dimanche, 12 août 2007
KMO - Ignorée...
La cerise du mois d’août !
Des coups de soleil avaient fait rougir les globes, entre les feuilles en amande du cerisier «grand vent». C’était au mois de mai où l’été avec ses brins d’or, s’était invité par enchantement !
A la cime de la plus haute branche une « burlat » regardait avec envie ses compagnes de ramures se faire cueillir ! Des enfants, des récolteurs, des marauds et des merles avaient d’yeux, de mains, de faim, de becs pour toutes les autres, sauf elle !
Elle tentait bien de se faire «croquer» mais en vain !
Au mois de juin, une belle promeneuse mordorée, d’allure fraîche, à la coiffe brune, aguichait cette cerise esseulée entre deux frondaisons, sa main élégante fit se craqueler le fruit et son suc écarlate larmoyait !
Elle ne fut en rien cueillie, mais séduite, au point que sa petite tige échangea son vert vif pour une teinte de rouille, elle ne tenait à sa ramure instable sous les zéphyrs qu’à un fil de plus en plus fin et fragile !
En juillet, sa chair devint confite sous le régime de fréquents coups de chaud puis de terribles refroidissements ! Elle se crut véreuse !
La belle brune passait régulièrement sous ce cerisier sauvage, mais ne grimpa jamais entre les branches. Le fruit déboussolé devint rabougri autour de son noyau !
Sa queue décédée, elle chuta en août, à même le sol, sans qu’une aimable fétuque lui évite un écrasement violent ! Sur la terre battue, une vieille poule de passage la déchira de son clapet pour ses jaunes poussins !
Le cœur du fruit resta sur la poussière, seul à méditer sur son avenir de noyau !
La brune repassait souvent et de ses pieds menus ne l’enterra point, elle s’assit même à l’ombre du « grand vent » juste à côté du noyau !
Celui-ci comblé, mais néanmoins gêné de par sa nudité, se mit à empourprer, mais il sentit en lui germer, des sentiments différents lui chatouiller la coquille ! Était-ce la fécondation d’une nouvelle aventure ?
Le printemps et le début de l’été n’avaient pour ce fruit rouge pas été étincelants !
Mais cette fin du huitième mois de l’année et les futures vendanges s’annoncent plus fertiles pour que naisse une relation profonde entre ce cœur et cette brune dénommée «brun d’or».
La chaire de la cerise n’est plus ! En revanche, son âme n’est plus aigrie ni amère, elle est désormais ravie de compter sur cette affriolante brune comme sur une fidèle alliée à l‘esprit riche et à la robe attractive ! Elle la contemple toujours et aurait ardemment aimé être dégustée par sa bouche, mais les remords reposent en paix maintenant !
Le noyau s’attache en ces temps à retrouver son entrain, pour que près ou loin de sa brune germe aussi en lui des sentiments bienveillants et sans ambiguïté !
C ‘est chose faite ! L’embryon est né !
Durant ces derniers jours le noyau dur s’est attendri et de nouveau il lui plait d’écrire à sa brune, libérée enfin des sucres d’une cerises trop collante !
Le noyau n’a pas encore lu « brun d’or » mais cela ne saurait tarder. Un noyau qui germe, cela prend une folle énergie. Rendez-vous compte, de mon « vert » minuscule je pourrais donner vie à un arbre !!!
C’est ce que je vais faire, oui un feuillu juste pour vous où sur, où sous chaque branche, plusieurs feuilles et fruits vous sont et vous seront alloués !
Je vous embrasse ! Karl
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mercredi, 25 juillet 2007
KMO - Comme une tempête de tendre folie !
L ‘amour en lettres ! Rien que pour vous Gicerilla !
Je pourrais vous écrire une lettre d’amour, pour moi ! Comme une espèce de masturbation des méninges juste pour me bercer d’illusions, juste pour tordre le cou à ma solitude amoureuse, juste pour un petit plaisir solitaire « qui me rendrait sourd ! ». Egoïstement je vous aimerais, juste pour m’aimer !
Je pourrais radoter comme un compact-disc rayé les chansons d’amour de toujours. Je m’égosillerais sous votre fenêtre… Je vous saoulerais de mes sons prétentieux, tel un conquistador guindé ! Je pourrais aussi vous crayonner que les mots ne sont que des mots, qu’ils sont inutiles ! En revanche les silences seraient des phraseurs bien plus séduisants ! Je pourrais …
« Je vous dirais des mots d’amour, des mots de tout les jours, les mots du pire et du meilleur et puis aussi ceux venu d’ailleurs » en plagiant les célèbres poètes ! Mensonges ou armes de séduction ? Les deux mon capitaine !
Je pourrais broder sur vos sensibles dentelles des mots qui vous délasseraient, qui vous endormiraient dans la volupté tendresse, vous emportant dans l’allégresse d’une infinie jouissance platonique ! Brutalement, je pourrais parodier l’amour, afin que mon sexe mort de faim se délecte de vos chairs roses, ouvertes et salées de vos jus déglacés !
Je pourrais vous émoustiller, émouvoir vos sens, en vous dessinant le léchage de vos pieds jusqu’à votre front, faire hurler mes mains sur votre pulpe, lisser votre robe de frôlements, déposer des baisers là où vous n’en n’avez peut-être jamais reçu. Je pourrais avec mon maigre talent vous faire l’amour avec des termes, avec des allégories insolentes ou détonantes !
Je pourrais souffrir et succomber tel un barbare apprivoisé par vos pléiades d’atouts féminins ! Je pourrais vous aimer comme un cinglé, de près ou de loin, tel le fou que je suis pour vous !
Vous m’avez rendu dément ! Cette griserie pour vous me transporte dans un univers où brillerait une seule étoile « brun d’or » .
Je pourrais tout ou rien ! Rester votre fou ou devenir Chartreux !
J’aimerais vous donner de l’amour, autrement qu’avec des verbes ! J’aimerais plus que tout que vive votre plaisir ! Avec ou sans moi ! Je pourrais pour vous me « suicider » d’amour !
Je pourrais aussi chanter tout cela dans le vide ! Car je pourrais déchanter si vous me choisissiez tel un objet de torture et non pas comme votre aimant ! Si vous me laissiez, car de moi vous seriez lassée ! Je suis si aliéné que je crois que là aussi je pourrais y prendre du plaisir, car il s’agirait encore d’amour pour vous ! Tout simplement !
Le cuir et l’acier lacèrent mon désir de vous, pour le contenir ! Mais en mon âme aucune chasteté possible ! C’est sur ces chemins là que des prophètes amoureux ont célébré des messes pour apaiser les cœurs, car ils souffrent bien plus intensément que les corps !
Je pourrais vous dire je vous aime ! Mais je consigne « je veux vous aimer car déjà je vous chéris» .
Karl le 23 juillet 2007 entre le thé et vos sels qui trottent dans mes songes !
Blanche et mortelle !
Les silences sont parfois plus éloquents que de grands discours, décryptés par les oreilles ou les yeux !
Être là, penser à vous, les ornements rivés dans le vide vertical, sans que vous ne le sachiez vous devenez alors la pause, qui embellit la symphonie !
Dans la transparence des rêves et du ciel d’un bleu léger, votre robe blanche vient émoustiller mes attirances, pareillement à la danse des fines lames de glace haut perchées dans le céleste, vous mutez en femme supérieure de par l’altitude de vos attitudes !
Seriez-vous en négociations avec les planètes de l’univers pour y trouver votre nouvelle chambrée ?
J’ai bien tenté de grimper sur les neiges éternelles afin de percevoir vos éventuelles discussions, mais j’étais encore trop bas et toujours sourd ! J’essayais vainement de m’approcher de votre brillance et Je me suis éloigné de vous, pour me réaffirmer que vous gisez en moi comme au premier jour !
J’ai joué au yo-yo, avec mes pensées, pris des douches écossaises, et c’est près du four à pain que j’ai mesuré dans quel heureux pétrin vous me réformez en brioche !
Vos membres supérieurs m’ont gentiment roulé dans la farine, vos mains se sont collées au beurre de votre regard, curieux et fondu, vos bijoux de doigts m’ont écorché, faisant de moi une fouace pralinée ! Vous m’avez laissé dans un coin tempéré afin que là, dans ce cachot, je pose et y enfle sous les tortures de votre levure ! Votre absence !
En quelque sorte vous m’avez incité à la « musculation». En me dopant au sucre roux et au rhum. (Merci)
Une fois gonflé par votre savoir-faire, vous m’avez huilé de jaune épais, une sorte de crème bronzante qui, dans l’enfer du fournil, m’a donné de bien belles miches dorées !
Vous, sans appétit, m’avez négligé sur un coin de table, puis tranché au couteau, avant que de jeunes mâchoires me dévorent, ou encore que des grands mères sans pitié m’imbibent de café brûlant avant de me déguster entre leur palais et leur branlant dentier ! C’est horrible une vie de brioche, surtout sa mort !
Me voilà donc en miettes sous vos yeux affriolants. Je devine déjà votre domestique « Frida » un balai ou un aspirateur à la main, voire pire vos chats et vos chiens me laper voracement !
Pendant que vous, dans un bain de mousse, vous croulez sous le bien être d’avoir régalé vos invités !
Je suis mort malaxé, calciné, éventré, ingurgité ! Je suis mort de vous aimer ! Mais vous, Déesse des fées, d’un coup de baguette magique allez-vous me ressusciter ? J’en doute !
Dans un coin de la pièce, si une souris affamée ne me surprend, il me restera le pouvoir de vous palper des yeux sous votre robe blanche et l’espoir d’un miracle ! Je prie ! Je vous en prie !
Délivrez moi Gicerilla !
Que ces mots d’humeurs et d’humour ne vous troquent en pâtissière, vous magnifiez la vie comme vous êtes alors ne changez rien. D’autant que mon petit doigt m’a dit que de nouvelles clés seront bientôt à votre disposition ! Votre fragilité non apparente deviendra la tourbe qui nourrit les hortensias afin, qu’entre autre, ils ne souffrent de la sécheresse !!!
Et bien oui, vous attendrissez les séculaires corbeaux dont je fais partis, bien plus que vous ne l’imaginez !
Karl 22 juillet 2007, je vous embrasse à coups de bec !
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lundi, 16 juillet 2007
KMO - De rien !

DE RIEN !
Il est des pierres précieuses qui ornent le cou suspendues sur les maillons d’une chaîne.
Il est des parfums que les rayons du soleil amplifient.
Il est des alcools qui vous offrent une vie meilleure quelques heures durant.
Il est des chairs et des saveurs qui affolent les papilles gustatives.
Il est des attitudes qui s’exhibent comme un défilé de classe naturelle !
Il est des sourires qui pimentent vos pincements au cœur !
Il est des mystères enfouis en elle, comme les glaciers emprisonnent leur aurore Boréale !
Il est des désirs attisés par la seule vision d’une femme !
Il est une femme qui véhicule tout cela ! C‘est vous !
Il y a mille et une manières de complimenter une femme, mille et une nuits pour l’aimer,
Mais un seul verbe qui pourra donner vie à cela : partager !
J’aime les flatteries posées de cet homme qui vous imagine en vert, vous, la source de vers.
Vous la maîtresse infidèle des mots, altruiste sans pareil vous tenter de n’en oublier aucun, afin de narrer ce qui germe en votre giron, en votre esprit. Des mots, vous vous en servez comme d’un médiator sur des cordes pour qu’ils fassent vibrer le plus juste des sons !
Il est des personnes à qui les compliments montent à la tête ou descendent le long du corps, pour qu’en œdème disgracieux ils déforment les chevilles ! Vous ? Non ! J’écrirais même plus encore, vous n’êtes pas facile à « rouler dans la farine » et laisseriez quelques confiseurs et pâtissiers englués dans leurs pétrins bien trop pleins de sucre coulant pareillement à du goudron chaud.
C’est bien pour toutes ces raisons qu’il m’est plaisant de vous célébrer, d’autant que les critiques légitimes, vous les acceptez sans rechigner, et vous méritez il est vrai d’être parfois griffée, ce que je ne manque pas de faire (ne serait-ce que pour vous approcher de plus près) !
Il n’y a plus de sucre dans l’écuelle de Nestor ! Ce brave chiot flaire à présent les sels et les épices ! Sa rose langue bordée de salive semble comme arrachée de sa gueule. Elle pend au coin de ses babines! Ses naseaux ont sentis le meilleur ! La sueur qui perle sur votre pulpe, décorée par un épiderme qui fait de l’ombre aux soies de chine !
Nestor sue lui aussi engoncé par son collier de cuir épais ! Le long de son cou, des odeurs "teintées" au pelage d’étalon sécrètent des désirs innommables ! Ces piments n’ont que bien peu de mots pour les exprimer (pour moi en tout cas) !
En réalité, il est des délices qui se dévoilent, sous les voiles, en catimini, afin qu’aucune infime particule de ce nectar ne se perde dans l’imaginaire ! Nestor, ce gentil dogue, ravale sa langue et trempe ses pattes dans l’encrier de vos émotions !
Il vous a donc accompagné avec fierté et plaisir. De temps en temps, il a aboyé comme pour vous faire chanter des chansons tristes afin de vous les faire en mots vomir ! Il ne cherchait point à vous déstabiliser mais essayait de vous guider sur les chemins ardus ! "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage!" dixit Monsieur Jean de la Fontaine et c’est toujours d’actualité. Toutefois la persévérance à ses limites car le bonheur fonce à toute allure en nous laissant derrière lui !
Allons guerroyer contre ces douleurs. Si vous le souhaitiez, j’en serais votre plus fidèle écuyer !
Je ne vous quitterai pas sans vous faire une confidence, et tant pis pour les stratagèmes que d‘ailleurs je dédaigne plus que tout ! Donc voilà mon aveu : vous n’êtes pas lassante du tout. Vous êtes, j’en ai bien peur, plus attachante que tout ! Mille mercis, vous rayonnez en moi ! C’est diablement agréable, mais cela rend le fou que je suis encore plus dément !
Vous avez donc pour l’instant perdu, car de vous, encore plus, je suis éperdu et tant pis pour vous !
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mercredi, 11 juillet 2007
KMO - A vous mon sel !
Seul au pied de mon arbre !Ma belle, je suis attaché à vous pour de multiples raisons.
D’abord vous m’avez foudroyé ! Puis vous m’avez séduit sans commune mesure !
Je suis attendris par votre personnalité donc je pourrais être votre amant, votre confident ,votre ami, vous aimer fraternellement, votre thérapeute, n’ai-je pas soulagé des personnes dont l’affectif était très intense : mon père, ma mère, ma fille, mon fils et une amante (certes je n’éprouvais pas pour elle ce que vous me faites vivre!).
Je pourrais aussi nettoyer votre voiture, repriser vos bas, préparer un repas, faire les courses, être attentif à tout ce qui vous entoure. Faire une banque en cas de besoin, allumer une bougie ou la cheminée, vous couvrir si le froid vous menaçait, vous sortir, vous coacher physiquement, mentalement, cirer vos escarpins, remplir votre bain, vous passer l’éponge dans le dos, vous limer les ongles, vous masser les pieds ou toute autre partie de votre corps si alléchant.
Je vous dirais de changer de lunettes de soleil, celles que je connais ne vous vont pas (j‘ai remarqué cela dans votre rétroviseur lors de notre retour d‘Evian) ! Vous complimenter sur vos toilettes avec une impartialité totale. Je pourrais aussi laver vos carreaux, tondre la pelouse, faire les niveaux d’huile, vous emmener faire le tour du monde ou au cinéma, faire exploser vos talents artistiques, vous aimer tendrement ou plus follement ! Vous sourire !
Vous soutirer l’acide de votre âme, l‘amer de vos veines, me faire curé ou tout au moins pasteur etc...
Mais le plus important ma Divine c’est ce que vous, vous accepteriez de moi !
Je ne veux pas de réponse ! Pourquoi ? Parce qu’avec vous, je ne calcule pas !
Je suis patient et l’analgésique d’étalon, administré ce matin, me noie déjà entre coma et hébètement ! Seule, vous seule, avez les clés pour ouvrir le grenier et choisir !
Soyez en paix car je vous aime comme je vous l’ai écrit. Prenez donc de moi ce qu’il vous plaira, si vous le voulez. Seul au pied de mon arbre j’ai pensé à vous !
Je vous embrasse Gicerilla ! L’inimitable ! Karl
23:55 Publié dans Châsse aux trésors | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 juillet 2007
KMO - Les raisons du fou
Mes mots d'amours pour vous ne sont que l'étui, le sceau, la colle, le tampon !
Tout le contenu du contenant salive en mes entrailles, chante en mon giron, obnubile mon encéphale, tourmente mes sens, tourbillonne mes membres et ne pourrait exister qu'en l'écrin du réel et non point sur l'écran du virtuel ! Que ce soit évident pour vous et tous les éventuels récalcitrants aux missives qui se risquent à exprimer l'Amour d'un fou pour sa reine !
Fou de vous je meurs et je suis. Mais lucide aussi, je vous vis et, en ce corral, j'y demeure ! Vous le dire m'est nécessaire et je n'ai point besoin de votre aval, vous le faire cela je l'avale, mais là j'ai besoin de toutes vos pétales !
Voilà ma première mise au point dans ce châlet esseulé devant le rempart des Aiguilles Croches!
Oublier déjà ce fantôme que j'imagine à l'heure qu'il est, endormi au fond de sa fosse de poussières réchauffées par Lucifer. Dans ses veines aplaties quelques vermines y vadrouillent, sans doutes ses regrets éternels ? Je me surprends à avoir un zeste de tendresse pour un revenant !
Toujours pas le moindre signe de ma princesse ! C'est une femme, une vraie, alors est-ce sans doute un nuage d'inconstance ? C'est pour l'amoureux des punitions, mais pour l'homme des simulacres de séduction. En d'autres termes « elle me cuisine ». C'est aussi terrifiant que vertigineux et, pour tout cela, je lui en veux et je la veux !
Peut-être est elle très occupée et me garde comme un signet au fond de son esprit ou bien se moque-t-elle de mes sentiments ? Elle en a le droit. Elle est libre ! Le respect m'apparaît comme la pierre angulaire de toutes relations humaines ! Je suis gentil avec elle, sans équivoque pour aussi me ménager !
Car je n'oublie pas « Karl je ne suis pas amoureuse de vous !» Cela étant, aucune pointe de rancoeur ne germe en ma "pyramide thoracique", mon coeur d'elle se lamente mais point ne la dément !
J'aime comme elle est ! Troublante, absente, sans écoute parfois, enfermée dans sa bulle, reine ambulante, en proie à ses doutes du passé comme à ses incertitudes à venir, mais toujours fidèle à elle même ! N'est-ce pas là de nobles raisons pour un être que de chercher son Orion ? Sa sensibilité, son aura artistique n'ont rien de flou. C'est le solitaire que cisèlent les orfèvres !
Et bien oui, je suis objectif et ne me mens. Ce portrait robot de Gicerilla serait taillé plus finement si d'avantage près d'elle je stationnais réellement ! Dans le futur immédiat, elle est au firmament de mes désirs et il me plairait ardemment de le lui faire ressentir au-delà des mots, au-delà de l'amour !
Paisiblement installé près d'un feu ouvert et crépitant, je songe à bientôt rejoindre un confort plus en adéquation avec la vie de ce mois de mai 2007.
Des pas sourds écrasent le bois mort qui entoure ce refuge. Des animaux sauvages sans doute?
Ça cogne fort à la porte. Je frémis tout en m'armant d'un bois bien peu décisif en cas de confrontation belliqueuse !
"Qui est-ce ? Qui est-ce s'il vous plait ?" Le silence est édifiant, accablant ! "Oh, vous allez répondre ?"
Toujours pas d'écho ! Qui peut bien venir ici à près de deux mille mètres d'altitude, suite au violent orage qui gronde encore au loin. Des randonneurs ?
Des coups brutaux font trembler la vielle porte de mélèze, la nuit foncée et les trop petits interstices ne me laissent rien entrevoir !
"C'est Blanche neige !"
"Qui ? Quoi, Blanche neige ? Et moi, je suis le monstre du Loch Ness !"
"Ouvre-moi Karl, tu dois te souvenir de moi, tu es l'homme qui m'a ôté ma virginité depuis le pinacle des lances de foudre. Je t'ai enfin retrouvé et tu vas payer pour m'avoir pénétrée !"
J'ouvre non sans appréhension. A la vitesse de la lumière, une tornade de flocons de neige emmêlés étouffe le feu. Je suis plaqué sur le bois dans une atmosphère d'éclipse !
''Écoute-moi ! Et reste en croix, le visage face à ces planches noirâtres. C'était une nuit de l'an 1999, juste après la tempête dévastatrice, tu dois t'en souvenir ? Chut ! Ne dis mots, ois juste ! Tu me berçais d'expressions ''sucre glace''. Tu m'as fait rêver une nuit entière pour, au petit jour, poser une pochette de soie vermeil entre mes sillons de vents , et là tu as glissé la rigidité de ta virilité en moi. J'étais prête à fondre et je me suis en partie évanouie quand, de ton sang, est venue une vague moins blanche que moi, mais si tiède que fiévreusement j'ai déchiré mon voile de vierge immaculée pour que sur mes parois je te sente te liquéfier ! Quelques dorlotements aux creux de tes paumes et tu es parti !"
"Mais Blanche, avant notre partage, ne m'avais-tu pas confié ton départ pour les nuits éternelles et moi, banal mortel je ne pouvais te suivre !"
"Certes, mais je garde en moi cet instant et cela me manque. Mais aux royaumes des Muses perpétuelles une seule jouissance est possible ! Je suis donc morte pour l'amour ! Tu m'as tuée ! Tu dois mordre à ce supplice cinq années sans défaillir sinon, pour l'éternité, de glace tu seras !"
Je suis pétrifié ! Un souffle glacial m'emporte sans un verbe de Blanche Neige! Je me sens à l'étroit et si vulnérable dans mon nouvel accoutrement de « touffe » à la géométrie si proche de la perfection ! Je suis son esclave pour au moins cinq années !
Gicerilla, venez m'arracher de ce cauchemar ! J'hurle et finis par sombrer autour de milliards de détenus eux déjà mortifiés par le gel !
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mardi, 26 juin 2007
KMO - Le Fou hanté
Gicerilla, vous avez raison je ne suis qu’un fou, complètement frappé par l’excellence des arts !
Depuis quelques années je suis amoureux aliéné d’une œuvre artistique. Vous êtes pour moi comme La Liseuse de Camille Claudel, je ne puis me passer de vous! Dans mon âme et mes vaisseaux vous allez et venez ! Quel menuet cadencé, vous dansez en mon intérieur !
Pour autant, La Liseuse vit très bien sans moi et avec mon amour elle, cette pièce unique, n’est point dérangée par mes élans langoureux. Bref passons à plus croustillant !
Comme j’ai aimé sur le carrelage princier de ce palace d’Evian-les Bains vous voir de dos et vous retourner en un élégant quart de tour. Votre pétillante attitude, votre classe que vos parents ont mis au monde pour vous seule m‘a sublimé une fois de plus ! Votre jupe blanche aérienne laissait entrevoir la géométrie d’un string suscitant bien des fantasmes. J’aurais aimé à cet instant, tel un mauvais garçon, plonger sous votre voile blanc de coton. Vos talons hauts rehaussaient les lignes harmonieuse de vos tibias et péronés, enrobés de chair hâlée dont je n‘aurais pas fait un plat du jour mais la nourriture essentielle de l‘homme ! Votre taille, les grains de votre peau ne sont que beauté. Vos bras balancent telles les branches d’un cèdre du Liban et semblent régler le déhanchement homogène de votre tronc ! Vos mains de bijoux n’ont point besoin, elles sont l’ornement de votre corps ! Votre frimousse est une drogue, un appel aux baisers. J’omettrai d’évoquer votre bouche et son intérieur par peur de succomber dans la phobie ! Le haut de vos seins n ’est pas arrogant, juste bien placé et a suffisamment d’embonpoint pour deux mains d’homme qui ne rechigneraient pas aux travaux manuels ! (Pardonnez moi cette image un peu banale, mais vos seins, j’ai vraiment envie de les modeler).
Mais tout ceci à un revers !
Depuis que je vous aime j’ai perdu le sommeil et 5 kilos ! Ma bouche ne veut se nourrir qu’avec ce que la vôtre a déjà salivé,savouré et mordillé ! Je me déshydrate. Ma soif n’est ouverte qu’à vos eaux !
Je vous vois partout, j’hallucine tel un déficient mental. Je n’ouvre plus de magazines, ne regarde plus la télévision ni les images publicitaires dans les villes, ni les femmes dans la rue. Partout vous dis-je, partout j’ai peur de vous voir sans que vous ne soyez là !
Un ami bien intentionné m’a emmené 6 jours en haute mer afin de me remettre les idées en place. Peine perdue pour lui, mon état s’aggrave d’heure en heure, mon internement psychiatrique est désormais prévu pour cette fin de semaine. Une cure de sommeil m’est déjà réservée comme premier soin !
Certes je « violonne » sans doute un peu. Mais si peu en vérité !
Il me reste un peu de force mentale pour vous prodiguer un seul conseil ma belle, « si un jour vous aimez, n’aimez surtout pas comme je vous aime ! »
Si dans la vie il y avait deux jeux ce seraient les échecs où de vous, la Reine, je serais le Fou et puis le jeu de l’Oie, vous en seriez les cases "départ" et "arrivée" et moi, la case "prison à perpétuité".
Je jette les dés. En désespoir de cause, sait-on jamais, pourriez-vous aussi me rejoindre sur l’aire du partage des sens …
À Vous « brun d’or » dont je suis le fidèle abonné !
Enfin, je vous ai lue et, après vous avoir confié de désirer vous faire l’amour comme je vous écris, j’aimerais en plus vous refaire l’amour comme vous écrivez !
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lundi, 25 juin 2007
KMO - Classé surréaliste...
14 JUIN 2007
JE METS LES VOILES !
Si tout va bien, samedi matin ,16 juin je prends la mer. Oublier durant quelques jours les bruits de la ville et les silences des cimes. Je viens d’avoir la confirmation, tout est ok. C’était prévu de longue date, mais le jour J attendait son instant T.
Avec un ami nous allons défier les éléments neptuniens. Les vents, les brises, et qui sait les tempêtes viendront peut- être à bout de nos forces et surtout de nos capacités réduites de vieux loups des mers, mais sur ma boussole je garderai le cap sur vous « la môme du quatorze ».
Le petit rafiot n’aura rien d’un yacht somptueux. Le confort sera sommaire, l’électronique réduit au minimum, seul le téléphone portable devrait servir de liaisons. Croisant près des côtes françaises lors d’étapes, je pourrai vous envoyer quelques signaux ! Si je peux écrire, vous aurez mes « gentils et jolis » textes par voie postale, ou par mail le web-end prochain.
Je veux aller là où le ciel et l’eau se mélangent .Vous y serez aussi comme le point lumineux de mes pensées.
Je veux aller là où le soleil lustre les vagues, là où j’aurai peur de sombrer. J’aime ces sensations fortes que vous aussi «la môme du quatorze» vous me procurez !
Je veux aller là ou l’eau est si limpide, qu’elle semble inexistante. Ici je pourrai mieux vous voir. Je veux goûter les sels marins, avec ma langue, en imaginant les vôtres ! Je ne veux pas regarder les couchés de soleil, c’est trop « carte postale jolie gentille ». Je veux rêver de vous, dans le miroir lunaire qui naviguera dans les airs, comme sur notre surface du moment. Je veux que le soleil me brûle, comme vous savez si bien me rôtir. Je veux entendre claquer les voiles, comme fredonne votre voix à mes oreilles. Je veux entendre le clapotis des écumes contre la coque, comme nos mains se conjugueraient.
Entre ciel et mer, je veux voir votre sourire, dessiné par des nuages, porté par la rage des courants aériens. Je demanderais à Éole de vous apporter ce qui pourrait vous manquez ! Je voudrais bien revenir avec mon ami marin, accoster à la fin du voyage « errant » pour vite vous retrouver !
Je n’aime pas le verbe vouloir conjuguer à la première personne, mais vous "la môme du quatorze" je vous veux tant ! Je veux vous revoir vite !
23 juin 2007
ENCORE A VOUS !
Je dois vous saouler avec mes flatteries ? Cela m’importe peu. Comme une armée de batteries Vous avez conquis mon esprit ! Et de cela je ne me lasse. Au contraire, de ces plaisirs je m’enlace ! La mer d’huile a lissé un parquet instable, mais presque onctueux ! Vous dévorez à ma table m’affame d’illusions, et m’assoiffe de liquide liquoreux.
De cette eau docile j’en aurais tissé votre couche, et les diamants d’écumes auraient désaltéré votre bouche ! Gicerilla vous êtes si différente du commun ! Que vous méritez bien des berceuses ! Malgré vos paradoxes, vous restez ma marée d’équinoxe ! Comme une fable, comme le va-et-vient des vagues, si fort, raisonnent en moi en un seul verbe pour vous nommé « désirs.»
25 juin 2007
DU REVE A LA REALITE ?
Il y a « juste » un monde ! Je danse sur le noir et le blanc du piano, je danse de l’ivoire de votre bouche aux fils africains de vos cheveux… Je me hisse sur la cime des arbres hurler aux vents "je vous aime" ! Comme un fou, je vomis mes entrailles pour que mes sons raisonnent encore plus fort dans l’espace.
Je mange des kilos de farine et vide ma salive pour coller sur tout les murs des villes du monde votre image, en affiche de 4 par 3, avec mentionné dessus « Ma préférée c’est elle! »
Je ressuscite, Dali, Monet, Van Gogh et Gauguin afin qu’ils vous peignent. Je demande à Pierre Margara de sculpter la félinité et la féminité de vos jambes, de vos hanches à vos orteils ! Que cette gourmandise soit immortalisée !!! Je m’arrache le cerveau afin de ne plus souffrir de votre manque, mais buriné en moi vous persistez à ronger mes os crânien !
Que c'est fou, que c’est bon !
Je ponce mes mains, n'y laissant que mon sang pour vous effleurer ! Je m’arrache les dents pour vous mordre plus farouchement ! Je démolis la muraille de Chine et de ses pierres je construis un pont entre vous et les étoiles. Je mets Paris en bouteille et la glisse dans vos bagages ! Je presse tous les orangers d’Espagne, les mangues africaines et les citrons verts d’Amérique du sud au cas où vous auriez soif ! Je vendange les vignes du monde pour vous offrir un jus que Bacchus ne connaît pas ! Je vous tisse une robe aux dentelles himalayennes ! J'assèche les mers et les océans de leurs meilleurs sels et les porte à dos jusqu'à votre portée de mains !
Vos mains métamorphosent les diamants et tout l’or du monde. Ces trésors se glissent dans les veines de vos bras jusqu’à l'extrémité de vos doigts ! Les fleurs continuent de grandir et d’embaumer l’air pour vous ! Pour vous le Sphinx devient porte-parole des pyramides égyptiennes ! Depuis sa tombe Mozart, compose un nouveau requiem ! Et Victor Hugo laisse tomber ses vingt-huit amantes et vous espère en secret ! Apollon et Venus vous désirent ! Vous plaquez Casanova. Verlaine et Rimbaud abandonnent leur homosexualité et vous courtisent !
Je vous entends : «Arrêtez Karl, vous êtes cinglé.» Trop tard, le flot est si puissant et vous l'excitez tant qu’il se déverse en une petite phrase «Gicerilla, j’aimerais vous faire l’amour comme je vous écris.»
25 juin 2007
COUP DE FROID !
Elle m’avait invité à la rejoindre, dans un bel endroit, sur une rive du lac Léman.
J’attendais cette rencontre avec le ventre noué et l ‘esprit embrumé, le sommeil m’avait quitté depuis plusieurs nuits !Torturé par un cocktail d’angoisse et d’espoir, d’envie et de plaisir !
Nous arrivons en même temps, elle, quelques pas devant moi. Elle m’a séduit une fois encore, une fois de plus. Je n‘avais d'yeux que pour elle, palace ou caravane, jardin d'agréments ou buisson, peu importe, mon « paradis » c’était elle. Mon regard buvait avec intensité le moindre de ses détails, tous plus esthétiques les un que les autres. Elle m’attirait, sans le savoir, sans volonté de sa part .
Naturellement elle est belle. Naturellement elle est intelligente et brillante avec une pointe de perfectionnisme et de doutes aussi, ce qui ajoute à son charme une face dévastatrice ! Nous avons déjeuné, puis "siesté", elle sur le turquoise du lac, moi sur l’abricot d’un pot de confiture. Nous avons échangé des idées, des propos.
Le temps passant elle semblait se détendre. Était-ce un apaisement dû à ma compagnie ou bien le fruit de sa fatigue qui se décomposait ? Je me pose toujours la question ! Allongée côte à côte, les ornements de mon visage se sont régalés. J’avais faim d’elle, trop faim d’elle!
J'ai bloqué les freins de mes souhaits à mort et là, du coup, n’étais-je pas, moi-même, entrain de devenir Mister Ice ? Elle regarde l’heure ! «Karl, il faut que nous rentrions.» Mais je vous en prie « brun d’or.» Là j'ai menti. J ne voulais pas la quitter.
Subitement elle s’est levée de son lit improvisé et d’un pas de cheftaine a rejoint son véhicule, comme si elle rejetait quelque chose ou quelqu’un. Et le quelqu’un c’était moi ! Devant le sas d'entrée du palace, notre au revoir fut bien frisquet et j’ai eu l impression qu’elle devenait fusée et moi technicien, planté devant son ordinateur en faisant le décompte 5, 4, 3, 2, 1,0 .Feu !
Sous la pluie, je devine les étoiles. Sous l’eau du ciel, je sais que c'est une femme hors du commun qui s’ignore, qui m’échappe. Je sais aussi que je ne sais rien vraiment ! Sauf une chose, c’est la seule femme qui me brise à ce point !
Suis-je sans doute trop amoureux d’elle avant son heure à elle ? Suis-je rien pour elle, ou juste quelques mots enlacés les uns aux autres ! Pour l’heure, je me contente de ma panoplie d’ange gardien virtuel, volant fidèlement à ses côtés ! Concrètement, c'est la seule femme qui pourrait remettre tout en cause dans ma vie et cela n’est pas rien !
En rentrant dans « mes montagnes » j'ai médité et je lui confierai le résultat de mon autoréflexion, si sa curiosité lui demande ! Je vous embrasse !
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mercredi, 13 juin 2007
KMO - Des mots pour moi, encore et toujours...
10 juin 2007
LA RENCONTRE
Ce ne sont que des mots, certes, mais la réalité est en vous et en moi, et pour la définir en esquisse, là, pour l’heure je n’ai que des mots ! La première fois … D’une démarche de reine (même avec tes tongs), souple et détendue elle m’est apparue encore plus ravissante que sur les images qu’elle m’avait envoyées.
Je l’attendais patiemment près d’une fontaine, mon sang coulait comme de l’eau. J’étais forcément emprunté. Je l’espérais tant. En un instant, j’aurais voulu être sur un marché d'esclaves et que cette Reine m’acheta pour quelques deniers, non pas que je lui plaise, mais qu’elle fût sensible à mes regards et à mon intérieur qui se lamentait de servir une déesse comme Elle.
Depuis si longtemps je l’implorais dans mes illusions. Ses yeux vifs, toujours aux aguets tels ceux d’un oiseau non apprivoisé, sont troublants, sculptés sur son visage ils sont « soleil ou larmes. » Ses oreilles ornée de filaments bleutés écoutent ce qu’elles ont envie d’entendre … Ou feignent de ne pas entendre ! Cette Reine de cristal sait ce qu’elle veut. son sourire si cinglant peut en quelques secondes vous momifier. Ses lèvres, il ne faut mieux pas les regarder sinon vous sombrer de désirs, alors vous baisser les yeux.
Sous sa carapace de crevettes rose, elle se construit un bunker. Elle a sûrement raison. Ce sont sans doute les blessures des guerres passées qui en sont la cause. Et les cicatrices d’abandon font parties des plus douloureuses : elles sèment des doutes qu’il faut apaiser et pour cela le temps ne passe pas vite !
Alors on compense, du moins on essaie ! Le chemin qui mène au bonheur de cette Reine est tracé. Elle aura, à un carrefour, le choix entre deux routes, et deux doutes … Pour elle, que ce croisement arrive vite car l’horloge du temps peut stopper son mouvement à chaque seconde. Mais au delà de mes sentiments, mes ressentis de sorcier sont optimistes pour le Brun d’Or aux mille carats qu’elle est.
Ses bras élégants vous emmènent à Madagascar et ses mains vous font visiter cette île, fleurs, couleurs, mystères, ils vous cueillent tel un petit brin. Quand cette Reine sera disponible à ouvrir son cœur, un bienheureux béni verra la lumière du jour !
Ses pieds affriolants se croqueraient comme les premières cerises. Ses mollets dessinés par ses chevilles sont des appels aux caresses. Son front haut perché, signe un esprit riche, décidé et vivace, ses cheveux sont un lit où l’on aimerait y poser son dernier soupir. Ses parfums musqués vous envolent vers les étoiles à chacun des mouvements de cette princesse «brun d’or».
Ces mots flatteurs sont gravés sur mes os. Ce ne sont pas que des mots ! Elle ne ressemble à personne, elle est donc rare. On aimerait la peindre ou la tailler dans le calcaire cristallin ! Je n’ai pas ces talents là ! Je ne puis qu’au travers de quelques termes la crayonner ! Et de grâce merci de me croire noir sur blanc. Car sans les sensations que j’éprouve à son égard, j’aurais eu pour ces écrits la même sentence que celle de ma préférée !
C’est le genre de princesse qui vous rend cinglé !. Je tente de me soigner mais aucun traitement n’est efficace ! Gicerilla je stoppe là ma narration, l’émotion est si forte que j’ai peur de ne plus tempérer mon auto-censure …
Vous m’attirez intensément et ici les mots ne sont plus suffisants ! Bon vent ! Je vous embrasse.
11 JUIN 2007
BALADE A MA PREFEREE
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Dans ses mains douces lécher ses restes !
Voyager Au fond de ses yeux noirs,
Sur ses paupières poser des baisers en fêtes,
Décorer ses bras de pétales rouges et blanches,
Emprisonner sans chaînes ses hanches
La respirer comme un tout fou
La protéger comme un bout de chou!
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Sur sa joue mes lèvres éclaboussent,
Sur ses tempes lui chuchoter tel un coquin,
Sur sa peau douce, encanailler mes mains !
Aux creux de ses seins ma bouche se trémousse !
Au bas de ses reins, c’est doux comme la mousse !
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Aux creux de ses mains je la picore !
Avide ma gorge cherche son venin d’or,
Je le trouve au triangle de ses trésors !
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Aux creux de mes rêves je la touche,
Mais je reste sur la touche !
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche,
Aux creux de ses mains j’aimerais son venin,
Sur son ventre lui dessiner un destin,
Je voudrais le trop plein de sa bouche
Aux creux de mes rêves je la touche,
Et me saoule de ses parfums !
Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche...
Juste une petite balade destinée à ma Préférée. Elle le sait, elle en est l’encre et la source !
12 juin 2007
Rengaine pour toi ma brune !
C'est plus facile de courir dans les près,
Quand t’es détaché !
C’est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !
Libre, libre, dans les vents,
Tu choisis tes amantes !
Libre, libre, dans les vents,
Tu cherches ton diamant !
Au détour d’un chemin tu l’a trouvé !
Au bord d’un chemin de croix tu vas l’aimer .
Jaloux tu vas devenir et tu vas souffrir !
Jaloux tu vas devenir et tu va pleurer.
Des larmes rouges sur tes joues,
Pour ta brune vont couler!
C'est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !
De sa toile, Elle t’a zappé !
Tes émissions d’amour l’ont saoulée !
Te voilà pris dans ses chaînes,
C'est pas facile d’aimer quand t’es attaché !
Ton étoile s’est envolée !
Il n’y a plus de mystère,
Tu vas mordre la poussière que t’auras laissé Brun d’or !
Tu n’auras alors, en souvenir, qu'un rêve envolé !
C’est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !
12 juin 2007
Elle attend l’Homme!
Ce n’est pas celui qu’elle attend, mais un autre qui l’a courtisée !
À celui-ci elle a confié "de moi vous vous lasserez ! Je ne suis pas l‘icône que vous imaginez."
Il n’a rien voulu entendre et il lui lègue ses musiques les plus douces. Elle est en lui !
Elle fourmille son esprit, son corps et son cœur.
Elle lui a dit avec un sourire déterminé : "le temps fera son travail, vos ritournelles cesseront comme les quatre saisons." C’est sa logique.
Au diable vos raisons. Pour vous je scelle des chansons sur le granit. Ma belle vous avez votre discernement et moi mes sentiments ! Nul ne peut affirmer le jamais et le toujours, certes ! Mais pourquoi de vous ne ferais-je pas ma dernière Dulcinée, et qu'au bout de ma route vous soyez en moi encore gravée ?
Je ne vous obligerai à rien. Vous viendrez sur ma paume comme une coccinelle ou vous irez sur un autre pollen.
Votre image ballote encore en mes yeux ! De ma première vision de vous je construits des palettes de peintre et des chapitres de méditation où sous la soie je pourrais vous prendre la main et sous la blanche étoffe, le verbe dans ce petit récit s’éteint. Mais dans la pièce, les suspensions allumeraient les découvertes...
Notre histoire à l’état embryonnaire permet toutes les illusions comme tout les désenchantements. Elle me fascine et tant pis pour elle... je suis monstrueux !
Pour Vous ma préférée, mes pensées à tire d’aile prennent le relais des mots pour aller se poser sur votre câline épaule et, à la plume d’oie, chuchoter à vos croquantes oreilles combien vous me manquez ! Dans mon esprit, là vous m’appartenez et je vous garde, mon trésor, en cet endroit. Vous êtes ma prisonnière. Des fils d’or blanc et des laisses de coton vous lient au lit de ma tour !
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dimanche, 20 mai 2007
KMO - Des mots en vrac !
Tiens une nouvelle rubrique. Ma châsse aux trésors, ma cassette aux merveilles. Conserver dans une jolie boite à la marqueterie fine les mots les plus beaux que l'on m'ait écrits, les choses les plus belles que j'ai inspirées. Les garder bien au chaud dans une ouate douillette pour les protéger de l'oxydation. Les lire et les relire dans les moments de doute, les moments de disette ! Un coffre aux splendeurs pour moi toute seule, pour me faire plaisir, pour m'en gargariser, pour m'en doucement bercer.
10 mai 2007
BRUN D'OR
Ce vieil homme, à l ‘esprit toujours quasi enfantin aime flâner. De jour comme de nuit, il ne cherche rien, mais aussi il cherche tout, sans jamais s’arrêter de rêver. Au détour d’un chemin creux il se pose sur l’herbe "empaillée" par l’été. Il porte à ses lèvres un brin et tire dessus comme on tire sur un élastique.
Par petits bouts le brin diminue comme s’enfuiraient certains rêves … Cette nuit là est sombre, pas de lune, pas de lumière électrique mais que du bonheur pour draguer du regard les étoiles. Elles sont ressemblantes, chacune a sa tenue de soirée. Il y a du charme dans l’air me dis-je ! Eh oui, c’est moi.
Une "star" me fait succomber de frissons. Pourtant cette nuit est tiède, presque chaude sans un battement d’air. Les paupières écartelées pour mieux voir ma préférée, celle-ci fait mine de m’ignorer, tant de planètes flashent pour elle. Alors pensez, un petit homme comme moi. Le temps passe, je m’accroche à ses atouts scintillants mais pas que… Il y a du corps, de l'esprit dans son unique lumière. Je la baptise «brun d’or, âme reine de mon univers».
Mon regard insistant, brun d’or finit par m’apercevoir: Je tremble, un chardon aux épines bien ardentes tente de me ramener à la réalité. Et bien non, je suis bien piqué et suis bien dans le réel, même si ma relation à tout du virtuel comme si je surfais quelque part sur le net.
Mon étoile et moi échangeons quelques regards dans le langage universel et quelques mots, dans la langue interstellaire.
Illico lui dis je, je, je... Vous me faites craquer, vous êtes ma préférée ! Moi, ta préférée parmi toutes ces gazelles sur leur orbite, tu plaisantes ou tu te moques ? Si c ‘est comme cela que tu penses sortir de ton fossé… Et bien non ! Tu dois dire ça chaque soir à toutes les étoiles ! Je me lève et je riposte aussitôt "NON, NON". Je dis ce que je ressens, j'ai toujours été ainsi, un peu fou mais pas mièvre ! Nombres de guerres ai-je du mener pour être celui que je suis alors je ne changerai pas ! Soit je dis, soit je la ferme, c’est clair ma préférée ? Oui, enfin bref… me dit-elle.
Brun d’or dans mon fossé je ne guettais rien, puis vous m’avez touché, coulé: Je me ferais diable si vous étiez trident, je me ferais poisson si vous étiez pécheur... Ok, je ne suis pas le soleil mais mes sentiments pour vous n’ont rien de flatteries obséquieuses: Ils viennent de mes tripes, de mes ressentis …mais ils viennent surtout d'une source née au firmament de ce ciel et cette source de lumière c’est vous...
Elle finit par me croire sincère, d’un sourire réciproque nous nous apaisons. Déjà le jour se pointe. Elle doit me communiquer l'adresse de son blog afin de marcher peut être côte à côte, même si l‘espace nous sépare. Je l’attends ! Brun d’or s’efface. A chaque pas je divague et d'un signe télépathique on se dit à bientôt: Je souris et tous les parfums de cette terre m’enivrent: Ccomme quoi il suffit d’une étoile pour éclairer son horizon !
10 MAI 2007 LA SIRENE
Mes idées n'étant pas une boite d'aquarelle et mes doigts des pinceaux, j’essaie d’extraire du vocabulaire quelques mots en "couleur”, traduisant humblement des émotions issues d’une source qui vous ressemble.
OH CIEL UNE SIRÈNE.
Ce matin là, une plaine de Provence agitée par le mistral berce ses oliviers. Le sol vêtu d’une chemise de soie blanche, à rayures terre de sienne, signe un sursaut de l‘hiver. Des maisons de villages, serrées les unes contre les autres grelottent. Le soleil tisse des ombres fines et allongées. L’envie d’une balade dans cette plaine me prend au cœur. Les yeux rivés au ciel comme pour mieux humer les offrandes de dame nature, entre oliviers tortueux et légèreté de l'horizon qu’une heure matinale avait teintée de parme: J’avance d’un pas nonchalant et l âme bucolique. A l‘extrémité d‘un champ de lavande épuisé, un Boris m’offre un abri au vent. Face au soleil, je me pose sur une pierre blanche arrondie par l’érosion : «en somme, le confort à l’état pur ». Le regard clos, un murmure titille mes oreilles qu’est ce donc ?
Une fée ? Un songe ? Ni l’une ni l’autre. C’est une sirène ! Une sirène des airs. Son glissement aérien ondule et tournoie dans l’espace. La pierre qui gèle mes fesses devient instantanément la chaise électrique d’un condamné à mort. Je suis électrocuté, figé, émerveillé par sa vision. Je succombe. Je chavire, écorché à vif !
Depuis son estrade céleste, elle me sourit, comme elle sourit à tous les habitants de cette plaine. Tombé sous le charme et carrément enivré je m’approprie ce sourire envoûtant ... qui semble contenir toute la sensibilité du monde. Mon regard s’ouvre en grand, mon sang fait mille tours. L’observant je remarque une silhouette sans ombre tel un rayon de soleil étiré dans la lumière zénithale d’un midi de plein été. Cette unique sirène au regard perçant et chaud comme des charbons ardents descend du ciel en silence et de par son charisme fige tout ce qui est au sol, moi y compris.
Tout n’est que délice et douceur dans cette aventure: Pourtant en une seconde tous les volcans de la terre semblent entrer en éruption au même instant !!! Les cheveux interminables de cette sirène sèment sur leur passage des graines de printemps, (abeilles emmitouflées, fleurs en paquets cadeaux, parfums vanillé et de réglisse, cerises en doudounes rouges, mille lumière, et un cd des cigales réunies!!!Un vrai conte de fée). Les flocons de neige si peu habitués à ce pays lumineux et plutôt doux sont prêts à fondre. Elle ne fait qu’effleurer la platitude terrestre, cette vagabonde de l’azur avec son allure raffinée et vêtue d’une féminité certaine.
D’une main hardie mais sans doute maladroite j’essaie de la capturer en vains. Avec un sourire étoilé elle se hisse de nouveau dans l’aérien puis disparaît sur son chariot de mistral. Mes jambes tremblantes rebroussent chemin, mon regard de nouveau clos mais toujours rivé aux cieux ... Au bout de l’oliveraie une vieille femme, bleutée par le temps m interpelle "rien vue de spécial ce matin m’sieur du nord ?". Non, non, rien du tout madame ou si, juste un nuage en forme de sirène !!! "Ah bon, vous l’avez donc vu ce poisson du ciel ? Y parait qu’après son passage le printemps ne tarde pas ...mais la légende des gens de Bégondas dit aussi que l’homme qui ne fait que la voir reste en hiver pour l’éternité".
11 MAI 2007
A VOUS !
Ça a cogné fort ! Et ça continue ! Quatrième édition. Dites-moi Karl, pourquoi vous ai-je frappé à ce point ? Dès mes premières balades sur Meetic vous m’avez touché de plein fouet ! Votre beauté et votre charisme m’ont titillé intensément que vous soyez vêtue de rose ou de bleu. Et depuis je n’ai de cesse de vous contempler avec les yeux de Chimène. Un ami, revenu d’une expédition sur l’Everest via la face Nord, me confie "tu sais le plus exaltant dans cette aventure c’est les moments ou tu es à la limite de la vie et de la mort". C’est ce que j ‘ai ressenti en vous regardant. Incroyable, non ? C’est proche du paranormal, je vous l’accorde, mais c'est ainsi.
Bien sûr, votre beauté interpelle. Vous semblez être la fleur dont les sucs ne serviront qu’a la gelée royale. On a envie de se pencher sur vous quand il fait froid ou devenir ombrelle si le soleil devient agressif. Il y a chez vous des signes extérieurs de féminité en concentré mais il y a plus subtil comme votre désir de vivre, de tutoyer le bonheur. Vous êtes très communicative dans vos expressions. Vous ressemblez à un livre ouvert mais écrit dans une seule langue, la vôtre…
J'ai capté en vous d’innombrables émotions de vie. Il y a quelques années, j’étais en conférence avec des psychologues chinois sur le cas du "palais idéal du facteur cheval" dont vous connaissez sans doute l’histoire plus que cocasse. A la fin de cette journée, une conclusion a fait l’unanimité : "il y a tant de choses à dire, qu’il n’y a rien à dire".
Pour moi vous n'êtes pas comme ce palais, mais vous ressemblez à la féminité idéale. Ne me dites pas que j’exagère svp, je vous ressens comme telle et merci de croire en la sincérité de ce sommaire sur vous et les coups que vous me portez en plein cœur. Ayant représenté une marque de vêtements italiens avec des filles dites top model, je pense faire la différence entre la plastique et la beauté ornée d’émotions qui ferait chavirer une falaise en plein océan. Vous me semblez aussi ouverte, pas nunuche du tout et brodée d’énergie positive pour cheminer vers une certaine idée des plaisirs et là je suis scotché.
Certes, ce sont mes ressentis, mais diable que vous faites battre mon cœur ! Sans doute avez-vous des défauts comme tout un chacun. On sait bien que les plus belles saisons ont une journée grise, mais les vibrations que vous émettez qui me font devenir violon ou orgue sont pour moi wagnériennes et zénithales. Vous m’avez mis des coups de poing car je me sens attiré par vous inexorablement. Vous me faites voyager du radeau terrestre de mon enfance aux délires les plus fous de l'imaginaire. Tout cela vous met un homme ko. Et finalement, peu m’importe que vous ne nourrissiez aucun désir de me connaître d'avantage (quoique je préfèrerais que oui). L’important c ‘est ce que vous m’offrez sans le savoir depuis des semaines. J'aime aussi vos mots. Chaque miette sont mes favoris.
Je vous vois riche, avide de jus doux et acidulé. Je vous vois comme un pilote sur son siège éjectable avant que son aéronef s’écrase et ça, ça me fait chavirer. Je ne pense pas que nous nous ressemblons, je crois plutôt que vous êtes l’eau et moi la terre, mais cela est un autre débat. Votre raffinement, l’affirmation de votre personnalité c'est du bonheur que vous semez, je le ressens comme tel. Chaque molécule qui vous compose semble s’unire pour exhorter sur votre peau des artifices pas commun du tout. Vous êtes mon point d ‘exclamation qui n’a rien de ponctuel !
14 mai 2007
PENSEES D'UN FOU
En "virée" un soir elle s'est envolée ! En moi de vivre vous ne cessez. je ne voudrais pas vous ennuyer ! D’autant que je ne sais où vous êtes ! Comment vous joindre sans déranger ma préférée ? Le recul aidant, je ne vous en apprécie pas moins. Au contraire ! De votre côté du monde suis-je peux être oublié? Peu importe, si vous êtes heureuse ! Mes pensées pour vous me bercent telle une chanson, un refrain qui trotte sans cesse dans mes murmures. Oui, je suis un fou mais un fou qui sait que c'est vous qui vibrez en moi. De par mon activité ou mes balades en tous genres, il n'y a que vous qui me donnez autant d'émotions malgré l'état embryonnaire de notre relation, et pourtant que de personnes croisées.
Cela juste encore une fois pour vous reprécisez que je ne m'invente pas un "délire" romantique dont vous seriez la phobie: J'ai aimé votre voix, je relis votre message x fois. Je sais que c'est vous et si j'en avais le talent j’écrirais une chanson au titre "je sais que c'est vous" ... Brun d'or comme je vous ressens, cela m'auto-impressionne !
Et vous savez aussi que je comprends tout à fait votre scepticisme. À ma préférée, “brun d'or".
18 mai 2007
QUE CE SOIT NET MA PREFEREE
Du fil à la toile …
Après un échange téléphonique trop rapide j’ai le sentiment que le vide me happe.
Gicerilla est à 12h d’avion de Paris et moi je me trouve au pied du Mont Blanc. Une émotion de manque m’envahit à en perdre la raison. Mon intérieur semble s’entretuer. C’est la guerre avec ce qu’il me reste de cerveau et mes entrailles meurtries capitulent, mes jambes sont comme criblées de balles. La souffrance est si haute, que la chimie de mon corps fabrique en urgence des endorphines. Les bombes lacrymogènes me piquent encore les yeux. Heureusement personne ne voit ma faiblesse. Je récupère en écoutant des hymnes à l’amour, à la folie, ou en lisant quelques pages de Charles Baudelaire.
Le temps passant, je me décide à prendre un peu de recul avec cette histoire et ce n’est pas chose commode.
A la guerre comme à la guerre ! À situation exceptionnelle, comportement exceptionnel ! Une femme, c’est comme un papillon, plus tu cours après moins tu l’attrapes. Si tu restes assis sans bouger, elle, tel un papillon viendra sur ton épaule ETC…. Qu'est ce que je ne me raconte pas afin de ne pas rester dans un état quasi second voir plutôt terminal ? Pff …
Demain sera un autre jour me dis-je. Mais la nuit sonne (presque le glas) elle est cauchemardesque. Lle réveil est lui une véritable traversée du pôle Nord de nuit (une aventure seulement réalisée par deux hommes à ce jour. Il s’agit de Mike Horn et de Borge Ousland) tout ça pour Gicerilla. Si elle le savait !
Finalement je pars courir, un footing de 15 km dans la montagne ça vous remet les idées en place, d’autant qu’en ce matin de mai la neige s’est invitée sans qu’on lui envoit aucun carton et dans l’air frisquet ses flocons donnent un coup de vieux aux sapins et les fleurs ces coquettes hors pair essaient de se refaire une beauté. Le ciel si bas est identique à un chou vert à l’envers, un peu comme mon esprit finalement. Là, je me fais rire tout seul. La case douche n’est plus très loin ouf, je souffle !
Me voilà, frais et dispo !
D’ici mon premier rendez-vous professionnel, j’ai largement le temps de revenir de mes émotions affectives de la veille. Et sans refaire tout le chemin de ce conte entre Gicerilla et moi je me souviens de confidences que m’avaient faites plusieurs personnes. Un homme tout d’abord qui en téléphonant à une femme l’avait conquise de la voix. Après leur rencontre, elle est devenue sa maîtresse, puis sa compagne. Ou encore cette jeune femme qui à l’époque du minitel avait flashé pour un homme. Une histoire digne de Tristan et Iseult s’en ait suivit. Le point commun de ces deux épopées était le coté complètement irrationnel de leurs premiers émois. D’autres ont aussi concédé avoir eu ce genre de contact, mais là, les connexions sont restées sans lendemains. La seule certitude tirée de ces contes de fées électronique est certainement à creuser dans les manuscrits des sciences dites parallèles. Voir plus réaliste dans les télesthésies.
Aujourd’hui, sur le net, les sites de rencontres fleurissent et les flirts aussi avec leurs mélodrames et aussi leurs réjouissances. Diantre ! Il y en a pour tout le monde, comme dans la vie dite non virtuelle.
Après maintes réflexions je pense que tout est simple, hormis l’aspect émotionnel cela va sans dire.
Mais comme l’humain semble attiré par la complexité ! Ben voilà le cheveu est dans la soupe !
Je ne reviens pas sur Gicerilla car elle est sans cesse avec moi, au même titre que la cicatrice de mon vaccin du BCG mais en plus profond et en plus gracieux.
Toutefois aujourd’hui je comprends mieux encore cette jeune femme et cet homme et le jaillissement de leur histoire d’amour respective. Je le conçois d’autant plus que je suis en plein dedans, mais au stade des prémisses. Gicerilla et moi nous ne nous sommes pas encore rencontrés pour de vrai, alors évidement il y a de la méfiance surtout pour elle, ce que j’intègre parfaitement.
Cela dit, en un élan naturel je vais vers elle, je fonce mais avec une retenue car il y a des choses que je ne peux encore lui dire ou lui écrire.
C’est une question de respect. Je voudrais simplement qu’elle sache qu’avec ses atouts, elle serpente dans mes veines et vaisseaux et qu'elle est hors de danger d’un coup de boomerang de ma part. Si je la flatte, c’est qu'elle le vaut bien. Avec sang froid, je cris haut et fort en mon âme que j’aimerais la voir de près ! Elle pourrait me rejeter, c’est son droit de personne libre ! Ses défauts, car comme moi elle en a, me séduisent aussi. J’aime ses petits caprices, son exigence, son côté ordonné. Mais j’aimerais lui arracher ses incertitudes et son manque de confiance en elle, des échardes qui une fois retirées feront que nous pourrions vivre le délice tels de fous amants ou plus, et au pire comme les meilleurs amis du monde. Gicerilla sait tout cela mais il fallait que je le lui écrive !
Un jour, ou une nuit peut être, je lui murmurerai bien d’autres confiseries si elle veut les entendre ! Nous sommes dans la toile du net et pris dans les fils ! C’est magique et frustrant. Qu’en serait-il à l’époque des missives ?
20 mai 2007
MOTS A MOTS
Carnet de mots décalés ! En images ! Un cri dans le désert! Douceur d’un matin de fraîcheur, pianos tambours, chœurs, pleurs ! Voix ! Déchirement de mes spirales en milles pétales. Couleurs de tout ce qui bouge, dans le bleu de mes veines ! Gonflées par celle qui n’a pas de veine et mes pétales au cœur gros dispersées dans le désert surchauffé où le vent de sable ne construit plus de roses transportables. Gosier sec, bouche salée, locomotive assoiffée, j’hurle!
Je ne voudrais pas que tu aies mal ! Tu es trop haute dans les fêtes sales. Et toi, ange de mes espoirs, vérités tu n’as pas le droit de te laisser crever, par mon petit voyage aller retour ! Souviens-toi de nos détours, du fond du lit aux champs fleuris ou seule la vogue de nos saines folies, accrochaient les énormes wagons que sont la terre, le ciel et nos chansons. Éléments d’amour. Le matin rose tendre, le soir abricoté sémillant et satiné, le jour à l’ombre du saule pleureur, l’été se tient au frais. Il a perdu son éclat, ses nuits courtes et sombres où l’on s’ébahissait devant quelques poussières d’étoiles, gisant le long des fossés secs, d’herbes fatiguées des chatouilles conditionnées des fourmis.
Bel été d’avant es-tu donc si amoureux de l’hiver pour l’enfermer à ce point dans tes pensées? Ou es-tu jaloux de l’automne ? Alors tu es en haine contre lui quitte à en perdre ton honneur. Allons été !
Toi qui nous offre les bleus des mers et des cieux, ressaisis-toi ! Cherche la lumière. Sais-tu que le printemps t’aime très fort ? Qu’il sème sans relâche afin que tu sois fleuri, halé et adoré ?
Qu’il perle de rosée tes rayons. Que les volatiles à bec s’égosillent de sérénades. Que les abeilles t’offrent le miel. Tu ne vois pas bel été que toi avec le printemps, vous passez à coté des beaux jours.
Force acoustique! Guitare électrique, aigue, magique, force du temps qui prend le moment de tendre ses cordes pour qu’enfin s'accorde les cœurs et les corps. Dans un rêve de mer aux vagues de fer qu’un enfant beau navigua sur son radeau une cargaison de mots qui n’ont plus le fin mot, par peur de s’entendre dire des choses que l’on n’ose même pas écrire …
Vision.
Quand la nuit tombe le matin ! C’est que le soir a laissé dormir la brume au dessus des étangs. Enfantin ! Y’a des jours en elle et moi, comme une première fois ! Des cœurs tout neufs qui seraient petits œufs, battant de l’aile dans leur coquille.
Incendie !
La petite allumette a brûlé le fôret. L’olivier n’a plus ses feuillètes que le vent décorait. Dure comme la pierre seule est restée la couleur des rats, mais la puissance de Wagner et des Pink-Floyd bientôt fera éclater ce mur pour que repoussent les genêts gold et jouissent nos bouches de fruits murs.
Ma brune
Vêtue comme une madone, gitane le genre qu’elle se donne. Cœur de princesse, yeux de reine, fée au milieu de l’arène, qui rêve de cap Canaveral sur la fumée de son petit bal !
Mémoire courte ?
Passion flambée, avenir rêvé ! Il est bon de se souvenir qu’on avait quelques sous dans sa tirelire. Quelques flèches transperçant son cœur et qu'il n’existe pas d’éternelle douceur, même sur la neige qui effleure le ciel ! Et sa tartine de miel qu'on finit avant le jus noir, et le sucre fondu qui devient alors notre seul espoir.
19:20 Publié dans Châsse aux trésors | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 juillet 2006
FRO - Vous !
17 juillet
PAR QUOI COMMENCER ?
Je ne sais plus quoi vous dire, je ne sais plus comment vous appeler...
Ma chère, ma chérie, ma déesse, mon adorée, mon amour, ma fée, ma belle, mon âme, ma lumière, ma douce fantasque, ma confidente, ma copine, ma complice, ma sœur, mon espérée, mon rêve, ma femme, ma très belle, car, oui, je vous trouve très belle si fatiguée et cernée...
Mais quels cernes ? Vous êtes magnifique ! Vous me plaisez tellement ! Quelle chance infinie que votre majesté se penche sur moi ! Je me sens petit et tremblant. Comme un enfant...
Et votre voix qui ne me quitte plus. Et votre sourire dont je m’enivre;... Vous allez me voir et je sais que tous vos rêves vont s'écrouler... 'est bien ça qui me tue... Non, je ne suis pas une icône en noir et blanc ! J'ai les tempes prématurément blanches... Je me dégarnis dangereusement... Et j'entends déjà votre soupir déçu...
Je vous dis donc adieu car je sais que vous n'aurez même pas la force de me répondre tant vos rêves va brusquement s'assombrir... Adieu avant qu'il soit trop tard. Car je sens déjà qu'en moi tout se bouleverse et que je suis en train de vous aimer... D'une manière très différente que mon goût pour le comté, le parmesan, le pecorino et autres chèvres...
C'est plutôt comme un grand vertige et je perds pied... Tout à vous pourtant.
18 juillet
MON ADOREE !
Comme j'ai mal dormi !Je suis dans un drôle d'état, les yeux gonflés et des courbatures dans les épaules tant j'ai coincé mes bras dans des positions bizarres. Bon, je dois préciser un peu les choses. Ne me prenez pas pour un érudit ou un rat de bibliothèque, je vous en prie. Ce n'est pas le cas. J’ai une passion pour les livres, c'est vrai. Et j'ai une sorte de collection de dictionnaires, c'est vrai. Je vais parfois dans les bibliothèques, c'est vrai. J'essaie de m'instruire et je me dis que dans cette vie courte (ou longue, je ne sais pas, relativité, relativité...) apprendre ne fait pas de mal et peut aider à "s'élever".
Donc, j'essaie. Mais je ne fais pas que ça, loin de là. Et la culture n'est pas réellement un critère dans mes relations avec les gens. Comme vous savez, culture et intelligence ne sont pas les mêmes choses (même si elles peuvent se compléter). Et l'intelligence... je la lis dans un regard et surtout, comme je le disais, dans l'accord que je ressens... l'accord sensible aussi, donc.
Ma vie est faite de concret et de matière même si j'aime les jeux de l'esprit. C'est peut-être pour ça (ce n'était pas calculé au départ) que je me retrouve dans les activités théâtrales. Il n'y a rien de plus concret puisque ça met en jeu le corps ET l'esprit. Mais, à mon avis, l'un ne doit pas primer sur l'autre, jamais ! Et je goûte aussi tous les plaisirs des sens, je suis aussi épicurien hédoniste et charnel, n'en doutez pas.
Alors, Gicerilla, vous me plaisez ! C'est comme ça, c'est vous. Et vous avez tant de choses à m'apprendre, soyez en sûre ! Je ne sais pas ce qu'est un kimono Coromandel par exemple. Mais vos épaules hâlées, je sais ce que c'est. Je les adore et je dois dire que vous êtes pour moi un idéal de beauté. Et cette bretelle, oui, je la ferais glisser sur votre épaule et ma bouche