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vendredi, 30 mars 2007
ELLE -Hallucination autoroutière
Sur l'autoroute, les mains posées sur le volant, bien comme il faut à 10h10 exactement, les yeux scrutant la route mais bien ailleurs , plongés dans un monde imaginaire où l'Homme me rejoint. Conduite automatique irréfléchie, le cerveau mobilisé entièrement. L'Homme est là, devant moi, son regard m'envahit, mon corps se tend, mes neurones s'inquiètent, mes entrailles se nouent, un désir incompréhensible monte, m'investit, m'assiège, me prend. Quelle est donc cette aliénation. Comment cela s'appelle-t-il donc ?L'envie, la folie, l'amour ?...
Je conduis toujours plus vite.. Oh non, je manque la sortie ! Que faire ? Récurrence insupportable d'une question qui ne trouve pas de réponse. Y-a-t-il un remède lorsque la puissance de la volonté ne trouve pas de voie de salut ? Et pourtant... Des hommes m'aiment, déposent à mes pieds des hommages merveilleux et sincères, hélas en vain. Ô, je voudrais tant succomber mais l'Homme est toujours là, qui défend l'entrée de mon coeur devenu place forte. Citadelle imprenable plus ingénieusement bâtie que celles de Vauban. En attendant le stratège génial qui trouvera la faille dans cette muraille épaisse, peut-être qu'une petite trépanation bien appliquée serait recommandable ? Voire aussi, pourquoi pas, une séance magistrale d'hypnose pour reprogrammer un cerveau qui ne s'appartient plus ?
Magie noire, envoûtement, grigri, je suis preneuse de tout. Piquez mon corps d'aiguilles aigües, badigeonnez mon âme d'onguents infâmes, faites moi sauter à cloche-pied sur un filin tendu comme une lame de rasoir, dites moi de lécher les bubons surinfectés d'un pestiféré lépreux, tout pourvu qu'enfin mon coeur soit libéré.
Alors, vous qui me lisez par hasard, n'hésitez pas ! Prodiguez moi vos conseils éclairés, soumettez-moi vos recettes infaillibles. Mais surtout ne me conseillez pas de tomber dans les bras du premier homme venu (cf Petit mode d'emploi... en attendant l'Amour).
18:10 Publié dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 29 mars 2007
ELLE - Séducteur... Manipulateur ?
Tiens, tiens qu'y a-t-il donc dans le grenier ? Des messages oubliés, qui prennent la poussière, envahis par les araignées. Je souffle délicatement dessus pour leur redonner un peu de leur éclat !
Amusant de relire à la lumière printanière ces déclarations décalées. Elles apportent encore un autre éclairage à toute cette histoire, et particulièrement sur le protagoniste, instigateur volontaire ou involontaire de mes (més)aventures ! Elève scrupuleuse et malicieuse, je les consigne sur le Blog puisque j'ai promis dans un autre temps de tout enregistrer pour la postérité, aussi humbles ou futiles soient les messages concernés. Et puis aussi, un peu égoïstement, pour les relire avec détachement quand enfin je serai lassée...
LUI - 23 décembre 2006
Beaucoup de choses me viennent à l'esprit à la lecture de votre mail...
Tout d'abord j'espère que vous êtes consciente d'une chose, c'est que si je séduis ainsi par mes mots, c'est parce que je suis incapable de séduire en chair et en os. Je joue et j'abuse de mes points forts. J'arrive ainsi à retenir l'attention de femmes hors d'atteinte. Regardez les visages et les mots de Cath et Antonia par exemple...dans la vraie vie elles passeraient leur chemin sans un regard...Elles sont trop jolies et trop brillantes pour moi. Un peu comme vous.
A la différence qu'elles je ne les ai pas rencontrées sur Meetic. Antonia, on blog ensemble depuis un an. Depuis un an elle me propose de prendre un thé à Lyon...peut-être le ferai-je, je ne sais pas. Peut-être cette semaine d'ailleurs. Quant aux messages que vous assimilez à de la drague, ils sont simples, sensuels mais ne marquent rien d'autre qu'un petite attention entre deux inconnus.
Entre nous c'est la même chose, sauf que nos écrits ont porté sur l'amour, voir le sexe, la séduction, l'envie, le désir...cela aurait pu être un sujet de blog. Certaines fois nos mots ont dépassé notre volonté comme hier, mais il est intéressant de voir leur portée sur les sens et la maîtrise de soi.
Tout cela n'est qu'un jeu, Gicerilla, et ce jeu je le joue tous les jours, dans plein de domaines.
Evidemment que les hommes aiment faire l'amour quand ils aiment. Vous découvrez la vie, vous ? Ou n'avez vous baisé qu'avec des porcs ? Vous allez vous sentir blessée, je sens...mais quel intérêt de faire l'amour sans aimer, quand on a goûté à l'amour en aimant ?
C'est drôle vous parlez d'argent plusieurs fois dans votre mail. Dérisoire. Il ne fait pas le bonheur et n'y contribue pas non plus. J'ai gagné beaucoup d'argent, encore plus à la fermeture de mon usine où on m'a grassement payé pour la fermer et me la fermer. Je me suis damné, brûlé les doigts avec cet argent.
Pendant plus de 22 ans j'ai bossé dans ce grand groupe international, sans l'idée qu'un jour cela pouvait s'arrêter. J'ai fait ma place, ma réputation de manager décalé était faite....
Et puis un beau jour de 2005 tout s'est effondré...
Aujourd'hui je suis Incorruptible. Souvent depuis mon nouveau job on a essayé de m'acheter. Vous parlez du plaisir à recevoir une prime avec 5 chiffres...vous ignorez le plaisir à en refuser. C'est une différence entre nous, vous vivez des plaisirs que vous avez, je vis du plaisir que je refuse. Pour l'amour et le sexe, c'est la même chose.
Et pour finir, votre doigt d'honneur dans votre voiture montre bien la voie qui nous est tracée...la femme est bien l'avenir de l'homme...
Je vous embrasse où vous êtes, dans votre campagne grise...
LUI - Après Noël
Je n'aime pas que vous disiez que je vous manipule. Je commence à me poser de questions. Suis-je un manipulateur ? Pour Noel, ma mère m'a offert un livre "petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens"...
Je n'aime pas penser que je le suis. Et pourtant qui ne l'est pas ? Dans le monde du management, l'objectif quelque part n'est il pas de manipuler ? Tout peut être pré à manipulation, et du coup on s'écarte de la vraie pathologie. On manipule ses enfants, ils nous manipulent...
Evidemment que je suis plus fin manipulateur que la moyenne. Mais pour manipuler, il faut être deux. Qui est la victime ? Qui manipule ? À force de se poser des questions pseudo-métaphysiques, on s'embrouille et les mots ne finissent par ne plus rien dire.
Sincèrement je ne soupçonne jamais à priori d'être manipulé. Ni par vous, ni par les autres.
Je vous embrasse.
07:00 Publié dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 26 mars 2007
ELLE - Petit mode d'emploi... en attendant l'Amour
Un jour l'Homme m'a dit quelque chose qui ressemblait à :
''Rien ne vaut de faire l'amour à une femme quand on l'aime, c'est grandiose... Le sexe sans amour, aucun intérêt !''
Sur le moment, je fûs partagée entre l'incrédulité et l'incompréhension et, par réaction, j'ai constesté avec véhémence cette affirmation comme celle d'un homme qui n'assume pas ses envies, qui n'assume pas ses cinq sens sans devoir se donner l'alibi de l'Amour pour s'autoriser à jouir enfin. J'ai pesté ! Quoi, nos mères qui ont lutté pour la libération sexuelle, pour le droit au plaisir pour le plaisir, se seraient fourvoyées ? Revendication vaine que celle d'affirmer que nous aussi nous avons droit de satisfaire nos pulsions animales dans les bras de n'importe quel homme doué, consciencieux et dédié à son ouvrage, sans être pour autant des Messalines, des femmes abjectes ne méritant que le mépris ? Evidemment, cette déclaration dans la bouche d'un homme m'a ébranlée. On le sait bien, toutes, les hommes deviennent des animaux testostéronés à sang chaud quand celui-ci quitte leur cerveau raisonnant au profit de contrées caverneuses plus méridionales !
Quoi, le plaisir pour le plaisir ne serait qu'un mensonge, une propagande de suffragettes exterminatrices de soutien-gorges à baleines, une quête inutile puisque hors l'Amour, point de salut ? Hum, à y réfléchir de plus près, j'ai dû admettre que cette proclamation avait bien des attraits. Ne flatte-t-elle pas en chacune de nous la petite fille idéaliste qui attend encore, dans le secret de son coeur, le Prince Charmant qui satisfera tous ses désirs y compris ceux les plus intimes de sa chair palpitante. Alors que faire ? Attendre l'Amour au risque de se dessécher sous la brûlure jamais adoucie du désir puissant que la vie en nous nourrit. Condamnées à errer, le coeur en peine, les sens en berne et chaque cellule de nos corps saturée d'hormones dévastatrices ? Non, bien sûr, ne désespérez pas ! Ne sommes-nous pas pleines de ressources ? Laissons parler nos élans primitifs et sans honte exploitons les dons de la nature.
Allons donc à notre propre rencontre. Faisons de nos corps un terrain de jeu à découvrir. Laissons libre cours à notre imagination et, les yeux fermés, parcourons de nos mains timides ces régions souvent méconnues où se niche le plaisir. Dessinons de la pulpe de nos doigts légers et patients la carte de nos faiblesses. Géographes curieux, traçons les chemins qui nous mèneront au paradis. En femmes libérées et instruites à l'école Rykiel de l'audace, assumons enfin nos envies les plus folles. Redécouvrons l'enfant innoncent et, sans rougir, jouons à nouveau dans le bain avec le canard jaune, maquillons de rouge nos lèvres affamées et telle Alice enfin, jouons à saute-lapin. Allez Mesdames, à l'aventure. Vive Rykiel, merci Chambre 69 et Yoba !!
Préparez-vous à guider votre Prince sur les voies de votre volupté.
Le sexe sans Amour, plus jamais ?....
(http://www.chambre69.fr/chambre69BoutFront/, http://www.yobaparis.com/presse2_1.html)
07:30 Publié dans Billet d'humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 21 mars 2007
ELLE - Histoire de Pianiste
Dans les brumes du hammam votre image apparait. Le scénario qui s'ébauche semble déjà écrit. Il s'anime devant mes yeux étonnés comme si un réalisateur en avait déjà filmé les séquences. Vos mains qui me fascinent cours sur le clavier d'un piano. La scène débute par un gros plan de ces mains magnifiques, hâlées, souples, agiles qui courent sur les touches noires et blanches. Je vous imagine pianiste de bar, pianiste maudit, alcoolique à vos heures, quelque peu nihiliste comme un joueur de violon russe tzigane, le regard perdu dans un monde inaccessible. Il n'en est rien. Vous êtes dans une grande maison très lumineuse. De grandes baies vitrées trouent les murs et une légère brise circule. Les fenêtres sont grandes ouvertes. Les notes s'envolent par la fenêtre. Je les entends dans le jardin où je me trouve, allongée sur un transat confortable feuilletant un Elle récent. Le soleil brûle ma peau. Je suis allongée sur le ventre. Je porte un joli maillot de bain deux pièces. Enfin, j'ai laissé tomber le haut sur l'herbe pour dégager mon dos, entièrement exposé au soleil. J'ai indécemment roulé le bas pour libérer mes fesses et rendre la marque la plus minuscule possible. Culte démentiel voué au soleil et au mélanoblastome. Comment résister au plaisir des brûlures du soleil sur la peau, au bien-être créé par cette langueur qui saisit le corps amolli par la chaleur ? Ma peau brille au soleil tant je l'ai ointe d'huile légèrement parfumée.
Vous êtes inspiré par la musique que vous interprétez. L'interprétez-vous d'ailleurs ? N'est-ce pas plutôt une création inédite sortie tout droit de vos tripes. Car vous jouez avec vos tripes. Les notes sont fluides. Vous ne les cherchez pas, elles viennent à vous, interprète magique d'une musique si mélodieuse. Je mets de côté le magazine, tellement votre musique m'absorbe, m'hypnotise. Je sens les moindres variations de vos mains sur le clavier. Tantôt l'effleurant, tantôt le martelant avec puissance, lui arrachant des harmonies divines. Je me prends à rêver de vos mains jouant avec moi comme vous jouer avec les touches.
Je me mets à rêver éveillée. Je pose ma tête sur le matelas moelleux du transat, le visage tournée vers le jardin. Je ne vois pas la maison, je ne vois pas la baie vitrée. Mes yeux se perdent dans les cimes des arbres, vers le bleu du ciel inondé de lumière qui le blanchit presque. Je suis totalement envahie par votre musique. Mes pensées flottent, le soleil me fait sombrer dans une mélancolie fiévreuse. La musique cesse mais je ne l'entends pas. La musique est en moi maintenant. Je ne vous sens pas approcher. Soudainement vous posez une main délicate sur le creux de mon genou. Je feins de ne pas la sentir même si ma peau a trahit la sensation intense provoquée par ce contact subit. Un frisson remonte immédiatement le long de ma cuisse, comme une couleuvre sinuant, inonde ma chair et vient exploser en mille vrilles délicieuses entre mes jambes. Vous remontez lentement, si lentement le long de ma cuisse mais vous vous arrêtez à mi-chemin et redescendez en un effleurement à peine perceptible qui me brûle la peau. Est-ce votre caresse, est-ce le soleil, mais une chaleur infernale remonte en vagues indomptables le long de mes jambes, s'épanouie aux creux de mes cuisses, dans mon ventre jusqu'à ma gorge. J'ai brusquement la gorge sèche et mon souffle est coupé par l'émotion qui me saisit. Je garde les yeux fermés pour m'immerger toute dans cette sensation extraordinaire que le simple toucher de vos mains fait jaillir. Votre main se promène en va et vient nonchalant, puis selon un scénario connu d'elle seule, elle s'installe brusquement au creux de mon sexe. Des doigts curieux et doux palpent minutieusement les chairs tendres noyées d'une liqueur chaude et onctueuse que mon désir produit. Vos doigts entament une danse secrète et chaque millimètre de ma peau si velouté à cet endroit est investie, caressée avec minutie. Chaque mouvement délicat déclenche des salves de plaisir qui m'envahissent à me faire tourner la tête. Ma respiration s'accentue, le souffle se précipite au rythme de vos caresses toujours plus habiles, toujours plus expertes. Mon ventre se soulève, mes reins se projettent vers vous. J'ouvre les yeux n'y tenant plus. Je dois croiser votre regard, je veux que vous voyiez l'état merveilleux dans lequel me plonge votre investigation sensuelle. Je sens mon regard noir et profond, mes paupières lourdes du plaisir que vous me donnez. Je croise vos yeux. J'y lis une curiosité intense, une envie aussi. Vous êtes à genoux. Vous me défiez du regard mais je ne peux résister. L'empire que mes sens ont pris sur moi est si grand que je ne peux garder plus longtemps les yeux ouverts. Je suis happée à l'intérieur de moi. Mon cerveau est sous l'emprise de chacune des décharges électriques et lascives que vous déchainez. Je ne suis plus que chair qui vibre et que sang qui bat à mes tempes. Mon corps semble fondre sous les sensations impérieuses qui se déploient en moi comme une marée d'équinoxe. Je suis proche de la jouissance. Je gémis malgré moi.... et alors vous cessez. Mon corps est à la torture. Je veux vous supplier mais je n'ose rien dire. Je prie en silence que vous repreniez ce ballet excitant de vos doigts sur mon sexe, dans mon sexe, mais vous restez sourd à ma prière. Pourtant d'un seul coup je sens votre corps chaud se plaquer au mien. Je suis écrasée sous votre poids. Nos peaux humides se touchent, se caressent, se reconnaissent, s'accueillent avec bonheur. Chaque relief de votre corps vient épouser les reliefs du mien, allégorie parfaite du Ying et du yang, du féminin et de masculin réunis à nouveau. Je sens au creux des reins votre sexe dressé. La puissance de votre désir me trouble plus encore. Je ne bouge surtout pas de peur de contrarier vos projets. Sans préavis aucun votre sexe dur et brûlant me pénètre d'un coup. Il glisse en moi sans peine comme le ferait l'épée dans son fourreau. Votre main vagabonde se faufile sous mon ventre et vient retrouver le nid qu'elle venait de quitter. Elle reprend avec agilité les caresses diaboliques qui peu de temps avant m'assassinaient. Mais vous n'en restez pas là. Vous entamez la conquête de mon sexe dompté. Vos mouvements sont brutaux mais pourtant ils font mouche. Chacune de vos attaques me rive de plaisir, chacune de vos caresses décuple leur effet. Je ne peux plus respirer, je suffoque, j'étouffe sous votre poids, sous vos assauts, sous votre souffle incandescent qui parcourt ma nuque. Je sens vos lèvres gourmandes picorer ma nuque de baisers, vous me humez avec force, renouvelant vos offensives avec frénésie. Mon sexe vous appelle, votre sexe lui répond. A chaque ondulation de ma chair à vif répond un spasme de votre vit enserré. Je suis au bord du gouffre et je dois vous le dire pour que tout deux enfin nous laissions exploser à l'unisson notre jouissance proche. De parole nul n'est besoin, vous m'avez sentie, vous m'avez devinée et dans une ultime charge vous provoquez enfin l'explosion de nos sens exacerbés. Je ne suis plus là, absente au jardin, absente au monde. Vous faites partie de moi, je fais partie de vous. Nous ne sommes plus qu'un, un seul et même être propulsé dans ce monde primitif où seuls les sens, la vie s'exprime sans limite. Votre jouissance est immense, la mienne n'a pas de bornes et mon cri de plaisir qui perce l'air brûlant est le témoignage flagrant de cette fusion divine.
07:30 Publié dans Eros | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 16 mars 2007
ELLE - Obsession
‘’Obsession : Au fig., usuel. Idée, image, sensation qui s'impose à l'esprit de façon répétée, incoercible et pénible; préoccupation constante dont on ne parvient pas à se libérer.’’
Oui, je le suis, obsédée. Quel constat navrant. Quelle médiocrité aussi d’observer que la volonté n’y peut rien. Que la force du cerveau est complètement annihilée par la puissance démentielle de cette affection qui m’afflige. Cette obsession n’est pas un objet, non cela serait trop facile. L’objet de mon obsession serait alors destructible, éradiqué à peu de frais comme on écrase un insecte importun du revers de la main.
Alors je cherche plus loin et je lis aussi : ‘’ En partic. Suggestion répétée du démon’’. Ah, voilà, tout s’explique. Le Démon y est pour quelque chose. Comment lutter contre le Démon ! Impossible, nous n’avons pas les mêmes armes. Ma chair est faible, ma volonté aussi. Face au Démon fait Homme, je me sens petite et vulnérable. Alors quel Ange révolté est donc ce Démon là, qui s’est immiscé dans ma chair, dans mon cerveau, dans chaque cellule de mon corps ? Cet Homme est un démon qui fait mal avec ses mots troublants, avec son désir aiguisé comme le scalpel du chirurgien qui tranche, qui incise, qui bouleverse les chairs. Artiste patenté de la scarification, de la dentelle à vif. Egocentrique merveilleux, créatif prétentieux, monstre d’égoïsme, et pourtant…
Je suis envoûtée. Envoûtée par un Homme qui m’occupe tout le temps. Occupée par un homme qui prétend ne plus jamais jouir de ses sens et qui pourtant jouit solitairement par le bouleversement des sens des femmes qu’il bouscule, qu’il met à vif, qu’il sacrifie…07:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 15 mars 2007
ELLE - Le Désir
Pourquoi le désir J'aime lancer ce genre de questions improbables commençant par ''pourquoi''. ''Pourquoi'' présuppose qu'il y ait une réponse mais y en a-t-il ? Toutes ces questions commencées par pourquoi qui ne trouvent jamais de réponse... métaphore de la vie !
Qu'est-ce donc que le désir ? Cette petite bête qui se glisse subrepticement dans nos cerveaux, qui s'y installe confortablement, y fait son nid et qui croît, alimenté par une énergie mystérieuse, ou qui meurt faute de l'hydromel vital. Je ne parle pas, bien sûr, du désir de posséder qui nous saisit brutalement quand, par inattention nous baissons la garde, et s'immisce alors en nous la croyance que le dernier Ipod ou le dernier Porsche Cayenne nous est indispensable. Je ne parle pas non plus du désir de posséder l'autre comme un trophée accroché au mur de nos performances.
Non, je parle du désir de l'autre, de l'envie de l'autre, du besoin impérieux qui nous prend de se fondre dans l'autre, de s'oublier dans l'autre. De cet élan si puissant, parfois incoercible, qui nous occupe tout, qui nous empêche de réfléchir, qui annihile l'être pensant et rationnel que cette société nous enjoint d'être à tout moment. De cet élan qui altère nos capacités intellectuelles nous rendant comme un enfant sans ressource, sans repère. De cet élan qui monopolise nos pensées, qui rend sèche notre gorge, qui noue nos entrailles, qui perce le cœur, qui affole nos sens, qui pétrifie notre cerveau.
Qu'est-ce donc que ce phénomène tant espéré, mais tant redouté aussi par la faiblesse qu'il inocule irrémédiablement dans chacune de nos cellules. Qui coupe le souffle, qui précipite le sang dans nos veines, qui nous fait sentir vivant, désirant. Qui nous apeure aussi, qui nous stimule pourtant, qui fait de nous des êtres extraordinaires capables d'accomplir des merveilles, qui motive les actes les plus fous ? Un bête désordre hormonal, la cristallisation de nos pulsions animales sur l'être convoité ?
Le désir procède-t-il d'un besoin physiologique ou d'une construction intellectuelle d'où les cinq sens sont absents ? Ou ne serait-ce pas plutôt que le désir pointe le bout de son nez quand enfin nous laissons tomber toutes ces défenses minutieusement construites pour se protéger, lorsqu'enfin nous acceptons de nous rendre vulnérables, nous acceptons de laisser battre notre cœur sans crainte de ne rien recevoir en retour ? Le désir ne serait-ce pas tout simplement la vie qui s'impose, l'envie de palpiter avec l'autre, à l'unisson, comme préambule à l'Amour, ou serait-ce en fait que l'Amour est le préalable au désir ? Finalement désir et Amour ne seraient-ils pas intimement imbriqués, indissociables.
Pourquoi le désir ? Pour rien, pour vivre...
09:35 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 08 mars 2007
ELLE - Un blog, pourquoi ?
Créer un Blog voilà bien quelque chose qui n'est pas moi. Je hais l'informatique, la technologie qui merdoie, la froideur d'un écran, les claviers qui changent au gré des pays. Je hais l'inhumanité de l'outil. Alors pourquoi ? Simplement parce qu'un jour un Homme me l'a demandé. Une fois dépassées toutes mes réticences, je me suis prise au jeu. Retranscrire tous les écrits échangés comme autant de témoignages d'une histoire virtuelle entre deux êtres de chair et de sang qui a été brutalement interrompue. Une histoire où bizarrement l'amour, le désir, l'attirance ont eu leur place alors que rien ne prédisait un tel développement.
Je me suis redécouvert une passion pour l'écriture et les mots. J'ai renoué avec la puissance de mon imaginaire.
Alors finalement pourquoi ne pas faire partager à d'autres, sans fausse pudeur, sans exhibitionnisme, les élans irrépressibles qui m'ont saisie me laissant souvent pantelante. Des textes sans équivoque, qui évoquent l'Amour sous toutes ses formes, le désir incoercible qui saisit l'être, voilà ce que j'offre au lecteur curieux mais sans voyeurisme, en espèrant qu'ils susciteront chez ce lecteur du hasard l'envie de continuer à lire, de continuer à découvrir, d'être gourmant...
Et puis un Blog, pourquoi pas, au delà de cette histoire, pour continuer à écrire sur la vie, sur la Tragédie de la vie, sur la Comédie de la vie, sur la Beauté de la vie enfin...
14:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note