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<title>Gicerilla - epoperiple</title>
<description>Gicerilla</description>
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<lastBuildDate>Sun, 06 Dec 2009 12:19:54 +0100</lastBuildDate>
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<title>ELLE - Fugue écossaise</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Epopériple</category>
<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 05:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/00/158691862.jpg&quot; alt=&quot;YoungMaryStuart.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1933869&quot; /&gt;Nous arrivons sous une bruine&amp;nbsp;désagréable.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Je m'emmitoufle dans mon trench-coat de gabardine dont la doublure&amp;nbsp;beige au célèbre motif tartan&amp;nbsp;me fait déjà sentir l'une d'eux. Et&amp;nbsp;même si ce n'est pas Mackintosh qui l'a créé, je me fonds dans la masse&amp;nbsp;grâce à mon&amp;nbsp;Thomas B.&amp;nbsp;Cette grisaille redoutée me fait sourire malgré tout car Edimbourg nous attend. Quatre jours à découvrir la ville, ses vieilles pierres, ses pubs aux jupes plissées, sa bière et autres spécialités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le taxi driver en tête de station me fait penser à&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.closedungavelnow.com/picture_library/mullanbig090103.jpg&quot; title=&quot;Peter Mullan&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Peter Mullan&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. Serions-nous déjà les héroïnes d'un film de Ken Loach ? A peine ouvre-t-il la bouche que j'ouvre grand les yeux et les oreilles.&amp;nbsp;Je ne comprends rien. Et lorsque je dis rien, comprenez-bien rien, goutte, que dalle, que d'chi... Est-ce bien en anglais qu'il parle ? J'éclate de rire malgré moi car je n'avais pas anticipé un problème de cet ordre-la. Le chauffeur ne semble pas s'offusquer et me sourit. Il me parle et s'applique comme un docteur parlerait à un débile. Il parle lentement, articule comme il peut mais hélas il est chauffeur et non pas orthophoniste, rien n'y fait. Du coup, nous lui montrons l'adresse de notre hôtel griffonnée sur un morceau de papier. Comme souvent un dessin vaut mieux qu'un long discours et nous voilà parties, bercées par le rythme de sa conversation dont le sens, pour toujours, restera un mystère.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous voilà plongées d'un coup en eau profonde, immersion totale. Toute conversation étant absolument bannie nous adoptons l'anglais du travailleur émigré et parlons par onomatopées. Ca fonctionne. &quot;Nous vouloir aller hôtel. Oui, hôtel pied château, c'est ça...&quot; Le trajet dure trente minutes et je découvre l'Ecosse des contes de fées. Vertes, pluvieuse, maculée de genêts aux crêtes rocailleuses. Je guette les sommets, l'espoir&amp;nbsp;frémissant au ventre de voir jaillir une horde de kilts hurlants menée par &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Braveheart&quot; title=&quot;William Wallace&quot;&gt;William Wallace&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; au coeur brave. Mais de guerriers grimaçants, point. Quel dommage ! Quel effet, en effet, me fait la&amp;nbsp;vue de&amp;nbsp;jambes velues dépassant d'un tartan clanique et plissé. Inénarrable !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Intervention divine ? Le lendemain, le Royal Mile nous attend sous un soleil rayonnant. Un bleu grec idyllique inonde les toits des bâtiments qui ornent cette avenue mythique. Mythique car elle nous mène directement au&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Holyrood_Palace_dsc06059.jpg&quot; title=&quot;Holyrood Palace&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Palais de Holyrood&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;à la rencontre de&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Ire_d%27%C3%89cosse&quot; title=&quot;Marie Stuart&quot;&gt;Marie Stuart&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Une sensation de remonter le temps grandit à chacun de mes pas. Qui n'a pas vu le Royal Mile ne peut certainement pas comprendre. A moins d'avoir visité Pise. Pise l'éblouissante. Voire Pise et mourir ? Je ne sais pas, je ne connais pas Venise. Enfin, pas encore. Un jour peut-être ? Au Danieli. Mais avec qui ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Bref, Le Royal Mile comme un tapis rouge&amp;nbsp;vers le palais de cette Reine déchue.&amp;nbsp;De tout temps, il me semble,&amp;nbsp;l'histoire tragique de cette femme m'a fascinée et Stefan Zweig a fixé pour&amp;nbsp;toujours dans ma mémoire&amp;nbsp;son souvenir comme si je l'avais connue. J'ai lu sur elle avec passion. Quoi de plus romanesque&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Everland ou la nuit infinie</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Epopériple</category>
<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 05:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/00/1791280876.JPG&quot; alt=&quot;Everland-1.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1490337&quot; /&gt;Nous atterrissons à l'heure prévue.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il semblerait que les Dieux soient avec nous. Easyjet décolle à la minute près et l’A320 fend sans encombre des cieux d'un bleu d'aigue-marine.&amp;nbsp;Il est trop tôt pour ressentir encore&amp;nbsp;l'excitation à venir. Nous arrivons au &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hotelsezz.com/&quot; title=&quot;Hôtel Sezz&quot;&gt;Seez&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, magnifique hôtel qui assure la prestation. Un cocktail nous est offert qui donne le ton à ce qui va suivre. A partir de ce moment, tout sera teinté de plaisir. Le plaisir en dégradé de verts comme la chambre&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.everland.ch/&quot; title=&quot;Everland&quot;&gt;Everland&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (*) qui nous attend.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'Austin-mini estampillée Sezz contient difficilement les deux bagages qui&amp;nbsp;renferment nos fanfreluches&amp;nbsp;pour la soirée. L'événement est exceptionnel, alors à nous les tenues de gala pour honorer la Tour Eiffel.&amp;nbsp;Elle nous dépose au Palais de Tokyo. Il est&amp;nbsp;fermé ce jeudi 1er janvier. Nous entrons par la porte latérale. Nous y pénétrons comme dans un sanctuaire silencieux. Le temple de l'art moderne.&amp;nbsp;Imaginez un peu : un musée parisien ouvert pour nous toutes seules ! Je vous le dis, tout ne sera qu'exceptionnel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'excitation nous gagne pas à pas, et les premiers pas que nous faisons dans le hall d'entrée, accompagnées du garde de la sécurité, nous transportent dans un autre monde. Nous avons quitté pour la soirée la réalité&amp;nbsp;morne, la crise, le marasme ambiant. Nous entrons dans un monde féérique et les petites filles en nous se réveillent avec leurs yeux émerveillés. Les cœurs battent plus vite, les jambes s'amollissent un peu alors que nous gravissons les marches qui nous mènent à la terrasse du Palais. Sur le toit, le froid nous saisit, violent, tranchant comme la bise qui souffle sur Paris. En guise de tapis rouge, un escalier en échafaudage nous conduit à la chambre. Elle se tient tel un funambule en équilibre au bout de l'aile droite. Nous entrons dans la bulle où l'air chaud nous accueille douillettement. La porte se ferme électroniquement et nous voilà enfermées dans la bulle que nous ne quitterons plus jusqu'au lendemain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout est irréel. Le mur de droite est une baie vitrée qui surplombe le vide et son approche donne le vertige. La Tour Eiffel drapée de doré nous fait face, fière sur ses quatre pieds, la tête rayonnante. A gauche, le lit géant nous promet une nuit sans sommeil. Tous les hublots sont ouverts sur la ville. Seule la salle de bain en retrait nous offrira un peu d'intimité, alors qu'ailleurs, devenues œuvres d'art par absorption, nous nous offrirons au monde en bas. Nous sommes submergées d'émotions. Des enfants, je vous dis. Nous avons oublié toutes nos responsabilités, tous nos tracas. Un sourire ébahi ne quitte plus nos lèvres et nous gloussons comme des dindes en état d'ébriété.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous déballons nos atours. Rapidement, le salon ressemble à une loge du Moulin rouge et trainent dans tous les sens les robes, les parfums, les bijoux, les bas, les&amp;nbsp;hauts talons. Le rire s'est invité et un rien nous fait rigoler. Nos rires entremêlés ricochent sur les murs illuminés&amp;nbsp;par les bateaux mouche qui&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Danse avec les loups</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/10/20/elle-danse-avec-les-loups.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Epopériple</category>
<pubDate>Sat, 20 Oct 2007 07:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/e08b11440c225cbad07085aca2a5dccf.jpg&quot; name=&quot;media-602516&quot; alt=&quot;cb97c4f539d53a07984730d03864cdc3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; id=&quot;media-602516&quot; /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;J'ouvre ma boite email.&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grand moment de la journée où ma curiosité inaltérable se régale par anticipation des emails qui la peupleront. Ce soir, ma boite est riche ! Ce que j'adore par dessus tout c'est découvrir des adresses emails inconnues. Qui se cache donc derrière tel pseudo ? Quelle surprise cette lettre électronique contiendra-t-elle ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mon œil aguerri repère immédiatement une adresse inédite. Un nom d'homme, pas surprenant... Je l'ouvre et découvre un message étonnant &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;B&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;onjour, je suis un homme de 34 ans, mignon, et je cherche une femme pour m'accompagner en club échangiste est-ce que vous pouvez m'aider ?&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Immédiatement je pense à un canular. Serait-ce un de mes bons amis, un amoureux, qui me testent ? Je réfléchis, incrédule. Les mots palpitent noirs sur le blanc de mon écran et papillotent des cils comme la belle qui veut charmer. Ils me disent &quot;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;allez, laisse-toi faire. Allez, laisse-toi tenter !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; S'impose à moi, allez savoir pourquoi, la vision étrange d'un loup hypnotique avec ses grands yeux siamois aux tons gris-bleuté de la banquise au couchant, sa gueule fine de chien de berger racé découvrant en un rictus proche d'un sourire une série de crocs effrayants. Je suis folle et d'un battement de paupières je chasse l'image pour me concentrer sur ce drôle de message.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par quel bout le prendre, comment démasquer la supercherie ? Oui, vous me direz, bien sûr je pourrais décider de le mettre illico dans la corbeille, de la vider et de l'oublier. Mais non, je suis Gicerilla et chatte je suis, curieuse... Je décide de rentrer dans le jeu. D'abord je mets en doute, fais mon effarouchée, ce que je suis. &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;Aucun homme censé ne procèderait de la sorte et puis comment m'avez-vous trouvée ?&quot; &quot;Ben, je visitais un blog, celui de &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/&quot; title=&quot;Vagan&quot;&gt;Vagant&lt;/a&gt;&lt;/u&gt; je crois, et de lien en lien je suis arrivée chez vous !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Et quoi, &amp;nbsp;ai-je envie de crier, mes écrits vous ont-ils donné à penser que je me laisserais trainer dans un club avec vous, un&amp;nbsp;inconnu, pour m'y faire baiser ? Mais je retiens les rennes de mon indignation et continue calmement, c'est un jeu après tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'attaque encore et lui signale, cinglante, que l'échangisme présuppose que le couple chasseur est bien &quot;un couple&quot; et donc&amp;nbsp;composé d'un homme et d'une femme qui veulent partager d'autres frissons car ceux qu'ils se procurent mutuellement ne les satisfont plus. Ce ne peut être un homme seul car alors échange il n'y a pas. L'homme est simple dans ses réponses, le naturel que je perçois me désarçonne. Serait-il niaisement authentique, juste un grand candide perdu dans les méandres du net comme dans un pays légendaire où tout serait possible, où tout serait permis ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je lui demande des preuves de sa bonne foi. Je fais celle qui est intéressée, tout pourvu que je dévoile au grand jour le concepteur de ce piège surprenant. Il me procure sans broncher une photo et un numéro de téléphone portable sous la forme d'un email motivé par&lt;/span&gt;&amp;#8230;
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<title>ELLE - Songerie musquée</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Epopériple</category>
<pubDate>Sun, 14 Oct 2007 06:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #ff00ff; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-595219&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/fa24ea7d8f1840eccdee0d88c1064b83.jpg&quot; alt=&quot;1c31beceaa476a6b9f116350e6f64a66.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-595219&quot; /&gt;Je l'entrainais par la main.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Viens, je veux te montrer un endroit secret !&quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Evidemment, nous sommes quelques milliers voire centaines de milliers à connaitre cet endroit secret mais elle, non. Elle, c'est mon amie de cœur, ma sœur élue. Elle, c'est mon double différent, celle qui connait mon âme mieux que je ne la connais. C'est le miroir à qui je parle sans peur de la censure. Celle qui comprend le moindre de mes maux à demi-mots comme je comprends, je crois, les siens. Ensemble nous sommes si bien que rien n'est jamais une gêne, tout peut être dit, tout peut être vécu et par elle, je le sais, et par moi, je le sais nous vivrons encore tant de découvertes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les colonnes de Buren nous accueillent toujours aussi rayées, toujours aussi inégales, toujours aussi vilaines détonnant dans cet environnement que j'aurais aimé voir conservé intact, du temps où la nymphe incarnée Arthenice y tenait un salon littéraire&amp;nbsp;où les femmes d'esprit étaient à l'honneur. Salon dont Jean-Baptiste, grand vilipendeur devant l'Eternel,&amp;nbsp;s'est gaussé au travers des Précieuses pas si ridicules que cela finalement !&amp;nbsp; Alors, parce que c'est de l'art on ose, on défigure. Ah l'art ! Où s'arrête l'Art et où commence la supercherie ? Et il n'y a pas de beaux arts qui tiennent, cet art là, nul ne saurait, même le plus doué, m'en faire valoir les bienfaits. Pollution visuelle à mon goût aussi écœurant que les doigts érectiles de mollusques urbains fixés à l'asphalte...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&quot;Le Palais Royal est un beau quartier, toutes les jeunes-filles sont à marier !&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Comme au temps de Molière mais sans les vertugadins et les jupons, nous nous glissons sous la colonnade, le pas alerte. Elle est curieuse, je suis mystérieuse. Mince, je ne le trouve plus ! Serais-je passé à côté sans le voir ? Nous rebroussons chemin, moi un peu fébrile. Si jamais... Aurait-il fermé ? Non, impossible ! Cela ne se peut pas, il faut qu'elle le connaisse. C'est fou comme des yeux qui veulent voir ne voient pas quelques fois. Enfin le voilà, discret, sombre, le temple du parfum.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #ff00ff; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.salons-shiseido.com/francais/html/les_salons.htm&quot; title=&quot;Les Salons&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les Salons du Palais&amp;nbsp;Royal&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #000000; font-family: Verdana;&quot;&gt;(Serge Lutens). Le grand frisson assuré pour les nez audacieux, les nez qui ne s'effarouchent pas facilement ! Vous voulez de l'inédit, vous voulez du sensationnel, du vrai, celui qui déclenche des sensations dans votre imaginaire, qui bouleverse vos sens ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La clochette tinte à l'ouverture de la lourde porte blindée de volutes en fer forgé. Le tintement discret nous projette plus de cent ans en arrière, lorsque les vendeuses vous accueillaient avec un grand sourire, soucieuses de vous plaire, vous, clients peut-être prêts à faire des dépenses&amp;nbsp; somptuaires. Lorsque les objets à acheter étaient savamment étalés sur des rayonnages en bois vernis, une temps que je n'ai pas connu mais que Zola&amp;nbsp;a si bien rendu Au bonheur des Dames. Ici, c'est au bonheur des senteurs. Une ambiance de boudoir mauve et violet nous accueille dans un silence pesant. Décor rigide d'arabesques&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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