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<title>Gicerilla</title>
<description>Gicerilla</description>
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<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 20:27:04 +0200</lastBuildDate>
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<title>ELLE - Dieu merci, l'hystérie n'est plus une maladie</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humour</category>
<pubDate>Thu, 10 May 2012 05:17:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3570596&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/2853303362.png&quot; alt=&quot;j-g-majesty-sextoys-godmichet.png&quot; /&gt;Il me l'avait laissé entendre.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, entendre n'est pas le mot puisque il n'avait quasiment rien dit mais je l'avais compris. Sa tentative de me faire lire entre ses lignes avait été&amp;nbsp;bien amenée, j'en étais dépitée. Oui, j'éprouvais du dépit car subitement je me sentais moche. Moche, quand moche est l'antonyme de sexy. Allez me le trouver, vous, l'antonyme de sexy ! A part moche, aucun autre mot ne me venait à l'esprit pour décrire dans mon for affaibli mais toujours intérieur le sentiment dévalorisant qui avait sabré d'un coup sec mon élan amoureux vers lui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Là, sur le lit, l'élan coupé en deux qui gît. Je le regarde pour éviter de regarder ses yeux à lui. Il m'aimerait en nuisette, m'a-t-il dit ! En nuisette ? Alors que je portais fièrement, très&amp;nbsp;près du corps, un petit top spaghetti et un shorty en coton noir. Il faut savoir que le shorty en question m'avait été vendu comme un &lt;em&gt;&quot;hot pants&quot;&lt;/em&gt; et à lui seul le nom m'avait fait imaginer l'échauffement assuré des sangs de mon amant. Que nenni, ne le voilà pas qui prudemment me dit &lt;em&gt;&quot;en nuisette tu serais jolie !&quot;&lt;/em&gt; Tu serais, verbe au conditionnel qui introduit une condition ! Argh, mais alors sans la nuisette, je ne suis pas jolie ? Syllogisme dans le désordre qui traduit bien celui qui régnait alors dans mon encéphale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand une petite phrase bénigne inocule en vous le mal, le mâle dès lors en vous ne s'inoculera pas. Je boudai.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, passant dans la rue bien nommée de l'Expiation, je m'arrête devant la boutique &quot;Sexy Dessous&quot;. En vitrine, sur des mannequins anorexiques, des sous-vêtements à vouer aux Gémonies le corps de Benoit XVI supplicié par le désir ! Comment un homme pourrait-il rester de marbre devant de tels affûtiaux ? Enfin... de marbre on aimerait qu'il le soit à un certain endroit. Bref, affolée d'avoir enfin trouvé ce qui lui plairait, j'entre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une vendeuse accorte, au décolleté rondement plongeant, me suit pas à pas prête à prodiguer des conseils avisés et intéressés. Une nuisette de soie aérienne dévoilant tout en le voilant attire mon regard excité. &lt;em&gt;Moi dans ça,&lt;/em&gt; pensé-je, &lt;em&gt;il va craquer. &quot;Les cabines sont au sous-sol&quot;&lt;/em&gt; me dit la jeune-femme &lt;em&gt;&quot;suivez-moi.&quot;&lt;/em&gt; Nous descendons un escalier en colimaçon et j'ai l'impression que chaque pas me rapproche de la damnation, à quand l'expiation ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À mi-chemin, je m'arrête, sidérée. Plaquées contre les murs de la salle souterraine, des vitrines illuminées présentent sans pudeur des accessoires voués au bonheur des Dames. Zola doit m'en vouloir et pourtant, c'est bien vrai. Le bonheur des Dames assurément s'expose en rose, en bleu, en noir. Des godemichés de toutes formes et de toutes tailles se taillent la belle part, reléguant dans l'ombre toutes les autres jolies tenues de dentelles qui semblent pendre sans plus y croire. Placardée en format géant sur le mur du fond, le recouvrant totalement, l'affiche du film &lt;em&gt;&quot;Oh my God !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'interroge du regard ma vendeuse qui&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - L'amore e basta</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humeur</category>
<pubDate>Thu, 03 May 2012 07:53:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3565500&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/907716937.JPG&quot; alt=&quot;l_amore_e_basta.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Enfin réveillée, je m'enthousiasme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous ne sommes pas très nombreuses. &lt;em&gt;Euses&lt;/em&gt;, petite terminaison indiquant au lecteur attentif et&amp;nbsp; grammairien que l'assemblée est composée uniquement de membres du genre féminin. L'apathie qui souvent me prend au sortir du bureau doucement s'évapore sous l'effet des neurones qui depuis quelques minutes se sont remis en fonction. Ça chauffe sous la calotte crânienne et mon exaltation linguistique bouscule un peu la syntaxe et la grammaire, mieux que la lave de l'Etna mes phrases fusent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en court d'italien et les élèves présentes tour à tour énumèrent le nom des chanteurs qu'elles préfèrent. C'est à moi de proposer. Je propose&amp;nbsp;une chanteuse à la voix éraillée, mi Marianne Faithfull, mi Brigitte Fontaine. La chanson à laquelle je pense étire au fil des couplets de la guimauve chaude aux parfums écœurants mais on ne se refait pas : j'aime ce duo façon Delon et Dalida. Nous en écoutons les premières mesures et alors qu'une ardeur mélomane me prends et que je reprends en murmurant &lt;em&gt;&quot;l'amore e... basta !&quot;&lt;/em&gt; je crois déceler sans le vouloir une grimace sur le visage de la femme qui me fait face.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À aucun moment elle ne croise&amp;nbsp;mon regard et je la dévisage. Je&amp;nbsp;déchiffre une forme de mépris alors qu'elle&amp;nbsp;découvre les paroles de la chanson. Elle contorsionne sa bouche en une moue&amp;nbsp;dédaigneuse et les&amp;nbsp;paroles sur mes lèvres instinctivement se taisent. Je ne fredonne plus et pourtant Giusy Ferreri décrète avec une vibrante ardeur &lt;em&gt;&quot;l'amore e... basta !&quot;&lt;/em&gt; Je l'observe et je sens monter en moi un malaise étouffant. Elle sourit maintenant en coudoyant sa voisine. Quoi, en face de moi une coalition se dessine ?&amp;nbsp;Le malaise en moi grandit à mesure que je vois les deux femmes en silence se gausser. Mon corps est devenu trop petit et ne peut&amp;nbsp;contenir mon émotion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais que se&amp;nbsp; passe-t-il ? Quel est donc cet inconfort si fort qu'il en devient physique ? Giusy s'époumone, mes consœurs semblent s'en moquer et moi, je me sens réprouvée. L'enthousiasme qu'il y a peu m'animait s'est transformé en affliction et Dieu n'y est pour rien. Je tente d'analyser l'émoi qui me submerge et qui relègue la pauvre Giusy dans un exil non mérité. La réponse se dresse subitement devant moi tel le Commandeur sans que je n’aie rien pourtant à expier : ne sont-elles pas en train de me juger ? Voilà la crainte qui m'habite. Elles me jugent sur les paroles d'une chanson que je n'ai pas écrite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Repliée sur ma chaise dans une position involontaire de défense, sparring partner sans réaction, je prends les coups que je croie qu'elles me donnent. Quoi, arrivée à mon âge n'aurais-je pas acquis l'indépendance d'esprit qui rend plus fort ? Quoi, moi qui affronte tous les jours des tatoués, des durs, des vrais, suis-je redevenue la petite fille dans la cour d'école facilement blessée par les rumeurs semées par de mauvaises copines ? Il semblerait que ni&amp;nbsp;mon parcours ni&amp;nbsp;la confiance en moi&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Go to the river</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 20:20:06 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3542941&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/1513068492.jpg&quot; alt=&quot;river.jpg&quot; /&gt;Mon jogging m'a lessivée.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lessivée ? Étonnante expression tout comme sa sœur &lt;em&gt;&quot;être&amp;nbsp;rincé&quot;&lt;/em&gt;. Zola n'est pas loin qui me dit que Gervaise, fille de lavoir, devait à tout moment les utiliser ! Drôle de métaphore buandière pour signaler que mes batteries sont à plat que je me suis allongée sur le sofa. Allongée, les yeux au plafond, je regarde l'espace, je scrute le vide autour de moi. Le plafond me renvoie son blanc immaculé. Rien ne se dessine sur cet écran, je suis vide.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le soleil brille subitement attirant mon regard vers la fenêtre. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Un bond si fort que pour un peu je l'aurais vu déformer ma poitrine comme le ventre, le pied de l'enfant. Là, sur la fenêtre un dessin aligné qui ressemble étrangement à une écriture. Une écriture qu'un doigt aurait pu éphémèrement tracé sur la buée. Je me lève et m'approche en hésitant de la baie vitrée. Il n'y a pas de buée sur la fenêtre et le tracé n'est visible que sous un angle particulier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je plie à peine les genoux et le voilà de nouveau qui apparaît. Cela ressemble à de l'arabe. Oui, c'est cela c'est une écriture en caractères arabes, je n'en doute pas. Je fais coulisser avec fébrilité la porte et tente d'effacer l'inscription. Rien ne se passe. Je m'acharne mais l'inscription inversée reste comme gravée sur la vitre. Mon cœur s'emballe au constat que l'écriture est faite à l'intérieur. Qui a pu dessiner cette inscription ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je referme la fenêtre et reste plantée devant les caractères, les scrutant sans oser les toucher. Vite, prendre un papier calque et recopier la forme tant que je la vois. Demain, je la ferai déchiffrer par un&amp;nbsp;collège arabophone. Je me précipite dans la chambre pour y trouver du papier, transparent assez, pour me permettre de relever le tracé. Je suis totalement fébrile. Me voilà de retour mais la vitre est devenue muette.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus rien. Plus aucune trace d'écriture. Non, je deviens folle ? Je me contorsionne pour scruter la vitre par en dessous, sur la pointe des pieds, la joue écrasée pour en repérer l'infime profil, rien ! Stupéfaite&amp;nbsp;par le mystère, je retourne m'allonger sur le canapé espérant ressusciter l'inscription. Reproduire exactement ma position. Et là, oui, là, de nouveau la phrase qui sinue de droite à gauche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il s'agit maintenant de ne pas la louper. L'approcher comme une proie, silencieusement pour ne pas l'effrayer. J'y suis. Délicatement au crayon à papier j'en détoure le contour. Ma main tremble un peu mais pas encore assez pour en modifier le sens, prié-je en silence. Á peine terminé mon travail de scribe, la phrase disparaît encore. J'ai beau retourner sur le canapé, elle semble pour de bon évaporée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le papier posé sur la table devant moi je tente de scruter le sens de la phrase&amp;nbsp;au fond de ses courbes harmonieuses. Évidemment, l'arabe m'est inconnu et tout ce que j'imagine n'est que conjecture. Il faudra bien que j'attende.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Le doigt de Dieu</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humour</category>
<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 08:21:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3517479&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/2738648584.jpg&quot; alt=&quot;le sexe de l'homme rétrécie, indice de manning,&quot; /&gt;La réunion va commencer.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La salle est rectangulaire, aveugle, aux lumières plafonnières qui peinent à reproduire la lumière du soleil. Une dizaine d'hommes est déjà assise et se lève à notre entrée. Nous ne sommes que deux femmes, une blonde et une brune, toutes deux banalisées par l'abaya noire qui nous couvre. Seules les broderies argentées qui ornent l'encolure ou les poignets ôtent à ces voiles noirs l'aspect du linceul qu'elles sont à la liberté. Oui, une abaya,&amp;nbsp;du genre féminin et s'impose à ce genre, intégralement, totalement, sans exception, sans exemption.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les présentations sont faites rapidement, si rapidement qu'à peine serrée la main j'ai déjà&amp;nbsp;oublié le nom de celui qui me l'a tendue. Ils sont tous habillés à l'européenne&amp;nbsp;mais une chose les distingue : la barbe. Ici, dans ce pays, le poil est maître. Noir, gris ou blanc, le poil se décline comme au temps du muet et peu importe qu'il soit&amp;nbsp;dru ou rare, il faut autour de la bouche en avoir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Français, adeptes de la quadruple lame Gillette,&amp;nbsp;sont glabres, rasés de prêt et étalent comme un signe de distinction leurs peaux pâles. Les Saoudiens ont le teint olivâtre et le sourire rare. Je les observe répartis autour de la table en deux moitiés. Instinct grégaire jamais démenti, ils affichent inconsciemment sans doute l'appartenance à leur clan. Les étrangers et les locaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réunion débute, animée par un petit jeune cravaté, un nouveau dans la place. Le sujet ne me concerne pas encore alors je laisse errer mes yeux sur l'assemblée. Soudainement, par une pirouette de mon cerveau malade, &lt;a title=&quot;Sexe faible&quot; href=&quot;http://www.elle.fr/Societe/Edito/Sexe-faible-1964704&quot;&gt;l'Edito de ELLE&lt;/a&gt; magazine du 16 mars&amp;nbsp;me revient à l'esprit. Alix Girod de l'Ain toujours prompte à coller à l'actualité m'y avait alors révélée que selon une étude des plus sérieuses, italienne vous pensez,&amp;nbsp;&lt;em&gt;le sexe de l'homme rétrécit et depuis soixante ans c'est un centimètre qu'il a perdu. Et puis, surtout, une autre étude publiée dans le hors-série &quot;sexe&quot; de «Science &amp;amp; Vie» affirme que, contrairement à ce qu’on a longtemps cru, la taille d’un pénis ne s’évalue pas à celle du nez mais plutôt au volume des doigts. Peut-être sous l’effet de gènes farceurs, l’index serait un miroir assez sûr du pénis.&lt;/em&gt; Elle fait évidemment allusion à l'&lt;a title=&quot;Indice de Manning&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_Manning&quot;&gt;&lt;em&gt;indice de Manning&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Indice, index, oui, forcément...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et voilà mon regard accroché aux mains de ces messieurs. Un a un, je les passe en revue. Le cravaté continue à parler mais sa voix, trop douce pour tenir le rôle assigné, a du mal à dompter les conversations en aparté. Au milieu de cet indiscipliné brouhaha moi, je mesure, je jauge, j'évalue. Mes yeux, devenus &lt;a title=&quot;tachéomètre&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tach%C3%A9om%C3%A8tre&quot;&gt;tachéomètre&lt;/a&gt; dernier cri,&amp;nbsp;estiment la taille de&amp;nbsp;l'index avec tour à tour&amp;nbsp;gourmandise ou mépris.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Celui en face de moi torture son crayon et son index boudiné par une alliance dorée est court et trop charnu me laissant imaginer un appendice petit et enflé et sa&amp;nbsp;chair beige rosée me fait&amp;nbsp;immédiatement penser à la fameuse Schublig locale. Delicatessen n'est pas loin&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Le sens des courbes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humeur</category>
<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 19:57:30 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3500792&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1643016811.jpg&quot; alt=&quot;le sens des courbes.jpg&quot; /&gt;&lt;em&gt;France Inter égrène ses chroniques quotidiennes.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je sirote mon café, les yeux perdus dans le vague. Sous la houlette du berger&amp;nbsp;Cohen, les journalistes&amp;nbsp; ânonnent, monotones, les mots de leurs rubriques. Je suis loin de la réalité qu'ils tentent pourtant d'insinuer dans mes oreilles. Je ne suis pas vraiment là, la tasse à la main. Je suis toujours dans la chaleur des draps, dans le noir de la chambre, je sens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je sens sa main imperceptiblement sinuer le long de mon flanc. Légère, à peine perceptible dans mon demi-sommeil, elle frôle en une caresse ma taille et puis s'y love. Échouée, les doigts faiblement ancrés dans ma chair, elle se pose. Elle ne bouge plus et pourtant sous la peau je la sens palpiter.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les sens aux aguets, étonnamment éveillés, je somnole. Je me sens double. Je sommeille et je veille. La chaleur de sa main contre ma peau ne me laisse pas en repos. Elle dort pourtant à son tour, immobile, épousant parfaitement le creux de ma taille tel un œuf dans son nid. Et puis, insensiblement, elle se meut de nouveau et descend lentement vers mon ventre. Elle rampe. Sa paume chaude glisse sans heurt. Elle dessine mes courbes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Laurence Thomas réveille un instant mon attention &lt;em&gt;&quot;Depuis lundi, les courbes des sondages ont joué au yoyo toute la journée. IFOP annonce l'avance prise par Sarkozy&amp;nbsp;mais Sofres conteste en assurant la victoire du&amp;nbsp;candidat socialiste au second tour.&quot;&lt;/em&gt; Les courbes ? Mais savent-ils seulement de quoi ils parlent ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je suis couchée sur le côté et sa main définit aléatoirement les courbes de mon corps. Je prends forme, je m'incarne. La limite de la caresse, coulante, glissante modèle mon corps. Suit-elle une forme préexistante ou bien la crée-t-elle alors qu'elle se meut sur ma peau ? Il me semble qu'elle, cette main ferme d'homme, douce et patiente, me donne corps. Je prends corps. Sans elle je n'étais qu'une masse sans conscience, mais grâce à elle, toute en courbes,&amp;nbsp;j'occupe enfin l'espace.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BVA s'exprime. &lt;em&gt;&quot;Sarkozy parviendra-t-il à rattraper Hollande au premier tour ? Quelque soit l'erreur de marge statistique, Sarkozy peine à mobiliser...&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sa main investit la place. Elle chemine et chaque circonvolution sur ma peau me fait exister un peu plus, un peu plus précisément. Une&amp;nbsp;fière&amp;nbsp;courbe ascendante que&amp;nbsp;Sarkozy convoiterait. Une courbe dangereusement descendante qu'Hollande feindrait d'ignorer. Mon corps, montagne russe. Le sens des courbes au fil de sa main s'inverse et se renverse, incessant ballet. Les courbes se suivent&amp;nbsp;sans jamais se couper et pourtant aucun parallèle avec la campagne. Non, aucun parallèle possible même s'ils se gargarisent maintenant du croisement des courbes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;JF Achilli intervient, tonique un peu agaçant qui m'extirpe un instant de ma rêverie. &quot;&lt;em&gt;Égalité stricte dans le domaine de la sémantique, Sarkozy en visite en Île et Vilaine&amp;nbsp;déclare&amp;nbsp;&quot;rien n'est fait, rien n'est joué !&quot; quand Hollande, en meeting à Valence,&amp;nbsp;commente &quot;rien n'est acquis, rien n'est gagné !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les courbes, les courbes, ils prétendent ne pas s'en préoccuper alors que&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Se muscler avec classe</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2012/02/05/elle-se-muscler-avec-classe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humour</category>
<pubDate>Sun, 11 Mar 2012 09:34:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff; font-size: small; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3481759&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/1499694766.jpg&quot; alt=&quot;technogym,stepper,tug toner,fitness&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui j'ai la flemme.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flemme, mot de 5 lettres qui aurait bien plus de passion si le &lt;em&gt;e&lt;/em&gt; avait été un &lt;em&gt;a&lt;/em&gt; mais comme dirait ma voisine, si ma tante en avait... Bref, aujourd'hui j'ai la flemme. Je pénètre dans le vestiaire après avoir distribué comme une débutante au bal des sourires et à droite et à gauche au personnel du fitness qui me salue en passant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Après toutes ces années de constance, la lassitude me prend et aujourd'hui un tartare-frites avait à mes yeux plus d'attrait que la salle puante du club de sport. Je me change lentement gagnant ainsi encore quelques minutes au profit de la paresse qui me chante ses mérites en sourdine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;J'entre dans la cage aux fauves. L'odeur est bien là, reconnaissable entre mille et je m'attends à voir paraître à tout moment le dompteur en collant blanc. Tiens, non, pas de dompteur en vue mais en revanche des hommes suants et apoplectiques poussant et tirant force rondelles de fonte. L'atmosphère est surchauffée et une touffeur me saisit à la gorge. Vais-je tenir les 30 minutes que j'ai décidé de m'imposer pour faire la trêve avec le sentiment de culpabilité qui me harcèle ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Je choisis un stepper libre sur ma gauche, face à la salle de cours. Un &lt;a title=&quot;stepper&quot; href=&quot;http://www.acfitness.de/technogym-stepper-step-excite.html&quot;&gt;stepper&lt;/a&gt; ! Peut-on concevoir appareil plus ridicule qui simule l'ascension mais qui jamais ne vous fait atteindre le 7ème ciel. Me voilà partie pour trente minutes de montée fictive de marches au rythme lent du pachyderme qui traîne un tronc. Monter, descendre, monter, descendre, allure de sénateur sans vigueur dont la lenteur est inversement proportionnelle à la grandeur qu'il se croit. Monter, descendre, monter, descendre, néo &lt;a title=&quot;Sisyphe&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sisyphe&quot;&gt;Sisyphe&lt;/a&gt;, je gravis une colline qui n'a pas de faîte et pourtant, Zeus n'y est pour rien. Heureusement, la salle m'est scène de théâtre et chaque bodybuilder est un acteur qui se méconnaît. Je regarde dans toutes les directions et scrute avec attention la foule ahanant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Hélas, rien de très intéressant s'offre à ma vue blasée, et je monte et je descends sans enthousiasme. One, two, one, two. Je me surprends à compter en anglais histoire de passer le temps. Je m'essaie à toutes les autres langues que je connais mais aucun entrain ne naît de cette gymnastique linguistique, c'est à peine si mon front se pare d'un léger voile humide. &lt;em&gt;Ça ou rien,&lt;/em&gt; me souffle ma conscience, &lt;em&gt;c'est pareil ! Oui mais,&lt;/em&gt; rétorqué-je, &lt;em&gt;vraiment rien serait moins bien&lt;/em&gt;. Petit arrangement avec ma conscience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;D'où me vient donc cette forme de sens du devoir qui me fait pratiquer depuis des années du sport en salle ? Encore cette maudite volonté de tout contrôler sans doute, y compris le temps qui passe et ses méfaits. Le temps est un malfaiteur et pour paraphraser Angélique &lt;em&gt;&quot;et ne de dites pas que vieillir est plaisant !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Alors que mes pensées désœuvrées erraient dans ces contrées de réflexions éculées, je vois approcher un ex-collègue dont la silhouette athlétique me stupéfait. Sachez que le terme est&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Chat échaudé</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla (Webmaster))</author>
<category>Billet d'humeur</category>
<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 09:11:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3457667&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/02/2766410566.jpg&quot; alt=&quot;chat échaudé.jpg&quot; /&gt;&quot;Chat échaudé craint l'eau froide.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le proverbe marche en cercle dans ma tête. Il tourne en rond comme un animal fou mis en cage. Ça piétine à l'intérieur, silencieusement,&amp;nbsp;avec délicatesse mais sans cesse pour mieux m'agacer. Je voudrais bien m'en débarrasser mais rien n'y fait. Par 35° à l'ombre, il reste au bord de l'eau mais ne veut plus sa patte y tremper. Il demeure le dos arc-bouté, le poil dressé sur l'échine et contemple en crachant un peu cette eau, évidemment rafraîchissante dans laquelle il aimerait tant&amp;nbsp;se baigner mais...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Chat échaudé craint l'eau froide.&quot;&lt;/em&gt; L'eau froide ? L'eau tout simplement. Ah, quelle ironie. Moi, Poissons selon l'horoscope occidental, l'eau devrait être mon élément. Hélas, voilà qu'en Chine je suis Chat. Chatte échaudée. Oui, je crains l'eau depuis quelques années.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai une envie incoercible&amp;nbsp;d'y plonger mais je ne le fais pas. Serais-je vraiment chat ? Avant d'aller plus avant dans la métaphore, ne&amp;nbsp;faudrait-il pas&amp;nbsp;que je rappelle à l'attention du lecteur&amp;nbsp;quelle idée&amp;nbsp;le proverbe met en avant ? &lt;em&gt;Quand une personne a subi un désagrément elle devient méfiante comme le chat.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Désagrément,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;par métonymie, chose qui cause du déplaisir, sujet de contrariété. Ah, ça oui, du déplaisir, c'est le moins que l'on puisse dire, et de la contrariété sans aucun doute.&amp;nbsp;Autrement dit,&amp;nbsp;un être&amp;nbsp;ayant été par l'amour ébouillanté craint l'amour ?&amp;nbsp;Non, la solution n'est pas dans cette hypothèse. Bien sûr que non, c'est beaucoup plus complexe que cela. S'il ne s'agissait que de quelques souffrances, plus ou moins profondes, que nous laisseraient un amour mort, ce ne serait rien je vous assure car le corps est bien fait, il se reforme et là où il y a quelques mois une béance fendait la chair, irréparable, un joli tissu cicatriciel a tissé ses fibres lisses. A peine peut-on voir un léger filet blanc comme témoignage de la blessure vécue et dépassée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non,&amp;nbsp;le mâle ne sait jamais l'étendu du mal qu'il fait lorsqu'il s'éloigne sans se retourner, et les&amp;nbsp;troubles persistent à vie comme les stigmates sur l'épaule de l'esclave rendant son émancipation à jamais impossible. Il a tourné les talons, il&amp;nbsp;laisse l'abandonnée seule avec ses questions sans réponse et comme toute question est un seigneur exigeant la réponse doit être produite à l'instar de la taille, coûte que coûte. C'est alors que l'on s'invente des raisons. C'est alors que l'on se dit &lt;em&gt;&quot;mais bien sûr, je ne suis pas aimable !&quot;&lt;/em&gt;. C'est alors que les doutes enfantins,&amp;nbsp;jamais éradiqués, remontent à la surface de l'encéphale pour me murmurer. &lt;em&gt;&quot;C'est normal qu'il soit parti, regarde-toi. Tu es comme-ci, tu es comme-ça. Et puis tu n'es pas comme-ci, tu n'es pas comme-ça. Et si seulement tu étais comme-ci ou comme-ça ...&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, en partant il y a longtemps, il a réveillé&amp;nbsp;le manque d'amour de soi plus agaçant qu'un exéma que l'on gratte jusqu'au sang. Je saigne. Je ne m'aime pas. Je ne m'aime pas avec l'indulgence que je devrais avoir pour moi. Toutes&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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