03 juillet 2009

ELLE - Dialogue avec un Ange - Les règles du jeu

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Le début de "Dialogue avec un Ange" est  

Donatien replie avec lenteur la lettre de Candy.

Le trouble l'a envahit et pour le canaliser il appuie de ses ongles sur les pliures comme vous enfermer les mots qu'il vient de lire. Quoi, cette fille apparemment si timide, avec son zézaiement qui donne à ses paroles un je-ne-sais-quoi d'enfantin, est capable de lui écrire ça ? Le style lui a paru suranné voire ampoulé mais au-delà des mots ce qui lui reste, gravé au ventre, c'est l'audace dont elle a fait preuve dès le départ. Il la voulait timide, presque effarouchée. La voilà qui lui ressert une partie de ses lectures. Enfin, c'est ce qu'il pense tant sa lettre l'a ébranlé.

Il a rendez-vous avec Pascal à 13h00 pour déjeuner, alors il se dépêche de glisser les deux lettres qu'il a reçues de Candy dans la poche de sa veste et file au Saint Jean. L'église sonne les 13 coups alors qu'il ficèle son vélo au poteau de signalisation devant la terrasse. Bien en vu, on ne le lui volera pas. Pascal est déjà là, souriant. Ils sont comme deux malfrats qui trament un mauvais coup. Leur complicité est née sur les bancs de l'école, bientôt douze ans qu'ils se connaissent. "Alors, t'en es où ?" l'interroge Pascal alors qu'il finit tout juste de s'asseoir. Donatien attrape les deux lettres qui semblent palpiter dans sa main mais c'est la sienne qui tremble. "Je te laisse juge, lis un peu !" Pascal parcourt les deux billets l'air concentré. Aucune émotion ne transparait. Donatien, lui, tente de les lire de nouveau par dessus son épaule. Et en surimpression viennent des visions de Candy, avec ses rondeurs et son sourire, avec ses yeux clairs et sa timidité. Il l'imagine nue, charnue mais ferme. Il l'imagine callipyge. Il ferme les yeux un instant et voit la scène qu'elle lui a décrit. Il bande.

"Et bien, ne la croyais-tu pas débutante ?" lui dit Pascal avec un petit sourire en biais. "Qu'est-ce que tu veux dire ?" "Ce que je veux dire" répond Pascal "c'est que ce n'est pas une perdrix de la dernière couvée et que d'initiation à ta façon il n'y aura pas ! As-tu vu comme elle attaque, sûre d'elle. D'ailleurs, oui, je la trouve un peu présomptueuse ton élève. Elle pense qu'il t'en faut peu pour te tournebouler. Elle a peut-être raison..." Donatien fait la moue et regarde son ami dans les yeux "Mais tu as raison, je n'avais pas lu le texte sous cet angle-là. En fait, j'avoue elle m'a donné envie la coquine alors que c'est moi qui devrais l'amener au désir. Présomptueuse, dis-tu ?" "Oui, quand même. Si j'étais à ta place je rabattrais gentiment sa superbe, histoire de lui faire sentir que ce n'est pas elle qui tient les rênes, non mais ! Si tu la laisses maîtresse du jeu, autant arrêter maintenant. L'expérience ne vaudra rien ni pour toi ni pour moi !" conclut Pascal qui tend les billets à Donatien. "Tu crois qu'elle l'a inventé ce texte ou ne crois-tu pas, comme moi, qu'elle aura piqué ses idées à droite et à gauche dans ses lectures ?" enchaine Donatien, "parce que je ne peux pas m'être trompé à ce point sur son compte !" "Non, je ne crois pas. Mais qu'elle s'en soit inspirée, pourquoi pas. Après tout, nos lectures comme les films ou les faits divers alimentent nos fantasmes, non ? De toute façon, plagiat masqué ou pas, il faut que tu reprennes l'ascendant. Tu dictes la danse, tu règles les pas. T'as amené du papier, de quoi écrire ?"

Donatien fouille dans son sac à dos pour en extraire un nécessaire d'écriture. "A ton avis, je lui dis quoi ?" Pascal se tait mais réfléchit intensément. "Tu veux que j'écrive à ta place ?" Donatien lui tend le stylo.

"Mais, jolie Dame, qui te dit que je te veux déjà. Qui te dit que tu peux éveiller si vite mon désir. Ce que tu me sers là manque sacrément d'audace. Si tu veux me rejoindre au jardin, il faudra que tu te montres à moi, sans pudeur, et que tes yeux jamais ne cillent quand je te demanderai de te mettre nue, de te mettre à nu, de tout me révéler. Tu m'appelles l'Ange, mais Ange je ne suis pas.  Et d'abord, naïve, que ferais-tu d'un ange et qu'est-ce qu'un ange ferait de toi ? Tu apprendras bien vite à me connaitre si tu suis les règles du jeu et alors tu découvriras ma part d'ombre et la tienne. Le plaisir se niche où on ne l'attend pas et ce ne sont pas tes clichés convenus qui le révèleront. Alors pour me montrer ton obéissance, tu vas recommencer. Je t'ordonne de t'exhiber, raconte-moi ce que tu redoutes que je te demande, raconte-moi tes appréhensions et tout ce que tu ne ferais pas devant un homme. Fais monter en moi le désir, si tu en es capable...." 

Pascal repose le crayon, un air de satisfaction plisse ses yeux moqueurs. Donatien relit le billet tout en le commentant "Tu y vas fort. Elle va s'enfuir, tu paries, elle va abandonner..." "Laisse donc faire, tu verras bien. Encore une fois, parti comme c'est parti, le jeu ne vaut rien, crois-moi. Tu vas la piquer au vif ou la décourager, et alors tu sauras de quel bois elle est faite. !"

Donatien cachète nerveusement la lettre, inquiet que le jeu en effet ne s'arrête. Il ne le dit pas à Pascal mais ce qu'il a lu d'elle l'a remué. Il y avait de la recherche dans la mise en scène, comme un avant-goût de ce dont elle pourrait être capable. Peut-être. Et c'est avec hésitation qu'il glisse sa lettre dans la boite de Candy.

Répondra-t-elle ?

 A suivre...

30 juin 2009

ELLE - Noirceur de l'âme ou censure hypocrite

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"Gicerilla, lâchez-vous" !

Il y a quelque temps, un de mes lecteurs me dit ces mots-là, comme une injonction qui contenait une vérité.

Cette demande instante, comme le commandement de celui qui sait, m'a occupée régulièrement depuis. Il prétendait ainsi, à mots couverts, que mon écriture était trop étriquée, sans vie peut-être, ou trop académique, comme un marbre irréprochable mais glacé ? En tout cas, c'est comme cela que je reçu le commentaire. Il n'avait pas tort. A bien y regarder, je me contraints parfois parce que mon goût du beau et mon amour immodéré de la langue doublés d'une éducation bien comme il faut retiennent souvent les rênes de mon imagination. Pourtant, n'y-aurait-il pas une certaine jouissance à se laisser aller, à ne pas se brider telle une dinde bien proprette que l'on sert dans un grand plat, jolie à voir mais insipide au fond ?

Immédiatement, la Gicerilla sombre, celle qui se cache au plus profond de moi pour ne pas rougir en plein jour des idées qu'elle héberge, s'est mise à me parler en des termes outragés qui disaient "Mais que croient-ils donc ? Que je suis bien élevée comme Nadine, incapable de dépasser les bornes de mon éducation ? Bien sûr que je peux me "lâcher". Bien sûr que je peux aller au bout de mon écriture en abordant des reliefs à pic et flirter sur la crête au risque de tomber dans des abîmes de noirceur sans fond. Vas-y, montre leur !" Cette voix était belliqueuse et voulait en découdre et les mots pour égratigner mon challenger venait en foules nombreuses et désordonnées.

J'ai longtemps hésité à rédiger un texte qui aille au-delà de ma propre morale, car mon lecteur avait raison, je contrôlais chacun de mes mots et mon imagination. Avais-je peur de me confronter à ma propre noirceur ou avais-je peur tout simplement de votre jugement ? De ce jour, sa sommation est venue me chanter son refrain chaque jour, tenace et enjôleur. Enfin, elle sentait que je faiblissais face à ses envies de s'exprimer. Et plus elle me parlait, plus je réfléchissais sur les fantasmes que je pouvais nourrir et sur les histoires que je pouvais créer sans me censurer. Un monde inconnu, ou plutôt un monde connu depuis longtemps mais refoulé dans une oubliette puante et humide remontait doucement à la surface de ma conscience.

Comme un défi, ma part d'ombre me lançait le gant. "Même pas chiche !" ricanait-elle. Et pourquoi pas ? Pourquoi ai-je peur de ma capacité à créer au-delà de la morale bien pensante ? Pourquoi ai-je peur de laisser naitre sous ma plume les histoires terribles que je peux imaginer quand la vie elle-même nous montre chaque jour que l'homme est le prédateur le plus malsain que la terre ait jamais porté ? L'humain peut tuer par stratégie. L'humain peut blesser par plaisir. L'humain peut humilier pour s'exciter. L'humain peut oublier sous la chape d'une amnésie totale les notions de bien et de mal inculquées par des parents soucieux de faire de leur enfant un être civilisé. Quelqu'un de bien. Et la liste est longue, que je pourrais réciter comme un chapelet, de tous les méfaits que l'homme a commis depuis que la Justice des hommes les juge et les condamne.

Alors, que craignais-je en refusant de mettre en scène mes pires scenarii ? Et en les qualifiant de pires, ne me jugé-je pas déjà moi-même à l'aune de ce que la société a déterminé comme acceptable ou inacceptable ? Serait-ce la crainte de montrer une part de moi qui pourrait être prise pour Moi par des lecteurs hâtifs qui confondent création et réalité ? En effet, ce n'est pas parce que je suis capable d'inventer des histoires sordides, crues voire violentes que je suis sordide, crue ou violente. N'ai-je pas affirmé chez Magda récemment que les contes de fées, représentation fabuleuse et horrible à l'adresse des enfants, avaient été inventés pour leur enseigner les notions de bien et de mal tout en verbalisant leurs propres fantasmes pour mieux les qualifier comme autorisés ou prohibés ? Dès lors, n'apprendrais-je pas sur moi-même en laissant parler sans censure bien-pensante mes idées noires ou grises, si tant est que le blanc soit la seule couleur acceptable ?

J'ai donc décidé d'accepter ce que je suis dans toute mes dimensions, même celle qui me raconte des histoires que la morale réprouve car accepter de reconnaitre que j'héberge de tels contes fantasmatiques ne signifie pas que je veux les vivre ou que je les considère comme une part de moi-même ni même que j'adhère aux aventures que je fais vivre aux personnages dans mes fictions. Et à l'instigation involontaire de JL Bec, "Dent pour dent" a lentement germé dans mon cerveau d'auteur.

Hélas, ce que je craignais arriva, l'on me jugea. On me jugea en aparté de manière lapidaire, laissant entendre que ce que j'avais créé était intolérable, effarant, et faisait de moi implicitement un être ignoble et haïssable. Le suis-je vraiment ? Vous qui passez par là et qui me lisez maintenant, aurez-vous le courage de confesser que, dans le plus secret de votre âme, habitent aussi des histoires pas très avouables ?

Quoiqu'il en soit, je ne me renie pas et je continuerai sur la voie de la création sans censure étriquée et hypocrite, avorteuse de débats.

Au feu les moralisateurs !

 "Il y a en chacun de nous [...] des désirs terribles, sauvages, déréglés,
et cela est mis en évidence par les songes." Platon, La République

27 juin 2009

ELLE - Dialogue avec un Ange - Baise-moi

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Le début de "Dialogue avec un Ange" est  

Samedi 27 juin


Candy s'est enfermée dans sa chambre.
Elle vit seule mais pourtant, elle sent le besoin de se calfeutrer comme dans un cocon pour que restent enfermés dans le secret de l'alcôve les mots qu'elle va lui écrire. Elle a relu la lettre de Donatien et la crainte est sa compagne. Peur que ses mots ne suintent des murs et que tous, autour, sachent qui elle est, au fond. La peur l'étreint au ventre et une douleur délicieuse l'envahit, envie d'être à la hauteur du défi mêlée à celle de lui plaire.

Que veut-il donc lire ? Quel rêve veut-il donc rêver ? Sous ses mains, le vélin le plus fin qu'elle ait trouvé. Elle le caresse les yeux fermés et elle imagine son grain de peau. Petit à petit, alors que ses mains insufflent au papier la chaleur de vie qui lui manque, montent en elles des paroles inconnues. Alors, dévissant lentement le capuchon de son stylo, elle se laisse dicter sa première lettre. Et l'encre noire trace de son écriture ronde ce qui suit.


"Bel Ange, quelle question !

Vivre avec toi un rêve où ensemble nous serions chairs et âmes emmêlées en un être nouveau, comment le refuser ? Mais ne t'y trompes pas, ce sera moi l'amante et alors tu devras te soumettre sans tricher à ma guise despote ? Mais bel Ange ou devrais-je dire beau Démon, la Dame que je suis ne rêve que d'une chose. Que nos peaux aimantées se touchent à se brûler. Que ma langue gourmande découvre tes saveurs, celles qui te font rougir, celles qui te font gémir. Que mes mains élégantes de Dame à la peau douce frôlent et griffent et caressent ton cou, ta queue, tes fesses. Que sans pudeur entre mes lèvres, tu t'abandonnes sans pourtant jouir encore, voulant me conserver la vigueur de ton dard pour des jeux malicieux à me faire oublier la fraicheur de l'air dans ce jardin d'été où tu as cultivé, dis-tu, d'infinis délices.

Oui, bel Ange, oui, mille fois mais il faudra sans lutter accepter toutes mes conditions. Le pourras-tu ? Le voudras-tu ? Un seul mot de toi et je continue."

 

Elle relit la lettre, étonnée de la fluidité de ces mots nés d'elle. Elle s'étonne d'elle-même et sourit, satisfaite. Elle ne sait pas encore que ce n'est que le début, et pour elle, et pour lui. De la pointe de la langue, elle humecte la gomme qui scellera l'enveloppe comme un cachet de cire sur un décret. Elle dévale les escaliers et glisse la lettre dans la boîte à l'autocollant Donatien TUSSIN.

 

"Allo, Pascal ?" La voix de Donation sautille, visiblement excitée. "Oui, Donatien, qu'est-ce qui se passe, t’as l'air énervé !" "Tu te souviens la fille au prénom impossible, Candy, oui, c'est ça. Elle l'a fait. Si, je te jure. Elle a commencé à m'écrire, je n'y croyais plus !" Pascal s'anime à son tour "Et alors c'est prometteur ou bien... " "Ben, figure-toi que pour un BEP l'entrée en matière n'est pas si mal, je dirais presque littéraire. A se demander si... Bref, je te montrerai ce qu'elle a écrit. C'est dingue, inespéré, elle m'appelle "Bel Ange". Elle y croit, évidemment, tu imagines le bol ?" Pascal s'enthousiasme à son tour, car l'idée de Donatien, inédite et amorale, vaudra certainement à elle seule un objet d'étude. N'a-t-il pas choisi comme sujet de thèse "La manipulation ou l'asservissement volontaire : quand la victime inconsciemment choisit son bourreau." Il enchaîne "Bon, alors on se voit toujours la semaine prochaine, pour que tu me racontes la suite de vive voix ?" "Bien sûr !" rétorque Donatien qui raccroche, fébrile.


Le lendemain, un seul mot tracé d'une main énergique en lettres capitales, un mot irréversible écrit par Donatien "OUI" occupe l'espace blanc immaculé de la page. Il ne l'a pas commentée, il ne l'a pas repoussée non plus. Elle en déduit qu'elle n'a pas encore failli. Elle replie le billet avec soin, le glisse dans son enveloppe d'origine et le range soigneusement dans une boite qu'elle a choisie à cet effet. Se mordillant les lèvres, elle reprend.

 

"Cher Ange,


Puisque tu acceptes toutes mes conditions, je vais te raconter, telle Shéhérazade, ce que pendant des nuits entières tu vas subir comme sévices voluptueux, et je vais dévoiler à tes yeux étonnés toutes ces envies qui peuplent mon désir, sans jamais avoir osé s'exprimer de peur de la censure, de peur de la réprobation.

Ce soir, mon Ange, mon Désiré, mon péché silencieux, je vais te raconter comment à la découverte de ton corps je vais aller. Tu arriveras bientôt et tu ne sais pas encore que lorsque tu auras franchi le seuil de la porte, ta volonté sera ma volonté et tes désirs seront les miens, ceux que sur ta peau je vais susciter.

Evidemment, pour rendre l'expérience plus savoureuse il faudra que je te bande les yeux. Tu connais déjà les frissons de l'attente mais connais-tu ceux décuplés par la cécité ? Tu rentreras les yeux fermés, car tu seras docile à mes injonctions. Je couvrirai tes yeux d'une écharpe et guiderai tes pas vers ma chambre. Il y fait chaud. Je n'aime pas les frimas de l'hiver et les amours glacées me rebutent. Je t'allongerai sur des draps frais de coton égyptien dont la douceur fera frissonner ta peau. Tu ne bougeras pas. Je viendrai te chevaucher, nue déjà, ne faisant que frôler ton entre-jambes et un à un je ferai sauter les boutons de ta chemise. Mes mains en décaleront les pans et mes paumes brûlantes imprimeront sur ta peau des caresses esquissées.

J'ôterai ta chemise, t'imposant des contorsions qui feront que ton ventre, sans le vouloir, effleurera la toison ébène ornant mon ventre, ou bien le ferai-je exprès ? Et ce contact fugace t'assènera un choc de désir, car sans rien toucher, sans rien voir, tu devineras que je suis nue. Et tes sens aiguisés chercheront mon parfum, et tes mains impuissantes voudront s'imprégner du toucher de ma peau mais en vain, je te le refuserai. Et des effluves de mon sexe comme une terre mouillée par la rosée viendront titiller tes narines, feront palpiter plus fort ton cœur dans ta poitrine. Et puis je glisserai le long de tes jambes et de nouveau mes mains frôleront ton ventre et le velours sombre dessinant comme un chemin divin me guidant vers ton sexe. Je suivrai le chemin indiqué, ôtant prestement au passage et la ceinture et la fermeture. Ton sexe alors brandira en rougissant de son désir car ne rien savoir, ne rien voir t'excitera plus que tout. Imaginer te fera bander comme un faune en rut. Il empêchera le pantalon de glisser le long de tes jambes et je devrai de mes lèvres posées sur lui, imposer son repli pour te déshabiller tout entier.

Tu seras nu. Tu auras chaud pourtant de sentir mes regards te toiser. J'aurais envie de manger ton sexe comme une gourmandise. Le lécher, le faire rougir plus encore, éveiller de mes lèvres savantes une envie écarlate. Sentir battre le sang dans les veines qui l'irriguent et doucement sucer comme un bonbon succulent la tête magnifique, sculpture aussi lisse qu'un marbre de Carrare. Tu sentiras tout cela, le réclamant au tréfonds de toi sans le dire puisque silencieux je te voudrai. Ton souffle étouffera dans ta poitrine tant tu le réclameras.

Alors enfin, après de longues minutes d'attente agonisante, je prendrai entre mes lèvres ta queue dressée. Ma langue goûtera sa douceur et goulûment effacera ces perles de ton envie qui déjà ornent ton vit. Je lècherai assidûment, en bonne élève, en va et vient appliqués joignant à mon ouvrage mes mains sur ta hampe et sur tes couilles tendues. Mes mains seront partout, mes lèvres seront partout, et ma langue dévote t'excitera au point de rompre... Mais satisfaction tu n'auras. Je ne ferai que jouer avec ton envie, juste faire durcir ce sexe magnifique sur lequel je voudrai m'empaler sans le faire et je sentirai ma corolle s'ouvrir et se mouiller. Dans un souffle tu me diras "baise-moi" et je te punirai d'avoir rompu le silence.

 

Veux- tu savoir la suite ?"

 

A suivre...