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<title>Gicerilla - voyage</title>
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<title>ELLE - L'attente</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Gicerilla)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 07:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img name=&quot;media-654295&quot; src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/00/01/6ea004de33ac8069fe9a0195434758fb.png&quot; alt=&quot;eafebe823bd89417729648354f3fb6bc.png&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-654295&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Il est des mots qui m'émeuvent au-delà des mots.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Des évocations si éloquentes que juste les penser me fait monter aux yeux des larmes bouleversantes. Comme cela, sans raison, alors que la seconde d'avant un grand sourire illuminait mon visage. Emotions félines planquées sous les frondaisons qui me prennent avec violence à la gorge et la noue à m'étouffer. Puissance du sens véhiculé par les mots d'un autre, d'un autre siècle, sous d'autre latitude, d'un autre sexe et pourtant mélancolie immédiate me saisissant et me laissant pantelante. J'ai souvent cherché à comprendre cette emprise des mots sur moi, pour m'en défendre, pour m'en prémunir car toujours ils me prennent par surprise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De toujours il me semble j'ai été sous leur joug me débattant parfois, les repoussant avec emportement tant ils me bousculaient et me bousculent encore ! Est-ce le fait d'une trop grande imagination, d'une sensibilité à fleur de peau, d'une capacité d'empathie universelle ? Serait-ce de la sensiblerie à bannir à grand coup de sermons violents dans le miroir ? Je ne sais, mais cela fait partie de moi et plutôt que de lutter, j'ai appris avec l'âge à l'accepter et donc à m'accepter. Faiblesse notoire, conspuée lors de colères véhémentes de me voir si piètre. Faiblesse fragilisante que je chasse comme un taon énervant jusqu'au sang. Faiblesse pourtant que je chéris car elle fait de moi celle que je suis, différente de l'autre, unique même lorsqu'elle&amp;nbsp;se trouve pathétique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est des textes comme cela que je voudrais écrire. Vous laissez à votre tour pantelant mais je ne sais pas. Alors je vais vous confier ici un poème qui me chavire, non pas comme la bouche d'un amant posée, brûlante, sur ma peau, non, comme le navire chahuté par la mer démontée, en perdition. Lorsque je lis ces mots et surtout lorsque tout bas je les dis, c'est imparable, mes yeux s'inondent. Et la mer submerge mes pupilles et les pique et les trouble de son eau salée obligeant mon visage à se contracter en grimaces de désespoir. Incontrôlable cette marée d'équinoxe qui vandalise instantanément mes joues devenues plages dévastées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Serait-ce parce que l'attente fait partie de moi, comme l'attente de&amp;nbsp;son Dieu fait toute la substance de la nonne qui prie ? Je ne sais pas. Je n'attends pas et pourtant si, je sais que j'attends. Quoi ? Une révélation, un miracle ? Peu importe. Les mots ricochent dans mes tripes comme si j'étais celle à qui ils sont destinés alors qu'aucun homme ne m'a jamais chanté une telle prière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ô, comme je voudrais, et sans grandiloquence, vous susurrer ces mots slaves de ma voix douce, de ma voix suave. Vous faire ressentir tout l'espoir désespéré de cet homme qui sait qu'il ne rentrera jamais et conjure le sort en les disant. Faire entendre par mon souffle son vœu de revenir à un cœur qui l'attendra malgré tout, malgré les vents, les froids, les doutes et la mort. Articuler cette langue, magnifique à mes oreilles, vibrante à mon&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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