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<title>Gicerilla</title>
<description>Gicerilla</description>
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<lastBuildDate>Thu, 19 Nov 2009 09:15:18 +0100</lastBuildDate>
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<title>ELLE - Fucking société de consommation</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Billet d'humeur</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 05:56:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/100489026.jpg&quot; alt=&quot;Banania.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2096396&quot; /&gt;J'ouvre ma boîte email et mon cœur fait un bond !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bond ? Non,&amp;nbsp;quelque chose de bien plus acrobatique vus les battements qui s'en suivent. Mes yeux sont écarquillés comme ceux de Banania et mon cœur qui s'emballe. Ca y est, la gloire est à ma porte, elle s'essuie poliment les souliers sur le seuil. Je n'ose pas ouvrir l'email tant l'anticipation de ce qu'il contient me fait mousser. &quot;Faire mousser quelqu'un : le mettre en valeur de manière exagérée.&quot; Je sens que j'ai enfin atteint le sommet. Je savoure, je jubile, un sourire niais illumine mon visage alors que je rumine comme une génisse gourmande les mots de l'objet &lt;em&gt;&quot;Coup de cœur pour votre blog&quot;&lt;/em&gt;. Ca y est, c'est sûr, un critique littéraire m'a repérée et va m'éditer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment exprimer sans la trahir l'émotion qui s'est saisie de moi ? Impossible. Et c'est d'un index fébrile que j'ouvre le message électronique. La première phrase est de bon augure &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;&lt;/em&gt;Je viens de visiter votre blog&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://gicerilla.hautetfort.com/&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;que j'ai beaucoup apprécié.&quot;&lt;/span&gt; Ah, cette Christelle qui m'écrit, quelle femme de bon goût. Mes yeux avides poursuivent la lecture. &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;Je suis Christelle, webmaster du site www.solvital.fr et j'aimerais vous compter parmi nos sites amis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Nous récompensons nos partenaires ce mois ci en faisant gagner des simulateurs d'aube MP3 (réveil par la lumière) à toutes personnes nous accordant un lien sur sa page d'accueil ou diffusant un de nos articles sur son blog. Nous pensons que c'est une marnière original et conviviale de remercier ceux qui parlent de nous sur la toile.&lt;br /&gt; Pour participer, c'est très simple&amp;nbsp;: il suffit de vous inscrire sur notre page&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.solvital.fr/jeu-concours-novembre-2009.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.solvital.fr/jeu-concours-novembre-2009.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp; où vous trouverez toutes les explications.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'espère vous compter parmi nos blogs amis et n'hésitez pas à revenir vers moi pour plus d'information.&lt;br /&gt; Christelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Webmaster www.solvital.fr&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Argh, subitement j'étouffe. Mon sourire d'aise se transforme en grimace haineuse. Quoi, il s'agit de racolage publicitaire ! Quoi, ils investissent sans vergogne la blogosphère à la recherche de bonnes poires ? J'enrage. Un rouge hargneux me monte aux joues, nouvelle&amp;nbsp;nuance dans la gamme chromaticoléreuse. Quelle audace, me susurre mon indignation, t'associer à un site commercial, ils ont perdu la raison. Et pour quel produit encore ? Mon sang breton ne fait qu'un tour, déjà je fourbis mes armes, ça va saigner comme du temps du combat&amp;nbsp;des Trente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je hais cette société de consommation qui vient jusque chez moi envahir mon espace de création.&amp;nbsp;Qui sont-ils ces autoproclamés maîtres de&amp;nbsp;la toile qui&amp;nbsp;racolent pire que des sergents recruteurs,&amp;nbsp;ces petits bras qui tentent d'appâter le chaland avec&amp;nbsp;un simulateur d'aube MP3 ?&amp;nbsp;Ils nous récompensent, disent-ils, avec de la pacotille, vulgaire verroterie de colonisateur.&amp;nbsp;Et le blogueur deviendrait le héraut de ces bonimenteurs, bon-samaritain qui,&amp;nbsp;par un simple lien,&amp;nbsp;aiderait à&amp;nbsp;soigner les maux d'une société dépressive ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mépris qui m'habite ainsi que le dépit,&amp;nbsp;me font répondre en mots acides. Evidemment que je suis dépitée. Oui, j'éprouve du dépit, plus contrariété que déception d'ailleurs.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Tel est pris...</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/14/elle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 05:39:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: fuchsia; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/1305409805.jpg&quot; alt=&quot;telEstPris.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2102290&quot; /&gt;Delphine l'a encore envoyé balader.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela fait six mois que Stéphane&amp;nbsp;la harcèle avec ses invitations de plus en plus insistantes. Six mois que tous les jours à la cantine, il essaie de la charmer. Aujourd'hui, quand il est venu la relancer à sa table, elle n'a pas pu se contenir et les paroles ont cinglé l'air en mots vulgaires, un vieux reste de son passé. Il est resté bouche bée. Les autres autour de la table se sont esclaffés. Il est devenu rouge écarlate et ses yeux pleins de violente colère ont trahi la puissance de l'affront qu'elle venait de lui faire. Il est parti en bégayant et si&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;avait fait attention, elle aurait vu ses deux poings serrés le long des cuisses, de toute évidence prêts à cogner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Mais qu'est-ce qu'il me trouve&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;se dit-elle pour se calmer.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Non, mais franchement. Je ne suis pas Gwyneth ou Monica. Il m'emmerde à la fin. Et en plus je suis plus grande que lui !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;quitte le self-service&amp;nbsp;en croisant son propre&amp;nbsp;reflet dans la porte vitrée&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Et puis franchement, vu notre uniforme, je ne vois pas comment il peut fantasmer !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qu'elle ne voit pas, c'est que la fine cravate noire se noie entre les deux seins pommés qui tirent la toile blanche de son chemisier.&amp;nbsp;Ce qu'elle ne sait pas, c'est que&amp;nbsp;ses fesses&amp;nbsp;callipyges tendent indécemment le 38 de sa jupe droite bleu marine. Et même si ses escarpins bleu foncé ne valent pas des&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;stilettos&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;, de dos, ils mettent en valeur le galbe de ses mollets. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'elle porte l'uniforme comme d'autres portent une tenue de soirée. Sa stature hors norme et sa démarche de podium fait d'elle celle qu'on voit sur les photos de la brigade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Elle se dirige d'un pas pressé vers les vestiaires. Elle va enfin enfiler un vêtement qui effacera momentanément ses courbes féminines qu'elle n'a pas encore entièrement apprivoisées. Sa tenue, veste-pantalons-rangers,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;lui redonne immédiatement la confiance que son autre uniforme lui ôte parfois. Réminiscence d'une vie antérieure,&amp;nbsp;remisée au placard comme&amp;nbsp;un prêtre suspend pour toujours la soutane qu'il a reniée. Reniée parce qu'il n'est plus celui qu'un temps il crut qu'il fut.&amp;nbsp;La vue de l'imprimé camouflage fait remonter en elle des vieux souvenirs de sa vie d'avant. Avant son affectation à la base de Cambrai. Elle se sent mieux maintenant. Elle se sent dans son élément et c'est avec une forme de jubilation qu'elle boutonne la veste serrée sur son nouveau&amp;nbsp;90 C.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Arrivée au chenil,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;se dirige vers la cage de Black, son berger allemand, qui aboie de joie à son approche. Elle est maître-chien.&amp;nbsp; Elle aime la solitude de ses&amp;nbsp;tournées de surveillance&amp;nbsp;sur la&amp;nbsp;base aérienne, loin des regards parfois trop appuyés de ses collègues. Être une femme dans l'armée de l'air est loin d'être un atout. Elle découvre depuis quelques mois le machisme de la majorité qui se prend trop souvent pour des héros qu'ils ne&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Les mules de Fiso</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/06/elle-les-mules-de-fiso.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Critiques</category>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 05:22:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1725979199.jpg&quot; alt=&quot;mule2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2089710&quot; /&gt;Me voilà de nouveau sur la route.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pneus gonflés à bloc, je mange l'asphalte. J'imagine la calandre de Titine&amp;nbsp; qui avale les kilomètres tel un Pantagruel jusqu'à la crise de foie. Que la route est longue qui me mène dans le Lot et plus précisément dans la région de Sarlat. Il pleut et le vent souffle&amp;nbsp;en trombes,&amp;nbsp;projetant sur mon pare-brise des paquets d'eau feuillue qui m'empêche de voir. Les camions qui circulent comme des bolides ne respectent rien et surtout pas la vitesse et transforment&amp;nbsp;chaque dépassement en un acte héroïque. La nuit est noire. Noire d'encre. La lumière des&amp;nbsp;phares&amp;nbsp;se fractionne en mille&amp;nbsp;gouttes éblouissantes qui m'aveuglent doublement. Subitement, je me rappelle que je n'aime pas la conduite de nuit et que je hais l'hiver aux nuits si promptes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, sur les panneaux blancs,&amp;nbsp;je vois en rouge et noir la fin de mon périple qui égrène des noms connus et rassurants : Figeac, Vayrac, Bétaille, Bretenoux, Puy brun... des noms propres comme une comptine de mon enfance qui me réchauffent le cœur instantanément. Le grand pont sur la Dordogne et au bout qui m'attend Carennac et l'Hostellerie Fénelon. Hostellerie a quelque chose de grandiose qui en impose. Pourtant, quoi de plus modeste que ce petit hôtel de famille au bord du fleuve ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Déposer mes affaires, prendre possession du lieu, saluer les propriétaires. Et puis nous repartons. Je me prends pour Fiso un court instant et me régale par anticipation de la note que je vais vous cuisiner à sa façon pour vous mettre l'eau à la bouche. Gicerilla, émule de &lt;a href=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/archive/2009/09/15/je-m-etais-promis-de-ne-plus-parler-de-bouffe.html&quot; title=&quot;Fiso&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fiso&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; si c'est possible. L'émule. Les mules. Je ne peux pas résister au jeu de mots. Pourtant de la mule je n'ai rien quoique, la tête peut-être ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous arrivons au restaurant&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;%20http://www.lestroissoleils.fr.st/&quot; title=&quot;les trois soleils&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Les trois soleils de Montal&quot;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; à St Jean de Lespinasse. Au firmament des étoiles, il en a une et je compte bien par lui accéder au huitième ciel puisque le&amp;nbsp;septième... Bref, le ciel m'attend assurément. Ah, non, ne faites pas le savant en l'affublant d'un ignare &quot;macaron&quot; ! Plus&amp;nbsp;que la conduite de nuit, je hais le particulier qui parle en initié de &quot;macaron&quot;. Macaron c'est chez Pierre Hermé ou Ladurée. Là, il s'agit d'étoile et je compte bien en avoir plein les yeux et le palais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mon Guide, le seul que je daigne consulter, nous a montré la voie et son alléchant &lt;em&gt;&quot;Savoureuse cuisine au goût du jour servie dans une élégante salle à manger agrémentée de toiles du 19e s.&quot;&lt;/em&gt; nous a semblé de bon aloi. Nous pénétrons dans la salle à manger et je suis immédiatement terrassée par la lumière aveuglante de plafonniers carrés dignes d'une cantine. La décoration, qui se veut cossue, est surannée comme une vieille&amp;nbsp;idée du confort bourgeois dans les années soixante-dix et les toiles 19e ne sont que pales copies. Tout est trop blanc, tout est surexposé et c'est aveuglée quasiment que je consulte le menu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceux qui m'entourent sont enthousiastes. On me&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Irréversible mutation ?</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/07/elle-le.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Billet d'humour</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 05:28:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/01/324759385.jpg&quot; alt=&quot;bridgetjones2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2089673&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Mais que m'arrive-t-il ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M'exclamé-je dans ma salle de bain. Je scrute mon visage dans le miroir à la recherche de signes avant coureur qui m'auraient échappée ! Je ne vois rien. Quelques ridules infimes au coin des yeux ? Oui, peut-être, et alors ? Je m'interpelle cherchant dans ma physionomie les traces de la transformation mais ne vois rien de probant &lt;em&gt;&quot;pourtant, je n'ai pas le profil...&quot;&lt;/em&gt; me lamenté-je ! Mais y a-t-il véritablement un profil ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, bien sûr, il y a un profil. Enfin, plus exactement une silhouette. Imaginez Bridget Jones en moins sexy car celle-là&amp;nbsp;elle est bien trop gironde pour être crédible. Oui, la silhouette de la bonne copine, vous savez, celle qui fait toujours tapisserie. Ronde, souvent bâtie comme une bouteille de&amp;nbsp;Perrier,&amp;nbsp;plutôt mal fagotée,&amp;nbsp;rarement maquillée, le cœur sur la main, toujours prête à&amp;nbsp;garder le chien ou à arroser les plantes en votre absence. Elle est toujours seule et depuis que vous la connaissez jamais vous n'avez vu d'amant à ses côtés. Indécrottable romantique, elle y croit encore et voit dans chaque homme un potentiel Prince Charmant. Elle ratisse large mais ne se prend que des rateaux. En dépit de son ouverture d'esprit personne ne se précipite dans ses bras ni même entre ses cuisses. Elle se confie rarement, aborder le sujet la déstabilise car alors elle doit regarder en face le vide&amp;nbsp;abyssal de sa vie affective. Disponible à tout moment, elle a toujours un paquet de mouchoirs en papier dans la poche quand les larmes et la morve envahissent votre doux visage. Elle écoute vos chagrins, religieusement, et vous offre&amp;nbsp;la chaleur d'un chocolat et la&amp;nbsp;douceur&amp;nbsp;d'une pâtisserie que vous ne mangez pas et qui finit sur ses hanches. C'est elle, la bonne copine, celle qui rend toujours le plan de table bancal, celle qui ne plait à personne mais qui suscite sans le vouloir toutes les confidences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Non !&quot;&lt;/em&gt; m'écrié-je encore &lt;em&gt;&quot;je n'ai pas le profil...&quot;&lt;/em&gt; Et pourtant. Pourtant, c'est bien moi qui occupe les bouts de table, ma chaise gênant dans le passage. C'est encore&amp;nbsp;moi qui tends le mouchoir ou une oreille attentive aux complaintes des copines. C'est toujours moi qui suis libre le week-end sur&amp;nbsp;simple coup de fil &lt;em&gt;&quot;on voudrait sortir en amoureux ce soir, t'es libre pour garder le fiston&amp;nbsp;?&quot;&lt;/em&gt;. C'est à moi qu'Arnaud confie ses déboires amoureux sans se soucier de savoir si cela ne me trouble pas.&amp;nbsp;Argh, j'enrage. Quelle est donc cette transformation que je subis irrésistiblement sans pouvoir en arrêter l'outrage ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et puis, signe parmi les signes, je ne parle plus jamais de sexe ! Avez-vous remarqué ces dernier temps l'absence totale de la chose&amp;nbsp;dans mes pages ? Si, je vous assure, remontez dans le temps et vous verrez que je ne produits plus que des Billets d'humeur et des Billets d'humour saupoudrés parfois de Rubrique à brac. De Rubrique à brac, marre ! Je veux du lubrique, je veux de l'éros, je veux du sexe.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Dans le bain ou dans le pétrin ?</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/27/elle-dans-le-bain-ou-dans-le-petrin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Billet d'humour</category>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 05:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/1481240494.jpg&quot; alt=&quot;baignoire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2080734&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Allez ma fille, soit courageuse !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que je me secouais, tentant sans enthousiasme de stimuler en moi la fibre astiqueuse. Oui, la fibre astiqueuse ! C'est une fibre que nous avons tous, en plus ou moins grande quantité, tissée dans nos tissus à l'instar de la fibre musicale, la fibre paresseuse, la fibre matheuse etc. Chez moi, je soupçonne la fibre astiqueuse de ne pas avoir été généreusement distribuée à ma naissance. La Fée concernée devait s'astiquer ailleurs quand je suis née. Bref, me voilà tentant de ranimer ladite fibre, endormie&amp;nbsp;assurément, car une montagne de chaussures n'attend que son réveil pour éblouir encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bon, j'y vais. Et comme je fais ce genre de chose avec application,&amp;nbsp;je m'équipe comme une pro. Cirages, brosses à reluire, chiffons de toute sorte, gomme, graisse de bœuf et autre lotion nourrissante, toute chose indispensable à cet ambitieux projet. J'étale sur le carrelage de la salle de bain de vieilles feuilles de journaux et dispose en rang d'oignons que je n'ai pas les paires qui s'impatientent.&amp;nbsp;Je remonte mes manches, c'est parti, on ne peut plus m'arrêter. Je décrotte et je dépoussière, je tartine et je crème, je frotte et j'astique, une véritable machine aux rouages bien huilée. Des images des &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes&quot; title=&quot;Les temps modernes&quot;&gt;&quot;Temps modernes&quot;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; me viennent à l'esprit et pour une peu, avec du cirage, &amp;nbsp;je me dessine une moustache !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes souliers frétillent d'être étrillés, ils ne brillent pas, ils rutilent mieux que les chromes d'une Jaguar. Enfin, arrive le moment de la touche finale, un voile d'imperméabilisant. Noir. Pour ne pas souiller le carrelage, me vient la bonne idée de pulvériser les chaussures au-dessus de la baignoire. Je bombe comme une artiste, le geste large, le geste leste, le geste créatif. Je jongle, je tourne et je retourne encore. Une forme de jubilation m'habite et je souris niaisement.&amp;nbsp;L'émail de la baignoire se macule de giclées noires au gré de ma fantaisie, je suis insatiable toute entière&amp;nbsp;dédiée à mon entreprise.&amp;nbsp;Ah, quelle extase de faire de la bel ouvrage !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai fini. Je constate les dégâts : ma baignoire ressemble à une pièce d'art contemporain. Plus audacieux que l'urinoir de Marcel Duchamp, plus révolutionnaire&amp;nbsp;que les projections de Jackson Pollock, voici la baignoire zébrée de Gicerilla. Mais il va bien falloir que je nettoie. &lt;em&gt;&quot;Et hop, un p'tit coup de Topp's et le tour est joué !&quot;&lt;/em&gt; me dis-je en pulvérisant consciencieusement les zébrures. Hélas, trois fois hélas, les&amp;nbsp;marbrures noires ne s'effacent pas ! &lt;em&gt;&quot;Pff, ce n'est rien&quot;&lt;/em&gt; me dis-je comme pour me rassurer &lt;em&gt;&quot;j'ai le Cillit Bang surpuissant, une formalité !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas toujours, le Cillit Bang échoue lamentablement. Une inquiétude s'insinue, vicieuse, dans mon cerveau me susurrant &lt;em&gt;&quot;Ma fille, il va falloir racheter une baignoire...&quot;&lt;/em&gt; Je me précipite dans la buanderie. J'enfile mes&amp;nbsp;gants de ménage et ramasse au passage&amp;nbsp;le White Spirit, Le K2R, l'Eau Ecarlate, c'est sûr, je vais y arriver. Me voilà penchée sur la baignoire comme une orante devant son dieu. Je tente le&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Coemētērium librorum</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/31/elle-coemētērium-librorum.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Critiques</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 05:49:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/800087588.jpg&quot; alt=&quot;bibliotheque.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2075195&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;La triste liste s'allonge.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'aime pas ça. Une forme de sens du devoir m'oblige. Mais parfois, impossible de m'obliger. Pourtant rien ne me désole plus que de raccrocher. Comme le boxeur les gants au vestiaire sur une défaite. Chaque livre reposé sur l'étagère est pour moi un échec. Oui, un échec car je me dis que d'autres l'ont aimé puisqu'il est publié et qu'il doit bien valoir quelque chose. Pourtant, combien de fois ai-je refermé les pages d'un livre à la couverture prometteuse, m'indignant qu'on ait pu imprimer un tel amas d'inepties ennuyeuses. Car pour me captiver, pour capter mon attention il ne suffit pas de faire des phrases ciselées. On peut éventuellement tenter d'y mettre de la maestria pour un instant m'éblouir mais hélas, trop souvent il n'y en a même pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis toujours interrogée de savoir quelle était cette espèce de loyauté mal placée (mais peut-on appeler cela &lt;em&gt;&quot;loyauté&quot;&lt;/em&gt;) qui fait que je ne peux bouder sans culpabiliser un livre offert. Car ceux qui prennent la poussière sont, pour la plupart, des cadeaux que l'on m'a faits. Serait-ce une forme de révérence devant l'objet, comme une métaphore du savoir inaccessible, du mystère devant lequel je dois impérativement m'incliner ? Je ne sais pas, mais je répugne à&amp;nbsp;abandonner la lecture d'un bouquin qui me fait suer. Mais au fond, la véritable question n'est-elle pas de savoir comment on peut produire un bouquin chiant, et pire encore, comment peut-on l'éditer ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste s'allonge. Hier dans une tentative plus mue par la loyauté que par la curiosité j'ai ouvert pour la première fois le livre offert par N* à noël. &lt;em&gt;&quot;N'oublie pas d'être heureuse&quot;&lt;/em&gt;. Le titre résonnait pour moi&amp;nbsp;comme une prophétie. N'est-ce pas ce que je fais en ce moment ? Oublier de tenter d'essayer de peut-être être heureuse ? Sans me le dire, j'anticipais que ce livre serait peut-être comme une révélation, vous voyez. De celles qui ont fait de la Pucelle une héroïne. Je l'ouvre. En première page, une citation de Shakespeare de bon aloi &lt;em&gt;&quot;Car rien n'est en soi bon ou mauvais, la pensée le rend tel.&quot;&lt;/em&gt; (Hamlet, acte II, sc.2).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une telle vérité ne pouvait qu'augurer d'un roman de qualité. &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;Ma mère disait &quot;n'oublie pas ton chapeau.&quot; Mon père disait &quot;n'oublie pas d'être heureuse&quot;,...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Pourquoi dès la deuxième ligne j'ai l'intuition que je vais m'ennuyer. Je m'accroche pourtant car mes plus belles amitiés n'ont-elles pas commencé sur un conflit ? &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;C'était à la fois simple et plus compliqué : attraper le bonheur comme un gilet dans un placard.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Ca y est. J'ai décroché. Je referme le livre déjà condamné à rejoindre la multitude de ceux qui prennent la poussière sur les étagères de la bibliothèque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je m'amuse à les énumérer comme on tente de compter ses anciens amants qui justement n'ont pas compté. Ces ouvrages ne me laisseront pas plus de souvenirs.&amp;nbsp;Un, deux, trois, six...&amp;nbsp;&lt;em&gt;Truismes, Mes mauvaises pensées, La possibilité d'une île, La conversation amoureuse,&amp;nbsp; La maîtresse des épices,&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>ELLE - Çatagamor</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/27/elle-catagamor.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 05:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1324673696.jpg&quot; alt=&quot;tagentredeuxeaux.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2067222&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parce que je ne pouvais pas lui refuser, j'ai dit oui à &lt;a href=&quot;http://entre2eaux.hautetfort.com/archive/2009/10/26/6092802919f186144a63e7e3fa516a96.html&quot; title=&quot;Entre deux eaux&quot;&gt;Oh!91&lt;/a&gt;. Voilà la suite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Quoi ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce petit mot là, on l'appelle pronom interrogatif, avait jailli de ma bouche dans un bouquet d'incrédulité. Quoi ! Si j'avais pu articuler séparément chacune des lettres qui le composent, je l'aurais fait mais, ici, point de diphtongue ou de triphtongue à l'anglaise. Pourtant, d'anglais il était bien question. Enfin, d'Anglais, avec un A majuscule. Ou était-ce avec un S majuscule, S comme Sexe ? Les deux mon capitaine, car tel était son grade. &lt;em&gt;&quot;Quoi, tu l'as fait ?&quot;&lt;/em&gt; Isabelle me regardait avec des yeux pleins de fierté. Oui, Isabelle, dix-huit ans, ma bonne amie de l'époque venait de &quot;le faire&quot; avec un capitaine des Marines de sa majesté la Reine d'Angleterre ! Venait de &quot;le faire&quot;. Un verbe et un pronom encore, rien de plus, avaient suffit pour que je comprenne. Un verbe et un pronom lourds de sens. Oui, il s'agissait bien des sens justement. Et moi, vierge encore, je la regardais comme une cadette regarde son aînée, avec une forme de respect et de jalousie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous étions en Angleterre, rejouant pour un autre été le film version masculine d'&lt;em&gt;A nous les petites&amp;nbsp;Anglaises&lt;/em&gt;. C'était l'époque de mes vacances linguistiques. Il était en effet beaucoup question de langues, à tout bout de champ à un âge où on a à cœur de les pratiquer, mélangées de préférence. Le cœur n'avait pas vraiment sa place dans ces échanges-là et seuls un intense apprentissage de nos corps et&amp;nbsp;la recherche du plaisir inconnu nous motivaient. Le plaisir. Le mythe d'entre tous les mythes. Jouir. Le verbe d'entre tous les verbes. Mystère. Nous n'étions pas très romantiques. Enfin, un peu tout de même, mais nous jouions plus que nous m'aimions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle m'avait lancée un défi sans me le dire. Elle était devenue femme sans m'avoir attendue, nous qui faisions toujours&amp;nbsp;tout en chœur et&amp;nbsp;en quasi synchronie. Elle m'avait devancée, j'allais la rattraper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On l'appelait Woody. Il était Marine aussi. Un joli blondinet, petit gabarit mais bien découplé, gueule d'ange aux yeux bleus. Il m'avait séduite et nous flirtions depuis quelques jours. A cet âge, quelques jours&amp;nbsp;étaient aussi longs qu'une vie de mariée. Quelques jours ressemblaient&amp;nbsp;presque à un engagement. Je lui plaisais bien plus qu'il ne me plaisait. Il me convoitait comme le péché.&amp;nbsp;Alors, le soir même de l'annonce faite par Isabelle, j'ai décidé de lui dire oui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, le cauchemar. Comment fait-on l'amour quand on ne sait pas ce qu'il faut faire ? Comment fait-on l'amour quand l'autre n'en sait pas beaucoup plus que soi ? Mais il fallait que cela se passe. J'étais prête à tout. Je voulais le lendemain déclarer à mon amie que nous faisions dorénavant partie des initiées, elle comme moi. Ce fut rapide et maladroit mais avec beaucoup de délicatesse et de tendresse. Des timidités qu'hélas je ne retrouverai jamais plus. De ces hésitations tremblantes qui font battre le cœur à tout rompre&amp;nbsp;et mettent&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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