réciproques. Il fait beau. Nos regards se croisent de plus en plus profondément, parfois se figent en s’envoyant des signaux pas encore tout à fait décodables. Elle décide de s'allonger, les yeux rivés au ciel. Elle semble partir dans son monde à elle. Je la bois du regard ! Tout ce qui nous entoure est un bel écrin mais le bijou est là, si près de moi ! Je suis heureux et je profite de chaque seconde. Mais elle ? En quelques instants, elle s’endort … Elle s’étire… Et moi, tel un serviteur, je la contemple comme une déesse.
Son ventre se dénude un peu, je pose dessus le sweat-shirt qui couvrait mes épaules. Délicatement j’effleure sa paume avec mes doigts. L’envie de lui donner un baiser léger me fait me pencher au dessus de son visage. A quelques centimètres, j’embrasse violemment son souffle et respire ses fragrances. Ses lèvres ne doivent pas être réveillées par mon seul désir. Non, non et non, je m’y refuse ! Et puis quelle souffrance magique et sublime cet instant vertigineux.
J ‘aime ses pieds. C’est vrai qu’ils sont mignons, sa jupe de coton blanc léger m’offre le quart de ses mollets et l’intégralité de ses chevilles. Tel un papillon mon index les courtise. Elle bouge. Je stoppe mon envol manuel. Mon esprit est alors attiré par des errements. Je me lève en catimini et alentour je cueille quelques fleurs que le printemps veut bien offrir : pâquerettes, pervenches, bouton d’or et violettes. Avec de fins et délicats brins d’herbe, je confectionne un bouquet.
Revenant près d’elle je pose ce mélange fleuris près de son ventre, pose ma main dans la sienne puis à mon tour je pars dans le royaume des songes… Je me réveille en sursaut, elle est partie !
Un visionnage à 360 degrés et je la vois assise sur un vieux mur de pierres sèches. « Merci pour les fleurs c’est gentil.» Elle me parle comme jamais elle ne l’avait fait. Je l’écoute.
Sous des apparences d’aluminium brossé, elle n’en a pas moins au fond d‘elle des cordes sensibles et une folle mais légitime envie de vivre en détails les subtilités de l’existence et ce dans ses moindres recoins.
Elle me fait fondre. Je succombe à son raffinement, son coté précieuse. Ses vibrations, son magnétisme exercent sur moi un pouvoir tétanisant mais si fort. Et là, je me dis « aimer qu’elle banalité !» En revanche, vivre cela avec elle, c’est du feu sur le feu ! Je dois me calmer ? Oui, ok je me tempère…
Ses yeux chatoyants ne sont pourtant pas un appel à l’apaisement. La journée s’étire et il faut rentrer. Sur le chemin du retour nous traversons les vignes et les vergers comme autant d’appel à des lendemains enchanteurs. Calés chacun sur nos sièges, nos regards béats guident nos mains à se rapprocher. J’aime ces instants de lévitation où la récolte du miel des plaisirs n’est point affaire de rapidité mais de complicité, et prêter l’oreille à l’autre avec patience et artistiquement car Ovide l’a bien défini, aimer est un art, non un besoin.
Aux fils des kilomètres ce premier rendez-vous s’achève. Non sans une harmonie de plus en plus précieuse entre elle et moi. Une pléiades d’euphories font que…
Mais que se passe-t-il ? Je suis où là ? Bon sang, je suis en train de me réveiller. Tout cela n’était qu’un rêve ? Mes mains serrent ma tête, ELLE, elle existe mais cette rencontre n’était qu’un songe, oh mon Dieu ! Je vais lui téléphoner après une douche glacée …
Et ce qui devait arriver, arriva : un écho à ce rêve est rapidement né dans mon cerveau prompt au fantasme, et je ne serais pas celle que je suis si cet écho n'était pas en petit conte prochainement transformé !
07:50 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 janvier 2007
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°9 - L'Apothéose
Le rendez-vous était prévu tôt le matin, pour que nous puissions profiter au maximum du temps unique qui allait nous être accordé. J'avais donc réservé une chambre dans un petit hôtel tout proche du lieu prévu de nous rencontre afin d'y passer la nuit et être fraiche le jour fatidique. Fatidique, oui vraiment. Il est encore très tôt, je n'arrive pas à dormir. Le soleil se lève tout juste. Je peste. Je vais avoir les yeux cernés, les traits tirés et non pas reposés comme je le voulais. Je voulais vous montrer mon meilleur visage. Je voulais que mon visage angélique vous charme et vous fasse succomber. Au lieu de cela, je ne vais avoir à vous offrir qu'un petit visage fatigué, tout chiffonné qui ne ravira pas vos yeux. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Le ciel s'illumine à peine d'un peu de lumière rosée. La journée s'annonce magnifique. Il y a un peu de brouillard que le soleil cherche à percer. J'aime bien l'idée du soleil qui perce le brume... Une journée propice aux ballades, aux discussions légères, au badinage, enfin je l'espère.
Que faire pour tuer les deux heures qui restent. Je saisis un livre laissé négligemment ouvert sur la table de nuit. Une histoire d'amour impossible dans l'espagne du début du siècle. Je lis quelques lignes mais je n'arrive pas à me concentrer tant la perspective de notre rencontre me met à cran. Je me lève et me regarde dans le miroir accroché au mur opposé au lit. Je ne suis pas vilaine, juste les cernes bistres qui assombrissent mon regard. Je vais vers la salle de bain. La vision de la baignoire me donne l'idée qui me manquait. Je vais prendre un bain bouillant, je vais détendre mon corps tendu comme une corde d'arc en espèrant que les vapeurs brûlantes détendront aussi les traits de mon pauvre visage. J'ouvre les robinets à grand, l'eau chaude s'écoule engros bouillons, je ferme la porte de la salle de bain pour que s'y concentre toute la chaleur. Si seulement je pouvais y recréer un semblant de hammam. Ce serait souverain.
Je retourne dans la chambre et appelle la réception. Je lui signale que j'attends la venue d'un homme et qu'il faudra me prévenir dès qu'il sera arrivé. Je rappelle au concierge apparemment mal reveillé mon numéro de chambre. ''Surtout faites le attendre, qu'il ne s'impatiente pas, je le ferai monter dès que je serai prête, prévenez-moi''. Tout est paré, je peux sans plus attendre aller me plonger dans le bain bouillant qui m'attend.
La salle de bain est envahie de buée et de senteurs de miel. Les miroirs au dessus du lavabo sont opaques. Je ne distingue que vaguement ma silhouette lorsque je pénètre dans les eaux mousseuses. Je m'y coule avec bonheur. La chaleur me pénètre de plus en plus profondément. J'appuie ma tête sur le rebord de la baignoire et laisse vagabonder mon esprit. Je pense à vous et comme à chaque fois, mon coeur bondit dans ma poitrine. Je vais vous voir, J'ai envie et j'ai peur. J'ai besoin et je veux fuir. Et si, et si... des minutes se passent sans que je me rende compte de l'heure. Je crois que je m'assoupis un peu. Mes muscles sont ramollis. Je suis bien. Mes craintes se diluent petit à petit dans l'eau du bain. La délivrance bientôt, je souris à moitié dans la torpeur qui m'a saisie. Subitement, je prends conscience du temps qui a passé. Il ne me reste que 10 minutes. J'ai dû dormir, l'eau est tiède et j'ai froid. Plus de buée sur les miroirs. Je sors de l'eau précipitemment. Je m'essuie hâtivement dans une énorme serviette blanche et moelleuse que j'enroule autour de mon corps comme un paréo hivernale. Je brosse mes cheveux et les sèche rapidement, la tête renversée en avant pour que les jolies boucles se reforment. Le bruit du séchoir à cheveux est assourdissant.
Je n'entends pas le bruit du pêne du verrou qui cède. Je n'entends pas l'ouverture silencieuse de la porte de la salle de bain. Je me redresse et là, choc inimaginable, je vois votre reflet dans le miroir. Je n'y comprends rien. Comment êtes-vous là, comment êtes-vous entré ? Peu importe. Je suis pétrifiée, sans moyen, sans ressource. Je ne suis pas maquillée, mes cheveux retombent n'importe comment sur mon cou, sur mon visage. La serviette éponge tient comme par miracle. Ma poitrine se soulève exagérément tant la surprise a foudroyé mon coeur, mon cerveau. Je suis figée. Je vous dévisage par miroir interposé. Moi qui me voulais irrésistible me voilà surprise au naturel et sans défense. Aucun artifice. Me voilà livrée d'égal à égal puisque vous non plus n'avez rien déguisé de vous. Votre silhouette me parait exagérément grande et la mienne si petite, je n'ai pas de talons. Je décide de vous ignorer et reprendre le coiffage de mes cheveux. Cela me prend une minute dans un vacarme qui empêche l'échange d'un seul mot. Comme cela m'arrange. Un petit sursis volé pour que mon coeur s'apaise et retrouve un rythme normal, que ma voix ne trahisse pas mon trouble. Je cesse enfin car le miroir me dit que je suis présentable. Lentement je pose le le séchoir à cheveux. Vous ne cillez pas, vous restez statique dans l'encadrement de la porte, vos yeux fixés aux miens au travers du miroir. Je prends un petit écrin rouge sang posé à coté du lavabo. Au ralenti, pour que le tremblement de mes mains ne se voit pas, j'en extrais de jolis pendants d'oreille aux diamants lipides et rutilants. Je les accroche à mes oreilles et immédiatement apparaissent dans l'ombre de mon cou des milliers de petits éclats de lumière scintillants. L'effet à grâce à mes yeux et je me sens alors un petit peu moins nue.
Avec une lenteur calculée, j'attrape une bouteille d'huile parfumée posée sur l'étagère. J'en dévisse le bouchon, toujours vous regardant. Je saisis la serviette et la dénoue. Elle tombe à mes pieds sans bruit sur le sol carrelé. Ma nudité est a vous révélée toute entière, sans pudeur. Je connais ce que vous voyez pour l'avoir vue cent fois dans les vestiaires du Fitness. Je tremble un peu dans mon for intérieur car je sais que je ne suis pas la femme parfaite aux courbes sculpturales que je rêverais d'être à ce moment précis. Votre visage ne trahit aucun sentiment. Quelle torture ! Je suis malgré tout chaque étape du scénario que mon cerveau a élaboré à la seconde même ou je vous ai vu. Le troubler, le charmer, lui donner envie, c'est la seule et unique fois, il n'y aura pas de deuxième chance ! Je suis toujours de dos. Je vous ignore toujours, mais cela m'est si difficile.Je prends un peu d'huile dans le creux de mes mains. Je pose le pied gauche sur le rebord de la baignoire. Je m'offre à vous de profil maintenant. Je commence à masser lentement mon mollet, mon genou, ma cuisse gauche, ma fesse, ma hanche. Je prends mon temps, je m'applique. L'huile laisse échapper un léger parfum musqué, très fin que je trouve enivrant.Je ne vous regarde surtout pas. Je veux que vous regardiez la scène comme un spectateur, comme si je ne me savais pas observée. Je reprends de l'huile et la passe maintenant sur mon ventre et doucement je remonte et oins mes seins et mes épaules. Mes petits seins se redressent, les pointes deviennent agressives. Je suis troublée par le toucher de mes propres mains sur ma peau car ce sont en fait vos mains que j'imagine me caressant. Ma peau s'assouplit, brille, accroche la lumière, met en relief toutes mes courbes, mêmes les plus timides.Je ferme les yeux un court instant. Et subitement je sens d'autres mains se joindre aux miennes. Le feu qui soudainement me parcourt n'est pas né de mes caresses mais bien des vôtres. Vous avez inondé vos mains d'huile. Vous êtes debout derrière moi, votre souffle tout proche de mes cheveux. Vous me massez le dos, les épaules, le cou. Vous redescendez le long de mes flancs, vous vous arrêtez sur mes hanches que vous malaxez avec puissance. J'ai du poser précipitement mon pied gauche au sol de peur de tomber tant la tempête qui s'empare de moi est terrible. Mes jambes tremblent littéralement. Je n'ose rouvrir les yeux. Je me concentre sur vos mains qui dessinent toutes les courbes de mon corps. Je sens une coulée d'huile le long de mon dos, elle ruisselle tout le long de la colonne et vient mourir entre mes fesses. Ce contact est d'une sensualité extraordinaire. L'huile vient baigner mon sexe, se mêler au miel que je sens sourdre entre mes cuisses. Vos mains arrivent à mes fesses. Vous avez scrupuleusement suivi le parcours de l'huile et je sens une de vos mains s'immiscer entre mes fesses, entre mes cuisses. Vos doigts sont doux, délicats et curieux. Je recherche vos caresses, je creuse mes reins en une courbe improbable à la rencontre de vos doigts que je veux sur moi, dans moi, partout. Vous vous amusez, je le sens. Votre main est taquine, elle sait ce qu'il faut faire pour me satisfaire mais elle ne le fait pas. Mon envie est trop forte. Je me retourne. Je fixe de nouveau vos yeux, mais bien en face cette fois-ci. La découverte de votre visage si proche de moi m'émeut. Je repense à toutes ces fois où j'ai regardé vos photos essayant en vain de vous imaginer en vrai. Vous êtes là. Je suis bouleversée, je sens mon souffle entrer précipitement dans par mes narines palpitantes. Je distingue dans vos yeux un éclat rieur et troublé. Je suis si proche de vous. Telle une danseuse classique je m'élève doucement sur la pointe des pieds défiant la pesanteur et je viens poser mes lèvres sur vos lèvres serrées. Je jette mes bras à votre cou pour soutenir l'effort. Vous ne bougez pas. Vous êtes presque inerte. Une citadelle assiègée qui ne se rend pas. Pourtant, mon corps brillant se plaque à vous, tant pis pour vos vêtements, et ma langue gourmande entame l'assaut de vos lèvres. Vous cédez rapidement et me laisser poursuivre ma quête. Ma langue rencontre votre langue, chaude, moelleuse et fraiche. Vous exhalez plus profondément et je sais dès lors que vous être vraiment troublé. Mon corps ne fait plus qu'un avec le vôtre et en ressent les moindres reliefs. Votre sexe est dur, et sa proeminence au travers de l'étoffe vient titiller mon sexe à lui collé. Vos mains alors rejoignent ma taille que vous enserrez dans une étreinte puissante, me soulageant enfin du poids qui pèse sur mes pieds cambrés. Dans vos bras musclés, je ne suis qu'une plume amollie par mon désir de vous, chaque minute décuplé. Vous me soulevez de terre et faites de vos bras sous mes fesses glissés un étau vous permettant de nous déplacer.
Et alors que vous m'entrainez vers le lit plongé dans la pénombre, je saisis au passage la bouteille d'huile parfumée. Tel un trésor précieux vous me déposez sur le lit. Sur le dos allongée je vous regarde hâtivement vous déshabiller. Se dévoilent à mes yeux avides votre silhouette découplée, vos belles jambes sculptées par des années de courses, vos cuisses aux muscles saillants ornées à leur naissance de votre sexe dans sa gloire révélé. Je me redresse vivement, attrape votre main et vous tire en avant. Vous tombez de tout de votre long à côté de moi, dans les édredons. Vive comme une mangouste, je bascule à califourchon sur vos cuisses et immodérement arrose votre torse de l'huile parfumé. Vous voilà prisionnier, par mes cuisses enserré. Mes mains bouillantes viennent se poser doucement sur votre torse baigné d'huile. Et commence alors un ballet de mains sur votre corps, tout de douceur et de fermeté, de curiosité et de timidité. Mes mains arpentent chaque centimetre carré de votre peau, en détectent les moindres vibrations, et s'attardent avec habileté là ou de toute évidence vous sens sont exacerbés. Au creux de ma poitrine, mon coeur bat la chamade de vous voir ainsi amadoué, prêt à rendre les armes. Au creux de mes jambes, une rivière s'est installée et appelle de ses cris les caresses inconnues, des caresses rêvées. Mes mains arrivent enfin à votre sexe tendu. La douceur de l'huile décuple la douceur de votre peau et chaque caresse de mes mains explose en sensations démentes dans votre cerveau. Votre poitrine agitée se soulève précipitemment. Je suis hypnotisée par le plaisir que vous ressentez. Tout doucement je glisse sur mes genoux et vient me retrouver telle une suppliante devant votre sexe agenouillée. Mes lèvres le saisissent à peine, le frôlent. Ma langue tâte sa dureté, en goûte la douceur, en dessine les contours, le longe goûlument de bas en haut et le vènère tel un objet sacré. Votre ventre se durcit, vos hanches se balancent imperceptiblement, et mes lèvres et ma langue accompagnent ce mouvement lancinant qui vous mène au supplice. Je vois votre visage crispé, votre souffle affolé, vous approchez du Paradis et moi telle une houri magnifique à son héros totalement dédiée, je ne cesse de lécher votre sexe bandé. Stop, criez vous. Enfin votre voix, votre voix essouflée. Je cesse instantanément. Pas le temps pour moi de penser, vous voilà redressé. Vous m'attrapez à votre tour, vous saisissez ma bouche, vos lèvres sont brûlantes, votre souffle m'enivre, me saoule, je suffoque. Vous me plaquez à vous, nos deux corps emmêlés. Le contact est humide et chaud, nos deux corps lubrifiés ondulent à l'unisson et la sensation des peaux ainsi échauffées est insoutenable. Nos corps se frottent, se cherchent, s'agacent, perdent pied. Vous lâchez votre étreinte. Vous nous faites rouler. Me voilà sur le dos par vous totalement bridée. Allongé de tout votre long sur moi, vous crucifiez mes bras au dessus de ma tête et vous m'infligez de nouveau un baiser exaltant alors que votre sexe toujours vers moi tendu se glisse lentement dans ma fente submergée. Je veux me défaire de ce carcan qui m'empêche de vous enlacer, d'enserrer votre taille de mes jambes musclées et enfin vous faire me pénétrer. Vous résistez, vous êtes bien plus fort, et mon coeur et mon cerveau ne savent plus contrôler. Vous glissez doucement entre mes cuisses serrées tandis que votre langue taquine la mienne qui n'en peut mais. Mon corps va exploser, je ne veux pas jouir, non Pascal, non pas encore, faites durer. Une fois, une seule fois, faites durer. Alors, vous arrêtez. Nos bouches se défont et vos yeux magnifiques plongent dans les miens pour y relire la prière tout juste exprimée. Vous lachez mes poignets, et lentement vous descendez vers mon sexe gonflé. Votre souffle de braise vient taquiner et mes lèvres et mon sexe tout entier. Votre langue peu farouche et un rien délurée s'immisce dans tous les coins et vient gouter les milles parfums que mon désir de vous a généré. Votre langue est ferme et douce à la fois, elle sait trouver son chemin et remonte à la source et semble s'y abreuver. Je suis clouée au lit, mes mains agrippent les draps froissés, je retiens un cri lorsque votre langue assassine caresse enfin le siège de tous les plaisirs, petite perle rosée toute de sang gorgée. Mes fesses se soulèvent, indécemment, vers votre bouche pour que vous me dévoriez. Vous êtes partout à la fois, des sensations m'envahissent en vagues répétées. La jouissance est toute proche, la jouissance est là. STOP. Je l'ai crié, fort. Vous cessez et vous vous redressez. Heureux de voir sur mon visage les stigmates du plaisir brimé. Je deviens une furie, je me retourne sur le ventre et prestement me glisse sur les genoux vous offrant sans vergogne ma croupe vers vous tendue. Vous empoignez mes hanches et approchez totalement offert mon sexe vers le vôtre. La rencontre est fulgurante, je gémis, je me cambre, je deviens cinglée. Votre vit taquin coulisse à peine dans le fourreau qui lui est réservé. Puis petit à petit, au rythme de mes élans vers lui, il pénètre plus avant, et vous voilà vous aussi submergé par l'envie d'en découdre pour de bon. Nos corps tels deux métronomes en tous points accordés se rencontrent et se détachent en harmonie. L'alliance de nos sexes déclenche à l'unisson des frémissements, des vibrations, des brûlures, des voluptés inénarrables. Ma main vient secrétement rejoindre mon sexe assiégé et les caresses que je me prodigue viennent décupler le plaisir que vous me donnez. L'excitation est à son comble. Je me redresse alors sur les genoux, et vos mains viennent enserrez mon ventre pour que nos deux corps emboités ne fassent plus qu'un et dans un ultime élan, votre sexe d'airain vient décrocher au tréfond de mon ventre la jouissance tant espérée. Vous me mordez le cou, mes mains s'accrochent à vous, nos corps sont secoués d'un même tremblement, et par mes lèvres entrouvertes jaillit un cri poignant déchirant le silence de notes mélodieuses par vous seul inspirées.
23:15 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
27 décembre 2006
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°8 - 206 bleue
''Je me blottis, secouée toute entière par une tristesse immense. Votre étreinte est douce mais ferme. Vous me réchauffez, vous me calmez. Je ne dis rien, ma respiration se calme. Nous restons enlacés des minutes entières. Je ne sens plus le froid. Je veux me fondre en vous et disparaitre. Que ce moment n'ait jamais de fin...''
Au bout d'un siècle, je sens qu'à votre tour vous frisonnez. J'ai dû prendre toute votre chaleur blottie comme je le suis contre vous, votre manteau me protégeant mais ouvert à tous vents. Tout doucement je me détache de vous. Je ne veux pas vous brusquer de peur que vous ne preniez les choses en mains et partiez sur le champ. Je ne vous dis rien, je vous laisse debout à deux pas de ma voiture, ouvre la portière du conducteur, met le contact, monte le thermostats, enclenche un CD et promptement avance les deux siéges avant. Je ressors et vous attrape par la main. Bizarrement, vous n'opposez aucune résistance. Il me semble lire un peu de curiosité et d'amusement dans vos yeux devant l'abeille affairée que je suis devenue. J'ouvre la porte arrière et vous prie d'un geste de monter dans ma voiture. Vous vous exécutez, plus curieux que jamais. Vous voilà assis derrière, côté gauche. Je file du côté droit et m'assois à vos côtés. Mon coeur bat à tout rompre. Agir dans la précipitation de peur de rompre le charme par une logistique triviale....
Ouf, je me détends enfin un peu. La musique égraine vos mélodies. Je me sens à nouveau en terrain ami. Vous êtes légèrement tounée vers moi, de trois quart vers la droite. L'habitacle ainsi aménagé laisse suffisemment de place pour que votre grande carcasse soit à peu près à l'aise. Je vous regarde dans les yeux, l'amusement y est toujours mais je ne vois pas trace d'envie ou d'un quelconque désir. Toujours la même impassibilité qui m'est si douloureuse. Tant pis, je vais au bout de mon rêve, au bout de ma provocation. Un par un j'ôte mes escapins qui tombent avec un bruit mat sur la moquette, je relève franchement ma jupe, j' en dessere la fermuture pour qu'elle ne soit plus une entrave. L'étoffe est roulée autour de ma taille. Je me suis tournée vers vous, le dos appuyé à la portière droite, verrouillée par sécurité. Je replis les jambes et me voilà face à vous, les jambes allongées sur la banquette, légèrement repliées. La vision est indécente. Les jambes gainées de noir, à peine écartées, la pointe des pieds effleurant votre cuisse droite. Je vois votre regard. Il suit la ligne de mes jambes comme le géomètre vérifierait une perspective. Vos yeux partent des orteils, remontent le long des mollets, des genoux, s'arrêtent un instant sur la magnifique dentelle qui orne le haut des bas. Votre regard n'est plus curieux mais troublé. Je le vois convoiter la paleur de ma peau tranchant avec le noir de la dentelle, puis votre regard arrive en haut de mes cuisses. La voiture est à peine éclairée par les diodes du tableau de bord. Une lumière bleutée et diffuse accuse les reliefs et les ombres. Votre regard s'arrête sur la zone qui ombre mon pubis. Un petit triangle de dentelle prune orne ce triangle noir minuscule. Subitement, la surprise saisit vos traits. Je viens de glisser ma main sur mon sexe, décalant la légère dentelle, obstacle inexistant devant l'envie impérieuse de ma main. Vous observez mes doigts commencer doucement à caresser mon sexe. Je glisse un peu sur l'avant, ma tête peut s'appuyer avec abandon sur la portière et soutenir la faiblesse qui m'inonde. Je vois votre regard fasciné par le jeu de mes doigts sur mon sexe tout entier, tantot caressant les alentours si sensibles et gorgés de sang, tantot caressant le petit bouton de nacre qui me cloue de plaisir. Je tente désespèrement de vous fixer toujours mais les sensations générées par mes caresses m'en empêchent. Je dois fermer les yeux, je me laisse aller à mon plaisir, des gémissements s'échappent de moi. Je vais jouir si je continue mais je ne le veux pas. J'ouvre grand les yeux. Je croise les vôtres. Je crois y voire du trouble. Je cesse mes caresses et approche ma main de ma bouche. Je ferme les yeux et hume mes parfums. Lentement je me redresse et vous offre ma main comme on remettrait une aumone. Vous la regardez, vous me regardez. Vous semblez hésiter, toujours de marbre apparemment. Votre indifférrence me blesse mais vous m'aviez prévenue. Finalement, vous saisissez ma main droite et tout doucement vous la porter à vos narines. Vous fermez les yeux et inspirez profondément. Votre souffle chaud sur mon poignet m'excite encore plus. Je ne bouge pas, désirante comme une folle. Quelques secondes s'écoulent avant que vous ne rouvriez les yeux et me rendiez ma main. Par défit je suce mes doigts, et je dessine le contour de mes lèvres avec le miel de mon désir. Enfin, n'y tenant plus je recommence mes caresses. Le plaisir est là, imminent, violent, prêt à exploser. Il suffirait une simple pression pour que le plaisir m'emporte. Subitement, vous agrippez mon poignet, vous éloigez ma main, vous m'empêchez de terminer mon ouvrage. Ma poitrine bat la chamade, mes seins se soulèvent au rythme précipité de ma respiration affolée. Je vous regarde incrédule, vous avez l'air fâché. Vous vous saisissez de moi, vous m'attirez à vous, vous me faites pivotez. Mon dos est contre votre flanc droit. Sans ménagement, vous faites basculer ma tete sur votre épaule gauche et mes épaules se trouvent entourées par votre bras gauche qui me sert de berceau. Ma petite taille vous permet de me soutenir d'un seul bras. Mes jambes dans la pagaille se retrouvent allongées sur la banquette faisant face à la portière droite. Vous m'avez fait faire dextrement un demi-tour. Mes reins sont calés contre votre cuisse droite. Je suis lovée dans vos bras comme le serait un petit enfant. Mon visage peut s'enfouir dans votre cou et respirer votre peau. Mon coeur bat à tout rompre. Je n'ai jamais été si proche de vous. Le choc est énorme car inattendu. Je vous respire, je sens votre chaleur, je sens votre sang battre dans la carotide à un rythme qui trahit enfin, oh merci mon Dieu, une certaine excitation. Ainsi abandonnée dans vos bras, je sens votre main droite flatter le galbe de mes jambes, de mes cuisses. Votre main droite joue avec la dentelle, suit son contour, la dessine en superposition. Votre main s'approche trop doucement, oh trop doucement de la peau laissée libre par les bas. Enfin, votre main brûlante touche ma peau, une décharge remonte vers mon sexe. Je suis au bord de la rupture. Je gémis dans votre cou, je m'accroche de mes deux bras à votre torse. Votre main arrive lentement vers mon sexe. Vos doigts légers comme des papillons vont en reconnaissance de terrain. Longent les lèvres frémissantes et douces, si douces car tres habilement épilées. Cette peau si douce se plie avec bonheur à votre fouille et me renvoie en de milliers de frissonnements le plaisir que ce repèrage déclenche. Je n'en peux plus, je voudrais votre main audacieuse, curieuse. Que vos doigts souples dessinent chaque ligne de mon sillon inondé, qu'ils flattent chaque relief et s'attardent enfin sur le bouton de tous les délices. Vos doigts m'ont entendue, vous faites tout ce que silencieusement j'ai crié. Le plaisir monte tel une fusée. Les sensations sont démentielles. Je gémis toujours plus, je plonge ma tete dans votre cou pour étouffer les cris qui montent de ma gorge submergée de plaisir. Je soulève la tête avant de sombrer dans le gouffre qui m'attire, et je cherche désespérement vos lèvres que vous m'offrez enfin. Vos lèvres goutent ma bouche, goûte les saveurs de mon sexe si vives encore qui trainent sur mes lèvres. Nos bouches sont soudées en un baiser chavirant. Et au moment ultime, vos doigts me pénètrent avec délicatesse et force, libérant l'orgasme merveilleux attendu depuis des mois, et votre main reçoit en offrande mon plaisir en mille contractions et secousses mouillées aux parfums si puissants....
11:05 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26 décembre 2006
ELLE - Ce qui n'arrivera pas N°6 - La résistance
19:00 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
LUI - Ce qui n'arrivera pas N°7 - La chambre vide
Le rendez-vous a été fixé tôt, pour mieux profiter de la journée.
Vous vous étiez réservée une chambre d'hôtel, pour éviter de faire les 150 km au petit matin. Enfin, c'est ce que je croyais. Je passe vous chercher comme convenu. Vous savez comme moi que cette journée est la dernière et nous avons décidé de passer le maximum de temps ensemble.
Je frappe à la porte de votre chambre. Vous ne répondez pas. La porte est entrouverte. Ca sent le traquenard, mais je me dis que vous êtes une femme éduquée et que je ne risque rien. Enfin, c'est ce que je croyais. La chambre semble vide. Je m'avance lentement.
La porte d'entrée claque. Je n'ai pas le temps de me retourner qu'une main me baillonne. Je sais que c'est vous, je sens que c'est vous. Je ne me débats pas. J'aime l'odeur de vos doigts. Je vous sens me presser contre moi. Que croyez vous donc ? moi amant déchu ayant prêté serment pour l'abstinence éternelle, comment voulez vous atiser mes sens ?
J'essaie de parler, de vous dire que ce n'est pas du jeu, que cela ne rentre pas dans nos conventions de rendez vous. Je n'y parviens pas. Il est agréable pour moi de succomber à cette douce violence.
En quelques mouvements vous avez projeté mon manteau à terre. Je sens vos mains froides sous mes vêtements. Vous me brutalisez en riant. Vous touchez mon dos, mon ventre, ma poitrine. Je vous aperçois dans la glace en face. En fait vous êtes en peignoir de satin blanc. Vos épaules sont nues. Aurai-je envie de vous si vous continuez ainsi ?
Ma chemise n'est plus que lambeaux. Je sens le long de ma colonne la douceur de vos tétons qui remontent doucement. Je sais que vous êtes nue, maintenant, derrière moi. Vos mains furètent. Je les sens sur mes fesses, puis...
Puis elles attrapent mon sexe, soudainement. Cela déclenche en moi une décharge de plaisir inattendu. Je sens vos jambes s'enlacer autour des miennes. Vous êtes folle. J'ai à la fois envie de me retourner et à la fois envie de subir vos délicieuses tortures. Je sens le haut de vos cuisses, vous vous frottez contre moi. Je sens la douceur de votre sexe contre mes fesses. Mes mains essaient de vous agripper. Ce n'est pas chose aisée. Votre langue est un bonheur, je trouve injuste de ne pas pouvoir vous goûter aussi. D'un geste prompt je vous saisis par le poignet et me retrouve face à vous. Vous souriez, les yeux mi-clos. Vous maintenant toujours fermement mon sexe dans une main. De l'autre, vous vous caressez. La scène, le plaisir, le désir deviennent insoutenables. Je me dégage doucement et vous embrasse. Ma langue sur vos lèvres qui s'ouvrent, ma langue qui goûte la saveur de la vôtre, me rendent fou. Nous tombons tous les deux par terre complètement emmêlés. Je peux enfin lécher votre corps, vos épaules, vos seins, vos hanches. Je respire l'odeur de votre sexe, avant de le sucer lentement pour mieux en apprécier les saveurs. Mon envie est terrible, me caresser contre vous, me caresser dans vous, vous voir jouir encore et encore...
Je retourne votre corps inerte. Vous êtes une boule de feu. La vue de vos fesses me donne le coup de grâce. Je vous pénètre ainsi dans un délice extrême, comme je n'ai jamais connu...
Et nous jouissons à l'unisson...
16:25 Ecrit par Gicerilla dans Ce qui n'arrivera pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
