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jeudi, 28 juin 2007

ELLE - Eloge de la peau douce

ffd1a0cf47ec17fe237cbaf40b0ad733.jpgCe matin là était dédié à la légèreté, à la beauté, à la frivolité.

Une parenthèse futile entre deux journées où les pseudo responsabilités m'occupent toute entière.

Rendez-vous chez l'esthéticienne. Notez au passage la racine : esthèt(e)-icienne. N'était-ce pas là le garant de la réussite de ce rendez-vous. "Dessinez-moi, s'il vous plait, le triangle le plus joli qui soit !" était ma seule injonction. Rafraichissez un peu le petit buisson brun qui habille le creux de mes cuisses pour en faire un ornement minuscule à la symétrie bien domptée ! Horreur du poil, du poil dans tous les sens, sans tenue ni harmonie. Horreur toujours et encore de l'Origine du Monde. Vive le maîtrisé, l'esthétique, le mignon à mignoter.

Je m'installe. Elle s'arme de ses outils : cire, spatules de toutes tailles, pinces, ciseaux, tout l'attirail du sculpteur. Elle attaque, la main franche, le geste sûr. Elle s'anime, toute à son ouvrage, avec dextérité. Ah, malheur, une bande de trop et voilà la symétrie fusillée ! Que faire ? Je suis catastrophée. J'opte pour l'audace ultime. "Enlevez tout vous dis-je, tant pis..." Elle reprend son oeuvre dévastatrice et en jardinier consciencieux éradique le plus petit duvet. Me voilà nue comme au premier jour. Je n'ose regarder tant cette chair tendre, d'un rosé pâle me trouble. Je finis ma journée, guillerette, avec pour compagnie un sentiment de libertinage léger. Se sentir nue en dépit de la dentelle qui me couvre est si excitant. Et quel effet me serait-ce sans dentelle du tout ? 

La journée terminée, je fonce sous la douche. L'eau brûlante éclabousse en mille perles irisées mon dos, mes bras, mon ventre, mes fesses et mes cuisses. Les muscles se détendent. C'est fou ce qu'une journée de futilités peut être fatigante. Je prends le gel de douche et m'amuse à créer au creux de mes mains une mousse épaisse et onctueuse. Les yeux fermés je m'oins. La mousse dense fond sur ma peau et je sens chaque relief de mes muscles fatigués. Je glisse mes mains partout jusqu'au moment où, ô surprise divine, j'aborde une zone devenue inconnue... Le creux de mes cuisses ! Plus de toison à savonner sans fin mais une peau ultra douce s'offre à mes mains étonnées. La sensation est foudroyante, inimaginable. Le plaisir instantané comme le café lyophilisé, ça existe ? Mes doigts, timides devant tant de soyeux, s'immiscent entre mes chairs fondantes pour les nettoyer mais rapidement cette suavité inconnue m'enivre. Sans le vouloir vraiment, mes mains ne lavent plus mais caressent. La douceur indicible libère des sensations jamais à ce point ressenties. Je m'émeus malgré moi et mon corps me supplie. Encore des caresses et des attouchements. Encore des pressions et des effleurements. La douche embrume  toute la salle de bain, mes jambes s'amollissent et je deviens liquide comme l'eau qui sur moi ruisselle. Le plaisir est déjà là, à portée de mes doigts, et sans le décider ma main avide déclenche en un éclair un plaisir fulgurant. Je suis anéantie. Je m'assieds dans la douche sous l'eau bouillante qui ricoche et le coeur en breloque, je laisse m'envahir ce plaisir si puissant.

Expérience inédite et "addictive" que cette peau si douce. Je reste subjugée par la capacité de volupté de mon sexe si lisse. Quel plaisir cela serait de recevoir sur ces chairs impudiques l'hommage de la langue empressée de l'amant ...

Alors je vous en conjure, Mesdames, essayez !

Et si votre homme s'effarouche devant la nudité juvénile de votre sexe ainsi dévoilé, faites-lui valoir les plaisir qu'il en retirera. Plus d'obstacles importuns entravant la découverte de votre mystère. Ce ne sera que douceur, reliefs lisses et moelleux, onctueusement lubrifiés. Seul le goût du plaisir en bouche lui restera et celui qu'il vous donnera à lui seul sera sa récompense.

Et pour vous, Messieurs les timides, les ignorants, les savants qui ne savent pas, les débutants, les bégueules syndicalistes du sexe qui visitez le paradis comme on descend à la mine, initiez-vous à ce plaisir là ! Faites-vous aider s'il le faut *, mais je vous en prie ne la laissez pas passer à côté d'une telle volupté. Et au delà de l'exercice même qui doit vous être dessert et non pas purge, prenez le temps d'admirer cette fleur exotique qu'est le sexe de la femme en tons de rose, de carmin, de pourpre déclinés. Mille-feuilles soyeux à effeuiller. Découvrez, apprivoisez, aimez !

Et pour terminer, j'ai débusqué pour vous une petit mode d'emploi d'un fin connaisseur sans doute. Petit mode d'emploi ** précis qui résume en 10 points comment faire chanter aux cieux celle que vous aimez (ne vous méprenez pas, c'est uniquement le mode d'emploi que je plébiscite et rien d'autre... merci à ce Alain Strass amoureux des femmes certainement !).


** http://www.latelierweb.com/idees-coquines/structure_HTML/...

http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/03/26/elle-p...

mardi, 26 juin 2007

KMO - Le Fou hanté

c964572df144060c2d3f2a4466908263.jpgGicerilla, vous avez raison je ne suis qu’un fou, complètement frappé par l’excellence des arts !

Depuis quelques années je suis amoureux aliéné d’une œuvre artistique. Vous êtes pour moi comme La Liseuse de Camille Claudel, je ne puis me passer de vous! Dans mon âme et mes vaisseaux vous allez et venez ! Quel menuet cadencé, vous dansez en mon intérieur !

Pour autant, La Liseuse vit très bien sans moi et avec mon amour elle, cette pièce unique, n’est point dérangée par mes élans langoureux. Bref passons à plus croustillant !

Comme j’ai aimé sur le carrelage princier de ce palace d’Evian-les Bains vous voir de dos et vous retourner en un élégant quart de tour. Votre pétillante attitude, votre classe que vos parents ont mis au monde pour vous seule m‘a sublimé une fois de plus ! Votre jupe blanche aérienne laissait entrevoir la géométrie d’un string suscitant bien des fantasmes. J’aurais aimé à cet instant, tel un mauvais garçon, plonger sous votre voile blanc de coton. Vos talons hauts rehaussaient les lignes harmonieuse de vos tibias et péronés, enrobés de chair hâlée dont je n‘aurais pas fait un plat du jour mais la nourriture essentielle de l‘homme ! Votre taille, les grains de votre peau ne sont que beauté. Vos bras balancent telles les branches d’un cèdre du Liban et semblent régler le déhanchement homogène de votre tronc ! Vos mains de bijoux n’ont point besoin, elles sont l’ornement de votre corps ! Votre frimousse est une drogue, un appel aux baisers. J’omettrai d’évoquer votre bouche et son intérieur par peur de succomber dans la phobie ! Le haut de vos seins n ’est pas arrogant, juste bien placé et a suffisamment d’embonpoint pour deux mains d’homme qui ne rechigneraient pas aux travaux manuels ! (Pardonnez moi cette image un peu banale, mais vos seins, j’ai vraiment envie de les modeler).

Mais tout ceci à un revers !

Depuis que je vous aime j’ai perdu le sommeil et 5 kilos ! Ma bouche ne veut se nourrir qu’avec ce que la vôtre a déjà salivé,savouré et mordillé ! Je me déshydrate. Ma soif n’est ouverte qu’à vos eaux !

Je vous vois partout, j’hallucine tel un déficient mental. Je n’ouvre plus de magazines, ne regarde plus la télévision ni les images publicitaires dans les villes, ni les femmes dans la rue. Partout vous dis-je, partout j’ai peur de vous voir sans que vous ne soyez là !

Un ami bien intentionné m’a emmené 6 jours en haute mer afin de me remettre les idées en place. Peine perdue pour lui, mon état s’aggrave d’heure en heure, mon internement psychiatrique est désormais prévu pour cette fin de semaine. Une cure de sommeil m’est déjà réservée comme premier soin !

Certes je « violonne » sans doute un peu. Mais si peu en vérité !

Il me reste un peu de force mentale pour vous prodiguer un seul conseil ma belle, « si un jour vous aimez, n’aimez surtout pas comme je vous aime ! »

Si dans la vie il y avait deux jeux ce seraient les échecs où de vous, la Reine, je serais le Fou et puis le jeu de l’Oie, vous en seriez les cases "départ" et "arrivée" et moi, la case "prison à perpétuité".

Je jette les dés. En désespoir de cause, sait-on jamais, pourriez-vous aussi me rejoindre sur l’aire du partage des sens …

À Vous « brun d’or » dont je suis le fidèle abonné !

Enfin, je vous ai lue et, après vous avoir confié de désirer vous faire l’amour comme je vous écris, j’aimerais en plus vous refaire l’amour comme vous écrivez !

lundi, 25 juin 2007

ELLE - Epitaphe ou prière

b322a1218369a3211728c5a36cda228e.jpg La nature nous joue des tours.

Tout va bien jusqu’au moment où, pour une raison ignorée, rien ne va plus. Encore une fois, implacablement, la nature me poignarde là où je suis faible. Un chirurgien va devoir opérer.

Il n’est même pas beau. Dommage … quitte à y rester, au moins que mon tortionnaire soit beau. Au moins que la dernière image que j’emporterai soit les traits d’un beau visage ! Esthète jusqu’à l’ultime seconde.

De son scalpel acéré il va découper mes chairs, trancher, taillader… Il fera couler de mon corps ce sang vermillon si sain dont je m’enorgueillis. Il contemplera mon corps dans toute sa nudité sans que je puisse d’une main timide cacher mon intimité. Pantin sans volonté, il fera de moi ce qu’il voudra sans que je puisse crier "non !". Moi qui veux toujours tout contrôler, voilà bien un pied de nez !

Pourtant, je n’avais pas besoin de cette épreuve pour comprendre que le contrôle est un vain mot et que nous ne sommes que des décideurs et pas des acteurs vraiment. Nos actes sont le fruit de nos choix, mais ce qui prévaut ce sont les choix que l’on fait et non pas l’action intrinsèque. Je vais devoir remettre la vie que je chéris tant dans les mains d’un parfait inconnu, chirurgien réputé. Réputé quoi ? Capable ? Professionnel ? Compétent ?


Je n’ai pas peur pourtant. Bizarrement, j’ai une grande confiance. Je me sens sereine. Je crois en la précision de son geste, en la certitude de ses mains musculeuses. Mais si jamais… Si jamais mon cœur lâchait. Si jamais il tremblait. Si jamais cela tournait au vinaigre. Si jamais mon heure avait sonné. Si jamais tout simplement ma vie se terminait.

Alors, comme l’issue de cet épisode inattendu ne m’est pas encore connue et que le meilleur comme le pire peut arriver, je veux dire sur mon Blog à quel point la vie m'est chère. Ce qui me trouble c'est l'idée que si je meurs je ne le saurai pas. Concept inconcevable : savoir que l'on ne saura pas !
J’aime cette vie même si elle me maltraite, ou plutôt même si je la maltraite. Aimer et partager tout ce qu’elle offre, aimer et partager avec ceux que l'on aime, voilà les maitres mots.

Et si je meurs demain, que ceux qui m’ont aimée pensent encore de temps en temps à moi avec tendresse, agacement, admiration, amusement, gourmandise… Et que ceux que j’ai aimés sachent que je l’ai fait sans jamais rien déguiser.
C'est pire que du Racine*, soit, mais mettez vous à ma place : si vraiment je ne me réveillais pas !

Quelle perte pour vous qui m'avez lue et qui avez aimé me lire. Plus de fadaises à l'eau de rose, plus de textes érotiques prévisibles, plus de coups de gueule mièvres, plus de billets d'humour niais ! Mon Dieu quelle perte culturelle pour le monde des Blogs. Vous verrez, votre vie n'aura plus le même goût.


Pensez à moi voulez-vous, et que les Dieux des bloggeuses insolentes m'accompagnent ! Et si dans cinq jours aucun texte nouveau ne vient nourrir ce Blog, que mes ennemis se réjouissent, je ne serai plus...

*http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Racine

KMO - Classé surréaliste...

910ad0c6434cc60368465dae0f5569d5.jpg14 JUIN 2007

JE METS LES VOILES !

Si tout va bien, samedi matin ,16 juin je prends la mer.
Oublier durant quelques jours les bruits de la ville et les silences des cimes. Je viens d’avoir la confirmation, tout est ok. C’était prévu de longue date, mais le jour J attendait son instant T.

Avec un ami nous allons défier les éléments neptuniens. Les vents, les brises, et qui sait les tempêtes viendront peut- être à bout de nos forces et surtout de nos capacités réduites de vieux loups des mers, mais sur ma boussole je garderai le cap sur vous « la môme du quatorze ».

Le petit rafiot n’aura rien d’un yacht somptueux. Le confort sera sommaire, l’électronique réduit au minimum, seul le téléphone portable devrait servir de liaisons. Croisant près des côtes françaises lors d’étapes, je pourrai vous envoyer quelques signaux ! Si je peux écrire, vous aurez mes « gentils et jolis » textes par voie postale, ou par mail le web-end prochain.

Je veux aller là où le ciel et l’eau se mélangent .Vous y serez aussi comme le point lumineux de mes pensées.
Je veux aller là où le soleil lustre les vagues, là où j’aurai peur de sombrer. J’aime ces sensations fortes que vous aussi  «la môme du quatorze» vous me procurez !

Je veux aller là ou l’eau est si limpide, qu’elle semble inexistante. Ici je pourrai mieux vous voir. Je veux goûter les sels marins, avec ma langue, en imaginant les vôtres ! Je ne veux pas regarder les couchés de soleil, c’est trop « carte postale jolie gentille ». Je veux rêver de vous, dans le miroir lunaire qui naviguera dans les airs, comme sur notre surface du moment. Je veux que le soleil me brûle, comme vous savez si bien me rôtir. Je veux entendre claquer les voiles, comme fredonne votre voix à mes oreilles. Je veux entendre le clapotis des écumes contre la coque, comme nos mains se conjugueraient.

Entre ciel et mer, je veux voir votre sourire, dessiné par des nuages, porté par la rage des courants aériens. Je demanderais à Éole de vous apporter ce qui pourrait vous manquez ! Je voudrais bien revenir avec mon ami marin, accoster à la fin du voyage « errant » pour vite vous retrouver !

Je n’aime pas le verbe vouloir conjuguer à la première personne, mais vous  "la môme du quatorze" je vous veux tant !  Je veux vous revoir vite ! 

7cf29a2189c17d69bd6cd39528029b2a.jpg23 juin 2007

ENCORE A VOUS !

Sur la mer houleuse à souhait, écrire était impossible. Il me reste donc des souvenirs que je vous divulguerai au gré de mes envies ! Les flots et les brises m’ont bercé, balancé. Votre image m’a fait rêver, plus encore que l’horizon sans fin, c’est tout de même assez incroyable ! Vous raisonnez en moi telle une fable que j'aurais apprise sur les bancs de l’école, et qui me suivrait, portée par Éole !

Je dois vous saouler avec mes flatteries ? Cela m’importe peu. Comme une armée de batteries Vous avez conquis mon esprit ! Et de cela je ne me lasse. Au contraire, de ces plaisirs je m’enlace ! La mer d’huile a lissé un parquet instable,  mais presque onctueux ! Vous dévorez à ma table m’affame d’illusions, et m’assoiffe de liquide liquoreux.

De cette eau docile j’en aurais tissé votre couche,
et les diamants d’écumes auraient désaltéré votre bouche ! Gicerilla vous êtes si différente du commun ! Que vous méritez bien des berceuses ! Malgré vos paradoxes, vous restez ma marée d’équinoxe ! Comme une fable, comme le va-et-vient des vagues, si fort, raisonnent en moi en un seul verbe pour vous nommé « désirs.»   

8a6f87895d70af90a1434681a42a5a85.jpg25 juin 2007

DU REVE A LA REALITE ?


Il y a « juste » un monde ! Je danse sur le noir et le blanc du piano, je danse de l’ivoire de votre bouche aux fils africains de vos cheveux… Je me hisse sur la cime des arbres hurler aux vents "je vous aime" ! Comme un fou, je vomis mes entrailles pour que mes sons raisonnent encore plus fort dans l’espace.

Je mange des kilos de farine et vide ma salive pour coller sur tout les murs des villes du monde votre image, en affiche de 4 par 3, avec mentionné dessus « Ma préférée c’est elle! »

Je ressuscite, Dali, Monet, Van Gogh et Gauguin afin qu’ils vous peignent. Je demande à Pierre Margara de sculpter la félinité et la féminité de vos jambes, de vos hanches à vos orteils ! Que cette gourmandise soit immortalisée !!! Je m’arrache le cerveau afin de ne plus souffrir de votre manque, mais buriné en moi vous persistez à ronger mes os crânien !

Que c'est fou, que c’est bon !

Je ponce mes mains, n'y laissant que mon sang pour vous effleurer ! Je m’arrache les dents pour vous mordre plus farouchement ! Je démolis la muraille de Chine et de ses pierres je construis un pont entre vous et les étoiles. Je mets Paris en bouteille et la glisse dans vos bagages ! Je presse tous les orangers d’Espagne, les mangues africaines et les citrons verts d’Amérique du sud au cas où vous auriez soif ! Je vendange les vignes du monde pour vous offrir un jus que Bacchus ne connaît pas ! Je vous tisse une robe aux dentelles himalayennes ! J'assèche les mers et les océans de leurs meilleurs sels et les porte à dos jusqu'à votre portée de mains !

Vos mains métamorphosent les diamants et tout l’or du monde. Ces trésors se glissent dans les veines de vos bras jusqu’à l'extrémité de vos doigts ! Les fleurs continuent de grandir et d’embaumer l’air pour vous ! Pour vous le Sphinx devient porte-parole des pyramides égyptiennes ! Depuis sa tombe Mozart, compose un nouveau requiem ! Et Victor Hugo laisse tomber ses vingt-huit amantes et vous espère en secret ! Apollon et Venus vous désirent ! Vous plaquez Casanova. Verlaine et Rimbaud abandonnent leur homosexualité et vous courtisent !

Je vous entends : «Arrêtez Karl, vous êtes cinglé.» Trop tard, le flot est si puissant et vous l'excitez tant qu’il se déverse en une petite phrase «Gicerilla, j’aimerais vous faire l’amour comme je vous écris.»

f540e09a9162ed00685f51eea31affae.jpg25 juin 2007 

COUP DE FROID !

Elle m’avait invité à la rejoindre, dans un bel endroit, sur une rive du lac Léman.

J’attendais cette rencontre avec le ventre noué et l ‘esprit embrumé, le sommeil m’avait quitté depuis plusieurs nuits !Torturé par un cocktail d’angoisse et d’espoir, d’envie et de plaisir !

Nous arrivons en même temps, elle, quelques pas devant moi. Elle m’a séduit une fois encore, une fois de plus. Je n‘avais d'yeux que pour elle, palace ou caravane, jardin d'agréments ou buisson, peu importe, mon « paradis » c’était elle. Mon regard buvait avec intensité le moindre de ses détails, tous plus esthétiques les un que les autres. Elle m’attirait, sans le savoir, sans volonté de sa part .

Naturellement elle est belle. Naturellement elle est intelligente et brillante avec une pointe de perfectionnisme et de doutes aussi, ce qui ajoute à son charme une face dévastatrice !
Nous avons déjeuné, puis "siesté", elle sur le turquoise du lac, moi sur l’abricot d’un pot de confiture. Nous avons échangé des idées, des propos.

Le temps passant elle semblait se détendre.
Était-ce un apaisement dû à ma compagnie ou bien le fruit de sa fatigue qui se décomposait ? Je me pose toujours la question ! Allongée côte à côte, les ornements de mon visage se sont régalés. J’avais faim d’elle, trop faim d’elle!

J'ai bloqué les freins de mes souhaits à mort et là, du coup, n’étais-je pas, moi-même, entrain de devenir Mister Ice ? Elle regarde l’heure ! «Karl, il faut que nous rentrions.» Mais je vous en prie « brun d’or.» Là j'ai menti. J ne voulais pas la quitter.

Subitement elle s’est levée de son lit improvisé et d’un pas de cheftaine a rejoint son véhicule, comme si elle rejetait quelque chose ou quelqu’un. Et le quelqu’un c’était moi ! Devant le sas d'entrée du palace, notre au revoir fut bien frisquet et j’ai eu l impression qu’elle devenait fusée et moi technicien, planté devant son ordinateur en faisant le décompte 5, 4, 3, 2, 1,0 .Feu !

Sous la pluie, je devine les étoiles. Sous l’eau du ciel, je sais que c'est une femme hors du commun qui s’ignore, qui m’échappe. Je sais aussi que je ne sais rien vraiment ! Sauf une chose, c’est la seule femme qui me brise à ce point !
Suis-je sans doute trop amoureux d’elle avant son heure à elle ? Suis-je rien pour elle, ou juste quelques mots enlacés les uns aux autres !
Pour l’heure, je me contente de ma panoplie d’ange gardien virtuel, volant fidèlement à ses côtés ! Concrètement, c'est la seule femme qui pourrait remettre tout en cause dans ma vie et cela n’est pas rien !

En rentrant dans « mes montagnes » j'ai médité et je lui confierai le résultat de mon autoréflexion, si sa curiosité lui demande ! Je vous embrasse !  

mercredi, 20 juin 2007

ELLE - Pump up the volume

1814195ad3083d7343b00a7c2c6dbb7a.jpgDécidément, je ne sais pas si je dois éclater de rire ou m'insurger telle une Pasionaria !

Le "Elle" encore et toujours fait son office. "Elle" informe, "Elle" divulgue, "Elle" vulgarise la niaiserie de notre monde, ses excès, ses abérrations.

"Elle" complice ou "ELLE" dénonciatrice ? En l'occurence, je ne saurais trancher.

Comment financer gratuitement, ou presque, une poitrine toute neuve, éblouissante de silicone gorgée ? Que croyez-vous que les Américains aient encore inventé ? Enfin, un Américain. Un site pour jeunes filles, apparemment bien sous tous rapports, étudiantes dans la plupart des cas, jeunes et jolies de préférence, à la chair bien tendue comme celle d'une mangue juteuse et dorée, au sourire aguichant si possible, désireuses d'arborer un 90 F lorsque leur buste généreux affiche déjà un 85 C joliment pommelé !

Pauvres petites filles pauvres, vivant sur une bourse qui bien évidemment ne saurait leur payer le profil rêvé, prêtes à vider celles de pauvres types paumés. En quelques mots voilà toute l'affaire.

Je m'inscris sur le site. Je mets quelques photos, les plus avantageuses dont je dispose, bien sûr. Et si j'ai l'heur de plaire  à l'un de ces Messieurs, il devra déposer son obole et en échange il obtiendra au choix la possibilité de dialoguer avec moi ou d'obtenir de moi des faveurs spéciales si nous nous entendons sur le prix et la nature de la prestation. Evidemment, les dons de ces Messieurs sont spontanés et librement consentis, mais ce ne sont pas non plus des philanthropes. Il ne faut pas exagérer !

Alors, moyennant finances, la jeune femme choisie satisfera ses envies et prendra pour lui la pose qui l'agrée... ou qui l'excite serait peut-être plus justement dit. Oui, allons-y, n'ayons pas peur des mots, appelons un chat, un chat. Forme nouvelle, inédite de prostitution car occultée derrière de pseudo motivations altruistes et sous un vernis trop fin de déontologie.  L'argent n'a qu'un seul but : payer l'opération de chirurgie esthétique. Il est bloqué sur un compte en banque et est exclusivement destiné au chirurgien patenté. Tout cela sous le contrôle strict de Jason Gunstra, le créateur, sorte d'humaniste moderne, profondément touché par la souffrance psychique de toutes ces donzelles, à 5% l'empathie tout de même !

Dis-moi ce qui t'excite, ajoutes-y quelques dollars bien verts, bien craquants et j'exaucerai via le net ton voeux le plus cher... le plus cher ? C'est à espérer, car plus cher tu paies, plus rapidement mon magot augmente et la taille de mes seins aussi... potentiellement !

En fait, plus j'y pense et plus je trouve cela odieux. Traduction démente du complexe mammaire américain, du complexe mammaire tout court des  jeunes filles des pays dévoloppés (développés ?)  qui pensent obtenir ainsi le physique idéal. Celui grâce auquel elles réussiront dans la vie, quoiqu'il arrive, tout leur sera possible, tout leur sera permis. Rotondités indispensables à l'estime de soi. Reliefs ridicules par leur opulence qui confèrent pourtant l'assurance qui leur fait défaut. "Sésame ouvre-toi" de cette société démente et fondée sur les apparences. Visibilité évidente que leur manque de confiance ne saurait leur octroyer.

Suis-je vraiment ulcérée ? Ou bien serait-ce l'expression d'une envie inavouée d'exhiber moi aussi une silhouette à la Mae West ? Plus j'y réfléchis et plus je me dis qu'après tout, pourquoi pas. La fin justifie les moyens n'est-ce pas !

Dès lors, si je lançais sur le Net une opération marketing similaire. Disons que je veuille un 90 C (et non, je ne l'ai pas...). Disons que l'intervention coûte 3.000 €. Imaginons que je demande 2€ à chaque homme mythique qui a flashé et qui flashe encore régulièrement pour moi et que, pour la beauté du geste, ils acceptent. Ma foi, me voilà déjà à la tête d'un beau petit butin.

Comptez donc un peu : 1.280 flashs x  2€ = 2.560 € !

A moi les gros seins très bientôt. Enfin, au moins un gros sein. Surtout continuez à flasher, je vous en prie. J'aimerais deux seins de la même taille !

Merveilleux, encore un petit effort et me voilà pourvue d'une paire de seins bien ronds, bien durs, défiants la pesanteur, qui ne s'étalent pas quand je suis sur le dos et qui annihilent de leurs mamelons fièrement pointés la loi de la gravité édictée par Newton. Le pauvre, il en perdrait certainement son latin et à n'en pas douter ses sens car, de source bien informée, ils sont aussi bien que des vrais !

A moi donc les faux seins. A moi les décolettés abyssaux. A moi le phénomène de coque et les souffrances insoutenables des indurations. A moi les prothèses qui suitent. A moi les infiltrations dans mes chairs de liquide à l'innocuité douteuse. A moi les opérations à répétition pour regonfler le tout. A moi la joie des cicatrices boursouflées autour de l'aréole ou sous l'aisselle, à peine cachées...
Hum, me voilà conquise, convaincue...

Des faux seins,  jamais !  Et tant pis je n'ai pas de quoi remplir la main d'un honnête homme, un malhonnête saura s'en contenter ...

- le site : http://myfreeimplants.


- ELLE : http://www.elle.fr/elle/societe/les-enquetes/des-faux-sei...

samedi, 16 juin 2007

ELLE - Avertissement à l'usage des femmes au coeur d'artichaut

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Peut-on refaire l’histoire ? En tout cas, ne doit-on pas commencer par la raconter ! Mais que s’est-il donc passé ?

LA RENCONTRE


« Il m’avait donné rendez-vous le 6 janvier 2007 sur le parking d’un restaurant quelconque dans sa région à lui. Il m’avait concédé une rencontre. Une rencontre unique bien sûr et je ne devais évidemment pas créer de trouble dans sa vie. J’avais sollicité cette entrevue comme la dernière cigarette du condamné.

Cela faisait six mois de correspondance régulière et fournie, six mois que je rêvais de lui à tout propos. Nous nous étions banalement rencontrés sur le net. Le dernier mois avait été fatal à mon engouement. Il avait su attiser par ses mots dévastateurs le feu de mon désir, alimenter de petit bois bien sec mon imaginaire, incandescent. Déjà le souffle de ses mots savamment choisis avait transformé en braise rougeoyante tout mon être et seule une rencontre pourrait, le croyais-je, étouffer ce désir sans fin. Le jour même, fébrile comme une future épousée, je m'étais préparée pour être la plus désirable possible. Oh, bien sûr, il avait été clair "cette rencontre ne saurait être un élément catalyseur de chaos". Il avait le sens de la formule qui cingle, qui en impose. Alors bien sûr je n'allais pas être source de chaos puisqu'à cet homme je voulais donner le meilleur !

Qu'espérais-je en fait ? Cet homme égoïste, égocentrique n'avait rien à m'offrir. Seulement le culte de sa personne, homme sans l'être par lui même émasculé. Pourtant telle une prêtresse fidèle, je l'acceptais, sûre au fond de moi même que l'authenticité de mon élan vers lui, la puissance de l'attrait qu'il exerçait sur moi suffiraient à lui faire voir la vérité comme une évidence : jamais il ne serait aimé et voulu comme je l'aimais et je le voulais. Combien de fois n'avais-je pas vécu cette rencontre dans la solitude de mes nuits sans sommeil !

Alors, dès que le rendez-vous m'avait été confirmé, je m'étais enduit le corps d'huile satinée, j'avais légèrement parfumé le creux de ma nuque là où j’espérais qu'il irait nicher son visage d'humeur patenté. Je m'étais apprêtée à la hâte mais avec soin, ne laissant rien au hasard. Pas un centimètre carré de mon corps n'avait été négligé, poncé, gommé, étrillé. Suivant un rituel magique de moi seul connu, j'avais glissé sur mes jambes fuselées de jolis bas noirs à la maille aérienne et moirée. La jarretière de dentelle de Calais ceignant joliment la cuisse et délimitant avec la dentelle de mon string une zone à hauts risques que je souhaitais irrésistible, inévitable, une bande de peau si douce qu'à la toucher une main s'y brûlerait. Une jupe droite près du corps le soulignant modérément, dévoilant la courbe des reins et le rond de mes fesses sculptées avec acharnement. Un petit pull blanc pour parfaire la tenue toute de sobriété et de retenue.

A défaut de le séduire, lui plaire, le tenter, lui, cet homme auto déclaré inaccessible. Lui rendre la tâche de résistance impossible. Le faire crier au Diable, le faire rugir intérieurement et lui imposer une défaite avec ses démons ! Mais que lui trouvais-je donc à cet homme qui se jouait de moi comme une araignée malicieuse qui contemple la mouche affolée prise dans sa toile, perdue, mais pas encore immolée ? La conquête peut-être, par dessus tout. Faire tomber cette citadelle inexpugnable et hautaine que l'homme avait construite autour de son propre désir !

J'étais folle. Je me prenais pour une magicienne. Je pensais que tous ces préparatifs n'étaient pas vains. Je voulais l'ensorceler comme, sans le vouloir, il m'avait ensorcelée, jeteur de sort sans le savoir où au contraire faiseur de sortilèges aguérri. Je croyais maitriser mais il contrôlait tout. Le jeu, ses règles, sa fin. Je ne le savais pas. Je me croyais plus forte que lui car les sentiments que je nourrissais me paraissaient la force la plus puissante au monde.

Me voilà prête, tremblante qui roule pied au plancher, enveloppée de mes craintes. Crainte de ne pas le trouver au rendez-vous, crainte de ne pouvoir enfin toucher le fantasme qu'il incarne.

Enfin le parking, sa voiture, il est là. C'est bien lui. Il se ressemble, il lui ressemble. J'aurais voulu être déçue, le trouver vilain, repoussant, mais non... Les portières s'ouvrent en simultanée. Je me suis garée bien trop prêt, l'émotion sans aucun doute. Je me maudis, qu'elle idiote, pour quelle décérébrée vais-je passer, incapable de garer une voiture à distance convenable sur un parking paumé et complètement vide ! La portière de ma voiture évite de justesse d'abîmer la peinture rutilante de sa BMW.

Tiens, tiens une BMW dernier cri ! En tout cas, c'est ce qu' il me semble mais les voitures et moi... Alors je m'interroge : transfert d'une virilité annihilée, signe extérieur de réussite professionnelle contrepoids vital à une réussite personnelle sacrifiée ? Voiture de vieux monsieur, berline confortable de notable parvenu, très éloignée de l'idée que j'avais de cette homme si fin, si intelligent.

Mon aveuglement est tel que je n'accorde pas d'importance à ce point, si révélateur pourtant à posteriori . Nous sommes face à face. Je le voudrais collé à moi, corps contre corps, emboîtés telle la statue dans son moule. Sa froideur tranche intolérablement avec la vague brûlante qui m'inonde, moi, pauvre femme de chair et de sang face à la glace cérébrale d'un homme renié par lui-même. Il veut me faire la bise. Mais quelle simagrée ! Vu la teneur de nos échanges épistolaires du dernier mois, seul un baiser donné par des lèvres affamées, des langues furieuses aurait été de mise, mais surtout pas cette bise insipide sur ma joue se voulant un rempart.

Nous nous dirigeons vers le restaurant, il est vide. Incroyablement vide. Intercession des Dieux ? Allons-nous en profiter ?

Nous sommes tous les deux attablés, civils jusqu'au bout des ongles mais si superficiels. Je souris, j'entretiens bien sagement une conversation sans saveur comme la nourriture qui m'est servie et que je goûte à peine tant tous mes sens sont captivés par l'Homme. Pourquoi tant de docilité de ma part ? Je me questionne, mais je n'agis pas. Je respecte son souhait et du coup je ne me respecte pas. Je m'ignore et que cela m'est douloureux...

"Vous n'aimez pas les tomates?" voilà toute la faconde dont il est capable ! Serait-il malgré tout troublé, lui d'habitude si impertinent et si pertinent ? En moi bouillent des envies de tout faire valdinguer d'un grand coup de nappe immaculée. Me saisir de sa bouche, plaquer ses mains, contre sa propre volonté, sur mes reins déjà frémissants. Faire monter malgré lui un désir fièrement brandit contre mon ventre de femme perdue.

Mais non ! Il mange, je le dévore des yeux. Il semble se régaler, je me meurs d'envie. Il me regarde, je le convoite. Il est insensible à ma joliesse, je suis sous le joug de ses yeux gris-vert. Homme tout ce qu'il y a de plus banal mais qui m'a subjuguée, tortionnaire volontaire d'une captive consentante.

Le déjeuner se termine sans qu'aucun de mes propos ne vienne troubler la quiétude de l'esprit sans pulsions de l'Homme tant attendu. Petite fille bien respectueuse de celui dont j'ai accepté pour de mauvaises raisons de faire mon maître du moment.

L'addition vite demandée est rapidement réglée. Nous voilà qui partons.

Il me précède, je regarde ses fesses. C'est vrai qu'elles sont belles... enfin un point sur lequel il n'aurait pas menti ? De fesses à palper il n'y en aura pas. De baisers avides et ardents non plus.

"Cela s'est bien passé finalement !" articule-t-il alors qu'il s'apprête à claquer la portière de ma voiture. Disert jusqu'au bout, vraiment ! Mais était-ce le même homme ? Celui qui, derrière son écran à des kilomètres de chez moi, avait su faire vibrer en moi comme jamais auparavant la femme que je suis et qui s'était oubliée ?

Je suis bouleversée par l'absence de chaleur. Aucune tentative de sa part de se rapprocher de moi n'a eu lieu. Je reste le coeur en vrille, les tripes liquéfiées par tous ces désirs qui là encore me saisissent à me faire perdre la tête. Pas de mains tordues par le désir anxieux, pas de corps palpitants frôlés, caressés, étreints avec passion... Je quitte le parking, digne tant que je le peux. Je fais un faible signe, roule 50 mètres et vais m'échouer sur un parking proche de là car les larmes qui jaillissent de mes yeux à gros bouillons m'aveuglent dangereusement. Je reste là, longtemps, pantelante, hoquetante, malheureuse comme seul un enfant innocent peut l'être. Je ne partirai que lorsque mon chagrin sera enfin calmé..."

Peut-on refaire l'histoire ? Je ne sais pas. Mais pour le plaisir, je peux bien essayer...

Alors Mesdames, si jamais vous errez sur le net à la recherche de l'Homme, si jamais l'un d'eux vous séduit, qu'il soit gynéco, agrégé de lettres, maçon ou camionneur : jaugez votre force, estimez ses motivations, ne faites pas comme moi !

* * * * *

Cette histoire est tragique à souhait ! Hum... je devrais peut-être la faire publier par ELLE dans la rubrique "C'est mon histoire" car les lecteurs raffolent sans l'avouer de ces mélos pseudo romantiques !

mercredi, 13 juin 2007

KMO - Des mots pour moi, encore et toujours...

704831a481970b47dbee7ca689191e43.jpg10 juin 2007

LA RENCONTRE

Ce ne sont que des mots, certes, mais la réalité est en vous et en moi, et pour la définir en esquisse, là, pour l’heure je n’ai que des mots ! La première fois … D’une démarche de reine (même avec tes tongs), souple et détendue elle m’est apparue encore plus ravissante que sur les images qu’elle m’avait envoyées.

Je l’attendais patiemment près d’une fontaine, mon sang coulait comme de l’eau. J’étais forcément emprunté. Je l’espérais tant. En un instant, j’aurais voulu être sur un marché d'esclaves et que cette Reine m’acheta pour quelques deniers, non pas que je lui plaise, mais qu’elle fût sensible à mes regards et à mon intérieur qui se lamentait de servir une déesse comme Elle.

Depuis si longtemps je l’implorais dans mes illusions. Ses yeux vifs, toujours aux aguets tels ceux d’un oiseau non apprivoisé, sont troublants, sculptés sur son visage ils sont « soleil ou larmes. » Ses oreilles ornée de filaments bleutés écoutent ce qu’elles ont envie d’entendre … Ou feignent de ne pas entendre ! Cette Reine de cristal sait ce qu’elle veut. son sourire si cinglant peut en quelques secondes vous momifier. Ses lèvres, il ne faut mieux pas les regarder sinon vous sombrer de désirs, alors vous baisser les yeux.

Sous sa carapace de crevettes rose, elle se construit un bunker. Elle a sûrement raison. Ce sont sans doute les blessures des guerres passées qui en sont la cause. Et les cicatrices d’abandon font parties des plus douloureuses : elles sèment des doutes qu’il faut apaiser et pour cela le temps ne passe pas vite !

Alors on compense, du moins on essaie ! Le chemin qui mène au bonheur de cette Reine est tracé. Elle aura, à un carrefour, le choix entre deux routes, et deux doutes … Pour elle, que ce croisement arrive vite car l’horloge du temps peut stopper son mouvement à chaque seconde. Mais au delà de mes sentiments, mes ressentis de sorcier sont optimistes pour le Brun d’Or aux mille carats qu’elle est.

Ses bras élégants vous emmènent à Madagascar et ses mains vous font visiter cette île, fleurs, couleurs, mystères, ils vous cueillent tel un petit brin. Quand cette Reine sera disponible à ouvrir son cœur, un bienheureux béni verra la lumière du jour !

Ses pieds affriolants se croqueraient comme les premières cerises. Ses mollets dessinés par ses chevilles sont des appels aux caresses. Son front haut perché, signe un esprit riche, décidé et vivace, ses cheveux sont un lit où l’on aimerait y poser son dernier soupir. Ses parfums musqués vous envolent vers les étoiles à chacun des mouvements de cette princesse «brun d’or».

Ces mots flatteurs sont gravés sur mes os. Ce ne sont pas que des mots ! Elle ne ressemble à personne, elle est donc rare. On aimerait la peindre ou la tailler dans le calcaire cristallin ! Je n’ai pas ces talents là ! Je ne puis qu’au travers de quelques termes la crayonner ! Et de grâce merci de me croire noir sur blanc. Car sans les sensations que j’éprouve à son égard, j’aurais eu pour ces écrits la même sentence que celle de ma préférée !

C’est le genre de princesse qui vous rend cinglé !. Je tente de me soigner mais aucun traitement n’est efficace ! Gicerilla je stoppe là ma narration, l’émotion est si forte que j’ai peur de ne plus tempérer mon auto-censure …

Vous m’attirez intensément et ici les mots ne sont plus suffisants ! Bon vent ! Je vous embrasse.

710c613d1bb98bf210ab5ab42054dfe7.jpg11 JUIN 2007

BALADE A MA PREFEREE


Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Dans ses mains douces lécher ses restes !
Voyager Au fond de ses yeux noirs,
Sur ses paupières poser des baisers en fêtes,
Décorer ses bras de pétales rouges et blanches,
Emprisonner sans chaînes ses hanches
La respirer comme un tout fou
La protéger comme un bout de chou!

Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Sur sa joue mes lèvres éclaboussent,
Sur ses tempes lui chuchoter tel un coquin,
Sur sa peau douce, encanailler mes mains !
Aux creux de ses seins ma bouche se trémousse !
Au bas de ses reins, c’est doux comme la mousse !

Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Aux creux de ses mains je la picore !
Avide ma gorge cherche son venin d’or,
Je le trouve au triangle de ses trésors !

Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche.
Aux creux de mes rêves je la touche,
Mais je reste sur la touche !

Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche,
Aux creux de ses mains j’aimerais son venin,
Sur son ventre lui dessiner un destin,

Je voudrais le trop plein de sa bouche
Aux creux de mes rêves je la touche,
Et me saoule de ses parfums !

Sur son menton fripon j’aimerais boire le trop plein de sa bouche...

Juste une petite balade destinée à ma Préférée. Elle le sait, elle en est l’encre et la source !



fa51c49d1b038ace8796e4a1a4c04dbc.jpg12 juin 2007

Rengaine pour toi ma brune !

C'est plus facile de courir dans les près,
Quand t’es détaché !

C’est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !

Libre, libre, dans les vents,
Tu choisis tes amantes !

Libre, libre, dans les vents,
Tu cherches ton diamant !

Au détour d’un chemin tu l’a trouvé !
Au bord d’un chemin de croix tu vas l’aimer .

Jaloux tu vas devenir et tu vas souffrir !
Jaloux tu vas devenir et tu va pleurer.

Des larmes rouges sur tes joues,
Pour ta brune vont couler!

C'est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !

De sa toile,  Elle t’a zappé !
Tes émissions d’amour l’ont saoulée !

Te voilà pris dans ses chaînes,
C'est pas facile d’aimer quand t’es attaché !

Ton étoile s’est envolée !
Il n’y a plus de mystère,

Tu vas mordre la poussière que t’auras laissé Brun d’or !
Tu n’auras alors, en souvenir, qu'un rêve envolé !

C’est plus facile d’aimer,
Quand t’es détaché !

b8aad577f6a8e5d66341555d4db9ce8e.jpg12 juin 2007 

Elle attend l’Homme!

Ce n’est pas celui qu’elle attend, mais un autre qui l’a courtisée !
À celui-ci elle a confié "de moi vous vous lasserez ! Je ne suis pas l‘icône que vous imaginez."
Il n’a rien voulu entendre et il lui lègue ses musiques les plus douces. Elle est en lui !
Elle fourmille son esprit, son corps et son cœur.

Elle lui a dit avec un sourire déterminé : "le temps fera son travail, vos ritournelles cesseront comme les quatre saisons."  C’est sa logique.

Au diable vos raisons. Pour vous je scelle des chansons sur le granit. Ma belle vous avez votre discernement et moi mes sentiments ! Nul ne peut affirmer le jamais et le toujours, certes ! Mais pourquoi de vous ne ferais-je pas ma dernière Dulcinée, et qu'au bout de ma route vous soyez en moi encore gravée ?

Je ne vous obligerai à rien. Vous viendrez sur ma paume comme une coccinelle ou vous irez sur un autre pollen.
Votre image ballote encore en mes yeux ! De ma première vision de vous je construits des palettes de peintre et des chapitres de méditation où sous la soie je pourrais vous prendre la main et sous la blanche étoffe, le verbe dans ce petit récit s’éteint. Mais dans la pièce, les suspensions allumeraient les découvertes...  

Notre histoire à l’état embryonnaire permet toutes les illusions comme tout les désenchantements. Elle me fascine et tant pis pour elle... je suis monstrueux !

Pour Vous ma préférée, mes pensées à tire d’aile prennent le relais des mots pour aller se poser sur votre câline épaule et, à la plume d’oie, chuchoter à vos croquantes oreilles combien vous me manquez ! Dans mon esprit, là vous m’appartenez et je vous garde, mon trésor, en cet endroit. Vous êtes ma prisonnière. Des fils d’or blanc et des laisses de coton vous lient au lit de ma tour !

 

lundi, 11 juin 2007

ELLE - Pimentons...

366315e93dd40d2925b4df8f6bca8b16.jpgUn jour au cours d’une conversation enjouée, une de mes connaissances, originale certainement, me dit : « pour rendre la vie plus amusante, essaye chaque mois de faire quelque chose d’inédit, quelque chose que tu n’as jamais fait .»


Cette proposition chanta immédiatement à mon oreille de femme fantaisiste. Pas bête comme idée. On peut l’appliquer facilement et si par hasard le but n’est pas atteint la vie reste agréable à vivre pourtant, mais ce grain de sel innocent pourrait bien ajouter du goût à votre quotidien, voire même le pimenter si vous êtes audacieux...

Petit plaisir intellectuel qui, bien sûr, ne doit pas se transformer en quête effrénée sans quoi de plaisir il deviendrait corvée. Evidemment, il est recommandé de faire quelque chose qui nous titille depuis longtemps ou quelque chose dont on anticipe du plaisir ou une certaine jubilation. Suivre le grain de folie qui nous saisit, là, maintenant, sans réfléchir, sans se censurer.

Mais si le plaisir escompté n’est pas au rendez-vous, ne pas se lamenter. Ne pas abandonner un jeu qui, sous des dehors anodins, peut nous faire toucher du doigt notre désir de vie, et maintenir éveiller en nous l’enfant qui sommeille toujours. Car enfin, vous aussi vous avez un enfant qui en vous sommeille n’est-ce pas ? Ou serait-ce que vous l’avez perdu en vous prenant trop au sérieux ?


Bref, je reprends.

Du plus simple au plus sophistiqué, on peut par exemple attraper à la volée, au détour d’un fourré, le dernier marcassin d’une laie qui passait, passer une nuit dans une cabane suspendue dans les arbres et écouter la nature vibrer, mettre une claque à son dentiste après une extraction ratée, badigeonner le corps de son homme au Nutella ou autre douceur sucrée et le lécher pendant des heures au point de le faire capituler… que sais-je ?  


Alors, depuis janvier 2007 je me suis amusée à mettre en application cette prescription et qu’est-ce que cela a donné ? Voyons voir :

Janvier 2007  : rencontre sur un parking sordide avec un inconnu adoré
                    
 qui m’a lamentablement snobée,
Février 2007  : création de mon blog,
Mars 2007    : poser nue (cf. "Chair à modeler"),
Avril 2007     : courir pour la première fois et sans entraînement 12 km
Mai 2007      : descente de l’Ayung en rafting
Mai 2007      : apprentissage de la danse orientale
Juin 2007     : à suivre…

Tiens, en mai j’ai pris de l’avance. Si jamais juin ne m’offre rien de bien, je me consolerai avec ce crédit là !

Cela n’a l’air de rien mais je vous assure que je me surprends souvent à sourire à l’idée de ce que je vais bien pouvoir accomplir et rien que cette minuscule pensée fait jaillir dans mon cerveau des myriades de bulles oxygénées et apporte de la légèreté à ma vie qui, somme toute, n'en a pas toujours assez.


Allez-y, amusez vous ! Mais si, ne résistez pas. C’est enfantin, soit, mais cela fait du bien… Vous ironisez ? Alors, impertinente, je vous pose la question : elle remonte à quand votre dernière jubilation ?

jeudi, 07 juin 2007

ELLE - Rêve de l'Inconnu... l'écho de la Belle

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"Et ce qui devait arriver, arriva : un écho à ce rêve est rapidement né dans mon cerveau prompt au fantasme,  et je ne serais pas celle que je suis si cet écho n'était pas en petit conte prochainement transformé ! **

Elle est allongée sur la couverture à carreaux sous l'ombrage favorable d'un grand chêne. Le soleil resplendit et blanchit la campagne environnante. Elle fronce les sourcils, vaine protection, et sent le sommeil qui s'empare de ses paupières et les rend si lourdes qu'elles s'abaissent irrésistiblement sur ses pupilles aveuglées. Elle se sent couler doucement, glisser, devenir immatérielle. Elle s'endort alors qu'une brise légère vient frôler ses cheveux et rafraîchir sa nuque moite. L'Inconnu l'a quittée il y a quelque temps déjà et elle l'a rapidement perdu de vue. Son sommeil est serein. Elle rêve rapidement ...

« ses yeux repèrent dans le lointain, sur un petit monticule en face d’elle, l’Inconnu qui ramasse semble-t-il des fleurs. N’est-ce pas attendrissant cette grande silhouette pliée en deux sous une chaleur pesante qui cueille avec soin des fleurs multicolores, si fragiles et déjà fatiguées par les rayons du soleil les dardant depuis le matin ? Elle ne ferme pas complètement les yeux, mais elle ne veut pas que l’Inconnu, à son retour, pense avoir été observé par elle depuis le début de sa quête fleurie.

Il revient, lentemente. Il a chaud. Au travers de l’interstice infime de ses cils non joints, elle voit perler sur son grand front barré de rides des petites gouttes de sueur trahissant l’effort que lui a coûté le petit bouquet qu’il tient à la main. Il est à deux pas. Elle le voit qui la contemple.

Allongée sur le côté droit, le bras droit replié sous sa tête en guise de coussin, la main gauche trainant négligemment sur son ventre. Ses deux jambes hâlées dépassent de la jupe de fine contonnade blanche qui vient lécher le haut de ses genoux. Elle a les pieds nus. De petites taches corail ornent ses orteils qui semblent se terminer par des bonbons succulents.

Il admire l’abandon de la sieste dans laquelle il croit qu’elle a sombré. Sans bruit, il s’agenouille sur le plaid anglais et dépose son modeste tribu devant sa main gauche, proche à toucher son ventre qui se soulève paisiblement au rythme de sa respiration silencieuse. Il scrute chaque détail de son visage. C’est trop risqué, il pourrait remarquer qu’elle ne dort pas alors elle a précipitemment fermé les yeux.

Il se penche vers sa nuque et vient humer la chair moite où se sont collées de minuscules bouclettes brunes. Ne l’appelle-t-il pas Brun d’or ? Il ferme les yeux lui aussi pour s’imprégner de son odeur. Légère odeur sucrée que la sueur naissante n’a pas encore altérée. Il la hume fortement et elle sent son souffle frôler son oreille au risque que les frissons qu’il déclenche au passage ne viennent trahir son éveil. Elle est troublée par son haleine brûlante sur son cou, par son odeur à lui qu’elle perçoit malgré elle. Il se redresse, elle le devine scrutant son buste, ses fesses, ses jambes, ses pieds. Les regards qu’il lui jette sont comme des caresses tant il la scanne avec intensité. Elle le sent glisser son regard vers ses jambes. Le voilà à ses pieds.

Il ne peut s’empêcher de se pencher à nouveau pour renifler la peau que le soleil a joliment doré. Elle perçoit de nouveau son souffle incandescent sur ses mollets, au creux de ses genoux où il s’attarde un peu. Cela provoque des frissons qui remontent le long de la cuisse et viennent mourir au mitan de son sexe. Elle réprime un soupir profond qui, malgré elle, envahit son ventre et voudrait s’échapper de son corps affolé. Il continue de la humer avec passion, avec ferveur mais la cotonnade de la jupe vient arrêter sa progression. Elle sait qu’il est dépité. Elle voudrait qu’il continue sa reconnaissance olfactive. Alors, exhalant enfin le soupir qui l’étouffe elle bascule légèrement sur la gauche et ce mouvement opportun si minime lui permet de faire se relever l’étoffe qui occultait ses cuisses.

Il est tétanisé, il croit l’avoir réveillée. Mais non , elle dort, le visage tourné vers le ciel décoré par le feuillage vert foncé du chêne protecteur. Il convoite ses cuisses si sculptées, si bronzées. Il replonge vers elles, incapable de résister à l’appel de sa chair. Du genoux lentemente, il parcourt de son nez la surface satinée et légèrement moite de ses cuisses serrées. Audacieusement, il soulève d’un geste aérien la jupe qui le gêne dans son ascension. Enfin, il voit perché à la naissance de ses jambes un petit triangle de coton blanc orné d’un noeux minuscule. L’effet est saisissant, le blanc virginal tranchant intensément avec sa peau diablement caramélisée.

N’y tenant plus, il s’approche alors de son sexe caché et inspire profondément au risque de réveiller la Belle qui sommeille. A lui sont subitement révélés ses parfums les plus intimes : musc ou noix de muscade, iode et embruns, vanille sucrée, cannelle peut-être ? Ces parfums le happent violemment et il sent son sexe brusquement se dresser, pulsion irrésistible de la prendre, de la pénétrer, de la faire jouir autant qu’il voudrait à la seconde même jouir d’elle.

Mais il se contient et humant à nouveau, il essaye tremblant de dégager le sexe qu’il voudrait adorer tel un dieu païen. Elle l’a compris. Le désir qu’il a déclenché en elle est tel qu’elle ne veut plus qu’une chose : qu’il aille au delà de la raison, qu’il aille au delà de la peur de son refus et lui dispense les caresses qu’il meurt de lui donner.

Alors, une fois encore, avec finesse, elle fait mine de rêver et bascule complètement sur le dos, laissant dans la foulée, ses cuisses se dissocier à peine. Est-il dupe ? Peu importe. Elle feint admirablement une femme endormie.

Après quelques minutes d’observation qui paraissent à Brun d’or une éternité, il s’incline encore une fois et d’un doigt délicat il décale le string et libère à ses yeux avides l’entrée du paradis à peine voilée de brun. Petit buisson remarquablement taillé parant comme un blason le trésor convoité. Il la respire encore, intensément. Son odeur unique, humidité boisée, épicée agace ses narines, le fait saliver. Il veut goûter de toutes ses papilles ce fruit si faiblement gardé. De sa langue il vient d’abord effleurer la peau si fine qui, telle une rigole, longe le sexe et le haut de la cuisse. Puis en légers va-et-vient il déguste chaque millimètre de la chair si tendre à cet endroit et ces mouvements savants irradient le ventre de la Belle. Elle n’arrive plus à contenir son souffle qui s’emballe au rythme du sang qui se précipite dans ses veines, son ventre, son sexe. Enivré par cette découverte, l’Inconnu continue son investigation et n’en pouvant plus, tant pis si elle se réveille, il écarte de sa langue les lèvres protégeant son sexe inondé. Le plaisir est fulgurant, elle se cabre malgré elle sous l’effet de cette caresse licencieuse.

Il la goûte toute, il fouille, il creuse, il lèche sans ménagement pris d’une frénésie gourmande. Son vit lui fait si mal tant il est bandé par un désir ardent. Pourtant il l’ignore et veut se concentrer sur la dégustation du trésor de Brun d’or maintaint offert sans pudeur. Il glisse sa langue dans chaque repli de sa chair rose ourlée d’incarnat. Chaque caresse semble faire naître de son ventre, telle une fleur exotique, des milliers de senteurs et saveurs ineffables. Chaque mouvement, chaque glissement de sa langue se prolonge en vagues déferlantes, plaisir bouleversant. Sa vulve en coeur battant transformée, renvoie vers ses neurones déboussolés des myriades d’ondes de plaisir à la faire exploser.

Il cesse un instant, la regarde et elle ne peut qu’entreouvrir les yeux pour lui dire combien son ouvrage lui plait. Il sourit à peine et devant les yeux éperdus qui le regardent, il replonge terminer l’oeuvre dévastative qu’il a commencée. De nouveau sa langue est sur son sexe, dans son sexe et agace son clitoris énervé. Il suce doucement ce petit bouton rose nacré car il sait qu’alors la Belle ne pourra résister. Sa langue, tour à tour, caresse, titille, exaspère la petite chose de désir engorgé. Elle ressent mille lames de plaisirs envahir son ventre. Elle dit « non », elle dit « oui », « non, arrête », « continue ». Elle est perdue et il est fou du plaisir qu’il lui donne. Il continue des minutes éternelles sa danse fiévreuse et sa langue, et ses lèvres et sa bouche tout entiere semblent la dévorer de morsures voluptueuses. Il ne cessera que lorsque les soupirs de la Belle en plainte mélodieuse se transformeront. Elle dit « oui ». Il cesse. Elle dit « je t’en prie ». Alors il insinue violemment sa langue dardée comme une lance aux creux de son sexe exacerbé et la pénètre goulûment, déclenchant le chant céleste tant attendu. La Belle hulule littéralement. Son bassin s’est projeté vers sa bouche vorace en un arc incroyable. Il a glissé ses mains sous ses fesses pour la soutenir et la bois. Alors son plaisir en mille contractions s’exprime et chaque irradiation du plaisir reçu est une note chantée, mélodie inédite offerte aux Dieux.

Poupée sans vie elle est devenue. Avec regret il décolle sa bouche de ce dessert exquis et contemple avec satisfaction son coquillage devenu carmin foncé, les jambes écartées, impudiques, le ventre palpitant et surtout le visage aux traits détendus de la Belle qui le regarde aussi, une moue sensuelle soulignant les lignes harmonieuses de sa bouche entrouverte… »

Elle se réveille soudain. Elle a le front baigné de sueur. Elle se tourne vers la gauche et voit l’Inconnu allongé à ses côtés. Il a l’air intrigué. Il l’interroge « Allez vous bien ? Vous dormiez quand je suis revenu mais votre sieste était agitée. Vous gémissiez. »

Elle le dévisage, surprise. Ainsi donc, elle rêvait !

**http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/06/05/lui-pourquoi-cela-n-arriverait-pas.html

lundi, 04 juin 2007

LUI - Pourquoi cela n'arriverait pas ? - Rêve d'un Inconnu

13ae2c7d3dbd2e28106027d13c3b1338.jpgTiens, un Inconnu qui rêve de moi ! Voilà qui est enchanteur. Non ce n'est pas Cher Homme, lui, il s'est tu depuis longtemps. C'est véritablement un inconnu.  J'ai aimé la fiction de cet homme qui, depuis lors, trotte dans ma tête de femme imaginative. Alors je le consigne sur mon Blog, car il m'a fait rêver ...

L‘éveil des sens

Après une matinée de travail plutôt intense je vais déjeuner afin de retrouver un peu d’énergie et surtout me détendre. Le soleil est face à moi, je lui souris, je souffle !

« Que prendrez-vous Monsieur Karl ? » C’est ainsi que l’on me nomme dans ce village de Megève. « Quelque chose de léger, un melon glacé, un loup grillé et des fraises natures …et une eau minérale s’il vous plaît ! »

« Avec plaisir » me répond le jeune serveur affable.

Je n’ai pas très faim, mon estomac est déjà rempli par les pensées d’une femme qui me perturbe agréablement et qui, sans le savoir, m’a fait une intervention chirurgicale consistant à rétrécir l’estomac.

L’opération est plus que réussie … Depuis trois jours je n’ai aucune nouvelle de sa part, de mon coté, je résiste à ne pas être trop «collant». Mais là, c’est trop. Je prends mon portable que je fixais des yeux sur la nappe blanche et je le serre très fort dans ma main gauche. Je décide de lui téléphoner ! Et puis non, je retarde mon appel. Je repense à notre dernière conversation, brève mais intense où j’eus le sentiment de l’agresser. Après le melon, je craque. Avec attention et un peu de stress je compose son numéro.

Elle répond et accepte mon invitation en me précisant qu’elle souhaite être cool et qu‘elle a besoin d’air. Nous sommes le jeudi 7 mai. Demain matin je vais la voir. Rendez-vous à Genève vers 9h ! « Garçon, s’il vous plait, si c’est possible avant les fraises je croquerais bien une pièce de bœuf de Bavière et après vous me rajouterez un fondant au chocolat.» Comme j’ai faim, là, d‘un coup !

Je profite de mon après-midi de libre pour me «bichonner» comme j’aime à le faire et à lui inventer une journée.

Vendredi matin 9h15, je la retrouve au parking du Mont Blanc près du lac Léman comme prévu.

Je suis comme les bulles d’une coupe de champagne. Elle, elle est plus froide, plus distante malgré son sourire toujours aussi enivrant. Ma joie est aussi intense que contenue. Être avec elle, quel Bonheur ! Je chavire. Le bleu de mes veines vire au rouge sang et au rose tendre, mon cœur palpite, par miracle toutes mes émotions restent en mon intérieur.

Nous prenons l’autoroute en direction du sud. Nous échangeons quelques banalités, puis la musique prend le relais. Verdi, et Buddha Bar nous accompagnent. Le temps passe vite. Le dialogue s’invite naturellement, la musique baisse de trois tons.

Nous arrivons à Vinzieux, un petit coin des premiers coteaux ardéchois. D’ici la vue sur la vallée du Rhône et sur les Alpes est à l’infini de nos facultés visuelles. Tout près d’une maison de pierres usées par les vents, un tapis de fétuques douces est notre cocon. L’encas est partagé avec des rires que soulignent des soupirs d’apaisement réciproques. Il fait beau. Nos regards se croisent de plus en plus profondément, parfois se figent en s’envoyant des signaux pas encore tout à fait décodables. Elle décide de s'allonger, les yeux rivés au ciel. Elle semble partir dans son monde à elle. Je la bois du regard ! Tout ce qui nous entoure est un bel écrin mais le bijou est là, si près de moi ! Je suis heureux et je profite de chaque seconde. Mais elle ? En quelques instants, elle s’endort … Elle s’étire… Et moi, tel un serviteur, je la contemple comme une déesse.

Son ventre se dénude un peu, je pose dessus le sweat-shirt qui couvrait mes épaules. Délicatement j’effleure sa paume avec mes doigts. L’envie de lui donner un baiser léger me fait me pencher au dessus de son visage. A quelques centimètres, j’embrasse violemment son souffle et respire ses fragrances. Ses lèvres ne doivent pas être réveillées par mon seul désir. Non, non et non, je m’y refuse ! Et puis quelle souffrance magique et sublime cet instant vertigineux.

J ‘aime ses pieds. C’est vrai qu’ils sont mignons, sa jupe de coton blanc léger m’offre le quart de ses mollets et l’intégralité de ses chevilles. Tel un papillon mon index les courtise. Elle bouge. Je stoppe mon envol manuel. Mon esprit est alors attiré par des errements. Je me lève en catimini et alentour je cueille quelques fleurs que le printemps veut bien offrir : pâquerettes, pervenches, bouton d’or et violettes. Avec de fins et délicats brins d’herbe, je confectionne un bouquet.

Revenant près d’elle je pose ce mélange fleuris près de son ventre, pose ma main dans la sienne puis à mon tour je pars dans le royaume des songes… Je me réveille en sursaut, elle est partie !

Un visionnage à 360 degrés et je la vois assise sur un vieux mur de pierres sèches. « Merci pour les fleurs c’est gentil.» Elle me parle comme jamais elle ne l’avait fait. Je l’écoute.

Sous des apparences d’aluminium brossé, elle n’en a pas moins au fond d‘elle des cordes sensibles et une folle mais légitime envie de vivre en détails les subtilités de l’existence et ce dans ses moindres recoins.

Elle me fait fondre. Je succombe à son raffinement, son coté précieuse. Ses vibrations, son magnétisme exercent sur moi un pouvoir tétanisant mais si fort. Et là, je me dis « aimer qu’elle banalité !» En revanche, vivre cela avec elle, c’est du feu sur le feu ! Je dois me calmer ? Oui, ok je me tempère…

Ses yeux chatoyants ne sont pourtant pas un appel à l’apaisement. La journée s’étire et il faut rentrer. Sur le chemin du retour nous traversons les vignes et les vergers comme autant d’appel à des lendemains enchanteurs. Calés chacun sur nos sièges, nos regards béats guident nos mains à se rapprocher. J’aime ces instants de lévitation où la récolte du miel des plaisirs n’est point affaire de rapidité mais de complicité, et prêter l’oreille à l’autre avec patience et artistiquement car Ovide l’a bien défini, aimer est un art, non un besoin.

Aux fils des kilomètres ce premier rendez-vous s’achève. Non sans une harmonie de plus en plus précieuse entre elle et moi. Une pléiades d’euphories font que…

Mais que se passe-t-il ? Je suis où là ? Bon sang, je suis en train de me réveiller. Tout cela n’était qu’un rêve ? Mes mains serrent ma tête, ELLE, elle existe mais cette rencontre n’était qu’un songe, oh mon Dieu ! Je vais lui téléphoner après une douche glacée …

Et ce qui devait arriver, arriva : un écho à ce rêve est rapidement né dans mon cerveau prompt au fantasme,  et je ne serais pas celle que je suis si cet écho n'était pas en petit conte prochainement transformé !

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