<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://gicerilla.hautetfort.com/rubrique_a_brac/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Gicerilla - rubrique_a_brac</title>
<description>Gicerilla</description>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/rubrique_a_brac/</link>
<lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 22:52:52 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/26/elle-recruter-les-meilleurs.html</guid>
<title>ELLE - Recruter les meilleurs ?</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/26/elle-recruter-les-meilleurs.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 05:22:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/696017315.jpg&quot; alt=&quot;Lemeilleur.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2184049&quot; /&gt;J'avais déjà signalé &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/05/22/elle-l-acceptation.html&quot; title=&quot;L'acceptation ou la nécessaire frivolité&quot;&gt;ici,&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; sur le mode plaisant, mon étonnement.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon étonnement d'avoir été élue il y a quelques années pour assumer le rôle d'encadrement d'une équipe. Je n'ai jamais véritablement connu les motivations de la direction. Elles peuvent avoir été multiples et peu importe finalement. Ce qui compte c'est ma hardiesse, la hardiesse dont j'ai fait montre puisque j'ai accepté le poste. Pour d'aucun cela n'aurait rien eu d'audacieux mais pour moi ça l'était. Chacun son parcours et ses doutes. Et depuis, je découvre à quel point l'entreprise française est défaillante et n'offre en général&amp;nbsp;aucun parcours d'apprentissage de l'encadrement&amp;nbsp;à ceux qui encadrent. Carence extrême et dangereuse comme l'est celle du calcium pour les os. Comment peut-on imaginer que le cadre subitement, par élection&amp;nbsp;aura la science infuse en matière de management et de recrutement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le fait d'un irresponsable ou d'un incompétent de penser que le savoir-faire viendra, divinement insufflé par la fonction. Hélas, combien d'entre nous, les encadreurs ou les encadrés n'ont pas soufferts de&amp;nbsp;ce manque de formation ?&amp;nbsp;Recruter n'est pas une science, bien au contraire, c'est de l'expérimentation. Car la part&amp;nbsp;humaine de l'entretien biaise forcément les choses, et premièrement la perception et l'évaluation des compétences. Subjectivité humaine égale danger. Danger pour l'employé et pour l'employeur. Maldonne et trahison sont légions et de&amp;nbsp;gagnant-gagnant la situation peut vite virer au perdant-perdant laissant derrière elle la dépouille de dégâts collatéraux parce que la machine, malgré tout, doit aller de l'avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant n'existe-t-il pas&amp;nbsp;pléthores de théoriciens du management dont les doctrines pourraient aider à la sélection et en tout cas à la détermination d'une ligne de conduite. Absence de ligne de conduite qui se transforme en ligne de&amp;nbsp;fuite désaxée,&amp;nbsp;bousillant au passage la perspective&amp;nbsp;que chacun&amp;nbsp;est en droit d'avoir car, parfois&amp;nbsp;sacerdoce&amp;nbsp;le travail est rarement une vocation et d'une obligation ne pourrait-on pas attendre aussi des satisfactions ? Bref, puisqu'il faut recruter, quelle sera ma ligne de conduite ? Voudrai-je comme beaucoup recruter les meilleurs et dès lors&amp;nbsp;comment&amp;nbsp;faire&amp;nbsp;? Question fondamentale qui sous-tend le &quot;comment&quot; du billet lu chez l'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://pascalfrancois.blogemploi.com/management/2009/12/bienvenu-dans-larubrique-toi-lecteur-du-blog-de-lindelocalisable-qui-permettra-de-r%C3%A9pondre-aux-interrogations-multiples-de.html&quot; title=&quot;L'Indélocalisable&quot;&gt;Indélocalisable&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; qui m'interroge incontestablement. Une question qui interroge, ne voilà-t-il pas une belle lapalissade ?&amp;nbsp;Et bien non. Certaines questions des uns n'interrogent pas les autres et vice-versa. Pourtant, celle-là vaut que je m'y arrête un instant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ma réponse&amp;nbsp;se dessine au dessus de mon crâne&amp;nbsp;comme l'ampoule de l'évidence. Bien sûr que je veux embaucher le meilleur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oh, ne vous emballez pas, il s'agit de définir avant de contester. Le meilleur est celui qu'il me faut, mais le meilleur n'est pas, comme il le fait justement remarquer, un être prédéfini et statique. Sera-ce le plus talentueux, le plus savant, le plus adaptable, le plus évolutif ? Quel est donc le meilleur selon moi ? Difficulté de la définition, forcément restrictive et réductrice. Commençons alors parce que je pense qu'il n'est pas. Le meilleur n'est pas celui qui arrive avec force références et certificats. Le meilleur n'est pas celui&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/04/elle-quand-la-sincerite-ne-suffit-pas.html</guid>
<title>ELLE - Quand la sincérité ne suffit pas</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/04/elle-quand-la-sincerite-ne-suffit-pas.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 05:19:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/00/1930300312.jpg&quot; alt=&quot;Hidalgo.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2143809&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Gicerilla, si tu as ce message, appelle-moi !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je viens d'écouter son long message enfermé dans ma boite vocale. Un long message chaleureux sous forme d'invitation. Il y est question de week-end à la montagne, de feu dans la cheminée, de dîner mitonné, de balades... Vive la technologie qui met en boite des mots comme une conserve inaltérable. On ouvre la boite et les mots y sont encore, jamais rances, jamais oxydés. A moins que celui qui les écoute ne leur trouve un mauvais goût, un goût d'incompréhension, savoureux dans un premier temps puis amer en fond de bouche. Vous savez, comme un vin au nez flatteur, au nez riche, aux effluves subtils et denses. Des mots qui&amp;nbsp;développeraient au nez des senteurs incroyables à mettre l'eau à la bouche et puis un goût en bouche volatile et&amp;nbsp;instable qui s'évaporerait sur le grand rien. Peut-être même sur&amp;nbsp;une certaine âcreté. Envie de cracher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà un homme qui, il y a quelque temps, m'a traitée comme jamais je ne l'avais été. Traiter avec légèreté, comme on a commerce avec une catin. Et sans émolument encore. Un de ces hommes qui laissent sur la peau des trainées brûlantes du dégoût qu'il vous a instillé. Et aucune ablution purificatrice&amp;nbsp;ne saurait jamais laver ces traces, car c'est l'âme qui a mal. Je pense à Souchon. Aucun lavage à sec, aucune immersion dans de puissants solvants ne saurait dissoudre les stigmates laissés par ce salaud. Salaud ? Je ne le pense pas vraiment, le temps a passé, douce toile émeri qui arase les crêtes aiguisées des souvenirs. Non, je ne le conspue plus, il me laisse juste indifférente. Indifférente et curieuse, car je ne comprends pas ce qui le motive à mon endroit. Récemment, un de mes lecteurs m'a posée cette question qui m'a sonnée un instant&amp;nbsp;&lt;em&gt;&quot;Vous êtes sûre de connaître les hommes ?&quot;&lt;/em&gt; Non. La réponse s'impose. Elle fuse même de mes lèvres &quot;non !&quot; En effet, si je me fie à mes choix je ne connais rien aux hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, comment peuvent-ils un jour&amp;nbsp;prendre celle qui se donne, entière, pleine d'attentes affichées avec naïveté, en jouir et puis la congédier comme un valet-de-pied ordinaire, pion vulgaire sur l'échiquier ? En effet, je ne connais rien aux hommes. A l'époque, celui-là me paraissait un homme digne, noble dans ses principes et ses pensées mais il s'est révélé pauvre hidalgo orgueilleux, engoncé dans un costume mal taillé et cousu de morgue. Aujourd'hui encore, il revient vers moi comme un iconoclaste tente de recoller les morceaux d'une imagine sainte qu'il a piétinée. Que croit-il donc ? Quel rêve le porte-t-il qui lui fait&amp;nbsp;croire qu'il peut honorer demain ce qu'hier il a bafoué ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne connais rien aux hommes, mais ce que je sais c'est que celui-là m'a perdue à jamais. Et je vais devoir me plier à nouveau à l'exercice de la sincérité que j'avais déjà pratiqué &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/04/11/elle-le-prix-de-la-sincerite.html&quot; title=&quot;Le prix de la sincérité&quot;&gt;en avril&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. De nouveau, il me faudra dire les mots, ceux qui par&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/05/elle-beaute-vous-avez-dit-beaute.html</guid>
<title>ELLE - Beauté, vous avez dit beauté ?</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/12/05/elle-beaute-vous-avez-dit-beaute.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 05:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/678685861.jpg&quot; alt=&quot;Perfection.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2160219&quot; /&gt;La beauté ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, je ne vais pas prétendre faire un essai sur la beauté, d'autres bien plus qualifiés que moi s'y sont attelés. Et puis, la beauté est une notion tellement subjective qu'il est impossible d'élaborer une définition. Au contraire, on pourrait certainement proposer une infinité de définitions. Autant d'humains sur terre et autant de beautés ? C'est possible, mais je n'en suis pas convaincue, alors je me penche donc sur le dictionnaire pour y voir un peu plus clair.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;I.- [La beauté comme valeur universelle] Caractère de ce qui est beau, de ce qui plaît universellement.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui plaît universellement ? Mais comment cela serait-il possible puisque la notion de beauté est certainement culturelle, familiale, individuelle, sociale, émotionnelle et temporelle ? Si j'en crois la définition, il y aurait malgré tout une beauté qui rassemble toutes les opinions. Une beauté qui fait l'unanimité au-delà de toutes les spécificités liées à une époque et à un endroit. Je le crois, avec une certaine réserve pourtant, car beaucoup de notre façon d'apprécier ne vient-elle pas de notre éducation ? Education aussi [ˌɛdʒʊ'keɪʃən] au sens anglais du terme, c'est à dire de ce que l'on a appris et qui a modelé notre façon de voir les choses, de les appréhender, de les analyser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me semble pourtant que ce qui est harmonieux, équilibré à l'œil doit déclencher dans les yeux de celui qui regarde une forme de reconnaissance instantanée du beau qui ne s'exprime pas en mots. Une impression comme le papier sous presse. Le cerveau du voyeur lui dit sans même articuler les mots &lt;em&gt;&quot;c'est beau&quot;&lt;/em&gt; et le voyeur est sous le charme. La beauté universelle comme un sortilège ?&amp;nbsp;Ne serait-ce pas dès lors du registre de l'intuition ?&amp;nbsp;J'ai l'intuition que ce beau-là est beau pour tous ceux qui le contemplent. Le beau est intuitif plus que cérébral. Le beau s'impose au-delà de tout raisonnement qui tenterait de faire voir le beau où il n'est pas. Le beau n'est pas un exercice de persuasion intellectuel, le beau est. Le beau vit. Point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aborde alors la définition numéro II :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;II.- [La beauté comme valeur esthétique]&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A.- Caractère de ce qui est physiquement beau, manifestation typique du beau.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais alors, si ce qui est beau ou perçu comme tel par tous&amp;nbsp;est le même,&amp;nbsp;quels que soient la latitude et les heures d'ensoleillement, comment se fait-il que nous aimions tous différemment la beauté physique ? La beauté physique est multiple et la perception qu'on en a est certainement&amp;nbsp;indissociable de&amp;nbsp;qui nous sommes, et nous sommes des millions. Des millions de beautés alors ? Le beau existe pour l'un quand l'autre n'y voit que du laid ?&amp;nbsp;Pourtant, la beauté n'est-ce pas surtout cette intuition universelle qui fédère ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, je suis perdue ! Comment expliquer la beauté, si je pense tout&amp;nbsp;et son contraire ?&amp;nbsp;Je suis chahutée. Je&amp;nbsp;brinquebale sur le dos d'un éléphant. Je progresse comme lui, lentement, lourdement, sur le chemin de la conceptualisation. Métronome humain,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/26/elle-la-lettre-inachevee.html</guid>
<title>ELLE - La lettre inachevée</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/26/elle-la-lettre-inachevee.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 05:28:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/00/468897018.gif&quot; alt=&quot;enveloppe.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2132338&quot; /&gt;Le cordon de passementerie rouge du signet pend le long de la couverture.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme une embrase de tenture. Il fait béer le livre&amp;nbsp;à l'endroit de la dernière fois. Je l'ouvre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce soir j'ai recommencé.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;J'ai recommencé comme tant de fois auparavant. La tranche de ma main droite est grisée pas la mine de plomb. Mon pouce souffre de la crampe de l'écrivain. Drôle d'expression. Elle laisse supposer que quiconque écrit est un écrivain. Mais n'est-ce pas pourtant ce que je suis, une femme qui tente de Lui écrire. Aurais-je serré une fois encore mon porte-mine bien trop fort ? Il se peut, car on peut s'accrocher à un porte-mine comme&amp;nbsp;à une planche de salut. C'est bête mais l'écriture, quelque soit sa qualité, n'est-ce pas toujours une forme de thérapie ? Combien de martyres de notre temps n'ont-ils pas exorcisé leur souffrance à coup de&amp;nbsp;crayon. Alors j'écris au crayon. La mine de plomb se gomme et j'aime gommer. J'aime&amp;nbsp;ne laisser aucune rature, comme le devoir bien propret d'une gentille fille sage. Bien dans les rails. Respectueuse. Trop respectueuse sûrement, qui passe après, vous voyez, de celles qui ont peur que leurs sentiments dérangent, qu'ils soient importuns.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;J'aimerais gommer certains souvenirs, certaines rencontres. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eternal_Sunshine_of_the_Spotless_Mind&quot; title=&quot;Eternal sunshine of the spotless mind&quot;&gt;Michel Gondry&lt;/a&gt; a exploité cette idée récemment, celle de pouvoir gommer sa mémoire. Quelle chic idée, effacer. Se refaire une virginité des sentiments, être neuf à nouveau pour recommencer. En mieux. Quelle utopie mais comme toute utopie elle a pour moi assez d'attrait. J'aime gommer mais pourtant, ce soir encore la gomme ne me sert pas. Non, mais la&amp;nbsp;frustration qui me fait arracher les pages. Elles gisent, la marge déchiquetée, métaphores de mes pensées en vrac. Partout, étalées sur la table devant moi, des feuilles à moitié froissées témoignent de mon impuissance. Ce n'est pas comme dans les films, non, elles ne jonchent pas le sol en de jolies boules à côté du panier. Non, elles s'étalent comme les pièces d'un puzzle qui ne veut pas révéler son secret. Je veux lui dire que je pense à Lui, encore. Que je n'ai pas cessé. Il se peut que je ne cesse jamais. Peut-on ne jamais cesser quelque chose ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Impossible me direz-vous, regardez la&amp;nbsp; nature. La nature est pérenne&amp;nbsp;par ses cycles mais par ses cycles,&amp;nbsp;éphémère. Tout à une fin, me direz-vous encore, c'est la loi de notre monde. Alors je m'accroche à cette idée, que le temps sera la gomme qui se soir ne me sert à rien. Rivée à mon corps cette intuition dramatique&amp;nbsp;que tant qu'il vivra je ne pourrai me détacher. Tant qu'il vivra je ne pourrai à nouveau aimer. Lentement la mort m'apparaît comme la solution. A quoi bon lui écrire une lettre qu'il ne lira sûrement pas. A quoi bon lui dire les mots dont il se gaussera&lt;/em&gt; &quot;... mais vous ne savez pas ce que sait l'amour. Vous ne m'aimez pas. Moi seul sais aimer. Et je ne vous aime pas !&quot; &lt;em&gt;Ma bouche se déforme, un&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/28/elle-une-vie-simple.html</guid>
<title>ELLE - Une vie simple</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/28/elle-une-vie-simple.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 05:01:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/724556250.2.jpg&quot; alt=&quot;feràrepasser.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2127700&quot; /&gt;Elle s'essuie les mains sur son tablier.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses mains lui font mal et certaines gerçures se sont rouvertes. Certaines saignent et laissent des trainées écarlates sur le coton blanc. &lt;em&gt;&quot;Zut !&quot;&lt;/em&gt; peste-t-elle &lt;em&gt;&quot;encore un torchon à rattraper !&quot;&lt;/em&gt; Angélique ne porte jamais de gants de ménage, elle aime sentir les objets dans ses mains et puis surtout cela évite des bris inutiles qui sont toujours déduits de ses gages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Angélique - Célestine Duveyrier, née le 8 août 1888, de père inconnu. Fille unique de Bénigne Duveyrier rappelée au ciel alors que sa fille avait&amp;nbsp;douze ans. Elle l'appelait toujours son ange, enfant de Dieu forcément car marquée par le 8. Elle lui répétait souvent que son papa n'était pas un mauvais homme mais qu'il avait dû partir. Elle la prenait sur ses genoux et la berçait de longues minutes quand elle pleurait l'absence de son père.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A vingt-et-un&amp;nbsp;Angélique travaille comme femme de ménage. Cela fait déjà 8 ans qu'elle travaille, elle n'a jamais réussi dans ses études et le Certificat d'étude est tout ce qu'elle a su obtenir. Elle n'est pas idiote mais elle a toujours eu des problèmes de concentration. &lt;em&gt;&quot;Tu rêves encore Angélique !&quot;&lt;/em&gt; était la rengaine préférée de sa maîtresse. &lt;em&gt;&quot;Non,&amp;nbsp;Madame, j'écoute...&quot;&lt;/em&gt; mais en effet, la plupart du temps elle rêvait. En fait, ce n'était pas qu'elle rêvait, il lui semblait plutôt qu'elle était éthérée. Elle ne savait pas le formuler ainsi, évidemment, mais elle semblait&amp;nbsp;en communion constante avec la nature, avec les choses et l'air qui l'entourait. Alors les&amp;nbsp;devoirs...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle travaille trois fois par semaine chez&amp;nbsp;Monsieur et Madame Lepain, mariés depuis 15 ans,&amp;nbsp;2 enfants.&amp;nbsp;Le lundi, mercredi et vendredi elle prend ses fonctions à 9h00. Madame&amp;nbsp;Lepain est une femme très occupée avec toutes ses activités caritatives alors la liste est longue des taches qu'elle doit&amp;nbsp;effectuer à la maison quand Madame va en représentation. C'est une patronne correcte mais bien trop tatillon qui pinaille sur des détails. Son manque d'autorité sur les enfants rejaillit sur ses exigences domestiques mais Angélique à l'habitude. N'a-t-elle pas toujours été au service de quelqu'un ? Quand on sert les autres, pour ne pas ressentir de vexation, il faut beaucoup d'humilité et d'acceptation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, Angélique déteste&amp;nbsp;la façon qu'elle a de passer son doigt sur les plinthes du salon, brandissant, triomphante, des traces infimes de poussière. &lt;em&gt;&quot;Angélique, ne t'ai-je jamais dit de passer le chiffon une fois par semaine ? Vraiment, si&amp;nbsp;cela continue, je ne pourrai pas te garder !&quot;&lt;/em&gt; La menace à la bouche et Angélique en exutoire. Oui, elle a l'habitude, mais parfois elle voudrait se rebiffer. Dans ces cas là, elle pense à Dieu. Sa mère ne le lui a-t-elle pas répété comment il prenait soin d'elle depuis sa naissance. &lt;em&gt;&quot;Tu n'as pas de papa, mais tu as mieux. Crois en lui, il sera toujours là pour toi. Regarde comme il est beau.&quot;&lt;/em&gt; Et invariablement elle sortait de sa poche une image de Jésus qui ne la quittait jamais. Cette gravure&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/23/elle1.html</guid>
<title>ELLE - Comme un papillon</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/23/elle1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 05:48:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1200542742.jpg&quot; alt=&quot;papillon3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2123422&quot; /&gt;&quot;Viens. Mais si, on entre, ça ne coûte rien de regarder !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme toujours, ma bonne amie M. me tire par la main et me fait pénétrer dans cette boutique bien au-dessus de mes moyens. Savoir sa place dans cette société est essentiel. Je connais la mienne et ne tente pas, comme d'aucun, de me faire passer pour une autre. Pourtant quelle jouissance n'y a-t-il pas à jouer un rôle, après tout on ne me connaît pas et ma crédibilité ne&amp;nbsp;repose dès lors que sur mon assurance. Et ça, je sais faire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est beau, poli, ciré. Le parquet resplendit en tons de miel, les étagères de verre affichent une propreté immaculée.&amp;nbsp;Quelques photos glacées en version géante mettent en scène des&amp;nbsp;articles de la collection, nouvelles icônes à adorer. Les&amp;nbsp;vendeuses qui font le pied de grue qu'elles ne sont pas, sont soignées jusqu'au bout des ongles, tirées à quatre épingles. Et puis souriantes. Si souriantes. De ces sourires vrais qui font penser qu'en dépit de mon apriori elles sont vraiment contentes de travailler ici. Comédie, comédie...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous dirigeons vers le rayon convoité. Là, telles des offrandes, des bottes à faire se damner n'importe quelle vierge vouée à dieu. Des cuissardes de cuir sombre ou fauve à la coupe impeccable, des cavalières à la ligne divine n'attendent plus que celles qui vont les chausser. M. n'hésite pas un instant et attrape une paire noire aux reflets bleutés. Elle les caresses comme on flatte un animal. Elle les apprivoise et les passe à ses pieds. Ah ! Terrassée je m'assois. M. est transformée, projetée d'un coup de pompes dans la catégorie mannequins bien gaulées. Je reste bouche bée, un peu de salive je crois dégouline tant d'envie je bave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Allez, essaie-les. C'est incroyable, elles sont si confortables.&quot;&lt;/em&gt; Comme une profane je n'ose m'approcher et reste à déférente distance. Je fais non de la tête, je ne peux plus rien articuler. Je suis hypnotisée par ces cuissardes. Si élevées et pourtant si élégantes, noires comme le péché. Hélas, je me laisse tenter, ce n'est pas demain que je serai canonisée. Et voilà, le mal est fait. Une petite voix chancelante me chante &lt;em&gt;&quot;Ah, mais est-ce bien&amp;nbsp;toi que tu vois, là, dans le miroir ?&quot;&lt;/em&gt; Oui, c'est moi cette belle pépé aux jambes interminables. Je sens des envies de Papillon me chatouiller, un sourire niais monter à mes lèvres, mon cerveau est anesthésié. Je ne vois plus les 4&amp;nbsp;chiffres qui composent le prix, je n'entends plus ma raison qui me crie &lt;em&gt;&quot;Tu es cinglée !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit dialogue décérébré entre amies &lt;em&gt;&quot;aaahh, elles sont trop belles !&quot; &quot;Oui et elles sont trop chères !&quot; &quot;Tu as raison, elles sont très chères mais aaahhh, elles sont trop belles !&quot; &quot;Hiiiiii, oui, elles sont trop belles !&quot;&quot;Tu vas les prendre ?&quot; &quot;Chais pas,&amp;nbsp;elles sont trop chères mais elles sont troooop belles !&quot;&lt;/em&gt; La vendeuse nous sourit toujours. Pas une ombre de condescendance ne semble devoir&amp;nbsp;teinter son sourire&amp;nbsp;même si,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/14/elle.html</guid>
<title>ELLE - Tel est pris...</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/11/14/elle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 05:39:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: fuchsia; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/1305409805.jpg&quot; alt=&quot;telEstPris.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2102290&quot; /&gt;Delphine l'a encore envoyé balader.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela fait six mois que Stéphane&amp;nbsp;la harcèle avec ses invitations de plus en plus insistantes. Six mois que tous les jours à la cantine, il essaie de la charmer. Aujourd'hui, quand il est venu la relancer à sa table, elle n'a pas pu se contenir et les paroles ont cinglé l'air en mots vulgaires, un vieux reste de son passé. Il est resté bouche bée. Les autres autour de la table se sont esclaffés. Il est devenu rouge écarlate et ses yeux pleins de violente colère ont trahi la puissance de l'affront qu'elle venait de lui faire. Il est parti en bégayant et si&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;avait fait attention, elle aurait vu ses deux poings serrés le long des cuisses, de toute évidence prêts à cogner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Mais qu'est-ce qu'il me trouve&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;se dit-elle pour se calmer.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Non, mais franchement. Je ne suis pas Gwyneth ou Monica. Il m'emmerde à la fin. Et en plus je suis plus grande que lui !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;quitte le self-service&amp;nbsp;en croisant son propre&amp;nbsp;reflet dans la porte vitrée&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;Et puis franchement, vu notre uniforme, je ne vois pas comment il peut fantasmer !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qu'elle ne voit pas, c'est que la fine cravate noire se noie entre les deux seins pommés qui tirent la toile blanche de son chemisier.&amp;nbsp;Ce qu'elle ne sait pas, c'est que&amp;nbsp;ses fesses&amp;nbsp;callipyges tendent indécemment le 38 de sa jupe droite bleu marine. Et même si ses escarpins bleu foncé ne valent pas des&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;stilettos&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;, de dos, ils mettent en valeur le galbe de ses mollets. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'elle porte l'uniforme comme d'autres portent une tenue de soirée. Sa stature hors norme et sa démarche de podium fait d'elle celle qu'on voit sur les photos de la brigade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Elle se dirige d'un pas pressé vers les vestiaires. Elle va enfin enfiler un vêtement qui effacera momentanément ses courbes féminines qu'elle n'a pas encore entièrement apprivoisées. Sa tenue, veste-pantalons-rangers,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;lui redonne immédiatement la confiance que son autre uniforme lui ôte parfois. Réminiscence d'une vie antérieure,&amp;nbsp;remisée au placard comme&amp;nbsp;un prêtre suspend pour toujours la soutane qu'il a reniée. Reniée parce qu'il n'est plus celui qu'un temps il crut qu'il fut.&amp;nbsp;La vue de l'imprimé camouflage fait remonter en elle des vieux souvenirs de sa vie d'avant. Avant son affectation à la base de Cambrai. Elle se sent mieux maintenant. Elle se sent dans son élément et c'est avec une forme de jubilation qu'elle boutonne la veste serrée sur son nouveau&amp;nbsp;90 C.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Arrivée au chenil,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Delphine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana;&quot;&gt;se dirige vers la cage de Black, son berger allemand, qui aboie de joie à son approche. Elle est maître-chien.&amp;nbsp; Elle aime la solitude de ses&amp;nbsp;tournées de surveillance&amp;nbsp;sur la&amp;nbsp;base aérienne, loin des regards parfois trop appuyés de ses collègues. Être une femme dans l'armée de l'air est loin d'être un atout. Elle découvre depuis quelques mois le machisme de la majorité qui se prend trop souvent pour des héros qu'ils ne&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/27/elle-catagamor.html</guid>
<title>ELLE - Çatagamor</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/27/elle-catagamor.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 05:52:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/02/1324673696.jpg&quot; alt=&quot;tagentredeuxeaux.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2067222&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parce que je ne pouvais pas lui refuser, j'ai dit oui à &lt;a href=&quot;http://entre2eaux.hautetfort.com/archive/2009/10/26/6092802919f186144a63e7e3fa516a96.html&quot; title=&quot;Entre deux eaux&quot;&gt;Oh!91&lt;/a&gt;. Voilà la suite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Quoi ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce petit mot là, on l'appelle pronom interrogatif, avait jailli de ma bouche dans un bouquet d'incrédulité. Quoi ! Si j'avais pu articuler séparément chacune des lettres qui le composent, je l'aurais fait mais, ici, point de diphtongue ou de triphtongue à l'anglaise. Pourtant, d'anglais il était bien question. Enfin, d'Anglais, avec un A majuscule. Ou était-ce avec un S majuscule, S comme Sexe ? Les deux mon capitaine, car tel était son grade. &lt;em&gt;&quot;Quoi, tu l'as fait ?&quot;&lt;/em&gt; Isabelle me regardait avec des yeux pleins de fierté. Oui, Isabelle, dix-huit ans, ma bonne amie de l'époque venait de &quot;le faire&quot; avec un capitaine des Marines de sa majesté la Reine d'Angleterre ! Venait de &quot;le faire&quot;. Un verbe et un pronom encore, rien de plus, avaient suffit pour que je comprenne. Un verbe et un pronom lourds de sens. Oui, il s'agissait bien des sens justement. Et moi, vierge encore, je la regardais comme une cadette regarde son aînée, avec une forme de respect et de jalousie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous étions en Angleterre, rejouant pour un autre été le film version masculine d'&lt;em&gt;A nous les petites&amp;nbsp;Anglaises&lt;/em&gt;. C'était l'époque de mes vacances linguistiques. Il était en effet beaucoup question de langues, à tout bout de champ à un âge où on a à cœur de les pratiquer, mélangées de préférence. Le cœur n'avait pas vraiment sa place dans ces échanges-là et seuls un intense apprentissage de nos corps et&amp;nbsp;la recherche du plaisir inconnu nous motivaient. Le plaisir. Le mythe d'entre tous les mythes. Jouir. Le verbe d'entre tous les verbes. Mystère. Nous n'étions pas très romantiques. Enfin, un peu tout de même, mais nous jouions plus que nous m'aimions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle m'avait lancée un défi sans me le dire. Elle était devenue femme sans m'avoir attendue, nous qui faisions toujours&amp;nbsp;tout en chœur et&amp;nbsp;en quasi synchronie. Elle m'avait devancée, j'allais la rattraper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On l'appelait Woody. Il était Marine aussi. Un joli blondinet, petit gabarit mais bien découplé, gueule d'ange aux yeux bleus. Il m'avait séduite et nous flirtions depuis quelques jours. A cet âge, quelques jours&amp;nbsp;étaient aussi longs qu'une vie de mariée. Quelques jours ressemblaient&amp;nbsp;presque à un engagement. Je lui plaisais bien plus qu'il ne me plaisait. Il me convoitait comme le péché.&amp;nbsp;Alors, le soir même de l'annonce faite par Isabelle, j'ai décidé de lui dire oui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, le cauchemar. Comment fait-on l'amour quand on ne sait pas ce qu'il faut faire ? Comment fait-on l'amour quand l'autre n'en sait pas beaucoup plus que soi ? Mais il fallait que cela se passe. J'étais prête à tout. Je voulais le lendemain déclarer à mon amie que nous faisions dorénavant partie des initiées, elle comme moi. Ce fut rapide et maladroit mais avec beaucoup de délicatesse et de tendresse. Des timidités qu'hélas je ne retrouverai jamais plus. De ces hésitations tremblantes qui font battre le cœur à tout rompre&amp;nbsp;et mettent&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/02/elle-feminite-du-bois.html</guid>
<title>ELLE - Féminité du bois</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/02/elle-feminite-du-bois.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 05:53:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/02/996157359.jpg&quot; alt=&quot;source.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2018661&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&quot;Va avec ta cousine, la bassine est prête, allez, file !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est&amp;nbsp;8 heures du matin au cadran solaire qui décore la porte d'entrée. Dans la cour, Fanette a déjà disposé la grande bassine en fer blanc au milieu des poules qui sautillent. Le coq déréglé continue de chanter mais il y bien longtemps que les hommes sont partis aux champs. Louison approche en titubant sous le poids des deux brocs d'eau chaude qui pendent au bout de ses bras. Elle déverse l'eau fumante dans la bassine alors que Fanette ôte sa chemise. Au soleil rosissant, la peau blanche de Fanette semble luire comme de la soie. Les yeux écarquillés, Louison découvre&amp;nbsp;les courbes pleines et harmonieuses de sa cousine. Elle ne l'avait pas vue depuis bien longtemps et son regard&amp;nbsp;fasciné reste rivé sur sa poitrine lourde et ronde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Allez, Louison, viens donc avant que ça refroidisse.&quot;&lt;/em&gt;Timidement Louison se dévêt à son tour et entre dans bassine. Par pudeur, elle a replié les bras sur sa menue poitrine, à peine deux boursouflures ornées de tétons rose pâle. Fanette rit &lt;em&gt;&quot;Fais donc pas ta coquette, lève les bras que je te frotte partout. Allons bécasse, fais pas l'enfant !&quot;&lt;/em&gt; Elle obtempère et Fanette passe partout avec vigueur l'éponge pleine de&amp;nbsp;mousse &lt;em&gt;&quot;ah, mais c'est que ça commence à pousser...&quot;&lt;/em&gt; rigole-t-elle. &lt;em&gt;&quot;Tu parles, on dirait qu'ils ne veulent plus grandir. Ca fait des mois qu'ils sont comme ça. Moi, je les voudrais aussi beaux et gros que les tiens !&quot;&lt;/em&gt; se lamente la petite. &lt;em&gt;&quot;Ah, ça, pour que ça pousse faut aller à la source. Sinon, tu peux toujours attendre.&quot;&lt;/em&gt; Louison lui fait face, incrédule &lt;em&gt;&quot;à la source ?&quot;&lt;/em&gt; De l'air le plus sérieux qui soit et&amp;nbsp;le geste arrêté en chemin, Fanette la fixe dans les yeux &lt;em&gt;&quot;Oui, Louison, si tu veux deux seins bien ronds comme les miens, il faudra dès demain te baigner tous les jours&amp;nbsp;à la source, tu sais celle cachée derrière la ferme de la Folle. Moi, je l'ai fait et tu vois le résultat. Attention, il faut y aller au moins pendant trois mois, et toujours au soleil levant. C'est très important, sinon ça ne marchera pas.&quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Sur le visage de&amp;nbsp;Louison une lueur d'émerveillement élargit son sourire. &lt;em&gt;&quot;C'est vrai ?&quot; &quot;Ben, oui c'est vrai. Tu verras.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà plus de deux mois que Louison va dès l'aube naissante à la source. Il fait de plus en plus froid et elle pénètre dans l'eau glacée qui gargouille avec beaucoup de peine. Fanette ne lui à pas dit combien de temps il lui fallait rester alors elle s'est inventée une règle, elle compte jusqu'à 100. La fin du mois d'octobre a vu arriver un hiver précoce et la rosée maintenant craque&amp;nbsp;sous ses pas lorsqu'elle traverse le bosquet&amp;nbsp;derrière&amp;nbsp;la ferme de la Folle. La Folle. Elle ne connaît pas son véritable nom, juste ce surnom méchant. La Folle&amp;nbsp;parce qu'elle vit seule et parce qu'elle parle rarement aux gens. On murmure des tas de choses&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/16/elle-la-renaissance-ou-la-penitence.html</guid>
<title>ELLE - La renaissance ou le châtiment mérité</title>
<link>http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2009/10/16/elle-la-renaissance-ou-la-penitence.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Rubrique à brac</category>
<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 05:31:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/01/01/981616342.jpg&quot; alt=&quot;nonne.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2046674&quot; /&gt;&quot;Mais ma Mère, je n'y suis pour rien !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charlotte&amp;nbsp;a éclaté en larmes. Encore une vexation de la Mère Supérieure injuste jusque dans ses virgules et ses points d'exclamation. &lt;em&gt;&quot;Je vous avais prévenue&amp;nbsp;Sœur&amp;nbsp;Marie Hyacinthe, je ne devais plus vous voir lire ces sornettes. D'ailleurs, c'est bien la dernière fois que Pétronille amène ces ordures dans notre enceinte. Sortez maintenant et allez donc priez comme il se doit pour votre rédemption !&quot;&lt;/em&gt; Charlotte, devenue Marie Hyacinthe il y a cinq ans, court se réfugier dans sa cellule. Elle y sera consignée deux jours. Deux jours sans voir personne et à faire pénitence. Deux jours pour avoir lu &quot;Gala&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle a refermé sur le silence qui l'accompagnera 48 heures la lourde porte en bois vernis dont le guichet ressemble subitement à une guillotine. Elle a séché ses larmes et s'est agenouillée sur le prie-Dieu. Pourtant, nulle résipiscence ne vient car les images et les histoires du journal lui reviennent en mémoire. On frappe à la porte. Elle ne doit pas répondre. Elle se retourne et voit un papier glisser sous la porte, comme mu par sa propre volonté. Elle se précipite sur le billet, intriguée. &lt;em&gt;&quot;Ne t'inquiète pas, ta soupe sera aussi goûteuse que d'habitude, j'y mettrai de la crème et dans ton pain noir je glisserai une vache-qui-rit à l'intérieur, elle n'y verra que du feu. Signé : Pétronille.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'agacement dans lequel l'a plongée la dureté de la Mère Supérieure l'empêche de prier son Dieu avec l'humilité qui convient. Elle le rejoindra plus tard. Il saura l'attendre car il sait bien que ses intentions sont pures et que son amour pour lui est inaltérable, comme gravé dans sa chair, et ce n'est pas un &quot;Gala&quot; qui la détournera de lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Mère Supérieure a fait irruption dans l'office, plus belliqueuse qu'une troupe de Cosaques. Sa démarche énergique fait voler les pans de sa robe noire tels des corbeaux de mauvais augure. &lt;em&gt;&quot;Pétronille !&quot;&lt;/em&gt; Le prénom a fusé comme une torpille. Sortant de la resserre la cuisinière affiche une expression contrite, démentie par l'étincelle impertinente qui luit dans son regard. &lt;em&gt;&quot;Pétronille, combien de fois vous l'ai-je dit, pas de magazines féminins dans cette enceinte. Vous rappellerai-je que vous êtes ici dans un couvent et que les choses séculières n'y ont pas droit de cité ?&quot;&lt;/em&gt; La cuisinière s'essuie les mains nerveusement sur son tablier bleu de toile rude. Elle sait au fond qu'elle risque sa place. &lt;em&gt;&quot;Oui, ma Mère, je vous demande pardon.&quot;&lt;/em&gt; Elle n'ose regarder celle qui la tance de peur de trahir sa fausse repentance. &lt;em&gt;&quot;S'il doit y avoir une prochaine fois ma fille, je vous préviens, c'est au Pôle Emploi que vous irez exercer vos talents !&quot;&lt;/em&gt; Dans la bouche de la moniale ces mots résonnent comme les pires tourments de l'enfer, même si&amp;nbsp;aux pôles d'habitude&amp;nbsp;il fait plutôt froid. &lt;em&gt;&quot;Oh, non, ma Mère, comptez sur moi.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le soir de la rebuffade,&amp;nbsp;Pétronille retrouve son amant Gaston et lui raconte toute l'histoire. &lt;em&gt;&quot;Sais-tu ce qu'elle répète&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>